La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

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40 jours, 40 nuits et même plus !

Je vous l’ai annoncé la semaine dernière au détour d’un article : je relance l’opération abstinence active. Ou lesbianisme abstinent ou No more mec in 2007, au choix. J’aime bien donner des noms à mes opérations de vie. Ca fait commando. Bref alors que je décidais ça, j’ai vu un chef d’œuvre du 7ème art appelé « 40 jours et 40 nuits » où le héros décide de ne plus avoir de sexe pour oublier son ex. Ben moi, c’est pour remettre un peu d’ordre là dedans.

 

Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai décidé ça tout à coup. Ou alors vous vous le demandez pas mais je vais le dire quand même. C’est à cause d’une goutte d’eau en trop, celle qui fait déborder le vase. En quelques mots, récemment, j’ai rencontré THE mec parfait ou à peu près : intéressant, intelligent, cultivé, curieux, touche à tout. Et beau. Mais alors beau, un truc de malade. Après un premier rendez-vous idyllique de 24h (rien que ça) et deux nuits tendres et torrides à la fois, je commence à flipper. Alors que je disais à Vicky : « non mais t’as vu comme il est beau, je fliiiiiiiiiiiiiippe ! », je reçois un mail : « ça fait pas longtemps que je suis célib, je sors d’une longue relation. Mais toi parfaite, je regretterai sans doute ». Bon, j’insiste un peu mais non. Donc, forcément, là, c’est trop. En 2007, j’ai côtoyé plus ou moins une dizaine de mecs, seuls 3 échappent au titre de connard : Gaétan (le dernier en date), Gabriel (même si quelques maladresses parfois) mais le titre de gentleman ultime, irréprochable de bout en bout revient à… Guillaume IV, celui là même
qui m’a quittée genre le 4 ou 5 janvier. Pour le reste, une succession de « je te baise, je disparais » ou « je te donne pas un billet mais le cœur y est ». Donc stop.

Le problème c’est que tout ça finit forcément par faire douter. Même si mes amis me disent que je suis géniale, même ceux qui me quittent dans les règles vantent mes qualités mais ça suffit pas. Bien sûr qu’on a tous et toutes vécu des sales histoires, je suis pas la seule et je vous sors pas la complainte de la pauv Nina. C’est pas du tout le but de cet article qui se veut optimiste. Là, je me range des voitures quelques temps pour me recentrer un peu sur moi, regonfler ma confiance en moi. Parce que même si l’amour, ça se mérite pas, je suis quelqu’un de bien qui a des choses à offrir (et à recevoir aussi). Faut juste que je change ma façon de procéder, je pense, que je sois plus sélective, moins précipitée. Plus naturelle aussi parce que de peur d’effrayer ces messieurs, je dis rien, je montre rien. Forcément, je passe pour la bonne sexfriend de service mais pas mieux. Alors que je peux être géniale comme petite amie, même si je demande à mon mec de m’acheter des tampons et du démaquillant (3 ans après, Guillaume m’en a encore reparlé, le pauvre !). Je fais pas des scènes pour rien parce que ça me saoule. Ouais, les disputes, c’est fatigant, j’aime pas.

 

Donc voilà, je me lance dans un hiver cocooning ressourçant. Le tout pour racheter une belle confiance en moi toute neuve. Bah oui, c’est mathématique : mieux je suis dans ma peau, plus je rayonne, plus je suis attirante. Par ailleurs, en ayant confiance en moi, je peux démarrer en relation en toute sérénité au lieu de bouder mon plaisir genre « il est merveilleux, fantastique mais il va me plaquer, c’est sûr de sûr ». Non parce qu’autant le boulot, après une crise, j’étais obligée de continuer à chercher parce qu’un taf, j’en avais besoin mais un mec, non. Je dirais pas que c’est un bonus mais comme je suis pas dans une logique « tiens, si je trouvais un père pour mes futurs enfants ». De toute façon, si je commence à rentrer là dedans, je crois que le risque de se prendre un mur augmente. Non parce que si je me mets la pression, je vais forcément la mettre sur l’autre qui n’a rien demandé et ça ne va pas être vivable. Zeeeeeeeeeen, ma fille, zeeeeeeeeeeeen. Donc voilà, j’ai ressorti mon tricot (j’ai un peu massacré mon pauuuuvre échantillon), ma couverture, je passe mes soirées peinardes à la maison et ça me fait du bien. C’est un peu comme un roman qu’on écrit : si à un moment, on bloque, ça ne sert à rien de s’acharner. Si on insiste, on va sortir un truc médiocre, au mieux moyen, mais si on laisse reposer, le chef d’œuvre est au bout du chemin. Ou du moins, un truc qui nous plaît.

Donc voilà, c’est parti pour une soixante dizaine de jours d’abstinence minimum. Ca tombe bien, avec mon boulot, je vais être très très occupée.

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L’amour, c’est une (sale) maladie

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler de mon opération « abstinence active » (ou lesbianisme abstinent, pareil) mais je vais changer mon fusil d’épaule car je viens d’apprendre une nouvelle qui me laisse sans voix. Je discute avec Lucie sur MSN quand elle m’annonce une nouvelle terrible : Pierre et Luigi ne sont plus ensemble.

 

Laissez moi vous expliquer. Pierre et Luigi étaient ensemble depuis 3 ou 4 ans, ils me semblent qu’ils ont commencé à sortir ensemble quand je me suis séparée de Guillaume, ce qui correspondrait à l’été 2004. C’était le petit couple tranquille, uni, jamais de grosses disputes, de sales histoires, rien. Ce genre de couple qui fait vite référence et qui vous paraît indestructible. Bon, avec Guillaume, nous étions aussi la référence du couple qui ne se séparera jamais mais bon. Donc Pierre et Luigi, ils s’aimaient, ils ont même vécu ensemble. Cette année, ils se retrouvaient séparés géographiquement, l’un en région parisienne (Pierre), l’autre à Londres dans une école d’interprétariat (lequel est-ce ??). Avec Lucie, ça nous avait paru mieux qu’un Toulouse/Paris ou Londres donc pour nous, tout allait bien. Puis ils ont déjà été séparés puisque tous les étés Luigi retournait dans son île méditerranéenne.

Mais la semaine dernière, fin violente du rêve. Luigi envoie un mail à Pierre : « c’est fini ». Depuis, silence radio, il a changé tous ses mails et MSN. Au bout de
3 ou 4 ans ! Déjà, quand un mec me fait le coup du silence radio au bout d’une nuit, je râle mais là… C’est pire que tout. Comment peut-on se comporter avec autant de mépris avec celui qui a partagé notre vie pendant plusieurs années ? Ce n’est pas possible ! Lucie me raconte ça et les mots me manquent (pour une fois). J’ai beau tourner et retourner cette histoire, je ne comprends pas comment Luigi a pu agir ainsi, surtout que c’est à des millions d’années lumières de ce que je connaissais de lui.

Et puis y a Pierre, forcément dévasté. Imaginez le choc…Et là, ça m’énerve. Pierre me méritait vraiment pas ça. Personne ne mérite ça à moins de s’être comporté comme le pire des enfoirés (marche aussi au féminin). Déjà qu’en ce moment, l’amour n’a pas vraiment la  côte par chez moi, là, c’est un peu la goutte d’eau. Voilà un domaine où, décidément, rien n’est juste. Soyez aimant et attentionné, vous vous ferez largués comme une merde. J’avais lu y a quelques temps un article de Cosmo où des gens parlaient d’amour, je compte même en faire un article. Parmi toute cette guimauve sucrée sortait une phrase, une nana qui disait « moi, je croyais que l’amour se méritait, je faisais tout pour être la plus jolie, la plus gentille, la plus ci, la plus ça et j’ai compris que l’amour, ça ne se méritait pas, ça arrivait et c’est tout ». Pas faux. Je ferai un article plus développé sur le sujet d’ailleurs. Là, Pierre prouve hélas par A+B que
c’est carrément vrai. Pour Luigi, il a fait son coming out familial, ils vivaient ensemble, étaient très unis. Tant d’efforts jetés aux orties avec juste un mail… Et surtout, c’est sans appel : « non seulement je te quitte mais je coupe les ponts, ciao ! ». Et du coup, qui culpabilise, qui se sent responsable de cet échec ? Pierre. La victime de cette sale histoire n’a que ses yeux pour pleurer et va ruminer ça longtemps car il n’a pas eu d’explications et n’en aura jamais.

Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai vraiment été en colère et un peu désespérée. On nous apprend toute notre vie qu’il faut être quelqu’un de bien et que rien ne nous arrivera si on se conduit droitement. Que les gentils gagnent toujours parce qu’ils sont gentils, justement et que tout ce que tu donnes, on te le rendra à un moment ou à un autre. Et mon cul, c’est du poulet ? En amour, rien n’est moins vrai. Autour de moi, je vois des gens se comporter très mal, « maltraiter » leur moitié mais être heureux en couple car moitié en question subit sans rien dire. Trompe-moi à tout va, c’est pas grave… Le pire, c’est que j’avais tendance à penser que tout se paie un jour et qu’on ne peut pas se comporter comme la dernière des raclures sans passer un jour à la caisse. Ce soir, je doute…

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Faut-il partir en vacances avec ses potes ?

Comme vous l’avez noté, nous sommes en période de vacances, les uns partent, les autres reviennent, certains restent parce que l’été, la plage, c’est plein de monde et c’est
pas vraiment des vacances de revivre tous les jours l’angoisse de la proximité physique du métro. Bref, chacun fait à sa sauce. Le grand trip quand on est jeune (et fauchés), c’est de partir 
entre potes : à plusieurs, la location d’une maison, ça coûte moins cher, c’est mathématique.
 

les_randonneurs

Sur le papier, ça promet de supers vacances mais en réalité, c’est pas garanti du tout. En général, ça débute comme une proposition qu’on ne peut refuser. Votre super copine
Charlotte vous propose de partir une semaine chez ses parents, y aura la maison que pour nous. La mer, la plage, le soleil à moindre frais. Vous en rêviez, Charlotte l’a fait. Valise enfournée 
dans le coffre vous voici parti avec Charlotte et d’autres amis parce que plus on est de fous, plus on rit, youpi you ! Sauf que les vacances de rêves tournent à l’aigre. On se dispute pour la bouffe, la vaisselle, les rythmes de vie ne sont pas les mêmes, Julie déteste les musées et ne veut que se reposer, Paul est cramé au 3e degré et refuse de retourner à la plage. Christian veut sortir tous les soirs et moi, je fais un lobbying actif pour jouer aux tarots. Ce qui fait chier Julie mais faut dire qu’elle joue comme une brèle, elle pète les jeux en prenant tout le temps parce que, si, elle a un bout et qu’elle se fait toujours bouffer le petit en essayant de le placer à la fin mais elle comprend pas qu’avec 5 atouts en tout, elle tiendra pas toute la partie.

Alors que la situation est déjà tendue, que Christian et Julie se sont déjà disputés trois fois et que vous vous rendez compte à quel point Charlotte est chiante quand elle s’y met (et elle s’y met tout le temps, à croire). Alors que les vacances touchent enfin à leur fin et que vous vous rêvez discrètement du retour à Paris, là, arrive l’épreuve ultime : les comptes. Avec de la chance, vous n’avez pas de pingre dans le lot parce que sinon, c’est un cauchemar. « Non mais attends, je suis allée acheter trois bricoles l’autre jour, ça m’a coûté 3 euros 28 ! ». Là, si personne ne se fout vraiment sur la gueule, on aura de la chance.

J’ai déjà fait des vacances entre potes et je peux vous dire qu’on a parfois de drôles de surprises. La première fois, c’était en 1ère année de fac, nous voici parti avec Yohann et Rachel, mes meilleurs amis de l’époque, ainsi qu’un couple d’amis, Stéphane et Gabrielle. J’ai cru étrangler Rachel. D’abord, elle ne se levait pas avant 11h30 dont hors de
question de faire du bruit avant, pas question de marcher non plus parce que c’est fatigant et les comptes furent une pure horreur car un sou et un sou. Moi, maline, je m’étais préposée d’office à la vaisselle parce que j’aime bien faire la vaisselle et surtout, Rachel n’aime rien ou presque en matière d’alimentation et si c’est pas préparé comme elle le fait, ça va pas donc la cuisine, j’ai laissé tomber aussi sec. Avec Yohann, on est rentrés, on s’est franchement dit qu’on ne voulait plus jamais revivre ça. J’ai passé d’autres vacances entre amis : un séjour chez Lucie (parfait), un autre chez le même Yohann en Suède ou quelques jours avec Gauthier sur Paris quand on était de jeunes étudiants, ça s’est toujours bien passés. Faut dire que dans les 3 cas, on craquait tous en même temps : hé oui, un corps, ça s’épuise et visiter tout Paris en 2 jours et demi, non, c’est pas possible. Et prévoir la visite du Louvre le matin et celui du salon de l’auto Portes de Versailles l’après-midi, c’est de l’utopie (surtout après 3 jours de folle cavalcade). J’étais également partie 4 jours chez les parents d’une copine, Vanessa, à Gruissan, avec Gauthier et une autre amie, Corinne. Autant vous dire qu’on se l’est coulé douce pendant 4 jours, pas le moindre conflit ou éclat de voix, si ce n’est le premier soir, quand Corinne et Gauthier papotaient (fort) dans la chambre voisine et que Vanessa et moi essayions de dormir. Bon, j’ai été un peu traumatisée par Vanessa qui me parlait dans son sommeil et m’a même attrapé le genou à un
moment (mon Dieu, que va-t-elle me faire ?) mais c’est vraiment tout.

On dit qu’on ne connaît pas vraiment quelqu’un tant qu’on n’a pas vécu avec et je pense que c’est pour ça que les vacances entre amis sont à double tranchant. On peut se
rendre compte que notre super copine, on l’aime mieux de façon épisodique ou au contraire, resserrer les liens. Mais si mon expérience m’a appris quelque chose, c’est que pour éviter les prises 
de tête, prévoyez le budget AVANT. Et ne soyez pas à 3 euros près APRES.

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Le vendredi 13 porte-t-il bonheur ou malheur ?

(version audio en fin d’article)

Le vendredi 13, c’est un jour béni pour la Française des jeux, on vous dit que c’est un jour de chance et que tout ira bien, youpi. Alors j’ai décidé de vous présenter mon vendredi 13 pour voir si c’est vrai ou pas. Mais avant, je dois poser plein de trucs.

 

Vendredi dernier, 6 avril, c’était mon anniversaire, donc. Me voilà âgée de 27 ans. C’est con comme un simple changement de chiffres modifie la perception que vous avez de vous et de votre vie, je vous jure. A 26 ans, j’étais une loseuse, à 27, une battante. J’attendais une réponse pour un boulot qui me plaisait énormément mais je pense qu’il y avait un souci dès le départ : où je me sous-estime ou les messieurs qui m’ont convoquée me surestiment. Disons que le boulot était peut-être un peu trop élevé pour une débutante. On me l’aurait donné, j’aurais assumé sans trembler mais c’est vrai que c’est trop beau pour commencer avec des responsabilités, des gens à gérer, tout ça. En gros, je commençais direct vers le haut de l’échelle. Vendredi, donc, le téléphone sonne, sonne, sonne puisque tout le monde me souhaite mon anniversaire, je vais mourir d’angoisse ! 12h : « bonjour, Mme d’une mairie loinloin, vous voulez venir jeudi pour un entretien ? » ben oui madame ! 14h, mail : « Bonjour, monsieur d’une agence de comm, vous voulez venir jeudi pour un entretien ? » Ben oui monsieur ! Donc voilà, jeudi, grosse journée en perspective.

 

Ma journée de jeudi. Partie à 10h de chez moi, je prends le train puis le métro jusqu’à Vaugirard, dans le 15e. L’entretien se déroule comme dans un rêve, le genre d’entretiens que j’adore où on devient super potes avec le recruteur, je suis à l’aise, lui aussi, tout va bien. Du coup, mon sourire est spontané et j’oublie mes cheveux oranges. Puis j’ai mis le joli sautoir de ma mamie. Il me demande de lui rendre un rédactionnel, je lui précise que je dois aller à un autre entretien donc j’ai jusqu’au lendemain matin. Ok ! Réponse ? Le lendemain, le vendredi 13, donc. De là, je pars jusqu’à Montparnasse où je mange en lisant le Nouvel Obs, histoire de me la jouer intello à deux balles. 13h, je repars prendre le RER à Châtelet. Arrivée à Nanterre, je me rends compte que j’ai pas un billet pour aller jusqu’à Cergy donc je descends vite acheter un nouveau billet. 8 euros l’expédition en zone 5, youpi. Arrivée à Cergy, terminus, le bus part sous mon nez donc 20 mn d’attente, je vais boire un coca. C’est bon, j’ai encore le temps. Je prends finalement le bus (hop, encore quelques sous de moins) et 6 minutes plus tard, me voilà devant une mairie toute neuve qui sent encore la peinture du Val d’Oise. C’est mignon ce coin du Val d’Oise, ça fait très campagne. Je serais pétée de tune, j’achèterais bien une petite maison dans le coin pour des week-end semi campagnards (mais je suis pas du tout pétée de tune). Bon, l’entretien commence avec 45 mn de retard, je poireaute dans un bureau avec mon Nouvel Obs. Là, un couple de djeuns arrivent dans le bureau pour voir l’employée qui y était, la maman de la fille, et ils viennent me taper la bise. Je suis un peu étonnée mais bien amusée par cette scène. Bon entretien on ne peut plus classique avec deux femmes à base de « vos qualités, vos défauts ». J’ai un rédactionnel à faire pour mardi, réponse le 23.

Donc revenons au vendredi 13. Je devais donc avoir une réponse pour l’entretien de la veille, celui du matin. Je me lève pour envoyer mon rédactionnel et on croise les doigts. Ce jour-là, j’avais trois rendez-vous de programmés : 14h, Summer, 16h30 Lola et en début de soirée, l’asso pour être payée (enfiiiiiiiiiiin). 10h, texto de Summer « j’ai un dégât des eaux chez moi, on se voit pas ». Bon, le vendredi 13, c’est la lose. Je finis mon rédactionnel et je l’envoie. Je devais écrire un article expliquant les flux RSS (mais simplement, hein) et imaginer une animation pour un site pour ado. Au début, je voulais faire un truc sur les présidentielles genre « si tu étais président, tu ferais quoi ? » mais trop casse gueule. Ado, on a souvent les idées politiques de ses parents et ça aurait pu vite partir aux disputes en comm et autres donc à éviter. Ma sœur me fait parvenir la newsletter des 0-25 ans qui identifient les tendances. J’aperçois un truc sur Levi’s. Levi’s -> fringues. Crée tes propres fringues ? Fringues -> déguisement. Déguises-toi et montre nous ça ? Plus trop d’actu… Déguisement -> super héros. Evidemment, bingo ! Entre la sortie de Spiderman 3 et l’arrivée imminente d’Heroes sur TF1, c’est dans l’air du temps. Ok, je fais mes trucs et j’envoie. Maintenant, j’attends.

Ma sœur passe sa journée à me mailer/appeler/MSNer car elle a oublié son portable. D’habitude, elle est plus zen. 15h et des brouettes, téléphone, c’est le président de l’asso : « ouais ben désolée, pfff, pfff, on peut pas se voir ce soir, pfff, pfff, j’ai un dégât des eaux, pfff, pfff, je te laisse, pfff, je te rappelle ! ». Alors on résume : 2 des 3 personnes que je dois voir ont une fuite d’eau donc :

– je porte la poisse
– c’est le vendredi 13 qu’est pourri

– c’est une excuse à la mode (enfin, je dis pas ça pour Summer car elle n’avait pas de raison de pas me voir, heing !).

16h30, je retrouve Lola qui n’a pas eu de fuite d’eau. On discute, ma sœur appelle (encore), on discute, téléphone sonne, un numéro bizarre genre 3577.

« Allo ?

Oui, Nina, c’est Claude (le recruteur du jeudi matin). Bon, j’ai une bonne nouvelle pour vous. C’est bon, vous êtes prise. Tu commences lundi ? »

Là, je me sens toute bizarre, je le raconterai plus tard car cet article est déjà long, ce qu’est la sensation de passer de chômeuse à travailleuse.

Alors voilà, lundi à 9h, je commence ma vie « d’animatrice de communauté » et en CDI, s’il vous plaît ! C’est un boulot très intéressant où il faut des qualités rédactionnelles puisqu’il y a de l’écrit mais faut aussi avoir des idées pour animer des communautés, mettre en place des concours, animations, organiser des chats et communiquer autour de tout ça. Bref, beaucoup de choses. Je bosserai pour une agence de comm qui travaille pour un opérateur qui a la même couleur que mes cheveux. Du coup, forcément, la vie de ce blog risque d’en pâtir, je sais pas encore à quel niveau. Je pense que l’article quotidien sera encore gérable mais bon, je répondrai plus aux comms aussi souvent. Mais je continuerai d’y répondre, promis.

Donc réponse : le vendredi 13, il porte chance qu’à moi mais de façon complètement égoïste, je suis ravie, ravie, ravie.


(article dédié à E. puisque c’est elle qui m’avait fait parvenir l’annonce pour cet emploi)

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