L’étrange cas des gilets jaunes

Je n’ai que peu parlé des gilets jaunes alors que le monde bruisse d’un hiver européen qui serait parti de chez nous, cocorico. Alors concrètement, je vais expliquer rapidement pourquoi je me suis pas penchée avant sur le sujet : d’abord parce que y avait des éléments qui ne me plaisaient pas à l’origine (l’essence, j’ai détesté certaines images que j’ai vues lors de la première contestation, notamment les épisodes racistes ou homophobes, ou des gilets jaunes qui imposent à des automobilistes d’arborer leur gilet sinon, pas de passage. J’ai été déconcertée de voir certains gilets s’en prendre à ceux qui ne volent rien à personne, qui rentrent chez eux le pare-brise pulvérisé. J’ai été navrée de lire qu’une personne avait perdu la vie, percutée par une autre personne en panique… J’ai compati avec ma tante, infirmière libérale qui fait sa tournée des petits vieux et était en panique totale car elle ne pouvait pas faire son taf) et le drame qu’est ma vie pro.

La France bouleversée par les gilets jaunes

Cette histoire de gilets jaunes me fascine. Mais vraiment. Pour de multiples raisons, parce que la contestation est en train de naître hors des mouvements politiques qui rament pour récupérer cette contestation absolument protéiforme. Car la principale force (et principale faiblesse) de ce mouvement, c’est vraiment son agrégat de populations diverses aux revendications variées, même si on y trouve globalement une même colère autour du pouvoir d’achat et de l’injustice fiscale. En fait, ce mouvement me plaît de plus en plus… de par sa spontanéité, fondamentalement.

Les gilets jaunes sur les Champs Elysées

Tout ne me met pas à l’aise dans cette histoire et la récupération de certains m’agace profondément, certains discours, aussi. Après, forcément, on ne peut jamais être d’accord sur tout. C’est un peu le souci que j’ai avec l’engagement politique d’ailleurs : y a des moments où, vraiment, je ne peux pas adhérer 100% aux vues d’aucun parti. Et curieusement, ça ne passe pas trop, trop : quand tu t’engages, tu peux vite être mal vu si tu commences à dissoner un peu. Tous unis, pas une tête ne doit dépasser ! Mais pour en revenir aux gilets jaunes, ce que je trouve un peu marrant à observer, ce sont justement les politiques de tout bord qui essaient de récupérer le mouvement. On dirait un peu cette vidéo trop kawaï où un chien en panique essaie de remettre des chatons dans un panier mais ils s’en branlent et repartent. Là, c’est un peu pareil : tous les partis (enfin, sauf les marcheurs, évidemment) essaient de récupérer le truc, réfléchit à comment canaliser le mouvement, comment en prendre la tête et pour le moment, je n’en vois pas un qui réussit.

Les gilets jaunes se réchauffent

Et ça me fait plaisir en un sens. Alors, oui, le fait qu’il n’y ait pas de ligne directrice donne une sensation fouillie qui sert la soupe aux détracteurs du mouvement (“on comprend rien à ce qu’ils veulent”, “leurs revendications, c’est la liste au Père Noël, là”) et je pense même que c’est pour ça qu’on est nombreux à ne pas trop savoir que penser de ce mouvement. Mais dans l’absolu, je trouve rassurant que le peuple agisse et réagisse sans avoir besoin de politiques pour leur tenir la main ou leur expliquer la vie. On peut regretter beaucoup de choses dans ce mouvement, tel n’est pas mon sujet, mais de voir que les citoyens s’agitent encore, ça me rassure profondément. Je ne suis pas tout à fait convaincue que nous sommes à l’aube d’une révolution, il est bien trop tôt pour le dire et je ne suis pas certaine que l’histoire retienne ce mouvement même si ça commence à faire tache d’huile en Europe et ailleurs. Mais cela montre que toute contestation n’est pas morte, que les manifs ne sont pas qu’histoire de syndicats ou de partis politiques et qu’elles peuvent même prendre des formes inédites.

Gilet jaune essuyant la violence policière

Et après ? J’imagine que nos chers gouvernants vont tranquillement attendre que ça passe car Noël n’est plus très loin. Mais la colère se dissout-elle dans les guirlandes de Noël et le papier cadeau ? A suivre.

 

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La mariée n’était pas une bridezilla

Lecteur, j’aime te surprendre. Alors aujourd’hui, alors que tu ne t’y attendais absolument pas, je vais te parler de… du mariage de ma soeur ! (tatan !). Depuis le temps que je te le promets, je me bouge enfin le cul.

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Nous allons diviser ce récit en plusieurs articles, celui-ci sera un récit objectif de ce qu’il s’est passé, sans le côté “avoir des béquilles à un mariage, c’est un peu pas cool”. Tout acommencé le jeudi par la décoration de la salle. C’est assez excitant en soi, on sent la pression monter et c’est le début de la vie en communauté : autour des mariés, mes parents, mes tantes,mon oncle, la soeur du marié et son mari, des amis des mariés et moi, donc (oui, je suis la reine des rubans, souvenons-nous). Petit avant-goût du vendredi où là, tout commence.

 

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La mairie est à 18h, ma mère et ma soeur courent de coiffeur en manucure, la maquilleuse arrive pour maquiller une mariée en retard. Et ce qui devait arriver arriva, tout le monde étant à la bourre, nous (mes parents, ma soeur et moi) sommes arrivés en retard à la mairie, 18h20 au lieu de 18h. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’une petite mairie et l’adjoint au maire est un ami du couple donc personne ne se plaint de ce retard. Et cette cérémonie fut très émouvante (oui !), l’adjoint au maire avait fait un discours magnifique, mélangeant anecdotes et grands sentiments, faisant pleurer tout le monde dans la salle (même moi). Pour une fois qu’une cérémonie de mariage à la mairie est émouvante… On file ensuite chez les parents du marié pour une première soirée assez campagnarde : ballons qui éclatent au soleil, moules à la paille, soupe de champagne (oh mais ça, mes enfants, c’est une tuerie), paella et fraisier. Le tout devant la scierie familiale. Ambiance bon enfant, on fait quelques photos où je suis priée de cacher mes béquilles (ahah, c’est SI facile). Bref une première soirée fort sympa où ma soeur a fumé comme un pompier (elle avait arrêté depuis 2004, elle a repris récemment alors que moi, ça fait 1 mois que j’ai pas touché une clope. Conseil : si vous voulez arrêter de fumer, cassez-vous la jambe), où ma tante m’a parlé
fesses et m’a demandé si j’étais inscrite sur netechangisme, ce qui m’a légèrement traumatisée quand même.

 

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Le samedi, c’est une autre paire de manche, c’est l’église. Tadam ! Etape 1, le coiffeur ou plutôt la coiffeuse qui me fait une coiffure toute mignonne qui ira à la perfection avec mon chapeau à voilette (oui, j’aime les chapeaux à voilette). A peine rentrée, je passe entre les mains de la maquilleuse qui me fait un regard charbonneux et des lèvres corail. Là, si tu as bien tout suivi, tu auras noté qu’on m’a tartiné les lèvres alors que j’ai pas mangé. Donc ce jour-là, je n’ai effectivement pas déjeuné (j’ai posé quelques carrés de chocolat sur la langue pour les manger sans abîmer mon maquillage). La cérémonie est à 16h, on est à l’heure cette fois. Je me retrouve tout devant, le rang avant la famille Bartoldi qu’on ne fréquente pas vraiment. L’entrée dans l’église est un peu bordélique, on a perdu le père du marié donc ma mère rentre avec les deux témoins qui font bien dans le mètre 80, 85 alors que ma mère culmine à 1m50, c’est très mignon. Ca embouteille un peu et du coup, on ne fait pas vraiment attention à l’arrivée de ma soeur au bras de mon papa hyper solennel. Que dire de la cérémonie ? Pas tip top à mon goût. La musique live (jouée par Yohann notre presque frère) était top mais le prêtre était pas des plus charmants, il a fait un sermon sur “croire ou ne pas croire en Dieu” (heu, ouiiiii ? Le rapport avec le mariage ?) et du coup, y a pas eu une larme, pas même ma maman. Heureusement qu’on avait pleuré à la mairie la veille. Par contre, la sortie de l’église était excellente : les pompiers ont fait une haie d’honneur avec leur casque, on a jeté pétales et fait des bulles (enfin, moi, j’ai essayé mais elles partaient dans le mauvais sens) et un des témoins a réussi à prendre un véhicule de la caserne où Anthony a fait ses premières armes, il est donc arrivé toutes sirènes hurlantes, ça a vraiment fait son effet.

 

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Direction le vin d’honneur qui avait lieu à la salle des fêtes, une salle des fêtes magnifique (il s’agit de vieilles écuries réhabilitées) avec une vue imprenable sur la vallée.

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Là, c’était super bien joué, l’apéritif commençait à être servi pendant les photos, ce qui a évité que l’on trouve le temps long. Le traiteur a fait un travail génial, on s’en est mis plein les papilles et le repas fut léger ensuite donc pas de sensation de peser 4,5 tonnes surtout que, moi, j’étais un peu punie de bal. Champagne à volonté, plancha de fruits de mer et foie gras et atelier photo avec des accessoires marrants pour laisser aux mariés des photos amusantes de nous.

 

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Pendant le repas, il y a bien sûr eu les traditionnels powerpoints, une chorégraphie des amis de ma soeur sur Wake me up (géniale), un lancer de lanternes thaïlandaises qui aurait été très réussi si le vent ne les rabattait pas vers les arbres (mais on n’a pas foutu le feu, va savoir comment on a fait). Puis l’ouverture du bal des mariés qui nous ont fait une choré géniale sur un mix de chansons. Quand on connaît mon beau-frère (hiiiii!), l’avoir fait danser comme ça tient du miracle.

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Bref, en résumé, je crois que c’est la première fois que j’assiste à un mariage sans le moindre couac, tout était génial, la déco, les robes de la mariée, les mariés, les invités, le DJ (on n’a pas eu de Michel Sardou !), la nourriture. Tout le monde était heureux, tout le monde a participé, c’était beau… C’est pas pour autant que ça me donne envie d’en faire autant mais pour une fois que tout se passe bien à un mariage, soulignons le !

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Demain (ou un autre jour), je vous raconterai comment j’ai fait ma Pippa même avec des béquilles, na.

PS : Si vous cherchez une photographe pour votre mariage en Midi-Pyrénées, envoyez-moi un mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), je vous donnerai les coordonnées de celle qui a fait le mariage de ma
soeur, elle était vraiment super.

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Je suis un aimant à tarés

Je ne raconte plus trop ma vie sentimentale (ou presque) du fait que je ne vois plus trop l’intérêt de la raconter. Je préfère généraliser sur l’amour plutôt que de prouver par une liste de conquêtes que, ouais, je suis trop bonne. Mais hier soir, je suis virtuellement tombée sur un tel cas que je me dois de partager ça avec vous.

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Histoire : après un article intéressant sur meetic, je décide d’y refaire un tour. Je reçois un mail d’un mec sans photos : « si tu étais un meuble ikéa, tu serais lequel ? ». Bon, allez, c’est rigolo, je réponds. Je regarde un peu la fiche du mec : libraire, rien de particulièrement notable en dehors de ça. Mais libraire, c’est sympa… Bon, il me renvoie d’autres mails, il est un peu « excité » (pas dans le sens sexuel du terme, dans le sens nerveux) mais on va dire qu’il est peut-être un peu nerveux. ON passe sur MSN et il me sort de beaux discours quant à l’importance de respecter les femmes, qu’il est très doux, très respectueux. Mais déjà, y aurait comme un léger hic : il vit encore chez ses parents car il est chômeur, il cherche un job de téléprospecteur. Il est où le libraire ?

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Son discours m’interpelle un peu mais le mieux, c’est quand je lui demande ce qu’il entend par « sa spiritualité ». Et là, il commence à me sortir un discours un peu étrange sur le fait qu’il est sur terre pour apporter la lumière, qu’il a proposé un siège à une vieille dame dans une pharmacie ou qu’il avait aidé une ex à ne pas se suicider. Heu… Parce que sa religion lui dit que venir en aide à une personne, c’est aider toute l’humanité (ou un truc comme ça, je me souviens plus bien). Ah, elle a l’air sympa sa religion mais il sort d’une secte, non ? Ah non… Après, il me parle de son tatouage féminin parce que tu comprends, ça représente sa féminité, son imagination, sa spiritualité… Je sais plus très bien après. Il me raconte qu’il écrit et compose des poèmes mais je sais pas, je suis pas très confiante, je trouve qu’il en fait un peu trop dans le « je suis vertueux ». Mais comme une conne, je lui file mon numéro de téléphone en me disant qu’il en fait peut-être des caisses juste par nervosité.

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Samedi soir, 1h du mat, alors que je suis en train de m’endormir, il m’envoie un texto érotique que j’ai même pas lu en entier car j’étais en train de m’endormir et qu’il m’a fait louper un cycle de sommeil, ce qui m’énerve légèrement. Je suis claquée en ce moment et je vais pas trop pouvoir me reposer les prochaines semaines donc cette heure et demi de sommeil perdue m’était précieuse. Bref, hier, je suis sur msn pour parler à quelqu’un et l’autre vient me parler. Bon, je lui répondrai plus tard. Quand je me décide à lui répondre, il est parti. Bon. Je me mets en absente et vaque à mes occupations. Paf message : « la moindre des politesses serait de dire BONJOUR et MERCI pour les sms avant de te mettre en absente.. « . Bon, ok, là, je vais faire un truc moche : plus j’y pense, moins je le sens ce mec donc on va profiter de cette introduction pour mettre fin à l’histoire. Je réponds donc : « Bonjour. Alors en 1, tout à l’heure, je n’étais pas là, je suis revenue mais tu étais parti. Pardon de ne pas te parler quand tu n’es pas là, je me suis mise en absente ensuite
car je repartais du pc. En 2, la moindre des politesses c’est de ne pas envoyer des textos à 1h du mat quand on n’est pas sûr que la personne ne dort pas. J’étais en train de m’endormir, je me suis relevée en pensant que ça devait être important, je me suis rendormir 1h30 plus tard pas vraiment ravie… Et de 3, je n’aime pas trop ce ton ».

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Et là, je me prends le pire flot d’insultes de ma vie, je me fais traiter à peu près 36 fois de pute et de paumée, de cas social et de vilaine moche « à la façade refaite », ce qui est assez drôle quand on connaît ma difficulté de compréhension face à la chirurgie esthétique non réparatrice. Il crache même sur mes goûts musicaux dont je ne lui ai pas parlés. Bref, un joli névrosé qui a des soucis avec les femmes et qui les règlent en passant par moi. Encore un.

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Parce que c’est un peu récurent. Vous n’avez pas idée du nombre d’insultes que je me prends ici par tous ces mecs qui ont des comptes à régler avec les femmes et manifestement, je suis la cible rêvée. Je ne sais pas pourquoi. 

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Alors moralité de l’histoire ? Je suppose que je soulage malgré moi un flot d’aigreur mais j’en ai un peu marre. Le pire c’est que dans cette histoire, j’ai essayé d’être gentille au départ, je n’ai pas fait ma superficielle en lui demandant une photo alors que je pressentais un mec un peu bizarre et je ne l’ai pas jeté de suite, me disant que sa bizarrerie allait s’estomper, j’ai voulu laisser une chance, merci le résultat. On me traite de pute, connasse et tutti quanti mais c’est justement parce que je ne le suis pas qu’il m’arrive ce genre de conneries. Pourtant, j’ai pas envie de devenir la parfaite garce sur le mode « les mecs m’ont fait chier dans le passé, ils vont payer maintenant » et autres conneries du genre. Alors du coup, j’ai une idée. Si tu es psy, on s’associe et je te ramène de la clientèle, j’ai un gros potentiel de détection d’associaux aigris et frustrés qui doivent avoir des paquets de nœuds à défaire.

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Demain, je vous explique ce que je faisais sur Meetic.

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Le projet ultra secret TMF



15 jours après mon arrivée chez TGGP, Louise vient me voir : il y a un projet secret chez TMF et je vais en être la cheville ouvrière. En gros, le site voudrait travailler avec des blogueuses « influentes » comme on dit donc première étape : sélectionner les heureuses élues.

Au départ, je suis sérieusement aidée dans le projet par Jeanne (la rédac chef de TMF.com, pour mémoire), on fait une sélection de trente blogueuses mode, beauté et cuisine avec quelques autres en réserve. Dans ma liste, elle me dit qu’il y en a une qu’elle n’aime pas du tout et ne veut pas bosser avec elle. Perso, je n’y tiens pas non plus…


Le projet se montait petit à petit mais Jeanne part en congé maternité et une fois de plus, c’est le début de la fin. A la réunion suivante, j’apprends qu’une nana reprend plus ou moins le projet. En gros, cette fille, Hélène, trouve le projet super trop cool et ça l’amuse de faire la RP gratos autour du projet et elle a hâââte de me rencontrer. Ok, pas de soucis, les RP n’étaient pas dans mes attributions de toute façon. Elle entre en contact avec moi et me demande la liste des blogueuses que nous avions arrêtée avec Jeanne. Suite à ça, première éjection du projet. J’apprends par hasard qu’un raout avec blogueuses est organisé sans qu’on ne me demande rien mais si je pouvais quand même venir à la soirée pour parler avec les blogueuses, ce serait cool. A noter que ma présence à la soirée est demandée par Louise.


En préambule de la soirée, nous avons droit à un discours de la directrice de publication, Jeanne Baron et Hélène. Louise me dit de m’asseoir au premier rang avec elle pour prendre la parole sur les blogs au besoin. Heiiiiiiiin ? Avant la conférence, elle me présente à Jeanne Baron en lui expliquant qu’elle peut faire appel à moi pour les questions de
blog. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi transparente de ma vie, Jeanne aurait répondu un « rien à foutre » que ça n’aurait pas été plus clair. Help ! La présentation se fait, Hélène et Jeanne s’éclatent, on fait grimper sur scène les journalistes star maison mais à aucun moment je ne suis sollicitée. A la fin du discours, Jeanne Baron lance un appel aux
blogueuses : « On aimerait bien bosser avec vous alors venez nous voir! ». J’ai envie de pleurer. Je suis une « spécialiste » de la blogosphère, c’est pour ça qu’on m’a embauchée et personne ne m’a demandé mon avis car si on me l’avait demandé, j’aurais dit de ne surtout pas dire ça. Les blogueuses n’ont absolument pas besoin de nous, même si on est The Magazine Féminin, elles veulent une proposition concrète, quelque chose, pas du « venez nous voir ».

Soirée, je discute avec lesdites blogueuses et ça confirme ce que je pensais : « Heu mais vous nous voulez quoi ? Non parce que j’ai déjà un blog, je vois pas l’intérêt d’en créer un sur votre site en plus… Et en plus, on le sait bien que les journalistes et la presse traditionnelle ne nous aiment pas! ». Si je m’étouffe avec un macaron, là, j’ai le droit de pas répondre ? Bon, j’essaie de baragouiner un truc, évoquant quelques pistes que nous avions ébauchées avec Jeanne et Louise, le contact passe bien. Ouf !



Finalement, je repars de la soirée assez contente. J’ai l’impression d’avoir marqué des points et d’avoir réintégré l’équipe en renouant contact avec la rédaction de TMF.com. Avec le recul, je pense juste qu’une coupe de champagne suffit à me rendre inutilement euphorique.



Mais le projet n’allait pas en rester là…

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La drague à l’hôpital

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler de ce sujet passionnant qu’est la drague à l’hôpital… Autant vous dire tout de suite que je suis resté très sage pour ma part. Alors oui, bien sûr, j’entends déjà les aigris se foutre de ma gueule en rigolant vulgairement : « C’est sûrement que t’as pas réussi à choper, Lucas !!! ». Pfff, ya vraiment des mecs aigris… Aigris ET lourds.

Je vous rappelle que j’ai mis un peu de temps à retrouver de la clairvoyance après mon coma…

« Lucas, tu sais où tu es là ?

– Bien sur ! Je suis à Des Moines, Iowa, Youhessaiye. Pourquoi ?

– Ah… Bah oui c’est sûr… On a importé de l’Evian et des infirmières qui parlent français… »

 

Une fois revenu à mon état « normal », je me suis interdit de draguer les femmes qui etaient là pour s’occuper de moi : médecins, infirmières, kiné, etc… Bah
oui, elles sont à l’hosto pour aider les gens et pas pour qu’un relou les emmerde ! Vous imaginez l’infirmière qui se pointe et…

« Des douleurs Monsieur Lucas ?

– Non aucune douleur, si ce n’est à l’âme, causée par votre charme… »

 Oh le lourd !
 

Même la patiente la plus jolie je me suis interdit de la saouler ! Du coup j’ai développé un jeu subtil : trouver des analogies entre la demoiselle et moi, lui montrer que je suis un garçon « intéressant » à travers un discours pas trop chiant… Pas facile ! La faire rire ? Pas facile non plus, surtout quand vous traînez votre humour de merde comme un boulet…

Et puis soudain L. est apparue. La belle L..
Espagnole
En maillot de bain.
Quelques explications ?
 

Sur la fin de mon hospitalisation « de nuit » (depuis je dors chez moi et je vais à l’hosto quotidiennement), j’ai eu le droit d’aller en balnéothérapie. Pour les
incultes et les fans du PSG qui nous lisent par dizaines, je précise que la balnéothérapie n’est pas une nouvelle (néo) forme de soins (thérapie) fondée sur la danse (bal) mais tout simplement une sorte de kiné à la piscine. Toi y en comprire ou moi parler le footeux ?

J’ai donc été pris en charge par une kiné TRES jolie (je dois dire que ,sur le coups, j’ai été très heureux de ne pas bander… Oui je suis un poète…)

Je vous laisse imaginer la scène ; la nana en maillot de bain, superbe, et Lucas en moule-bite, couturé de cicatrices, pas beau…La classe. Internationale en l’occurrence. Viva España…

Bon comme je m’étais mis un stop je ne me suis permis que le dernier jour de lui écrire un poème. Un poème non signé. Enfin poème, c’est un bien grand mot… Ma première esquisse depuis l’accident ! Quel lover ce Lucas ! Je vous laisse là-dessus !

Arrêtez-vous !
Oui, vous ! Observez la, Regardez-la nager,
Elle a la prestance d’une sirène en Mer Egée,
L’allant d’une naïade égarée en ces lieux,
L’agilité d’une fée…voire même mieux !
 
Regardez-la…
 
Elle a une démarche gracile et légère,
Comme une déesse tombée sur Terre,
Une beauté évidente, un visage envoûtant :
Un simple sourire d’elle est vraiment… émouvant.
 
Regardez-la mieux…
 
Elle a des yeux qui caressent,
Un regard malicieux et câlin,
Un mélange de joie, de tendresse :
Mon bonheur, certain matin.
 
Regardez la encore…
 
Elle cache un côté audacieux, jovial, et facétieux,
« Como si la fiesta » lui manquait un peu
Cela donne envie de la prendre par la main, tout de go,
Et d’aller, un soir, sur les quais, y danser un Tango…
 
J’avoue…
 
J’aurais aimé tomber dans l’excès,
Ne pas vous la décrire mais plutôt l’encenser
En sourire, dans quelques mois, d’un souvenir éthéré :
Si vous la croisez entretemps, vous lui sourirez ?
 
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La famille, y a que ça de vrai

Cette semaine, je suis chez mes parents et ce jusqu’au 26 juillet. Pas vraiment des vacances puisque je dois bosser mais je suis quand même à la campagne avec Kenya, je peux faire des pauses piscine, tout va bien. Si je suis rentrée pour le 15 juillet, c’est pas pour voir le feu d’artifice en direct de ma ville natale (je suis même pas allée le voir) mais pour assister à la grande réunion de famille qui eut lieu chez moi samedi. Voici donc une petite chronique de la vie de la famille Parmentier (côté maternel, donc).

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Ils étaient presque tous là. Mes trois tantes, quatre cousins-cousines, quatre compagnons, une sœur et un presque frère. En tout, nous voilà dix-sept. Qu’allons-nous fêter ? Officiellement, la retraite de tante n°1 qui après trente ans de bons et loyaux services au sein de l’Education Nationale prend une retraite anticipée mais méritée. En fait, pour l’occasion, ses trois enfants (cousine, cousin 1 et cousin 2) ainsi que la chérie de cousin 2 lui ont fait un cadeau. Mais on fête aussi les 18 ans de cousin 3 et son bac, par la même occasion, sans parler des fêtes de tante 2 (et tante 3, décédée) et l’anniversaire prochain de tante 4. On aime bien cumuler. En fait, il ne manquait que cousine 2 et ses trois gamins (dont un que j’ai jamais vu) et cousin 4 et sa copine enceinte jusqu’aux yeux. Mais nous sommes plutôt en froid avec cette partie de la famille, ils n’ont même pas été conviés.

Tout le monde arrive vers 19h, tout est prêt : les tables dressées, la bouffe fraîche (oui, il fait 35e degré ici donc pour la raclette, on repassera. Oncle 1 commence à m’entreprendre et on refait le monde, comme à notre habitude. Il faut savoir que dans la famille, ils sont tous à droite sauf oncle 1, donc, cousin 3 et tante 2, je suppose. Tante 4 était à gauche aussi avant mais il paraît qu’elle ne l’est plus. Ma mère m’a expliqué que tante 4 avait voté Le Pen en 2002, j’avoue que je me suis prise une sacrée claque, j’ai du mal à y croire. Je me souviens, il y a quelques années, tante 4 était partie de chez moi en claquant la porte après une conversation très houleuse avec ma mère sur le sujet. Merde alors… Bon, bref. Lors du dernier repas de famille, nous avions découvert Aglaé, la chérie de cousin 2 (une Bretonne, c’est fou cette passion pour nos amis aux chapeaux ronds). Elle est toujours là, parfaitement intégrée à la famille tout comme Anthony, la tendre moitié de ma soeur et Yohann, mon presque frère. En son temps, Guillaume 1er avait aussi trouvé sa place. Bref, dans ma famille, on accueille gentiment les nouveaux arrivants. Cette année encore, il y en a eu un ! Pas le fiancée de cousine ou le mien, vu qu’on n’en a pas, ni le compagnon de cousin 1 puisqu’il viennent de se séparer, pas plus que le petit copain de cousin 3, ma grand-mère ne sachant pas que celui-là aussi est homo. Elle l’a un peu mal pris pour cousin 1 alors on va peut-être pas lui dire pour le petit dernier. Il faut savoir que cousin 3 est né en juillet 88, à peine deux mois après le décès inattendu de mon oncle, mari de tante 1. Donc, forcément, cousin 3, il a été extrêmement choyé, c’est un peu le chouchou de tout le monde. Si on dit à la mamie que cousin 3 est gay et qu’il s’installe à la rentrée avec son copain (oui, il est super précoce), ça va la tuer. Donc ce n’est pas du côté des cousins qu’il faut chercher le nouvel arrivant mais du côté des tantes : tante 2 nous a enfin présenté son compagnon ! Ça fait dix ans qu’ils sont ensembles mais elle nous l’avait jamais présenté car « ce n’était pas le bon ». Bon, finalement, elle a dû changer d’avis. Il est très sympathique, un look à la Bernard Lavilliers (cheveux un peu long, boucle d’oreille, chemise blanche en lin…).

 

Bon, tout le monde est là, on attaque l’apéro : soupe de champagne et cakes. Bon, il fait très chaud donc je tape un peu beaucoup dans la soupe au champagne, genre quatre coupes à moi toute seule, je commence à rire. On passe à table, oncle 1 tape l’incruste parmi les jeunes. Avant de dîner, on fait les discours. Ma mamie adresse un message à chacune de ses filles, sans oublier tante 3 qui n’est donc plus parmi nous depuis trois ans, maintenant. Sobre mais émouvant. Vient ensuite la lettre écrite par les enfants de tante 1 et par Aglaé, une lettre très émouvante qui fait pleurer ma mère. Alice et moi, on fait les fières mais on a un peu la boule dans la gorge aussi. Si c’est cousin 2 qui l’a lue, c’est que les trois autres n’en auraient pas été capables sans pleurer, Aglaé écrase aussi une petite larme. Oui, dans ma famille, on est super sensibles. Avec le discours, il y a un cadeau, donc : un voyage en Egypte. Tante 1 remercie et là, tante 2 lui dit : « Il faut que je te dise un truc. Pendant ton voyage, tu partageras ta cabine avec moi. » Et là, tante 1, 55 ans, prof de son état, se met à sauter partout et à trépigner comme une petite fille ivre de joie. Ma mère rajoute : « oui et tu devras nous supporter tous les deux » en parlant de mon père et elle. Re-trépignements de joie. Bref, c’est le bonheur. Ma grand-mère n’est pas super rassurée de voir trois de ses quatre filles restantes partir ensemble dans un pays arabe au vu de la conjoncture actuelle mais bon…

Bref, le dîner se passe plutôt bien, oncle 1 entreprend Yohann sur le sujet de la religion : les deux ont des avis fondamentalement opposés mais tout reste cordial. Alice et moi buvons tranquillement du rosé et du champagne. Autant vous dire qu’à la fin du repas, on rigole joyeusement. Tout le monde discute avec tout le monde puis à minuit, tout le monde file, reste la famille Bartoldi, Yohann et Anthony. Ma sœur décide que c’est l’heure de faire des photos donc elle y va gaiement. Elle nous impose une séance de photos : tous les 6 ensemble (ça dure trois plombes), ma mère, elle et moi, Yohann et Anthony, Yohann et elle, mon père, elle et moi… Elle nous prend en photo pendant qu’on fait la vaisselle. Oui parce que j’ai beau être saoule, j’essuie les assiettes avec Anthony et même pas j’en ai cassée une.

Bref, le lendemain, ma mère expliqua à ma mamie : « Ahlala, mes deux filles étaient pilos (ouais, ma mère parle djeuns, des fois), y en a une qui arrêtait pas de parler et l’autre qui n’arrêtait pas de prendre des photos. » Ben crois-le si tu veux, lecteur, mais ma mamie a deviné de suite laquelle avait fait quoi.
 
En somme, une petite réunion de famille comme il en existe tant, des gens liés par le sang (ou par alliance) qui se donnent des nouvelles, confrontent leur vision des choses, se racontent des blagues ou des anecdotes. Rien d’exceptionnel… Mais ça fait vraiment du bien.
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