Les entretiens se suivent et se ressemblent (ou pas)

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Je poursuis mon petit journal d’une démissionnaire, ça fait déjà 3 mois que je suis à mon nouveau poste, il serait temps de conclure. Patience, ça va venir.
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Donc entre novembre 2009 et mai 2010, j’en ai passé des entretiens. Combien ? Je sais pas, faudrait que je compte mais je n’en ai guère envie, je dirais une dizaine voire une douzaine. J’en ai déjà raconté quelques uns qui méritaient que l’on s’y arrête, d’autres ne méritent pas un article à part entière mais le côté anecdotique fait que je vais juste les regrouper ici. En fait, il y en a quatre qui ont retenu un peu mon attention.

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Le cabinet de recrutement ou de l’art d’être une belle erreur de casting

Des annonces, j’en ai vues, j’ai répondu à je ne sais combien sans toujours avoir un seul retour. C’est le jeu ma bonne dame. C’est agaçant mais voilà, l’auto-reply « si dans 3 semaines, t’as pas de nouvelles de nous, oublie », je le connais pas cœur. C’est notamment la spécialité des cabinets de recrutements. Durant mes recherches, j’ai croisé la route de deux d’entre eux. Quand je dis croisé la route, c’est-à-dire que j’ai eu des entretiens chez eux. Le premier, trèèèèèèèès connu, m’appelle pour un poste où j’ai eu le culot de postuler. Culot car c’est un poste d’éditeur de site web demandant des connaissances et compétences que je n’ai pas, notamment au niveau négociations de partenariat ou référencement. Mais bon, je décroche un entretien. On me demande de ramener mes diplômes. Il faut savoir que mon dernier diplôme date de 2005 et que je ne suis jamais allée le chercher, pas plus que celui de 2004. Non parce que depuis 5 ans, il me semble que ma carrière parle plus de mes diplômes surtout que rappelons pour les nouveaux arrivés que j’ai un diplôme de journaliste et que là, je suis community manager. Tout à fait la même chose donc.

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Bref, entretien classique, je parle de ma vie et là, attention, verdict du jury, aka le monsieur (bien comestible) spécialisé dans le recrutement :
« Ouais, vous êtes super géniale, on sent que vous aimez votre métier… beaucoup trop en fait ». Pardon ? Ben oui, je suis trop motivée, technique et détaillée ce qui fait que a) il doute que j’ai le profil pour devenir éditrice de site (moi, je suis certaine que je ne l’ai pas) et b) mon enthousiasme tirera toujours les propositions salariales vers le bas vu qu’on sait qu’on pourra m’avoir pour pas cher. Ceci étant, pour ma défense, j’étais sérieusement en mode prison break donc je voulais me casser de mon job, peu importe le prix. Résultat, je leur ai fait un magnifique powerpoint sur les améliorations qu’on pourrait apporter à leur site (j’ai même parlé partenariat et référencement), document qui m’a pris deux heures à faire et accueilli par un silence assourdissant. Plus jamais eu de news.

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Autre cabinet, autre ambiance. Là, je charme la demoiselle face à moi et je décroche l’entretien avec le PDG de la boîte qui recrute. Souci 1 : ce jour là, j’étais en train de mourir d’un rhume, sous entendu mon nez menaçait de se décrocher, je parlais atrocement du nez, je planais à 100 000, mes yeux pleuraient tout seuls. Ze cata. Comme je ne voulais pas arriver en retard, je suis arrivée bien 10 mn en avance devant la société. Or étant enrhumée, j’allais pas patienter un peu dans la rue. Et bien j’ai senti que ces 10 mn d’avance ont légèrement énervé le PDG. Qui de toute façon n’a pas trop écouté ce que je racontais vu que je n’étais pas « assez luxe » pour lui. Hé mec, je t’ai donné mon salaire, tu dois bien te douter que j’ai pas les moyens de me fringuer chez Chanel, là, de suite…  Peu importe, j’ai appris par la suite par une copine qui bosse dans le cabinet de recrutement qu’aucun candidat n’a jamais fait l’affaire donc voilà.

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Le test de personnalité de la mort

Pour un autre entretien, on me demande de passer un test de personnalité. Ok, je le fais. Déroulement de l’entretien classique, je parle de ma vie, la demoiselle me parle du poste qui consiste en gros à manager une équipe (entre autres). Puis elle me lit mon test de personnalité « vous ne cherchez surtout pas les responsabilités, vous n’en avez rien à faire de vous mettre en avant, vous aimez bien travailler seule ». En gros. Moi « ouiiiiiii ! C’est trop ça ». Bon, ben curieusement, j’ai pas eu le poste, allez savoir pourquoi. Ceci étant, c’est pas plus mal : même si c’était pour une enseigne très connue, je n’aime pas le management de salariés, je suis infoutue de déléguer donc arrive un moment où il faut aussi savoir connaître ses forces et ses faiblesses. Evidemment, si je veux continuer à progresser, va falloir que j’apprenne un jour à manager une équipe (parce qu’une communauté, ça va, je gère) mais j’ai pas très envie actuellement. Bref.

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Le job qui pue la croquette

Alors là, ce fut le pompon de la pomponnade, si j’ose dire. Entretien décroché un matin, il neigeait, je me souviens, je suis arrivée en retard car j’avais oublié de noter le numéro précis de l’immeuble et j’étais pas dans le bon. A l’époque, j’avais pas encore mon iPhone donc c’était passablement la merde. Le projet avait l’air super chouette, l’entretien se passe bien même si la fille en face que je connais a oublié qu’on s’était déjà croisées en soirée. Peu importe, je me sens pas mal motivée jusqu’aux détails techniques du poste :
« alors c’est un contrat en auto-entrepreunariat de 6 mois renouvelable ». Gloups. «Le salaire est de 1900 € » Heu, net ou brut ? « Ah non, faut enlever la TVA, ça fait 1400 à l’arrivée ». Hin, hin, hin, comment te dire ? « Ah oui mais non, moi, je suis en CDI là et je gagne déjà bien plus, je ne peux pas accepter, même si le projet est sympa ». Ce à quoi la demoiselle en face de moi a répondu « Même si vous étiez au chômage, vous n’êtes pas obligée d’accepter n’importe quoi non plus », un truc du genre. J’ai découvert récemment qu’elle ne bossait plus pour eux. Tu m’étonnes !

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Bref, j’en ai vu des vertes et des pas mûres, j’ai été déçue parfois, baissé les bras à quelques moments en me disant que finalement, chez Pubilon, ça n’allait pas si mal que ça, que je ferais bien de continuer un peu. Mais finalement, j’ai continué à postuler. Et bientôt toucher le graal.

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Entretien, acte 2

Souvenez-vous, la semaine dernière, nous étions en entretien. Après avoir tout préparé, nous voici devant M. le recruteur, prêt à démarrer cette joute orale qui nous donnera un emploi… Ou pas.


En général, ça se passe toujours de la même façon : le recruteur pose notre CV sous son nez et nous demande de nous présenter. Et c’est parti pour un récit de vie non exhaustif, allons à l’essentiel. Les vacances chez mamie en 1990, par exemple, on va s’en passer, bien sûr. Comme je suis une fille organisée dans ma tête, je fais par étape. D’abord les études. Le recruteur a beau avoir mon CV sous son nez, faut que je détaille. Pourquoi donc ai-je ce parcours, pourquoi ai-je choisi de faire histoire pour commencer ? Bon, je parle pas de mon choix de la série au bac parce que c’est un peu dépassé et qu’expliquer que le journalisme, c’est la voie depuis mes 15 ans, ça fait un peu « non mais c’est un choix de vie, vous savez, je voulais faire ça avant même de marcher ! ». Bon, inutile de trop rentrer dans les détails, expliquer que les cours sur l’Orient hellénistique dans la période antique, c’était bien sympa, ça ne fait pas avancer le schmiblick.

Après les diplômes, parlons des expériences professionnelles. Evidemment, en début de carrière, les expériences professionnelles, ça veut dire les stages, pour l’essentiel. Le but, là, est de tout valoriser. Je décris mes missions, book à l’appui pour montrer un peu ce que j’ai fait. Pour ma part, les stages pourris genre celui que j’ai fait en été 2005 dans une cave où j’ai quasi rien écrit, je l’ai même pas mis dans le CV pour éviter d’avoir à en parler. De toute façon, à cette période là, j’étais déjà pigiste pour un webzine pour lequel j’ai écrit deux ans donc inutile de tendre un bâton pour se faire battre. Donc voilà, on passe sous silence les côtés négatifs sauf s’ils peuvent servir à notre cause. Par exemple, si vous avez un un dossier sensible à traiter durant votre stage parce qu’on sait jamais, ça peut arriver, ne pas hésiter à le mettre en avant « oui, ça n’a pas été facile, j’ai dû prendre sur moi mais à l’arrivée, j’ai triomphé ». Blablabla. Oui, il faut comprendre que l’entretien, c’est comme un premier rendez-vous amoureux,on évite de trop parler de ses défauts.

Les défauts, parlons en. Les recruteurs sont joueurs, ils adorent nous poser des questions comme par exemple « quels sont, à votre avis, vos principales qualités et vos principaux défauts ? ». Pour les qualités, c’est facile, il suffit de reprendre les qualités demandées dans l’annonce et hop. Pour les défauts, par contre, bonjour la tarte à la crème. En général, on sort le lénifiant « perfectionniste ». Non mais sans déconner, ils attendent quoi « Bon, alors, moi, le matin, j’arrive pas à me lever alors m’attendez pas avant 10 heures, quoi ! » ou comme m’a dit un pote un jour « de temps en temps, je vais aux toilettes me fumer un joint ! ». J’avais envie de dire un jour « je fais mal le café » mais faut que le mec en fasse ait un humour solide… Et bon, quand on cherche un boulot, on préfère ne pas trop se griller.

Une fois que je lui ai raconté à quel point j’étais merveilleuse et compagnie, à lui de parler, de me présenter le poste. En bonne candidate que je suis, je prends des notes. Elles me serviront pas forcément mais c’est pour montrer que je suis vivement intéressée, que j’écoute bien ce qu’on me dit. Je n’hésite pas à prendre la parole au besoin, à bien faire remarquer que j’ai fait des recherches sur la boîte et que je sais tout à fait de quoi on parle. Oui, je préfère ne pas me la jouer passive, docile qui écoute, il faut de l’interactivité : poser des questions, s’intéresser, sans pour autant couper la parole, bien entendu ! Non parce que le recruteur, il n’a pas non plus envie de se répéter 150 fois, c’est normal.

Arrive le moment délicat que je déteste : les points pratiques et notamment le salaire. Parce que je ne sais jamais combien il est raisonnable de demander et comme une idiote que je suis, j’ai un peu tendance à demander bas, ce qui n’est pas forcément une bonne idée. Ca veut dire que j’ai une basse opinion de moi et que je n’ai pas forcément conscience de la réalité du marché. Demander trop haut n’est pas mieux non plus, même si c’est dans le but de négocier. Surtout qu’il y a tellement de facteurs à prendre en compte : mes diplômes, mes expériences professionnelles, même mon âge. C’est un vrai casse tête mathématique.

Maintenant, la sortie. Une fois l’entretien terminé, attendons un peu avant de se relâcher. Serrons la main du monsieur en souriant, en demandant quand on aura des nouvelles et on part digne. Une fois hors de vue du recruteur, là, on peut appeler sa maman, sa sœur, son chéri, n’importe qui pour tout raconter. Mais pas avant !

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Ce violent besoin de néant

Par Lucas

Attention ! Cet article une forte connotation déprimatoire à deux balles. Je compte sur vous pour me faire des commentaires bien sentis du genre  » Mais Fuck ! Allez quoi Lucas ! On est pas là pour ça ! Va voir un psy et prend du Nutella ça ira mieux ! » toute action juridique est bien entendue la bienvenue: après tout ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se marrer.

Cela m’arrive régulièrement depuis 15 ans. Au moins une fois par an. Ce constat que la vie est insignifiante et ridicule, que notre existence n’a aucun sens. Bon d’accord : comme vous pouvez vous en rendre compte, avec un sourire goguenard et narquois, je n’ai jamais eu  le courage ponctuel  de cette lâcheté existentielle : celle qui consiste à mettre fin à ses jours face aux difficulté de la vie. Mais j’y pense souvent en termes techniques…

Comment ne pas se rater ?
Comment éviter des séquelles à vie qui empêcherait des lors de mettre en œuvre une disparition efficace ?
Comment ne pas se condamner à une existence encore plus morbide en raison d’une tentative ratée ?
Quel instrument efficace utiliser ?
Comment ne pas éveiller les soupçons ?
Comment gérer au mieux mes affaires pour que mes proches aient le moins de désagréments relatifs à mon décès et que celui ci passe comme une cadavre à la morgue ?

Etc.

Je me rappelle, une fois, après mon bac, j’avais même pris rendez-vous avec ma banquière et mon notaire, sous le prétexte d’une grosse frayeur en voiture (bidon), « juste au cas où »…

Des rendez-vous techniques pour régler toute ma succession.
Eh oui, que je mette fin à MES jours soit, mais que cela ait des conséquences légales sur les jours des autres, ça, non.

 Je pense que je devrais écrire « le Suicide pour les Nuls ». Le problème, c’est qu’aucun éditeur ne voudra prendre le risque de le publier. Si « ça » devient un best seller, des kyrielles d’avocats, représentants légaux de parents ayant perdu des enfants suicidés, ces avocats donc ne manqueront pas de chercher en moi et en mon éditeur une juste réparation au préjudice moral que j’aurai causé à leurs clients. En m’accusant d’incitation au meurtre. Incitation à l’auto-meurtre, bien sûr…

Mais si il y a un droit à la vie, en quoi y a t-il un devoir à la vie ?

Les gens vont me dire « pense donc à tous les petits nenfants qui sous vivent dans le tiers monde et tu comprendras que tu nages dans le bonheur et que tu n’as pas à te plaindre ».
Bon. Soit. Mais au delà de tout référentiel et de toutes comparaison, au delà de toute dimension extérieure au corps humain, dans le for intérieur de l’être qui se pose la question, c’est quoi le bonheur ? (réfléchissez y donc 3 secondes avant de reprendre votre lecture : c’est quoi le bonheur ?)

La seule raison qui m’ait pousse à ne pas commettre » l’irréparable » (cosmétique détestable, je sais) ce n’était pas le fait de continuer à vivre, malgré tout, histoire d’ être courageux. C’est le fait que mes parents actuels m’aient recueilli à l’âge de 11 ans. Au vu de tous les efforts qu’ils ont fait pour moi, je n’ai pas le droit de mettre fin à ma vie comme ça. Ils ont réussi à me façonner, ils ont réussi à me donner ce sentiment pourtant trop rare dans ma vie de l’autosatisfaction.

La seule autosatisfaction existentielle qui me paraisse légitime en 28 ans, c’est le fait que je me sois sorti les doigts du cul pour ma rééducation post accident. Le bac ? Les diplômes ? Les conquêtes amoureuses ? Ce sont là des épiphénomènes dans le grand fleuve de la vie. Je les trouve insignifiants. Mais par rapport au travail de mes parents, à leurs sacrifices, leurs efforts, je n’ai pas le droit d’aller voir ailleurs si j’y suis…

Au final, si on y réfléchit, une seule autosatisfaction existentielle, une seule raison d’être et exister, ça ne fait quand même pas bézeff en 28 ans d’existence vous ne trouvez pas ?

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La liste de la fille qui se tire en vacances (youhou !)

Je me casse en vacances, lalalère, je me casse en vacances, lalalère !

– Mes collègues m’ont trouvé une nouvelle fonction au boulot. J’étais déjà la fille de service (« t’as pas du dissolvant sur toi ? », véridique), la fournisseuse de feu, la dernière aux fléchettes… maintenant, je fais dico vivant. Mardi, je finis ma clope dehors quand Sébastien et Rémi reviennent de la supérette. « Nina, toi qui a plein de diplômes, ça veut dire quoi pierre qui roule n’amasse pas mousse ? Tu peux nous donner un exemple ? ». Donc au boulot, pierre qui roule n’amasse pas mousse désigne un intérimaire grâce à mon exemple foireux, c’est même écrit sur l’ardoise des chiottes. Oui, parce qu’il y a une ardoise aux chiottes mais on sait pas pourquoi. Du coup, j’ai écrit dessus que ce serait cool de rabaisser la lunette. Je suis sûre que les copines/épouses de mes collègues vont finir par m’adorer.

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– Discussion MSNique avec Vicky « Dis, tu crois que les mecs sont des connards parce qu’ils ont de grosses bites ? » « Non, regarde machin » (laquelle a dit ça, mystère !). Arf, ça aurait été si simple ! Puis, c’est vrai que j’ai connu des mecs bien montés pas salauds. Mais on trouvera un moyen de les reconnaître un jour.

– Ok, j’ai une bonne tête, c’est un fait, mais c’est dingue que je puisse pas fumer ma clope devant l’agence sans que quelqu’un vienne me raconter sa vie. Quand je dis
quelqu’un, je parle pas de mes collègues ou des gens de l’entreprise voisine, non, je parle de gens qui marchent sur le trottoir et s’arrêtent pour commenter le temps ou la vie. Reste plus qu’à capitaliser ce pouvoir que j’ai. Si quelqu’un a une idée…

– Je suis dégoûtée, les histoires de fesses dans mon agence, elles sont à Prague, pas ici. C’est pas drôle… Bon, ok, ma boss et moi, on est les deux seules filles donc y a
une chance sur deux que je sois concernée mais j’aime bien les histoires croustillantes. Même quand je suis pas impliquée.

– C’est l’été, les hormones font pschhhhhhhhhhhtttttttt, c’est un fait.

– Des fois, je m’impressionne par ma lose, mais vraiment. Jeudi, en plein ennui, je décide d’aller passer la soirée au cybercafé, vu que free a décidé que livrer une prise,
ça irait plus vite par pigeon voyageur que par la Poste (je sais pas si on peut tout à fait leur donner tort). Je mange et me mets en branle, j’arrive sur place. Autant vous dire qu’au bout d’un an, mon identifiant n’existe plus donc je recrée un nouveau compte et là, le mec me fait « on ferme à 22h donc vous n’êtes pas obligée de prendre beaucoup de temps. » Alors vivant à quelques bornes de Paris, j’avoue que je pensais naïvement que ce foutu cyber serait ouvert au moins jusqu’à minuit. Je lui demande l’heure : 21h46. 10 minutes de net, ô joie. Faut dire que dans mon quartier, dans la catégorie « célibataires entre 20 et 40 ans n’étant pas équipé d’Internet chez eux », on doit être 3.

– Il se murmure des choses au boulot ! Jeudi, on reçoit un mail de Tchèque en chef « réservez votre week-end du 30 septembre au 2 octobre » (en anglais mais
fuck, pas envie de vous le faire en VO). Là, Guillaume fait « ça sent le séminaire  – Ah bon, demande-je, vous en faites souvent ? – Non mais tout un week-end…
Peut-être qu’ils veulent faire un week-end avec les Tchèques. Et ça coûte moins cher d’aller à Prague pour nous que pour eux de venir ici ». Bon, j’ai bien vérifié qu’il me faisait pas marcher parce que Jason, il m’a fait croire qu’on allait faire un chat avec Justin sexy back Timberlake et je l’ai cru (c’est con, je pourrais trop me la péter, là). J’espère trop que c’est ça !

– Cette semaine, j’ai pas le net, ma girlie team est en vacances, j’ai plus la télé et le téléphone non plus donc je pouffiasse seule chez moi. Au menu : vernissage des
orteils (bon ok, c’était dimanche juste avant la venue de Gabriel mais je sais pas s’il a vu), masque vert qui fait peur et masque avec du gel froid sur les yeux pour chasser les cernes. Parce que oui, le noir que j’ai sous les yeux, force est de constater que c’est pas du maquillage, le démaquillant refuse de l’enlever.

– Pour pétasser à mort dans les couloirs du métro, je mets mon super walkman Sony Ericsson que j’ai gagné dans les oreilles et je mets Fast Tracker d’Etienne de Crécy. 8 mn d’électro pure qui rend les couloirs du métro de suite vachement plus sympa.

– Pourquoi quand je verse l’eau chaude sur ma soupe lyophilisée, ça crie ? (et pourquoi je sais pas écrire lyophilisée ?)

– Hier, j’ai découvert le comble de l’audace : mettre un jean blanc alors qu’on est sur le point d’accoucher. Bravo, madame.

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