Paris ou l’impossible improvisation

Avertissement : cet article va sonner “problème de riche” mais l’anecdote d’intro va servir à illustrer le pire défaut de la vie parisienne à mes yeux.

paris-metro-space-invader

Un dimanche de mars, 12h, quartier République, quelques parisiens battent le pavé devant un minuscule restaurant “Paperboy”qui sert des brunchs, paraît-il, délicieux. Nous voici au complet (3, on était 3), on rentre pour demander s’il y a de la place “non mais y en a dans 5, 10 minutes, vous êtes les prochains sur la liste !”. Ok, attendons. Une autre groupe se forme (une nana était là avant moi mais attendait ses camarades). Au bout de 15-20 mn, une table se libère enfin et… le groupe passe devant nous. Je commence à protester mais on me dit que si, si, ils étaient là avant, que c’est écrit sur la liste et que non, non, ils ne m’ont jamais dit qu’on était les prochains, limite en me traitant de menteuse. J’ai donc décidé de partir immédiatement et de ne jamais mais alors jamais revenir là-bas.

paris-cours-st-emilion

Et après, allez-vous me dire ? Non parce que je peux boycotter ce lieu, je pense qu’ils s’en contrefoutent. Vu la file d’attente, ils étaient pas à trois couverts près. Parce que voilà tout le drame des brunchs parisiens : tu ne peux pas réserver parce qu’ils s’en foutent, ils feront salle pleine quoi qu’il arrive. C’est ainsi que lors de notre brunch de février au Café Madam, nous avons dû attendre dehors dans le froid la 6e de notre table qui était en retard (pas de son fait) car “non non, on vous installera pas tant que vous êtes pas au complet”. La salle était vide putain ! Ca coûtait quoi de nous faire asseoir au chaud, nous permettre de consulter la carte alors qu’il n’y a putain de personne ? Pardon, je suis vulgaire mais c’est débile, ça n’a aucun sens de laisser 5 personnes dehors (en février, je me répète) alors que ton établissement est vide. On n’y reviendra jamais mais ils s’en foutent, y aura d’autres personnes à notre place, youpi.

paris-sunset-hiver

Parce que voilà, le dimanche à Paris, si tu veux bruncher, c’est la guerre. Pas d’improvisation possible, faut arriver tôt et tous ensemble. Ou aller dans un truc dégueulasse, éventuellement. Je parle des brunchs mais ça marche à peu près pour tout : un petit afterwork, un dîner (spécifiquement les jeudi, vendredi et samedi soir), une terrasse, un goûter, ce que vous voulez ! Parce que :

 

  • Dès qu’un endroit devient sympa, il est vite repéré par le Bonbon, Time out, my Little Paris etc. Donc il est blindé. Donc avec de la chance, tu gères bien et tu trouves une place mais un endroit le devient de suite moins quand tu n’entends plus la personne face à toi (je n’ai pas une très bonne audition) et que ton espace vital se réduit à peau de chagrin.
  • Paris, y a du monde, partout, tout le temps. Même quand tu te dis que ça va aller parce que c’est un long week-end, le mois d’août, il pleut, il fait froid… y a toujours du monde.
Une astuce pour te donner l'impression qu'il n'y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Une astuce pour te donner l’impression qu’il n’y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Et j’avoue que ça finit par me lasser. Oui, je vis dans une ville très peuplée à densité forte, ok. Sauf que cette densité permet aux uns et aux autres de se passer de la moindre politesse du genre te faire poireauter dans le froid ou faire passer quelqu’un devant toi l’air de rien parce que tout le monde s’en fout. Tu veux pas revenir ? C’est pas grave, c’est pas toi qui couleras la boîte.

paris_la_pluie

Alors bien sûr, ce qui est rare est précieux, on va tous faire la queue sur un trottoir glacial pour une place convoitée… Alors qu’un système de réservation permettrait tellement de rendre tout le monde content, de fluidifier le service… Y a des moments où je me dis qu’on fait tout pour me rendre Paris détestable. Tout est inaccessible, cher, tu ne peux rien faire sans te taper une collectivité agressive et agacée.

paris-fondation-vuitton

De toute façon, m’en fiche, rien ne vaut un brunch à la maison avec Victor, na.

11022891_1540838956182885_1538221672_n

PS : Oui, je sais, je fais beaucoup d’Instagram de Paris car la ville n’a pas que des défauts non plus

Rendez-vous sur Hellocoton !

« Toi tu t’es affranchi du modèle parental »

Ce week-end, enterrement de vie de jeune fille de ma soeur avec la majorité des gens qui l’aiment notamment Yohann, le « presque-frère », et votre servitrice, donc. Filles et garçons s’étant retrouvés en fin de journée, nous avons donc dîné tous ensemble. Au fur
et à mesure des mouvements des uns et des autres, je me retrouve à côté de Yohann qui me déclare solennellement : « Tu vois, ce que j’ai toujours admiré chez toi, c’est ta capacité à t’affranchir du modèle parental ». Ah, j’ai fait ça, moi ?


Femme-libre.jpg

De fait, Yohann parlait de ma capacité à m’inventer mon propre modèle de vie là où Alice était plus dans la reproduction du couple parental. Je suis célibataire et vis seule sans que ça me mine, j’ai eu des histoires très compliquées que j’ai osé tenter plutôt que de les condamner de suite. Même pour ma carrière, je suis électron libre. J’en avais justement parlé à Blanche, sa compagne dans la journée. Je lui expliquais que quand on m’avait annoncé dans la-boîte-à-qui-j-ai-jamais-donné-de-nom qu’ils ne me gardaient pas, j’ai fini par en pleurer, elle m’a regardée, interloquée : « Oh ben avec Yohann, on admirait justement ta capacité à changer de boulot quand ça va plus sans jamais t’en inquiéter.

– Oui mais là, c’était pas mon choix… » 

Enfin, pas vraiment…


licenciement-travail.jpg

Pourtant je ne prétends pas à ça. Je ne me sens pas trente secondes en rébellion contre un quelconque modèle. Il est vrai que je suis un peu différente du reste de ma cellule familiale, je suis l’éternelle papillon qui volète de fleurs en fleurs, d’hommes en hommes, de boulot en boulot. Je saisis les opportunités sans réellement m’en angoisser. Et je suis la seule de gauche aussi quoi qu’il faudrait que je regarde où en sont Yohann et Alice, deux très gros déçus du Sarkozysme. Mais vu que lorsque j’ai présenté l’Amoureux à la famille, mon père
s’est à un moment senti obligé de préciser Yohann que l’Amoureux était de gauche, je suppose que je suis la seule à avoir un poster de François Hollande dans ma chambre. Mais je suis juste incapable de comprendre comment mes convictions m’ont portée à gauche, je n’ai pas du tout la sensation que c’est en contradiction avec mes parents, juste que ça correspond mieux à mes préoccupations, ma vision de la société… Mais ces différences, je n’en fais rien. J’ai cessé de parler politique avec mes parents pour la paix de nos esprits, je ne leur raconte que très rarement mes péripéties amoureuses (je crois qu’ils ont entendu parler de 5 des mecs que j’ai rencontrés et encore, deux, c’était par hasard du genre l’un m’avait mis des suçons plein le coup et l’autre m’envoyait des tas de textos durant le week-end parisien de mes parents, ces derniers ont donc compris qu’il y avait quéquette sous couette), pas du tout mes péripéties sexuelles et je jure en toute sincérité à chaque changement de poste que cette fois-ci, je vais y rester. Donc cette fois-ci, j’ai retenu, j’ai rien juré du tout, je ne dis RIEN.


estella-warren.jpg

Pourtant le modèle parental de la famille Bartoldi me paraît plein de bon sens et garantie d’un certain bonheur. 35 ans que mes parents sont amoureux et ils ont leur coté foufou puisqu’ils se sont mariés 1 an et 3 mois pile après leur premier bisou. A l’heure actuelle, je ne serais pas capable d’un tel engagement en si peu de temps. Mes parents sont un merveilleux modèle dans la mesure où ils m’ont appris qu’on pouvait avoir une carrière chronophage et avoir des enfants heureux. Pendant toute mon enfance, mon père faisait des journées de 12h, de 8 à 20h (aujourd’hui encore…), ma mère a fait les 3×8. Alors oui, le soir, quand je rentrais chez moi, j’étais pas toujours accueillie par ma maman qui nous avait préparé un bon goûter, nous avons dû nous débrouiller toutes seules pour de petites choses comme faire nos devoirs sans rendre de compte à personne (ce que je n’ai jamais vraiment fait, en fait, j’ai commencé à bosser à la fac). 


devoirs_soir.jpg

En fait, je trouve que cette histoire de rupture avec un modèle quel qu’il soit ne me correspond pas. J’agis et réagis en fonction des aléas de la vie, sans calcul spécifique car j’ai compris qu’il s’agissait d’une gageure. Je peux commencer une nouvelle relation ou un nouveau boulot avec le secret espoir d’y trouver une stabilité, que ça dure, on ne sait jamais. Mais je refuse de me mettre la pression là dessus. A l’heure actuelle, je suis bien dans mon nouveau boulot, nouveau boulot que je n’aurais jamais obtenu si je m’étais entêtée à rester chez TGGP ou Pubilon. Enfin, à priori mais ma non confirmation coïncidant pile avec un besoin de mon agence d’un community manager, nous nous sommes trouvés. Aujourd’hui, je suis célibataire et je fais avec, c’est parfois top, parfois chiant. C’est comme ça mais je ne force rien. Si demain, je rencontre un mec extra avec qui je suis bien, je ferai en sorte que ça dure. Si je ne suis pas
ou plus heureuse, je partirai, comme je l’ai déjà fait. Car je me fous de me faire passer la bague au doigt un jour, je n’ai effectivement pas besoin d’un nous pour exister, je ne veux d’un nous que s’il me rend heureuse (avec un petit h, l’amour comme le boulot, c’est jamais tout rose). Ce « nous » est à lire dans le sens personnel et professionnel. Je me veux et je nous veux épanouis. Est-ce vraiment une rupture ?

costume-ecoliere-rebelle.jpg

Non, mes parents ont juste eu la chance de trouver le bon « nous ».

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comment se préparer à l’avion

(article écrit avant mon départ et qui devait être publié pendant mes vacances mais j’ai pas eu le temps de gérer ça avant mon départ.
Demain, je commence à raconter mes vacances)

Donc voilà, je vais devoir prendre l’avion pendant 9h. 9h dans ma conserve volante, tuez moi. C’est ce que j’appellerais l’épreuve du feu : si je survis, je pourrai aller partout dans le monde. Je peux le faire, je peux le faire. Mais voilà, comme toute épreuve, il faut se préparer un peu, j’ai prévu le coup.


D’abord, quelques magazines bien féminins qui ne nécessitent pas l’ombre d’une réflexion. Je me suis privée de leur lecture en avril pour pouvoir les consulter dans l’avion, découvrir quelles sont les dernières tendances, les derniers problèmes sexo à la mode (toujours les mêmes à l’arrivée), les dernières anecdotes inventées par les journalistes qui nous racontent que Chloé, 27 ans, a rencontré un homme en la personne de son nouveau voisin à qui elle allait demander du sel. D’ailleurs, je suis fascinée par le nombre de nanas qui rencontrent l’amour sur le palier de leur appart. Ca fait 6 mois que j’ai emménagé et je n’ai quasi jamais croisé personne. Ca m’apprendra à toujours avoir du sel. Temps estimé de lecture de magazine : 2 à 3h.


Ensuite, je ne vais pas dormir la veille ou presque. Parce que bon, c’est pas tout ça mais je peux pas m’occuper pendant 9 longues heures enfermée dans un appareil, il me faut d’autres idées et qui est le meilleur allié de mon ennui : le sommeil. Temps estimé : 3h au moins, j’espère.  Histoire d’arriver sur place à peu près fraîche et fringante.


Entre temps, nous avons une collation et un dîner, une heure de gagnée.

Pour le temps qu’il reste, j’ai d’autres trucs dans ma besace magique. En un, un livre de sudoku. C’est super le sudoku, ça occupe la tête. J’ai aussi mon petit ordinateur, mon netbook comme on dit : léger, facile à transporter et surtout je vais pouvoir écrire un peu. Peut-être que je vous ferai un « en direct de l’avion, j’ose pas aller faire pipi ». Parce que quitte à être dans la peur stupide et irrationnelle, j’ai toujours l’impression que si je bouge, ça va déséquilibrer l’appareil. Ridicule et surtout, ma vessie ne tiendra jamais 9h. Donc il est fort possible que ce voyage marque une première pour moi : j’ai marché dans un avion. J’en frissonne d’avance.



Enfin, j’ai choisi ma place : à côté d’Alice et Anthony. Outre le fait qu’Alice sera bien achalandée en magazines aussi, je serai surtout assise à côté du duo comique. En gros, Alice aime autant l’avion que moi et elle veut toujours prendre la main d’Anthony au décollage. Mais celui-ci ne veut pas lui donner et l’empêche de la prendre pendant toute la phase de décollage. Encore mieux que le film qu’on pourrait nous diffuser.

Evidemment, vu qu’on part avec Air France, il est tout à fait possible qu’on ait des films diffusés dans l’avion mais mon père a émis un doute à ce sujet, rapport au fait qu’on partait dans un boeing. Il me semble que les Boeing ont également ce genre d’équipement. Avec de la chance, je pourrai donc m’occuper avec un délicieux nanard que je vous narrerai avec sarcasme et ironie dès mon retour.



En attendant, j’attends quand même avec impatience la fin de ces foutus trajets.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
bougie.jpg


Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Marine teste pour vous : le Golden Boy

Par Marine

Le Golden Boy marche au strass paillettes. Ceux de son monde. Comprendre anorexique/bien sapée/qui fait bien en public.
J’ai rencontré le Golden Boy en période faste, je venais de perdre 5 kgs.

GetAttachment.aspx.jpg

La mise en bouche
Tu rencontres le Golden Boy en soirée. Son domaine de chasse privilégié est le seven-to-one, mais il étend ses capacités à toutes les boîtes de nuit, ainsi qu’aux amies d’amis, lors des dîners.
J’ai rencontré le mien dans le dernier cas de figure. Comment attirer l’attention du Golden Boy? Sois mondaine, parle fort, mais ponctue tes phrases de légers gloussements pour ne pas faire trop rentre-dedans (après tout, c’est une fille qu’il recherche, pas un pote de bar pour la Coupe du Monde de rugby), circule entre les convives, virevolte, et dans un battement de cils, fais comprendre que tu es intéressée. Sans plus. Car le Golden Boy fonctionne au date. Il veut du rendement, mais si tout se joue le premier soir, c’est trop facile pour lui, le goût du défi n’y est
pas, l’envie est trop vite assouvie. Or toi, tu veux une histoire avec le Golden Boy (ou pas). Donc tu lui donnes ton numéro, tu attends qu’il te rappelle, tu le fais patienter : ça s’appelle se donner de la valeur ajoutée, c’est essentiel pour le Golden Boy. Chez lui, la maxime « A ne désire B que si B est désiré par C » n’a jamais été plus vraie. Le rendez-vous fixé, à toi de jouer. Des petites choses à savoir sur le Golden Boy, tout de même.

Les points positifs :
– il alimente seul la conversation, il a le contact facile, il te mettra à l’aise, te posera des questions, répondra aux tiennes, bref, en l’espace d’une heure, c’est la meilleure amie dont tu avais toujours rêvé, mais dans un corps d’homme, avec les hormones qui vont avec. Et, gros plus par rapport à la meilleure amie (nonobstant la masculinité), il ne t’abreuve pas de doutes existentiels, mais plutôt d’anecdotes marrantes. Le rêve.
– il roule en BMW (et même si tu sais que c’est mal d’être superficiel, tu ne peux pas t’empêcher de penser à Tom Cruise dans la Firme) (d’autant plus que mon Golden Boy n’était pas beaucoup plus grand et avait le même genre d’yeux)
– il est beau, il a le regard franc, il soigne son allure et dans le fond, tu es super fière d’être pendue au bras d’un mec aussi beau, aussi classe, aussi sexy… eeeeeh salope! t’arrêtes de mater le cul de mon homme, toi, oui???
– il est riche il T’INVITE, et non par machisme : c’est normal, s’il gagne plus que toi, que lui mette un peu plus la main au portefeuille
– il prend les devants, mène la danse, fait des compliments avec une grande spontanéité, veut t’offrir des cadeaux, ne voit que toi, te prend en photo sur son portable (oui bon, j’y peux rien,c’est le monde moderne)… en 4 mots, tu te sens belle. Tu es séduite. Tu aimes être séduite.

Les points négatifs :
– se méfier des contrefaçons : ça a l’air d’un Golden Boy, ça parle comme un Golden Boy, ça a 2 portables et un Blackberry comme un Golden Boy (c’est kéké comme un Golden Boy)… mais ça porte une chemise Yves Dorsey (vous savez le stand au milieu de la Gare Montparnasse, entre le métro et les Grandes Lignes?). Bon, n’est pas Patrick Bateman qui veut. L’intérêt, c’est qu’on a moins de chances de vous retrouver découpée en morceaux dans une benne à ordures. L’inconvénient, c’est que de la chemise Yves Dorsey au rencard à l’Indiana Café d’Opéra, il n’y a qu’un pas.
– Opéra, justement. L’ensemble du quartier. C’est celui qu’il préfère.
– il est consumériste. Parfois sans discernement (voir le premier point de cette rubrique). La culture? Pas le temps. La politique, la société? Ouais ouais… il regarde Zone Interdite et Capital, quoi…
– il cause il cause … c’est tout ce qu’il sait faire… quoique… passée la période d’essai, la conversation, essentiellement centrée autour de lui, tourne un peu à vide. Et les monts et les merveilles, tu les attends encore.
– il est bavard, certes… sauf au pieu. Et il est pressé. Pas de période de découverte. Pas de réflexion sur les attentes de sa partenaire. Il pourrait t’enculer à sec, ce serait aussi bien pour lui (si vous me permettez d’être vulgaire)
– il n’a pas le temps. Pour toi. Il te le fera comprendre au moment de la rupture, d’ailleurs. Entre son boulot, le judo, ses seven-to-one… Il n’a que les week-ends pour se détendre devant sa Wii en fumant des clopes et en bouffant des pizzas… Tu n’as pas ta place dans ce schéma.

Le SAV :
Il faut rester ami avec le Golden Boy, et ce pour 3 raisons
– il ne s’encombre pas de sentiments superflus, il te quitte, il te quitte. C’est simple et carré. Il te fera pas espérer si y a pas lieu. Un mec franc et sain (au moins dans la rupture). Ceci étant, tu pourras toujours l’exhiber comme un trophée (je sais c’est mal, mais quand-même)
– il se fait chier à sa pause déjeuner (voire pendant qu’il bosse). Par conséquent, il sera toujours d’une compagnie fort appréciable quand toi, tu es cloué au lit malade, et que personne n’est dispo sur MSN ou par téléphone.
– le Golden Boy, même après la rupture, saura rester un conseiller bancaire (et un traducteur bancaire) d’exception.

Rendez-vous sur Hellocoton !