Veux-tu m’épouser ?

Un mariage débute en général par une demande censée être la plus romantique possible, comme on le voit dans les séries et les comédies romantiques.

Pour débuter cette saga de l’été, posons le décor : il y a l’homme, que nous appellerons Jon, en hommage à mon nouveau fantasme Jon Kortajarena. Oui ok, il est peut-être gay mais on s’en fout, c’est un fantasme. Et même s’il était hétéro, je pense que mes chances de terminer un jour avec un mannequin international de 24 ans se calculent en négatif, n’est pas Madonna qui veut. Oui je vous ai pas dit, la saga de l’été ne fera pas l’impasse sur mes digressions habituelles. Bref donc y a Jon, l’homme et Nina, la femme. À l’heure où j’écris ces lignes (16 juin), le mariage homo n’est pas encore légalisé puis je suis toujours pas lesbienne donc on part en version hétéro.

Nina et Jon disais-je. De 1, comment demande-t-on quelqu’un en mariage ? La tradition voudrait que ce soit l’homme qui fasse le grand saut, à coup de belle bague, d’étoiles dans les yeux et de très fines bulles de champagne. Vu mon intérêt personnel actuel pour le mariage, c’est sur que ça risque pas de venir de moi. Bref, comment Jon pourrait-il me demander en mariage en mêlant romantisme et originalité. Non parce que le coup de la bague dans le champagne, c’est hyper éculé et faudra m’expliquer comment on ne peut pas voir une bague dans du champagne… À la limite, dans un verre de vin rouge… Et je ne parle même pas de l’idée saugrenue de planquer la bague dans un gâteau ! On ne joue pas avec la nourriture, la demande risque de se terminer aux urgences et je n’ai pas envie de porter une bague ayant trempé dans un gâteau… Ou pire en cas d’ingestion involontaire…

Quand je parle aux jeunes mariés du XXIe siècle, je constate que la demande tient plus de la négociation aujourd’hui. Du type : »tu sais, je crois que ce serait mieux de se marier ». Que ce soit pour les impôts ou pour faire plaisir à une famille traditionaliste, au choix. Évidemment, ça peut juste être par amour. Après tout, on peut décider des tas de choses par amour : vivre ensemble, faire un enfant, partir à deux faire un tour du monde, que sais-je encore ? Finalement, le mariage s’inscrit bien dans cette logique.

Sauf que la demande en mariage fait partie de la mythologie du couple. En général, quand vous annoncez la nouvelle, après les félicitations, hiiiii et quelques larmes d’emotions selon la sensibilité de vos interlocuteurs, vient la question : « comment il a fait sa demande ? » (il, toujours). « Oh bah, on se brossait les dents, il n’y avait plus de dentifrice donc je lui en ai sorti un du placard et là, il m’a dit « chérie, je t’aime, marions-nous ! ».

Manque de romantisme ? Je vous rappelle que le Jon et la Nina de cette histoire s’aiment donc à qui sert ce romantisme ? À l’auditoire en manque de belles histoires ? Car là est la vérité : on nous parle de belles déclaration, de bague cachée pour une surprise merveilleuse. Sauf que je connais un couple, le mec s’était amusé à cacher la bague sous l’oreiller… Ils ont passé une heure à la retrouver.

Non, les demandes en mariage de mon entourage ont rarement été d’un romantisme niais. La plus belle que j’ai entendue ? Celle spontanée après une bonne soirée en amoureux où cette union paraissait soudain comme une évidence. Une demande sans bague, sans calcul. Au fond, n’est-ce pas la plus magique ?

Quoi que celle de Monica et Chandler n’était pas mal non plus mais une question me taraude : pourquoi les Américains ont toujours 30 kilos de bougies chez eux ?

Ah et pour ceux qui ne connaissent pas Jon, une petite vidéo :

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La série la plus nase du monde… L’invincible

Vendredi soir,Vicky et moi sommes échoués sur son canapé à refaire le monde et nos vies, à potiniser… Enfin, une soirée normale entre filles, Vodka Tonic nous ayant quitté à ce moment là de l’histoire. A un moment, vers tard dans la nuit, notre regard est attiré par l’écran et la série qui vient de débuter, un truc ésotérico-crytique à vue de nez. Puis s’étale en gros le nom de la série : L’invincible dont l’acteur principal est… Lorenzo Lamas. Je sens que ça va être grand.

Au bout de 10 minutes, nous sommes conquises. Au bout de 2 épisodes, on décide que cette chose télévisuelle est collector. Mais qu’est-ce que donc ? Je vous
fais le pitch : Raph’ est un samouraï blanc du XVIIe siècle. Déjà, ça rappelle le Pacte des loups et son Samuel Le Bihan pratiquant le kung fu. Il a à sa disposition un padawan puceau qui s’appelle Tommy et qui ressemble (très) vaguement à Hayden Christensen. Et là, drame, il devient invincible et doit chasser des démons durant toute l’éternité à cause d’une mort, à priori celle de sa chérie japonaise qui se fringue comme une catin mais je suis pas sûre parce qu’il cherche quelqu’un et que je me demande si c’est pas son maître qui est mort et sa fiancée possédée par les
démons. La série se passe au XXIe siècle, en fait, Ralph et Tommy continuent de combattre les démons et sont aidés par Sarah, blonde greluche à gros seins.

Un immortel, un jeune maladroit (puceau) et une blonde, ça rappelle pas un peu quelque chose. Oui. L’invincible, vous l’avez compris, c’est Highlander chez les
démons. D’ailleurs Ralph il a les cheveux longs pareil et un sabre pour se battre, « une lame forgée à la force du poignet », dit-il. Nous, la lame forgée à la force du poignet, forcément, ça nous a fait hurler de rire et on n’a pas arrêté de faire des disgressions cochonnes sur le sujet, même si Ralph, il roule une pelle par épisode mais il a l’air vachement branché asiat parce que quand il embrasse la blonde, c’est juste pour lui faire un choc mais sinon, il lui colle 3 rateaux par épisode. A chaque fois, on a aussi droit à des flash back vers sa vie de samouraï blanc (combien de mecs s’appelaient Ralph et Tommy au XVIIe et partaient apprendre le kendo au Japon ?) pour bien nous perdre dans l’histoire. Genre à chaque fois qu’il prend un
coup sur la tête ou part dans ses pensées, petit flash back. On a même eu droit à un épisode western où il y avait trois niveaux de récit : la vie du XVIIe, la vie du XXe et la vie dans un monde parallèle de démons. Comme celui là, c’est le premier qu’on voyait avec Vicky, on avait un peu de mal à capter… En plus de pomper honteusement Highlander, le Pacte des loups et Bruce Lee et Buffy, on retrouve aussi des scènes odieusement pompées de Matrix. Bref, du vilain copier/coller.

Et pourtant, c’est génial. Les acteurs sont mauvais, les bagarres sont catastrophiquement jouées, les démons sont éliminés en un seul coup de poing, les dialogues sont à hurler (de rire), les histoires déplorables… Mais en fait, cette série joue sur les degrés. Il y a une part d’humour très potache, notamment avec Sarah qui est une gourdasse qui se prend la porte du saloon dans la tronche par exemple. Sans parler de la scène de bagarre où une serveuse du bar se castagne avec des cow boy et se prend même un pain. Autre ressort comique : la virginité de Tommy. 4 siècles sans tremper son biscuit, ça commence à le travailler le petit. C’est même le point essentiel d’un épisode où il est choisi par des démons pour être sacrifié et il
fallait que le sacrifié soit vierge. Là, les démons le soulèvent en scandant : « Virginité ! Virginité ! Virginité ! ». Ben, il a beau avoir 400 et quelques années, on sent bien qu’il ne le vit pas super bien.

Bref, je ne suis pas sûre de regarder de nouveaux épisodes puisque j’ai souvent mieux à faire le vendredi soir mais j’avoue que j’ai trouvé cette chose
merveilleusement drôle. Mais c’est quand même mieux à regarder à plusieurs, histoire de bien se marrer.

PS sans rapport : Ca me tente pas mal le kendo, y a des gens qui en font ?

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Là où la raison s’achève…

Par Lucas

Lectrices lecteurs, cet article est un plaidoyer qui va emmerder un grand nombre d’entre vous. N’hesitez pas à l’exprimer en comm, ce qu’autant plus que j’ai  peuplé mon texte de digressions. J’ai essayé de limiter ces anicroches mais j’ai eu la flemme pour le reste, la flemme de me centrer sur le sujet. Je vous prie donc de bien vouloir excuser ce manque de rigueur et tolérer les touches personnelles.

Je viens de tomber à l’instant au travers du profil d’un copain, sur un groupe bien installé sur Facebook :
Je hais Jean-Jacques Goldman.
Ouha le chooooc ! Ya donc des gens qui n’aiment pas Jean-Jacques ? C’est un truc de gueudin !
Du coup j’en suis venu à me remettre en question et à scribouiller un article.
Allez, installe toi tranquillou, lectrice/lecteur…


Goldman un gros nase ? Pour ma part j’avoue…
1) Je m’étais déjà dit que certaines paroles étaient faciles.
Par exemple, au-delà du thème d’un quotidien monotone et de l’invitation à se prendre en main, le refrain de Encore un matin est su-per-niais (« Un matin, ça ne sert, à rien ; un matin, sans un coup, de main, un matin c’est le tien, c’est le mien, un matin de rien, pour en faire… un rêve plus loin… »)
2) J’avais effectivement noté que la batterie était parfois entêtante et que Goldman pouvait être insignifiant par moments…

Ces préalables avoués, je me suis posé la question : quess que je kiffe chez Goldman ? Est-ce simplement parce que c’est un chanteur de ma génération et que les djeunz cool le trouvent insignifiant/redondant comparé à LEUR(s) star(s) des 90’s ? Est-ce que je n’aurais fait que reproduire le schéma ? Celui de mon grand père fan de Tino Rossi ou de mes parents dingues de Hugues Auffray & Brassens : des chanteurs de LEURS générations…

Je dois reconnaitre que j’avais souri il y a quinze ans quand j’avais trouvé, sur le livret de l’album Singulier, deux pages centrales dédiées aux critiques envers Jean-Jacques et que celui-ci avaient glissé exprès. Critiques principalement écrites par un sale seul bonhomme, journaliste à l’événement du Jeudi et dont les propos sont sur cette page. (Lucas ou l’art de fair des articles documentés…) Dès lors comment argumenter mon panégyrique ? Paye ta mission Lucas !!

Envole-moi !

Pour moi, Goldman c’est un retour 20 ans en arrière à mes classes de primaire. La preuve en est : je ne me suis pas du tout intéressé à ses productions au-delà du CD « En passant« . Je n’ai jamais écouté « Chansons pour les Pieds » par exemple et je crois d’ailleurs que c’est son dernier CD.
Goldman c’est comme Balavoine et Julien Clerc : ils sont plus ou moins associés à mon enfance, une période où j’ai appris à les écouter car ma mère était fan avec plein de K7 et des… vinyles. J’ai le souvenir du dimanche matin où ma mère m’emmenait à la mer (je vivais près d’Avignon alors). Sur le chemin vers  les calanques de Carry-le-Rouet, à travers les Alpilles (les Baux de Provence, les grillons, ah là là…) on écoutait Goldman à fond dans la voiture qui ronronnait gentiment en roulant vers la plage.
Or après une journée passée à bondir dans les vagues et à construire des forteresses imprenables t’y arriveras jamais essaye pour voir, il fallait rentrer…
Et voila.
Dans mon subconscient, Goldman, c’est ça !
C’est rouler vitres ouvertes, sous un soleil éclatant, au retour de la plage avec cette odeur de bitume brulant et de lavande. Goldman, c’est chanter à tue tête J’irai au bout de mes rêves en m’aspergeant d’un brumisateur d’eau d’Evian parce que la 205 elle n’avait pas la clim…
Mais je m’écarte du sujet…
Enfin non pas trop…

Je crois que pour beaucoup d’entre nous Goldman est associé à des moments précis de notre vie et que chaque chanson est porteuse d’une atmosphère ou d’un souvenir. Par exemple, chaque fois que j’écoute Je rêvais d’un autre monde de Téléphone,  je pense à la cuisine de mon enfance où je débarquais le matin, la tête dans le cul, pour gober un bol de Chocapic alors que ma mère était déjà partie bosser en laissant la radio allumée.
Goldman, c’est un peu pareil.

Il suffira d’un signe…

Je te donne est associé à une fête de fin d’année à mon école primaire (de la même façon, Life is Life de Opus est, pour moi, accolée à une fête foraine en CM1).
Mais surtout, Goldman, c’est un mélange entre rêveries/espoirs (Là bas, On ira) et réalités (La vie par procuration, Elle a fait un bébé toute seule, Elle attend).
Et ça c’est hyper important !
Certes, chers détracteurs, certes, ses paroles, ses textes feraient parfois sourire un prix Goncourt.
Mais très souvent elles sont porteuses d’une subtilité, voire même et surtout d’un univers à part entière. Je crois que c’est ça qui me plait boucou chez Goldman. Allez donc réécouter Tout
était dit
: perso, j’ai toujours un sourire en écoutant cette scène de vie, aussi intense qu’éphémère.
C’est peut-être ça que j’aime bien aussi. Ce caractère humain décrit sans fioritures et sans artifices. (NB : je crois que ce que j’apprécie également dans Tout était dit c’est son coté Blues. Ce
petit coté Blues que je kiffe dans la seule chanson de Celine Dion qui me plait : le Ballet…)

De la même façon je me suis rendu compte, années après années, que Goldman avait graaaaave travaillé pour les autres, par exemple  c’est lui qui a écrit Il me dit que je suis belle interprété par Patricia Kaas. Je vous rappelle qu’il a entièrement écrit et composé l’un des rares albums de Djonny que j’apprécie (lien de cause à effet ?)  : Gang.
Dans Gang, il y a quelques titres que je surkiffe : le méconnu Ton Fils (repris par les Enfoirés par la suite) ou encore Laura (où Johnny parle de sa fille), Je te promets (Je te promets le sel au baiser de ma bouche)et surtout J’oublierai ton nom, une chanson à chanter lors d’une rupture et qui me fait toujours autant frissonner (surtout le refrain en anglais chanté par Carmel… Ayayaye.) Pour les paroles de ces chansons, un commentaire facile vient à l’esprit et résume tout : « c’est trop ça »

Et puis zut ! Goldman ce n’est pas que l’amour. C’est aussi plein de sujets « sérieux » (genre, l’amour ce n’est pas sérieux…)

– la Shoah avec Comme Toi ou Encore
– le partage et l’ouverture d’esprit avec Je te Donne,
– la solitude des personnes âgées avec La Vie par Procuration…
Sans oublier tous ces titres où il pose clairement des questions existentielles (Filles Faciles qui anticipe la chanson Un homme qui aime les femmes de Tryo) ou même quand il évoque des choses qui nous font grave rêver. Ainsi, je suis certain que je ferais déprimer  5 ou 6 passagers Kostar Kravatt allant bosser un matin si je leur passai, dans la rame de RER, le refrain de J’irai au bout de mes rêves... voire même une partie du refrain précité de Encore un matin (« un matin de rien, pour en faire, un rêve plus loin… ») Perso, j’en suis
même réduit à faire une extrapolation de Là bas quand je pense à mon avenir sinistre de cadre supérieur (mais supérieur à quoi ?). Je me dis que créer une boite, si je trouve une bonne idée, c’est l’équivalent de partir à l’aventure. En terra cognita, là bas, là où il faut du cœur il faut du courage mais tout est possible à mon age… Oui, je l’avoue écouter Là Bas, ça me
fait rêver. C’est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?

 


22 years ago… Le clip de Je te Donne en playback avec Jones qui ne gratte rien du tout et les deux chanteurs qui sont en retard de deux temps dans leurs playback ! Le batteur, le saxophoniste
et le bassiste qu’on voit au dans le dernier tiers sont à mourir de rire ! Kitshissime !
(presqu’ autant que le clip de Nuit de Folie de Début de Soirée qui à l’époque était bcp plus torride et dont on fetera les 20 ans le 11 Juin
!)

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