Quand t’es en couple…

C’est l’été et il fait trop chaud pour être tout le temps énervée donc j’ai décidé de mettre la pédale douce sur mes articles féministo-politico-réveillez-vous-putain et remettre un peu de douceur et de légèreté sur ce blog. En fait, c’est assez amusant de voir l’évolution de ce site, d’un truc léger de jeunes cons privilégiés à un truc de meuf toujours énervée. Mais là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, je vais vous parler d’amour ou tout du moins de relations amoureuses. Quand t’es en couple, la vie n’est plus la même.

Quand t'es en couple

Je suis passée de longues années d’un célibat joyeux, entrecoupé certes de quelques épisodes de relations amoureuses parfois monogames, à une vie de couple peinarde. Je partage désormais mon foyer avec mon doux Victor et nos deux chats fous, ma vie est belle. Ca ne veut pas forcément dire que la vie de couple, c’est mieux que le célibat, c’est ma vie avec Victor qui est belle. Vous saisissez la nuance ? Mais être en couple, ça change la donne et pas qu’un peu, je m’en rends compte encore aujourd’hui. Déjà, on n’a plus le même sens des priorités : avant, je m’en foutais de finir tard pour terminer un dossier, je gérais mes horaires comme je voulais. Depuis que je suis en couple, j’essaie de limiter les nocturnes… mais j’arrive aussi globalement plus tôt (alors que paradoxalement, je vis beaucoup plus loin, j’ai troqué mes 25 minutes de marche heureuse contre 50 minutes de RER+métro… et encore, j’ai du bol, je n’ai qu’un changement mais si j’ai su rentabiliser au mieux ce trajet en lisant ou en écrivant, je pense que ça explique quand même pourquoi j’aime de moins en moins les gens. Je digresse). Je me rends compte que mon travail n’est pas ma priorité, surtout pour ce que ça me rapporte.

Un couple lèche une sucette

Alors je me dis “tiens, si je lançais une bonne vieille série des familles comme je faisais parfois sur mon blog sur le sujet “quand t’es en couple” et s’amuser à repérer les différences entre la vie d’avant et la vie de maintenant, en positif et aussi en négatif. On va parler travail, oui, mais pas que, parlons loisirs, relations avec les autres personnes, peut-être vacances… courses, ménage, nourriture… Plein de choses changent, en bien ou en mal. Heureusement, la réussite du bonheur n’est-elle pas dans l’adaptation ?

Le bonheur en amour

Je vous laisse méditer sur cette sentence sans sens.

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Allo le bisounours !

Il me semble que l’expression “allo” est interdite depuis 2012 ou 2013 mais je m’en fous, je suis une rebelle. Dernièrement, j’ai été prise à partie pour une bande de personnes peu sympathiques sur Twitter confondant provoc et ignominie (“moi les migrants, si je les croise, je leur pisse dessus”, au hasard). Alors que je m’évertuais à défendre un certain humanisme et en appeler à une empathie de base, je finis par recevoir l’insulte ultime “ahah, bonjour le bisounours”.

bisounours

Mais dans quel monde on vit ? Si je devais me choisir un terme pour qualifier ma vision de la politique, je me dirais humaniste. La droite ou la gauche sont des concepts somme toute assez abstraits surtout quand tu vois la gueule de la politique de notre gouvernement de “gauche”. Je trouve ça assez fascinant d’ailleurs : ils ont une politique dans la droite ligne de ce que nous a infligé Sarko pendant 5 ans (les mêmes putains de polémiques stériles, les mêmes “sujets de société” qu’on nous jette à la gueule comme de la poudre de perlimpimpin pour qu’on oublie un peu les chiffres désastreux du chômage et les lois qui ne cessent de nous élargir l’anus), ils franchissent même certaines limites que Sarko et co n’avaient osé dépasser et les gens de droite les détestent quand même… A un moment, je comprends pas comment on peut mener une politique qui va à l’encontre de votre ADN, qui ne satisfera pas ceux de votre camp tout ça pour gratter des voix que vous n’aurez de toute façon jamais. Ca me fascine, je vous dis ! Mais je digresse.

Hollande-reflechit-a-un-pacte-entre-droite-et-gauche

Donc humaniste dans le sens où ce qui me paraît primer avant tout, c’est le respect de l’Humain, qui qu’il soit. Je rêve d’une société un peu plus équilibrée et solidaire où chaque individu naît égal et peut prétendre avoir la même chose. Non parce que faut arrêter avec l’égalité des chances et l’ascenseur social, ça fait des années qu’il ne fonctionne plus. Si tu nais du mauvais côté de la barrière, tu iras dans une mauvaise école, personne ne t’encouragera à bosser puisque de toute façon, tu ne pourras pas faire d’études supérieures. Au mieux, tu iras à la fac et on sait tous la valeur de ces diplômes par rapport à ceux d’écoles privées payantes. Perso, je suis un peu fatiguée de vivre dans un monde où le savoir devient de plus en plus une denrée alors que l’éducation me paraît tellement la solution à ce mal vivre ensemble. Tout fonctionnerait mieux si on arrivait à respecter autrui et à se respecter soi même. Pour commencer.

Vivre-ensemble-dans-le-chaos

Bisounours, moi ? Il me semble pourtant qu’il suffirait de renverser quelques éléments pour que tout devienne tout de suite plus facile. Asseyez vous quelques instants sur le quai d’un métro et observez, c’est hyper parlant de la société actuelle : tout le monde essaie de se baiser la gueule pour son propre intérêt. Vous avez ceux qui essaient à tout prix de monter dans la rame pour avoir une place, quitte à ne laisser personne descendre, bousculer ceux qui ne vont pas assez vite. Il y a ensuite le grand jeu des places assises : malgré l’ordre de priorité, personne, ou presque, n’acceptera de laisser sa place, plongeant le nez dans son livre ou smartphone en mode “je t’ai pas vu, lalala”. D’autres s’installeront sur les strapontins malgré la foule et auront toujours une très bonne excuse à sortir à ceux qui auraient l’audace de se plaindre de leur attitude. Bref, dans le métro, on est dans la lutte permanente pour avoir la meilleure place, on agit dans son seul intérêt sans faire l’effort de penser à son voisin. Céder sa place ? Mais on ne voudrait surtout pas se faire avoir.

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Résultat : tout cet égoïsme et cette préservation de son intérêt propre rend la vie en société de plus en plus pénible. Je sais pas vous mais perso, prendre le métro me rend très facilement de mauvaise humeur. Et ça me rend conne aussi, je rentre très vite (trop vite) dans le mood “mon intérêt d’abord!” même si j’essaie de céder ma place aux personnes âgées et femmes enceintes si je les repère. Mais on vit dans une société où on nous invite à être “le plus malin”, où on valorise les arnaqueurs et on dénigre les “bons élèves”, ceux qui jouent le jeu de la société sans chercher à en tirer un bénéfice particulier. Comment tu veux qu’on arrive à vivre ensemble quand on t’explique qu’il faut baiser son voisin dès que possible.

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Moi, j’ai envie de croire que la donne peut changer, il faudrait qu’on s’y mette tous, qu’on comprenne qu’un gain immédiat a finalement moins de valeur qu’un effort de cohabitation permanent. Ca ne tient tellement à rien quand on y pense. Quelques décibels en moins lors de votre soirée dans votre studio, céder sa place, tenir une porte, laisser passer ceux qui n’ont qu’un article à la caisse quand vous avez un panier plein… Chercher à s’entraider et à s’être agréable plutôt que de tenter de s’arnaquer les uns les autres.

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Bisounours ? Je sais pas, à un moment, tu peux arrêter d’être un gros connard cynique qui préfère baiser le système plutôt que de participer à sa bonne marche ? Est-ce si bisounours de croire que l’être humain n’est pas une raclure de bidet en soi et qu’il suffirait de lui enseigner les bienfaits d’une vie collective en toute harmonie plutôt que de glorifier les escrocs du quotidien ?

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Pourtant, malgré mon côté Bisounours, y a des fois où je me fais bien baiser la gueule à être trop gentille… Céder à la mesquinerie ou poursuivre sur la voie de la bienveillance ? Nous en parlerons demain.

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Sea, salt and sun

Des fois, je me défonce tellement violemment sur mes titres, j’aurais dû postuler à Libé. Ou à Voici, je sais pas…

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La semaine dernière, j’ai pris mon petit sac à dos, destination l’Ile de Ré pour une semaine de thalasso en famille. J’étais vierge niveau thalasso, je vous raconterai ça demain (ou un autre jour). Là, je vais faire un petit point vacances. Non parce que si j’étais pas partie entre septembre et mai (mais qu’a-t-il pu arriver en septembre et mai, lalala), je me rattrape depuis ! Égypte, Lyon, Marseille et là, Île de Ré. C’est foufou ! En famille disais-je, nous avons donc papa, maman, Alice ma sœur, Anthony son mari et surtout le plus beau, le plus gniiiiiiiii, mon neveu adoré. Je vous raconte pas le shoot d’ocytocine que je me suis pris cette semaine, cet enfant est tellement adorable et mignon et beau… Je dis ça en toute objectivité bien sûr. Mais je digresse, revenons à l’Ile de Ré.

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La dernière fois que je suis venue, j’avais environ 16 ans, je crois donc mes souvenirs étaient légèrement brumeux et pas super bons vu qu’on avait fait 34 km en vélo donc un petit paquet face au vent et le sport et moi, à l’époque, on se côtoyait pas trop (sport pratiqué par ma personne à ce moment là de l’histoire : tir à l’arc. Ça situe). Là, j’étais sûre qu’on ferait pas de vélo vu qu’on a le pitchou donc j’étais venue confiante. Et j’avoue que j’aime l’océan. Même si je comprends pas bien les marées (enfin, si, je comprends mais je sais jamais dans quel sens elle va, là, de suite) et que des fois, la marée basse, ça pue. On a ainsi fait une virée à St. Martin en Ré en mode « respire par la bouche ». Mais c’est beau, les paysages : la campagne verte, les fleurs sauvages, l’odeur de sel et de mer, la brise, l’iode en permanence. Pour une Méditerranéenne depuis l’enfance, l’océan a le charme de l’inconnu. J’aime les balades en bord de mer avec la brise parfumée qui te fouette, les roses trémières à foison, les coquelicots, les couleurs chatoyantes. Et le gris, le vert, le bleu, le sable. C’est étrange comme la monochromie de la mer et du ciel (merci la météo pas au top) peut contrastée avec les champs envahis de coquelicots, de fleurs mauves et jaunes.

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Niveau météo, ça n’a pas été la fête mais bon, comme disait ma sœur, on a évité la tempête tropicale puis c’était pas si gênant. On ne s’est certes pas baignés (alors que l’an dernier, je m’étais offert un bain à Hendaye à la même époque et en deux pièces s’il vous plaît) mais on a pu se promener. On a fait le classique : Saint Martin en Ré (dont une fois avec une très forte odeur), La flotte (ma préférée), Ars en Ré et le phare de la Baleine. On n’a pas trop fait les marais salants ou les plages mais bon, on était là pur se reposer avant tout. Et manger des fruits de mer. Huîtres, palourdes, crevettes, langoustines, bulots, bigorneaux, crabes… Je suis tellement iodée que je dois briller dans le noir. Mais quel délice ! Un peu de pineau, chardonnay et trousse chemise également, faut bien faire glisser…

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Mais parlons de l’essentiel, le sel de ses vacances : mon neveu. Je vous en parle peu mais je suis tellement tatie Gaga que je suis aussi chiante que si c’était le mien, je montre ses photos à mes copines, j’annule des soirées pour le garder, j’en suis folle. C’est pas ma faute, c’est le plus beau du monde, c’est le petit chouchou de la nounou, il sourit à tout le monde et il est beau, voilà. J’ai appris à m’en occuper et ma mère me trouve incroyablement douée, surtout pour une fille assez indifférente aux enfants. Mais bon, c’est pas un enfant, c’est mon neveu… Grosse semaine pour le pitchou : premier bain en piscine, premier petits pieds dans l’océan, premières grandes vacances. Du coup, cette semaine, il a acquis plein de choses : il marche désormais à 4 pattes, il s’assied tout seul, il maîtrise à la perfection le « prfffff prfffff » (et crache donc sur tout le monde) et les cris suraigus. Ce qui donne quand il rigole « hiiiiiii prfffff prfffff », quand il joue « hiiiiiiii prffffff prfffffff » et quand il pleure « hiiiii prfffff prfffff » (il sait pas pleurer). Bref, grosse semaine pour le bébé le plus merveilleux du monde qui semble souffrir comme sa tante de légers problèmes de sommeil vu qu’il a assez peu dormi pendant ces vacances. L’excitation.

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Bref des vacances parfaites. J’en aurais bien repris une louchette vu que cette semaine, je suis pas en vacances mais en arrêt maladie pour cause de… Opération du genou. Le retour... Mais rassurez-vous : on m’enlève juste les vis. Bon, je serai pas au top de ma séduction avec les points que ça va ma rajouter mais vu que ma jambe gauche est toujours défigurée par la blessure que je me suis faite en janvier dans le métro, je suis plus à ça près. Par contre, j’espère ne pas boiter !

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La norme Fotolia

Les grands connectés que nous sommes guettons avec une pointe d’angoisse les énormes consortiums qui tentent de nous imposer des normes, de nous emprisonner dans leur petit monde. Apple, Facebook, Google… On hurle à l’imposition d’une norme, aux ponts fermés entre ces univers. Sur mon iPhone, j’ai d’office safari et non google chrome, j’ai hérité du magnifique Apple Plans au lieu de l’efficace Google Map. D’ailleurs, si vous vous ennuyez, découvrez le tumblr des ratés d’Apple Map. Je trouve qu’il y a de la poésie là dedans…

Mais il y en a un dont on ne parle jamais alors qu’il dessine insidieusement notre monde digital. Parfois, dans un élan de procrastination, je m’en vais lire un article de presse en ligne et notamment des articles de presse féminine qui ont pour avantage de bien me détendre entre deux powerpoints. Or que constaté-je en « feuilletant » ces sites : ils sont envahis de photos Fotolia.

Je parle de la presse féminine mais c’est la même pour la presse économique et entrepreneuriale, vous savez, ces photos avec des mecs aux dents blanches et costard cravate qui sourient en levant le poing tel des winners du business, le tout se passant dans des bureaux immenses, blancs, aseptisés.

Et c’est là précisément que je veux en venir. Les photos Fotolia se passent dans un univers plus blanc que blanc, tout est calculé, propre, pas un cheveu qui dépasse. Comme dans tout l’univers de la pub et des médias me direz vous, oui, mais si tous les webzines commencent à se nourrir à la même source, ne risque-t-on pas d’avaler la norme Fotolia sans nous en rendre compte ?

Moi, je dis non ! Et même que je vais relancer mon tumblr des photos tartes pour dénoncer. Même s’il devrait durer 15 jours, comme la plupart des sites périphériques que je lance. D’ailleurs, il serait temps que je reprenne Week end sac à dos, il a été victime de la mort subite du nourrisson… Sans parler des dizaines d’url que j’ai achetées pour en faire des blogs (bon, non, pas dizaine). Moi et ma capacité à vouloir faire plein de trucs sans prendre le temps de les faire. Digression, mon amour.

Bref pour en revenir à Fotolia, je dis non ou alors, détournons les, ridiculisons-les ! Disons non à cette norme insidieuse ! Retrouvons le plaisir des gens aux peaux et silhouettes imparfaites, aux décors colorés, au bordel, à la vie quoi… Que les rédactions arrêtent de s’abonner à ce site (et à ses avatars) pour refaire leurs propres photos. L’illustration fait partie de l’article, autant maîtriser aussi ce contenu là, non ?

PS : Je suis pas un journal, moi, je suis pauvre mais dès que je peux, je mets mes propres photos.

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Génération Y : génération instable ?

Pendant mon voyage en Sicile, j’ai lu un bouquin prêté par Salima : génération Y de Myriam Levain et Julia Tissier . Forcément, quand on tient un blog appelé les vingtenaires, on ne peut être interpellé par ce livre. Et à chaque page tournée, cette perpétuelle réflexion : « c’est tellement vrai ! »

Je fais partie de la frange la plus âgée de la génération Y. Quand j’ai vu le jour, Mitterrand n’était pas encore Président de la République, John Lennon n’était pas encore mort, la guerre froide était encore vivace avec le boycott des JO de Moscou. Je suis plus une digital adopter qu’une digital native puisque je n’ai eu Internet qu’à 18 ans, mon premier mobile à 19 avec une carte prépayée et je ne le voyais que comme un fil à la patte. J’ai cependant rattrapé ce petit retard puisqu’aujourd’hui, je suis une digital worker et j’aime faire ma vieille conne « mon premier taf, c’était pour une plateforme mobile, on était sur le wap ». Phrase magique donnant la sensation que je suis une pionnière. Dans les faits, 5 ans de community management, ce n’est pas si courant (mais pas exceptionnel non plus).

Justement, ces 5 ans d’expérience, parlons en. Je l’applaudis juste pour cette fabuleuse transition que je n’avais moi-même pas vu venir, je maîtrise à mort mes digressions. Si je regarde mon parcours professionnel, j’y vois de la frénésie, de la fuite en avant, du qui fait peur en entretien « heu mais vous restez jamais plus d’un an et demi dans une société ? ». Bah non et je vais t’expliquer ça en deux mots : perspective d’évolution.

Discussion entre collègues à la cantine, il y a la team des chefs de projet (dont moi), une ou deux consultantes et Guillaume dit « directeur de la production » soit le manager des chefs de projet. Mon n+1 en clair. Figurez-vous que Guillaume quitte la société pour de nouvelles aventures et il eut cette sentence terrible « non mais tu fais un an et demi, deux ans à un même poste puis tu changes de boîte pour évoluer ». Et à de rares exceptions près, il a raison.

Notre vie professionnelle est comme un mur d’escalade : quand une voie est obstruée, tu en prends une autre. Rare sont les ascensions rectilignes. Et qu’est-ce qui obstrue les voies ? Nos n++. Normal hein, ils étaient là avant et dans le digital working, si tu attends la retraite de tes n++, tu ne progresseras pas. Par exemple, si je prends mon cas, mon n+1 a un an de plus que moi… Et mon n+2 deux ans de moins !

La génération Y n’est pas instable par essence mais simplement par manque de passivité et de résignation. Force est de constater qu’au bout d’un an et demi, ton poste, tu le maîtrises et tu commences à t’ennuyer et avoir envie de nouveaux challenges. Car même si le boulot n’est pas le centre de notre vie, passer 8 à 10h/jour à s’ennuyer n’est pas vraiment bon pour l’épanouissement personnel. Ce n’est qu’une envie légitime après tout. Or nous avons le choix : notre boîte actuelle où les perspectives d’évolution sont nulles ou à peu près (d’ailleurs, en terme de formation, on te file des cours d’anglais alors que finalement, tu ne t’en sers qu’une fois tous les 6 mois plutôt qu’une formation te permettant de prendre du galon) ou une boîte concurrente qui a trouvé ton cv incroyable et qui te permet de grimper. On ne répond pas à toutes ces offres bien sûr mais pour peu qu’on toque à notre porte au moment où on commence à soupirer d’ennui, on saisira l’aspérité à pleine main pour gagner quelques mètres de hauteur.

Comme dit dans le livre, ce n’est au fond que du donnant-donnant. Tu n’investis pas sur moi, ma loyauté restera opportuniste. Un peu finalement comme une relation amoureuse : mieux ne pas trop s’investir avec une personne qui nous rend peu, on peut vite avoir un goût amer en bouche. Comme m’expliquait Simon quand je bossais chez TGGP : »ils sont pas chauds pour les formations car ils ont peur qu’on parte ailleurs ensuite. » Tu ne me donnes rien, je ne te rends rien, surtout pas ma loyauté.

Si certains membres de la génération Y vivent très bien cette situation, je fais plutôt partie de ceux qui font avec. Je cherche la stabilité avec ardeur mais pas à n’importe quel prix non plus. Parce que si aujourd’hui, je gagne plus de 50% en plus par rapport à mon premier salaire (effectivement bas voire très bas), c’est bien parce que j’ai bougé. Mais après tout, le turn over est notre quotidien et, au bout de quelques années, l’annonce du départ de tel ou tel collègue n’est plus un événement.

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Bac+8 ? Oh on va te payer au smic

J’ai une copine qui a fait de looooongues études pour devenir docteur es histoire. On appelle ça communément une thèse. Mais ce n’est pas tout, elle est également normalienne et agrégée. En somme une fille qui entre dans la vie professionnelle avec une grosse valise Vuitton. Du moins le croit-on.

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Après avoir passé 2 ans à New-York pour sa thèse, il est temps de rentrer en France pour devenir professeur. Dans mon monde parfait, l’agrégation me paraissait être un sacré ticket pour enseigner à la fac mais en fait non, ça te garantit normalement de ne pas enseigner au collège. Donc notre amie thésarde regarde son affectation et après avoir hérité d’un lycée dans une ville réputée difficile, elle hérite finalement d’un poste moisi à mi-temps ou un truc du genre (je ne suis pas très au fait, je ne suis pas dans l’enseignement). Salaire mensuel ? 1100 €.

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Je précise que la scène se passe en région parisienne, le pays où les studios se louent 600 à 700 €. Donc si on enlève le loyer, l’électricité et la bouffe plus un quelconque moyen de communication, la demoiselle devrait finir le mois avec à peu près – 300 € sur le compte. J’exagère ? Pas si sûr ! Oh, je sais, des gens au smic, au vrai, y en a plein alors je vais pas la jouer misérabiliste pour la petite prof de lycée. Certes. Sauf que là n’était pas tant mon propos.

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Je l’ai déjà dit plusieurs fois, en France, on a un vrai problème avec nos études. J’avais un jour lu un article passionnant expliquant qu’il y a 50 ans, la différence se faisait au brevet des collèges, y a 30 ans au bac (avant 68, seuls 20% des candidats avaient leur bac), aujourd’hui, c’est à bac+2. Ben oui, vu qu’on doit atteindre 80% des candidats ayant leur bac, c’est du bradé. Surtout qu’il faut s’aligner sur les moyennes nationales. Quand Lucie bossait dans les Antilles, elle avait eu des copies catastrophiques, elle les avait notées à leur juste valeur. Non, ça n’allait pas, les notes étaient trop basses. Du coup, les notes ont été relevées et des candidats qui ne méritaient sans doute pas leur bac l’ont finalement eu. Pour ce que ça sert le bac, de toute façon… Je me souviens il y a 12 ans (pan! dans ma gueule au passage), quand je passais le bac, mes parents m’avaient bien saoulée sur l’importance d’une mention. Ben là, avec le recul, ça me donne envie de m’en taper les cuisses de rire. Ma mention au bac, elle m’a servi à demi crâner en 1ère année de fac et sur mon CV pendant quelques années. Depuis, ma « formation » débute direct à la maîtrise d’histoire, j’ai plus la place de détailler ce qu’il s’est passé avant. Je digresse, pardon.

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Mais la réalité  est bien triste. Un bac+8, c’est quand même pas à la portée de tous et selon les disciplines, avec un tel niveau, tu te fais un joli petit salaire. Mérité, hein, tant d’abnégation, de volontarisme, ça doit se payer, c’est normal. Sauf qu’en France, je l’ai déjà dit mais j’adore me répéter, les filières littéraires, on s’en tamponne franchement le cocotier, surtout l’histoire géo, on sait bien que ça sert à rien. Je suis sans doute partiale dans cette histoire mais ça me fout vraiment en colère. A quoi ça sert de faire de longues (et brillantes) études si c’est pour se retrouver avec un salaire aussi bas ? La prime au mérite, ça ne vous dit rien ? Oui, c’est vrai, c’est son premier poste de titulaire alors on peut comprendre que le salaire ne soit pas à hauteur de 3000 € mais il ne me semble pas que médecins ou pharmaciens ou chercheurs en science débutent au smic.

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Et quelque part, ça m’écoeure, j’ai la sensation d’un « tout ça pour ça ». On sait que certaines voies sont bouchées et que les choisir est synonyme de parcours du combattant.Quand, après mon bac avec mention, j’ai choisi la voie Histoire au lieu de tenter Science Po ou même droit, mes parents étaient un peu sceptiques. A tort ou à raison, mes fréquentations science-politologues m’ont un peu prouvé que Science Po (du moins Toulouse, je ne sais pas les autres), ça ne sert pas à grand chose avant le niveau master, ce n’est qu’une bonne
prépa pour les concours : tu apprends un peu de tout sans te spécialiser sur rien. Bien sûr, ça m’aurait plu vu que je suis une vraie pique-assiette de la connaissance et que j’ai toujours envie d’apprendre de nouveaux trucs. Mais bon, c’est un peu pareil, quelle que soit la filière choisie, sans master, tu peux pas faire grand chose à part passer des concours. Mais normalement, les longues études marchent par écrémage, un peu l’inverse du Cid « Nous partêmes 5000 mais par de vils partiels, nous nous vîmes 30 en arrivant en master » (ça ne rime pas mais oh, je suis pas dramaturge en alexandrin, moi, j’ai pas fait les études pour). Faire donc une thèse, quelle que soit la matière, ce n’est pas donné à tout le monde, faut être bosseur et super opiniâtre. Parfois, j’aime imaginer qu’un jour, je ferai une thèse parce que j’ai adoré faire de la recherche mais avant la retraite, reprendre des études, ça me paraît un peu mal barré. C’est con, j’ai 150 000 idées de sujets de mémoire. OU alors j’apprends à ne dormir que 3h par nuit sans être fatiguée et je demande à quelqu’un de me mettre un verrou parental sur yahoo! jeux. Bref donc une thésarde agrégée, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et je ne trouve pas ça normal de se retrouver dans une telle situation après de telles études, surtout dans la fonction
publique. 

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Parce qu’à l’arrivée, on se demande bien à quoi ça sert d’être un « cerveau » (le guillemet, c’est pour l’expression comme dans « fuite des cerveaux », je ne remets pas du tout en cause les capacités intellectuelles de ma copine). On n’arrête pas de pleurer sur la fameuse fuite des cerveaux, justement, mais on ne fait rien pour les retenir. Surtout les littéraires… Non parce que c’est quoi la morale de cette histoire ? Que t’aies un CAPES passé avec une licence (ce qui n’est plus possible aujourd’hui mais ça l’était jusqu’à peu) ou une agrégation avec une thèse, c’est la totale égalité des chances, prie pour que le hasard soit clément avec toi ? Mais merde, l’égalité des chances, c’est pas à ce niveau qu’elle intervient, bande de buses. Limite, ça donne l’impression d’une course de F1 où ma pote conduit une McLaren et qu’en face, y a des Lotus, tu fais ta course, tu surclasses la concurrence masi pas de bol, à la fin, y a un tirage au sort et c’est ce seul résultat qui compte. Alors, c’est quoi le message ? Ca ne sert à rien de faire des études ? Remarque c’est pas faux, vu comme l’intelligence et la culture me paraissent être limite une offense aujourd’hui, un défaut… Mais le souci, c’est que moins on fait d’études, plus vite on grossit les chiffres du chômage, c’est pas très bon non plus, ça.

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Bref, tout ça pour dire que je suis écoeurée, que ça m’énerve profondément et comme j’ai un peu arrêté de fumer, je suis un peu très tranchée surla question. Mais merde, dans une prochaine vie, je me contenterai d’un BEP. Je gagnerai pas plus mais je le gagnerai plus jeune.

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Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

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Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

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Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

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Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

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La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

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