Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

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Once upon a time in the West…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs


En me relisant, je pense avoir été sévère avec moi-même lors de mon article précédent. 
Célibataire, oui. Désespérée, non. En fait, tellement habituée au célibat qu’il ne fait plus problème. C’est la vie, et c’est de sa faute dirait l’autre.
Bref. Je ne vais pas gloser indéfiniment sur les affres de la vie de célibataire, sur ses bonheurs et ses malheurs, etc. En fait, je crois que j’ai insisté sur cet état de fait pour pouvoir prendre 
la mesure du changement qui s’est opéré sur ces quelques derniers mois.

Il était une fois il y a un certain temps sur un certain continent… La jeune célibataire somme toute assez sereine que j’étais se réjouissait d’aller dîner avec son ami Nico et des amis à lui.
– Ah Marine, mais mes potes t’ont trop aimée. T’as fait forte impression!! J’en suis sûr!
– … (sourire flatté)
– Toi, t’en as pensé quoi? Benoît, par exemple?
– Benoît? Oh il est mignon, hein (très mignon).

Ca c’est la version niaise. Mais chez moi, ça ne marche pas comme ça. Point d’yeux qui se rencontrent, d’élégance feutrée dans un restaurant japonais, en toute délicatesse.

Ca ne marche pas comme ça.
Chez moi, ça doit prendre un tour burlesque.
A vrai dire, tout a commencé à cause de mes vêtements. Ce sont mes vêtements qui expliquent mon attitude face aux hommes, aussi loin que je me souvienne. Jusqu’à 15 ans, ma mère m’a habillée. Or j’ai un problème avec l’autorité : je la suis. Alors ma mère me disait toujours « Montre pas ton nombril, c’est vulgaire ». Ben oui, mais c’était la mode, les t-shirt courts. C’était dommage. Et brimer des instincts de pouffe c’est péché. Alors du coup, je montrais pas mon nombril.
Puis est venu le temps des études. Une vraie allumeuse, mes amis. Subséquemment habillée. Produisant les effets subséquents, également.  Mais il y a un certain temps, sur un certain continent, alors que je me promenais dans la rue, je me disais « tiens je me mettrais bien pouffe ». Mais montrer son nombril c’est vulgaire. Ma mère me
l’a toujours dit, quand j’étais ado. Alors j’ai mis une robe. Courte. Comme ça on voyait mes jambes. Pas toutes, le bas était couvert par des bottes. J’étais contente.

Et j’ai donc retrouvé Benoît, mon copain. Oh il l’était pas à cette heure là. C’était H-2 avant qu’il le soit. Quand il m’a embrassée, dans un bar à bières (j’ai toujours fait les choses avec classe, je vous dis), il m’a littéralement soulevé la robe. Sans doute qu’il voulait voir mon nombril.

N’empêche, j’aurais pas dû écouter maman. Montrer son nombril, c’est vulgaire. Mais montrer sa culotte, c’est pire. Et brimer des instincts de pouffe, c’est péché.

Alors j’ai eu honte. Les gens dans le bar ont applaudi. Et moi je voulais me cacher le visage. J’aurais dû commencer par me cacher le nombril et la culotte.

Ainsi commençait mon initiation au non-célibat… et croyez-moi, y avait du boulot.
To be continued…

 

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Un bilan meetic-gé

Deux mois que je me suis effacée de meetic, je peux donc en tirer un bilan objectif et je vous en offre la primeur ! Je vous invite à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet à l’époque pour voir si mon opinion a évolué ou pas.
Désespérément célibataire 
Soirée déprime fin avril. Je m’emmerde chez mes parents, je trafique sur Internet, ne sachant trop quoi faire. Je réfléchis à ma vie sentimentale et c’est la catastrophe : je viens de débarquer dans une région où je ne connais personne, où suis-je censée trouver une moitié d’une nuit ou pour la vie ? Je connais un site qui pourrait m’aider mais j’hésite car le principe me dérange : un site de rencontre n’est-il pas la version électronique des petites annonces dans le journal ? Pour moi, si. Or, à 18 ans, je me souviens qu’avec une copine de fac, on les lisait en rigolant comme des bossues. Suis-je désespérée au point de tomber si bas ? Après un point sur ma situation, je me rends compte que c’est pas brillant : je viens de débarquer dans une ville inconnue, le seul mec que je connais me fait complètement fantasmer mais il a une greluche et bien qu’on habite à 500 m l’un de l’autre, il ne m’appelle pas. Bon, effectivement, je suis désespérée, allons-y gaiement.
 
Bon, je remplis consciencieusement les dizaines de questions qu’on me pose, je suis limite étonnée qu’on me demande pas la couleur de mon string, mais bon… Je ne mets pas de photos puisque je n’en ai pas sur le pc familial et puis, je me dis que je vais rapidement effacer cette fiche, tout ceci est ridicule. Une fois inscrite, je commence à surfer un peu sur les pages des messieurs qui correspondent à mes critères et là, je vois un gars qui me plaît trop, la trentaine, un visage somptueux. J’hésite encore un peu mais dès que je rentre sur Paris, je mets mes photos en ligne, on verra bien. Je n’attendais rien de ce site dès le départ, je voulais plus me trouver un mec en attendant que l’autre plante sa greluche. J’ai eu beau flasher le beau gosse, je n’ai jamais eu aucun retour de sa part.
Deux mois plus tard… 
Au bout de deux mois, j’ai fini par m’effacer, sur un coup de tête similaire, un ras le bol qui ne voulait pas passer, marre des mecs qui se passent de la politesse élémentaire (avant de me demander si je veux baiser, dis-moi bonjour, déjà). Il faut dire qu’à l’époque, je voulais prouver à Julien que je ne cherchais pas que des histoires de fesses et que, lorsque le courant passait (comme avec lui, je pouvais vouloir plus). Le jour de ma désinscription, alors que je recopiais les mails rigolos que j’avais reçus, un gars m’entreprend en chat et il m’a définitivement prouvé que les hommes n’en voulaient qu’à mon postérieur puisqu’au bout de deux minutes, le monsieur me proposait une sieste crapuleuse… Pfffffff !
 
Presque deux mois après ma désinscription, quel est le bilan ? J’ai reçu 265 flashes, rencontré 6 meeticboys (dont Louis, Benoît, Julien et Christophe), brouetté avec deux. Le score n’est pas terrible, il me semble. Concernant Julien et Christophe, la brouette était prévue mais ça a capoté, comme je l’ai expliqué dans les articles correspondant. Ensuite, il y a eu un gentil garçon que j’ai rencontré en tout bien tout honneur. Extrêmement sympathique avec un très beau sourire, je m’étais dit à l’époque que je le garderais sous le coude, en attendant d’avoir envie d’une relation stable. Résultat : après avoir reçu une carte postale de San Francisco, je n’ai plus eu de nouvelles. Sinon, il y a eu Cédric, le pro de l’annulation  de rendez-vous au dernier moment. Lui, c’est intéressant, j’en fais un paragraphe entier.
 
Premier contact sur le chat, dialogue :
Lui : Je cherche une relation sérieuse
Moi : Pas moi
Lui : Ah…C’est quand qu’on se voit ?
Bon, il s’annonce amusant, ce garçon ! On discute sur MSN, je le trouve très sympathique même s’il est assez empressé, j’apprends qu’il a un fils mais peu importe : je n’ai pas envie de l’épouser, juste de le brouetter. On se fixe donc un rendez-vous. Le jour J, texto : « je suis envoyé à Bordeaux pour le boulot pour la semaine, fais chier », un message dans ce goût-là. Après deux semaines de silence, le voilà qui me relance, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le jour J, pressentant le coup foireux, je lui demande par texto de confirmer mais évidemment : « je peux pas, j’ai une réunion ». Evidemment ! Le businessman parvient cependant à débloquer une heure dans sa folle journée pour qu’on puisse boire un verre, une heure de discussion très sympathique, il me file un nouveau rencard pour de folles brouettes. Le jour J : je peux pas, je garde mon fils. On se fixe un nouveau rendez-vous, je l’appelle la veille pour confirmer et, une fois de plus : « non, je peux pas, je garde mon fils ». Cette annulation est plutôt bien tombé, finalement, puisque j’ai passé une folle nuit avec Reno et je n’aurais pas été capable d’enchaîner (enfin, je ne crois pas). On se fixe finalement un rendez-vous la semaine suivante, toute la journée, je guette mes mails, persuadée qu’il va annuler, je vérifie dix fois par heure mon portable (mis sur silencieux) mais aucune annulation. Je finis par quitter mon boulot et, alors que j’attendais le métro, le texto tant attendu arrive : « c’est mort pour ce soir, je vends ma voiture. » Bon, je ne l’ai jamais relancé, j’ai de l’amour propre quand même. Alors, autant pour Christophe, je me dis qu’à 22 ans, on peut ne pas du tout assumer la possibilité de relations sexuelles avec une inconnue, autant à 30, j’ai du mal à comprendre ! Ça m’amuserait qu’il me recontacte, cependant, juste pour le plaisir d’annuler cinq minutes avant.
Aucun regret
Donc, si on résume, meetic m’a rapporté 2 brouettes, sur les 6 comptabilisées sur ce blog, soit un tiers… Aujourd’hui, je me rends compte que je les ai tous perdus de vue, sauf Louis. Pourtant, je ne pensais pas que ce serait avec lui que je continuerais à discuter, nous n’avons pas grand chose en commun mais je suis devenue sa confidente meetic. Les histoires qu’il me narrent m’ont prouvé  que j’avais eu raison de fuir ce site. En effet, en ce moment, il est sur une histoire foireuse avant même d’avoir commencé. Cet été, il « rencontre » sur meetic une jeune fille, l’histoire part bien et voici le moment de passer du virtuel au réel. Le deal est le suivant : elle l’appelle un peu avant le rendez-vous pour qu’ils fixent un endroit pour se retrouver. Une heure après le rendez-vous supposé, n’ayant pas de nouvelles de la demoiselle, Louis lui envoie poliment un texto : « je crois que tu m’as oublié ». Silence radio. Quelques jours plus tard, il reçoit un mail de la demoiselle lui expliquant qu’elle venait de perdre sa tante et que son père était à l’hôpital pour un pontage. Elle n’avait donc pas à la tête à ça. Logique mais ça me paraît un peu gros. Quelques jours plus tard, notre ami Louis découvre que la demoiselle s’est réinscrite sur meetic ! Pour une fille qui n’a pas la tête à ça, c’est étonnant. Elle se connecte et il lui tombe dessus sur le chat, l’autre fait l’étonnée et lui dit de l’appeler demain. Louis me raconte ça sur MSN, dialogue (pour bien comprendre l’ironie de la situation) :
Lui : Elle m’a dit de m’appeler demain à 15 heures, elle sera à l’hosto.
Moi : Elle est infirmière ?
Lui : Non, elle est secrétaire.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle va foutre à l’hosto ?
Lui : Elle va voir son père qui a subi un pontage.
Moi : Putain, arrête, elle se fout de toi. Jamais je ne demanderais à un mec de m’appeler alors que je vais voir mon père malade.
Lui : Je sais. De toute façon, faut éteindre les portables à l’hôpital.
Evidemment, quand il a appelé, il est tombé sur le répondeur. Et surprise : aujourd’hui, elle lui a fixé un rendez-vous pour demain soir, il va y aller pour l’envoyer promener… à condition qu’il ne soit pas annulé, Louis a bien compris la leçon.
 
Aujourd’hui, encore, alors que je débutais la rédaction de cet article, qui vient me parler sur MSN ? Benoît ! Alors, là, je tombe des nues. Il me demande poliment des nouvelles puis veut savoir si j’ai un mec. Comme je lui réponds par l’affirmative, il me dit : « ah, tu n’as plus besoin de moi… Même pas pour une fessée les yeux bandés ? » Non, même pas pour ça (surtout qu’on n’avait jamais fait ça, mais bon…). Si je veux des fessées coquines, j’ai ce qu’il faut à la maison. Du coup, il me demande si j’ai pas des copines qui auraient envie de folles galipettes. Et bien, non, j’ai pas ça sous la main, j’élève pas les copines célibataires, moi, désolée. Il m’informe alors qu’il n’est plus sur meetic car il en avait assez, les filles étaient trop chiante, « pas comme toi », a-t-il précisé.
 
Alors, meetic est-il un ramassis de mythomanes, psychopathes et désespéré(e)s ? Non, je ne crois pas. J’ai pris meetic comme une façon de trouver des camarades de brouette, j’ai eu ce que je voulais. Aurais-je pu trouver l’amour sur meetic ? Je continue à en douter, malgré les témoignages qui prouvent le contraire. Certains me rétorqueront que c’est quand même grâce à meetic que j’ai rencontré Arnaud. Certes, c’est le seul point positif de cette folle aventure !
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