Mister Big versus Mister Arrière-boutique

Par Mister Big
Vous faites quoi, vous, pour vous détendre quand vous vous dites « j’ai une vie de merde »… ? Qu’ouie-je ? Non, Nina, pas une brouette… quand tu te dis que t’as une vie de merde, c’est souvent parce que tu t’es fait jeté par le mec que tu convoitais tant, alors… Le chocolat ? C’est acceptable comme réponse, mais ça demande du matériel… Oui ! Bravo Gauthier : on fait les boutiques !
 
Mais à la différence de notre brave Gauthier d’amour, moi, quand je fais les boutiques, ce n’est pas pour claquer 87€90 sur un tshirt et 142€30 pour un jean usé, sale et troué (plus c’est cher, plus l’ouvrier pakistanais qui l’a fabriqué l’a porté pour vider les écuries, c’est bien connu…). Dans notre belle ville de Toulouse, rose comme la peau du cul du bébé qui vient de naître, on a d’autres façons de faire du lèche-vitrine…
 
En reviendant d’un entretien non fructueux, je me suis laissé entraîner à flâner entre les vitrines d’une rue commerçante de la plus belle ville du monde… Et là, que vois-je en vitrine ? Une tête de bouddha moquettée rose fushia ! N’écoutant que mon instinct de Miss Fine, je rentre dans ladite boutique, et je regarde le prix de l’objet du désir… trop cher… mais sympa quand même !
 
« Bonjour Mister Big »
Hein ? Koiça ? Je me retourne et là, sourire ravageur en avant, le vendeur se tenait quasi-collé à moi ! « Ha ! Salut toi ! » et tapage de bise en règle… C’était un ancien fantasme assouvis qui remontait à la surface. Une de ces bombasses… Grrrr… J’avais fait un plan à trois avec lui et mon ex de l’époque, puis deux plans seuls… Aux dernières nouvelles que j’avais eu de lui, il voulait que je trifouille ses intestins avec ma pitite main droite… Donc j’avais un peu zappé l’individu…
 
Bref, nous voilà à nous raconter nos vies devant son comptoir, puis derrière son comptoir, puis… Il bossait de temps en temps ici pour dépanner un ami, ça, je le savais… Il me propose un café : je décline l’offre poliment, histoire de pas avoir les dents jaunies et une haleine de chacal mort en face d’un de mes anciens plans cul… Il me demande si j’ai 10 minutes devant moi… « oui et non, je suis pas aux pièces, mais je dois encore faire blablabla bla blabla » L’idée passe son chemin… d’un coup, plus personne dans la boutique. Voilà mon vendeur qui prend les clefs et qui ferme ! A 16h ? c pas normal… Je reste dubitatif… Et vlan qu’il me prend par la main et m’entraîne dans l’arrière boutique !
 
N’écoutant que mon courage, je me laisse entraîner. Pas le temps de dire ouf que mes amygdales ont déjà eues la visite de sa langue ! Sur ceux, politesse oblige, à mon tour de saluer les amygdales du monsieur à grand coups de reins. « Elle est bonne ta queue » 4256ème fois qu’on me la sort, celle là, c’est original… Puis d’abord, on parle pas la bouche pleine ! Soucieux de sa bonne éducation, je l’empêche de rebredouiller quelque chose d’un grand coup de rein. Là, j’ai dépassé les amygdales, mais c’est pas grave, il aime ça. « Bon, ça commence à me chauffer, on finit comment ? » C’est pas tout, mais j’ai des choses à faire, moi… « Où tu veux… Dis, tu me forces ? Tu jouis en me forçant à le prendre en bouche. » Qu’à cela ne tienne ! Si ça peut lui faire plaisir…  Quelques agitations plus tard, le buco-polissage  de ma boiserie prend fin dans un grand mouvement, mes mains tenant solidement le crâne de mon partenaire rivé sur le sceptre papal. Un gloups plus tard, en s’essuyant le coin des lèvres… « Je comptais pas avaler, mais qu’est-ce que c’était bon » Normal, je me nourris sainement, moi, Monsieur ». Allé, on se rhabille, car c’est pas tout ça, mais le chiffre d’affaire ne va pas atteindre des sommets, si on continue… « Bizbye ! A la prochaine ! » et voilà le travail.
 
Comme quoi, on peut faire du shopping tout en se soulageant et rentrer vidé sans avoir vidé son compte en banque ! Prenez-en de la graine ! Surtout toi, Gauthier : ta banquière appréciera le geste ! 
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