Le meilleur des mondes, la fausse utopie scientifique

En général, quand on parle abrutissement des masses, on pense de suite à la télé ou tout du moins aux écrans, c’est le cas dans Albator, Fahrenheit 451 et 1984, on limite l’apprentissage d’un savoir par un écran supposant une passivité importante. Mais il existe une autre voix pour l’abrutissement des masses : les petites pilules ! Donc aujourd’hui, c’est le meilleur des mondes par Aldous Huxley.

Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley

L’histoire en bref : dans une société parfaitement hiérarchisée où chaque individu est programmé dès sa conception dans un laboratoire pour appartenir à une caste, chacun vaque à ses petites occupations sans se sentir malheureux de son destin. Les castes vont de Alpha à Gamma, chaque membre est vêtu de façon à être reconnu, chacun a son rôle à jouer dans la société. Le sexe étant devenu inutile pour la procréation, il n’est plus que quelque chose de festif, chacun ayant plusieurs partenaires. Bernard et Lénina se fréquentent donc en toute légèreté. Mais Bernard n’est pas vraiment un citoyen modèle : plutôt petit pour un Alpha, il refuse de prendre le Soma, la pilule distribuée à tout le monde en fin de journée, sorte de drogue qui rend heureux. Il invite donc Lénina à visiter une “réserve” où vivent des “sauvages”, individus vivant selon les traditions tribales. Sur place, Bernard et Lénina rencontrent Linda, une femme s’étant perdue autrefois dans la réserve et qui a accouché sur place, à l’ancienne, avec accouchement et tout, ce qui choque Lénina. Bref, Linda et John, son fils, repartent avec Bernard et Lénina et sa naïveté et sa méconnaissance de la société va nous permettre d’en mesurer tout le grotesque.

Le meilleur des mondes, le film

Bon, il se passe beaucoup de choses par la suite, John ayant du mal à s’adapter à la société qu’on lui propose. Bernard, qui était limite à la marge de la société devient très populaire en organisant des soirées pour que les gens puissent voir le sauvage mais John ne joue pas le jeu, il devient violent quand personne ne comprend sa peine et ses larmes quand sa mère décède, il ne supporte que difficilement la proximité de Lenina. Il tentera de monter une rébellion en privant les Deltas de leur Soma mais ces derniers se révoltent et John est exilé.

Les Alphas du Meilleur des mondes

Alors pourquoi je range cette dystopie dans la catégorie “abrutissement des masses”. Comme dit dans l’intro, je m’intéresse surtout ici à la drogue, au Soma. Mais pas que puisque toute la société tient par l’endormissement des citoyens : dès leur conception, ils sont assignés à une caste et développés en fonction et une fois nés, ils ont droit à un enseignement “hypnopédique”  reçu pendant leur sommeil leur édictant la morale de la cité (gros tabou sur tout ce qui touche à la reproduction). L’Histoire, quant à elle, n’est plus enseignée car inutile… Bref, ils ne sont pas nés que déjà, les citoyens sont contrôlés pour ne pas réfléchir, suivre le chemin qu’on leur a assigné. Le personnage de Linda est intéressant car si elle vit longtemps loin de la société, dès qu’elle y retourne, elle reprend les normes de sa caste et est honteuse d’avoir eu un enfant de manière naturelle.

Le meilleur des mondes - Linda et John

Toute dérogation à la norme est sévèrement punie : les femmes doivent faire des exercices malthusiens pour ne pas tomber enceinte, la reproduction naturelle étant devenue totalement taboue pour éviter des naissances incontrôlées. D’ailleurs, quand Bernard oute le père de John (un Alpha haut placé), ce dernier est contraint de démissionner. Bref, cette société ne fonctionne que parce qu’absolument tout est sous contrôle, le moindre élément perturbateur étant envoyé en exil. Mais ici, la société ne s’effondre pas dans un grand fracas, rognée par sa faiblesse cultivée au fil des ans. Comme dans 1984, ceux qui ont voulu sortir du chemin sont, in fine, perdants. Plus d’amour, plus d’Histoire, juste le soma. Bienvenue dans le meilleur des mondes.

 

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Déménager, c’est jeter

Déménagement J+12 déjà ! J’ai complètement délaissé ce coin, on a beaucoup à faire entre l’aménagement du nouvel appart et la remise à neuf des anciens, surtout quand ces abrutis d’EDF/Engie m’ont coupé l’électricité dans mon ex appart alors que je ne leur avais rien demandé. Vous avez déjà essayé de nettoyer une salle de bain dans le noir, vous ? Moi oui et autant vous dire, c’est pas très efficace. Mais voilà, retour sur mon déménagement et surtout sur ce point clé : jeter.

Jeter beaucoup

Je souffre du syndrome dit de l’accumulation ou syllogomanie… Enfin, non, pas à ce point non plus mais j’ai du mal à jeter, beaucoup, car :

  • Oh mais ça peut me servir pour ce projet que j’envisage depuis 5 ans mais que j’ai jamais mis en application (ex : créer ma marque de petites choses construites de mes blanches mains)
  • Oh mais cette fringue, je vais finir par la mettre, elle est pas mal (variante : je vais finir par rentrer dedans car je me suis plantée à l’achat et qu’à 10 kg près, franchement, ça passe)
  • Oh mais c’est un cadeau, on jette pas les cadeaux même si celui là, il est vieux, abîmé, moche, je m’en suis jamais servi…
  • J’ai la flemme de ranger

Reperez-vous-dans-la-jungle-du-desordre

Ok, je l’avoue, c’est souvent la dernière excuse qui fait que je jette pas mais le “ça peut servir” est pas mal placé aussi. Genre mon appart est truffé de boîtes vides genre My little box ou Biotifull box “bien pratiques” pour ranger les petites choses. Sauf qu’à un moment, tu te retrouves avec plus de boîtes que de trucs à ranger (essentiellement parce que ranger, c’est pas ma passion). Et puis de temps en temps, ça m’attrape, je décide de tout réaménager, tout ranger. Généralement quand je me retrouve en période inter contrat, sans doute parce que, pour une fois, je passe du temps chez moi (sachant que je suis en inter contrat une fois tous les deux ans en moyenne et que je compte pas démissionner dans les prochains mois, heureusement que j’ai déménagé), je pousse les meubles, je les replace et je fais de la place… en jetant. Et alors là, plus rien ne m’arrête : trucs inutiles, trucs abîmés, trucs “ça je m’en sers jamais et si jamais, j’en rachèterai, c’est pas le prix que ça coûte !”. Même une fois arrivés dans notre petit nid d’amour, alors que je rangeais la cuisine, je voulais tout virer “non mais on a trop de casseroles ! Et les couverts, les verres, les assiettes, les mugs… et on a deux batteurs, faut en virer un (là, j’avoue que c’est la guerre, on veut chacun garder le sien). Alors entendez bien, quand je dis “jeter”, je parle pas forcément de poubelle, j’ai mis mes fringues de trop au recyclage, on va faire un appel aux amis s’ils veulent récupérer notre rab et sinon, direct en ressourcerie.

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Jeter, c’est très symbolique, limite cathartique. En rangeant, on retrouve des cartes postales aux auteurs oubliés, les reliques d’un temps d’antan, d’époques révolues, d’amitiés disparues. D’abord, tu hésites, le geste est quand même fort : jeter les souvenirs de ces amitiés, c’est valider leur fin… même si dans les faits, y avait pas vraiment besoin de ça mais tu te détaches définitivement de tout ça. Il n’y a désormais plus rien d’eux dans ta vie, c’est terminé. Et ça fait du bien. Parce que faut laisser de la place à de nouvelles relations en cours d’éclosion, à de futures amitiés, oublier les déceptions passées pour s’investir sans crainte dans l’avenir. J’ai toujours trouvé les ruptures amicales plus violentes que les ruptures amoureuses car si j’ai acquis assez jeune que l’amour ne durait pas toujours, je croyais que l’amitié, c’était à la vie, à la mort. Sauf que non : on change, on évolue, on fait des choix, bons ou mauvais. On mûrit, ou pas, on a envie d’autre chose, ou pas. Parfois, on avance dans le même sens, d’autres non et forcément, arrive ce qui devait arriver, les terrains d’entente se font plus rares, l’envie de se voir aussi. Parfois y a des regrets mais après tout… c’est la vie.

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Alors, on jette, affaire classée. Et on fait de la place pour de nouvelles aventures.

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Encadre ton contrat CDI, ça va devenir une rareté

Un riant matin du mois de juin, je m’éveille à la vie, fraîche et de bonne humeur quand je m’aventure naïvement sur Twitter, voir ce que le monde a fait pendant que je dormais. Et bien, il a fait de la merde, tellement que j’en ai saigné du nez*. Enfin, “il”, comprenez notre cher gouvernement “de gauche”. Je ne mets qu’une paire de guillemets pour ne pas alourdir inutilement la mise en page mais c’est pas l’envie qui me manque de vous en coller une bonne douzaine, bordel. Bref, je découvre donc que notre gouvernement “socialiste” a décidé de sauver l’emploi. Et comment ? En nous la foutant bien profond au cul.

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Je ne m’apesantirai pas particulièrement sur la notion de limitation des indemnités en cas de licenciement abusif tant j’ai eu la sensation de lire “merci de payer le verre pilé qu’on va vous enfoncer dans le troufion sans lubrifiant”. Sans parler du cynique “non mais c’est bien, les patrons des PME pourront calculer combien ça leur coûterait de licencier le mec, ce sera peut-être rentable et créer de l’emploi”. Créer de l’emploi en licenciant, ce doit être comme faire un régime en bouffant exclusivement du McDo, je suppose… Bref.

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Mais le truc qui m’agace le plus du plus, c’est le tapis rouge qu’on fait désormais aux CDD. Allez, on peut les renouveler encore plus, youpi ! Ca va encourager l’embauche, ça, regarde : le patron, il peut pas prendre un mec pour toujours alors il multiplie les CDD tant qu’il peut et pour le salarié, c’est mieux, il reste plus longtemps. Aaaaaaaaaah ! Mais sérieux, quel génie économique a décidé que plus de précarité allait relancer l’emploi et la consommation ? Non mais c’est vrai, moi, quand je ne sais pas de quoi les lendemains sont faits, j’ai une furieuse envie de dépenser et de relancer l’économie…

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Alors sur le papier, le CDD peut être un contrat intéressant. D’abord, on pleure sur les patrons mais pour nous aussi, un CDI, ça peut être chiant quand ça ne le fait plus. Pour avoir été dans des boîtes où j’associais ma quête d’un nouvel emploi à une évasion de prison (je me sens bien lalala), pour avoir vu des postes m’échapper parce que, non, on ne va pas m’attendre 3 mois. Pour avoir trouvé un emploi en un claquement de doigt dès que j’ai été disponible de suite**, j’ai la sensation que la disponibilité est un vrai argument. Alors des fois, je rêve à la possibilité de démissionner*** et de bénéficier des assedics vu que j’ai quand même pas mal cotisé en 8 ans et que ça rendrait ma démarche plus facile. Il existe bien la rupture conventionnelle mais c’est tellement chiant à réaliser et une porte ouverte à un turn over de malade que les RH préfèrent ne l’évoquer qu’en ultime recours (pour éviter un licenciement douteux mais à la limite, on s’en fout, on paiera moins d’indemnités au loser qui oserait nous attaquer).

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Et en même temps, c’est drôle… Les mecs pensent pouvoir lutter contre le chômage en accélérant le turn over. Prenons par exemple Louis et Karima. Ils ont la même formation, cherchent un même emploi. Louis vient de terminer son quota de CDD et la boîte peut pas le prendre en CDI donc au revoir Louis et tiens, bonjour Karima. Cette dernière quitte donc effectivement l’univers angoissant de la Chômagie mais qui y retourne ? Louis ! Bon avec de la chance, son expérience plus costaud lui permettra de signer un CDI (enfin, si ça existe encore) mais la précarité ne résout pas l’équation du chômage. Ca me paraît tellement évident, je… je suis fatiguée.

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* Bon, il est possible que ce saignement soit dû à une combo clim+allergies mais j’ai vraiment saigné du nez à ce moment très précis de l’histoire.

** Je préfère préciser : je ne dis pas qu’il est facile de trouver un emploi de façon générale et, donc, que les chômeurs sont des feignants. Je suis dans les plus anciennes community manager de la place donc j’ai des facilités à trouver un poste. Mais j’ai mis quand même un an et demi à trouver mon premier vrai job après mon diplôme…

*** Enfin, là, de suite, non.

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Remplacer le besoin par l’envie

Est-ce le mauvais temps ? Cette pluie incessante qui nous rince depuis des mois et des mois, ne nous offrant que quelques jours de répit ? Toujours est-il que je ressens comme une tension, une grande envie de rupture entre les salariés et les entreprises. Entre les sphères dirigeantes et les sphères salariales, ça passe plus très bien. Je vous propose donc une petite trilogie d’article sur le sujet, histoire de.

Quand on était petit, on nous demandait toujours quel métier on avait envie de faire plus tard. Moi, selon les jours, je répondais écrivain, architecte, archéologue, prof, coiffeuse ou assistante sociale (mais je savais pas trop ce que ça voulait dire). J’ai même caressé l’idée pendant une dizaine de jours de devenir opticienne parce que les illusions d’optique, c’est ultra cool… Bref, petits, si on nous présente le travail comme un passage obligé (je n’ai jamais entendu un enfant répondre « rien, je veux pas travailler), il était associé à une envie.

25 ans plus tard, je fais un métier qui n’existait pas à l’époque où on me posait ce type de questions et je me rends compte que les enfants qui répondaient hier avec enthousiasme sont complètement blasés. Écoutez vos collègues, vos amis, lisez les forums ou les blogs. Écoutez la longue litanie des soupirs, des « j’en ai marre de ce taf/de cette boîte », « j’ai pas envie d’aller bosser » qui ne tiennent pas du caprice mais bien d’une lassitude. Entendez ceux qui n’en peuvent plus, prêts à démissionner sans avoir de nouveau contrat derrière, les « s’ils me refusent les vacances, je démissionne ! ». On ne travaille plus par envie mais par besoin, pour gagner sa croûte. Faites ce simple test « si tu gagnes au loto, tu t’arrêtes de bosser ? ». Qui vous répondra non sans nuance ? La nuance étant « non mais je vais monter ma boîte » ou « je vais bosser dans une ONG ».

Oh évidemment, ça n’a rien de neuf, mais j’ai la sensation qu’avec la crise, c’est pire qu’avant. Ça m’agresse. Non parce qu’en tant qu’empathique, les manques d’élans me contaminent. Partout, l’envie a trépassé. A-t-elle seulement existé ? Les joyeux salariés ne sont-ils pas une utopie ? Un mensonge institutionnalisé pour qu’on fasse la roue à la signature de notre premier CDI, qu’on accepte sans broncher de passer 10h de notre journée à trimer ? Et encore, moi, ça va, j’ai le cul posé sur une chaise toute la journée, seuls les yeux ont morflé pour le moment. Quelqu’un croit-il encore à cette mascarade ? Les salariés sourient-ils en dehors des soirées corporate abondamment arrosées, séminaires et photos institutionnelles ? Les RH sont-ils réellement convaincus de nous donner les clés du paradis quand ils nous offrent un contrat ? La seule façon d’être heureux au boulot est-il de créer sa propre boîte ou d’abandonner la moindre ambition, d’exécuter mécaniquement ses tâches en pensant avec envie à nos activités annexes ?

En attendant, salariés et patrons se livrent une guerre insidieuse, multipliant fourberies et coups bas. Parce que oui, autant le dire, y’a des coupables dans les deux camps. Je vous parlerai de ça jeudi et vendredi (parce que mercredi, c’est encore et toujours mariage).

PS : cette trilogie est une facétie de ma part : je la publie pile pour ma dernière semaine de vacances ! Oui, j’aime prendre mes vacances pendant que vous retournez au boulot, tout déprimés.

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Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

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Où le cycle Kitchin se met en place

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Fin mars 2010, une amie me rencarde sur un poste, j’ai un léger  doute car ils cherchent un community manager « junior à expérimenté », un truc du genre. Niveau salaire, je crains le pire mais je postule néanmoins et décroche un entretien entre midi et deux. Après avoir couru dans tous les sens et pris une pause déj d’anthologie (2 bonnes heures, un scandale), me voici bien frustrée : on me propose un poste de community manager pour un site féminin sympa mais niveau salaire, j’explose le budget donc non. Je retourne chez Pubilon essoufflée et dépitée, j’ai envie de laisser tomber la recherche tellement j’en ai marre des déceptions.

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Mais soudain, je réalise : je suis en plein cycle Kitchin, j’en suis sûre ! En gros, le cycle Kitchin est un cycle économique se reproduisant tous les 3 ans et je décide que ça marche pareil pour ma vie. Or que s’est-il passé en avril 2007 ? J’ai trouvé mon premier job et le début de la spirale magique de l’emploi. Donc si on en croit ma théorie, il va bientôt se passer quelque chose. Et c’est très précisément ce qui arrive. La personne m’ayant rencontrée lors de l’entretien évoqué plus haut m’a adorée et veut me faire une proposition. On se donne rendez-vous dans un café, je m’attends à un poste de freelance (toujours mieux que rien) mais là, surprise du chef : « Je te propose le poste de rédactrice en chef du site, celle qu’on vient d’embaucher ne nous convient pas ». Oui, on est passées au tutoiement. Là, je le cache mais je suis ivre de joie : même si le salaire reste le même (ce qui ne me dérange pas en soi), je vais renouer avec l’écriture, ce qui me manque le plus.

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Et ma théorie fonctionne parfaitement, la preuve :

– Lors de mon premier entretien, elle m’avait confié avoir passé un entretien chez… ma première boîte ! Peu de temps avant moi d’ailleurs mais ils avaient mis trop de temps à lui répondre et elle avait trouvé ailleurs.

– Elle m’a recontactée le jour de mon anniversaire. Or en avril 2007, j’avais précisément décroché mon entretien pour cette boîte le jour de mon anniversaire.

Et pout rajouter aux éléments, la boîte qui veut donc m’embaucher organiser une grosse fiesta la semaine suivante où est invitée toute la partie performance de Pubilon (pas la mienne). Bref, c’est gagné, elle me promet une lettre d’embauche dès le lendemain (vendredi) soit le lundi.

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Mardi matin, n’ayant pas de nouvelles, je la rappelle et tombe sur son répondeur. Est-ce l’euphorie de ce nouveau poste, est-ce la nuit que je viens de passer avec Amant Chouchou ? Toujours est-il que, très inspirée, je conclus le message par un « je t’embrasse ». Mais queeeeel boulet ! Mercredi, elle me rappelle « oui, désolée, on est débordés avec la soirée, là, je t’appelle vendredi ! ». J’attends . Le mardi suivant, je renvoie un mail : jamais plus eu de nouvelles.

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Donc là, je devrais être salement déprimée et c’est vrai que je l’ai un peu mal vécu mais soudain, un autre cycle Kitchin apparaît et je me dis que puisque je n’ai plus de nouvelles de cette piste (alors que j’avais quand même un accord oral), je vais exploiter la nouvelle qui s’ouvre. Et même les nouvelles qui s’ouvrent car j’ai deux nouvelles pistes.

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Retenons donc ceci : tant que rien n’est signé, il ne faut pas démissionner

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Et oui, déjà 4

Vendredi, nous avons passé le cap des 4 ans du blog. 4 ans. Nom de Dieu ! 4 ans, à mon jeune âge (celui qui a rigolé au fond, tu sors), c’est énorme. Imaginez, mes années lycée ont duré moins que ça. Alors évidemment, il serait de bon ton de faire un bilan mais ai-je plus à dire que l’an dernier ? En fait, oui.





J’ai une nouvelle phrase fétiche : « Tu vois, j’ai fait 7 ans d’études, j’ai pris 5 mn pour créer mon blog et c’est ça qui a changé ma vie ». Parce que voilà, faut dire ce qui est, sans ce blog, Dieu seul sait où je serais et avec qui. Regardons rapidement ma carrière, voulez-vous. Même si vous ne voulez pas d’ailleurs. J’ai commencé par un poste d’animatrice de communauté obtenu car j’avais le côté blog et le côté rédactionnel (mes études de journalisme ne m’ont pas servi à rien). Poste qui m’a permis de déboucher chez TGGP, fiasco que l’on sait, marche boîteuse de mon ascension professionnelle mais pas de souci, me voici chez Pubilon. Boulot trouvé grâce à Vicky que j’ai rencontré via nos blogs respectifs et là encore, la compétence blogueuse et journaliste m’a servi.



Finalement, cette année, je ne vais retirer que le bon. Pas de chouinage sur les trolls qui sont très cons et qui sont parfois particulièrement blessants et effrayants. Mais c’est le principe du troll, c’est moche, c’est con et on espère ne pas en croiser au détour d’un chemin dans les bois. Non, finalement, voyons le côté positif de l’exercice. Un blog, si on mène bien sa barque sans tomber dans ses travers, ça permet déjà de se faire un réseau. Mon blog est lu en moyenne par 1000 personnes par jour, ça en fait du monde. Bon évidemment, si on s’arrête à ceux qui commentent, ça fait drôlement moins de monde mais ça veut dire que potentiellement, y a des gens intéressants dedans pour ma carrière ou toute autre activité, d’ailleurs. Par exemple, sur un blog, si vous avez envie d’avoir des avis sur certaines activités, vous en parlez, il y aura toujours quelqu’un pour vous donner un retour. Par exemple, si je dis « j’ai
vraiment envie d’apprendre le russe, les horaires d’écoles pour adultes ne me vont pas alors j’hésite à prendre un prof particulier à 12 euros de l’heure (en moyenne et ils ne sont même pas sexuellement attirants. Quoi que coucher avec un homme qu’on paie, ahem…) ». Y a forcément quelqu’un qui aura un avis sur le sujet. Si !



Evidemment, on apprend de l’expérience même si parfois, j’ai du mal à trouver équilibre entre raconter ma vie et donner mes opinions sur des sujets qui m’interpellent. A un moment, ce blog était totalement égocentré puis j’ai fini par ne plus rien raconter et là, je reviens un peu à un mix grâce notamment à ma démission et mon voyage en Martinique. Je dois d’ailleurs vous raconter mes premiers jours chez Pubilon (trois mois après, quasi super !) et la fin de mon déménagement (quasi un an après, re super). Evidemment, plus d’articles croustillants sur ma vie sexuelle mais ça, ça ne risque pas de revenir. Disons qu’en 4 ans, je me suis rendue compte que j’étais jolie et séduisante et qu’apparemment, au vu des retours, je suis une amante très… intense. On va dire ça comme ça. Donc en 4 ans, j’ai pris de l’assurance sur le sujet et je n’ai plus rien à prouver à personne. Hormis le monsieur dans mon lit, ça ne regarde personne.

Bref 4 ans et on arrive un peu à l’année fatidique : l’an prochain, j’aurai 30 ans, pas de saison 5 des Vingtenaires ? Ou une saison 5 sans Lucas et moi, les deux vingtenaires éjectés pour cause de date de péremption dépassée ? Je ne peux rien dire, il peut s’en passer des choses en un an, peut-être que je n’aurai plus le temps d’écrire, peut-être serai-je encore là. Mais si l’envie est toujours là, je resterai malgré mes 30 piges pour vous faire partager ma vision de jeune vieille conne sur les vingtenaires. Parce que comme on aime dire à tort « nous à leur âge, on n’était pas si… ». C’est ce que je dis quand j’entends des ados en plein âge bête, je me dis qu’à leur âge, j’étais pas si conne… Et je me souviens que si.




En un mot : Vingtenaires, saison 5, c’est parti. On ne sait pas encore ce qu’il va se passer, suspense !

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Les femmes d’aujourd’hui en veulent !

Hier, c’était la journée de la femme, événement passé globalement inaperçu parce que tu comprends, en France, les femmes ne sont pas malheureuses, y a pas de raison, à quand une journée de l’homme, blablabla.  Comme la St Valentin est le jour où l’on se moque des amoureux, la journée de la femme est celle où tous les machos trouvent très drôles de nous rabaisser. Ahahah… Ahem.

Pour l’occasion, Accenture s’est un peu penché sur la place des femmes en entreprise, en voilà une bonne idée. Je vous livre les chiffres en vrac :

– Une femme cadre sur deux (46%) trouve que son responsable ne lui donne pas assez de responsabilités en rapport à ses compétences et qualités professionnelles. Je confirme, c’est même pour ça que j’ai démissionné (entre autres).

– Les femmes sont particulièrement volontaristes : si 59% d’entre elles estiment avoir très bien réussi leur vie et parmi elles, plus de 80% prennent des initiatives, réclament des tâches plus complexes et n’hésitent pas à sortir de leur « zone de confort » pour progresser dans leur carrière.

– Quelques chiffres encore :  78% acquièrent de nouvelles compétences pour passer à l’échelon supérieur, 76% aspirent à de nouvelles fonctions, 68% sont prêtes à voyager pour leurs projets professionnels et 65% réclament régulièrement de nouvelles missions.

L’étude montre en outre que les femmes privilégient la quête de nouvelles responsabilités alors que les hommes quémandent plus volontiers des augmentations. Donc si on en croit cette étude, les femmes ne rechignent pas à la tâche, du moment que l’échelon suivant est en vue. Je sais pas pour vous mais pour moi, c’est TOTALEMENT mon cas. Je suis une carriériste pur jus même si ce mot a une dimension péjorative qui ne me correspond pas. Je n’ai pas les dents qui rayent le parquet, je ne marche pas sur les cadavres de mes collaborateurs, je me contente d’avancer en cherchant des jobs où je m’éclate. Il est vrai qu’à choisir, je préfère un salaire moindre avec le peps dès le réveil (ou à peu près, je ne suis pas du matin) qu’un métier super bien payé qui m’amène tout droit à la dépression.


Ceci étant dit, on a beau être plus motivées, prêtes à se bouger le popotin pour être performantes, aller au-delà de nos simples attributions, que voit-on au dessus de notre échelle sociale ? Le plafond de verre, le fameux ! Ce qui fait qu’en 2008, les femmes gagnaient encore 20% de moins que les hommes. Alors évidemment, on va dire qu’après tout, c’est notre faute, on préfère travailler plus que gagner plus, on se démerde mal aussi. Le peu de femmes chefs d’entreprise ? Ohlala, ça ne veut rien dire, arrêtons de tout stigmatiser, c’est parce que vous ne savez pas vous imposer, blablabla. Tu parles ! Plutôt que de me lancer dans une bataille de chiffres à qui on fait dire ce que l’on veut, je me contente des faits. Chez TGGP, les responsables féminines sont dans les secteurs RH, presse féminine (et bah tiens), communication. Mais dans l’organigramme général, dans les hautes sphères, ça pue la testostérone.

Dans ma première boîte, le chef était effectivement une femme mais si j’ai bien compris, la boîte était un cadeau de papa.  Non qu’elle ne soit pas compétente mais du coup, je me pose la question : aurait-elle pu arriver à un poste dirigeant sans papa ? Hein ?


Alors quelle suite ? On démontre par A+B que les femmes sont globalement plus efficaces et volontaires que les hommes au travail, est-ce qu’on va enfin atomiser ce vilain plafond de verre ?


En attendant, le 08 mars fera la joie de tous les anti féministes qui n’ont pas compris encore qu’en France, même si on n’est pas à plaindre, c’est pas pour autant qu’il faut se la fermer et laisser les choses en l’état. De toute façon, je vomirai ad eternam la politique du « ta gueule, y a pire ailleurs ».

 

Merci à Amélie et Burson-Marsteller pour ces infos !


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Courrier des cœurs : question de LinC

LinC nous a soumis la  question suivante : « J’ai un nouveau boulot depuis 3 mois et force est de constater que je suis très attirée par un de mes collègues qui est un de mes supérieurs hiérarchiques. J’ai l’impression que je le laisse pas indifférent mais je sais pas trop. Des conseils? »



Encore un nouveau défi pour la cellule Love and sex des vingtenaires !

Diane : Dans ce genre de situations dilemnesques, s’interroger sur les avantages et inconvénients d’aller ouvertement faire du rentre dedans à son patron afin qu’il comprenne que, subtilement, vous voudriez aussi qu’il vous en fasse, du rentre dedans… (subtilement..pppfff…)

AVANTAGES:

-Qui dit couchage avec patron dit sérieux avantages pratiques. Si tu viens d’arriver dans la boite, il pourra ainsi facilement t’introduire….dans le milieu et parmi l’équipe.

-Au nom du « la vie est courte carpe diem vivez si m’en croyez n’attendez à demain », ouvre grand tes chakras et tes cui…………..cui roucouleurs aux oreilles de ton hidalgo, fonce, après tout sait-on jamais, il s’agit peut-être du père de tes enfants!!

INCONVENIENTS:

-Si tu es du genre « mon dieu il m’a tenu la porte ça veut dire que je le lui plais c’est sûûûr » et qu’il se trouve qu’au fait il connait à peine ton nom et qu’il s’avère que tu n’es finalement pas à son goût, il y a des chances pour que tu te prennes un rateau et que ça circule dans toute la boite, ce qui est guère ré……jouissant en soi.

-Si il est vrai que coucher avec le patron peut donner des avantages, il peut aussi rendre les autres (et par les autres je signifie surtout les autres individus de sexe féminin) trèèèès jalouses, et il est possible du coup que tu ailles te faire mettre…..deux ou trois boules puantes dans tes tiroirs ou autres joyeusetés.

Oui je sais, le choix est dur, et ton coeur bascule.

Comment veux tu, comment veux tu….que tu copules??

Jane : Un conseil un conseil… Bon, ok, on a signé pour donner des conseils (plus ou moins) judicieux, mais là, ça dépend de pas mal de paramètres.
Déjà, le supérieur hiérarchique, c’est un peu le terrain miné. La secrétaire qui sort avec son patron, par exemple, c’est d’un cliché… En plus de son potentiel handicapant. Imaginons que tout se passe bien. La nouvelle se répandra un jour comme une trainée de poudre, c’est forcé. A moins de s’éviter consciencieusement. Ce qui fera aussi jaser. Il faut donc s’attendre à devenir le sujet de conversation à la mode du côté de la machine à café. Et à se dire que la moindre remarque élogieuse du supérieur hiérarchique, ou la moindre augmentation sera aussitôt analysée comme étant proportionnelle au bien-être procuré en dehors des heures de service. Et oui, c’est pas demain que l’idée de promotion canapé disparaitra de l’esprit des jaloux!
Imaginons maintenant que tout se passe mal. Il faut ensuite composer avec un ex qu’on voit environ 8 heures par jour. On a connu plus facile quand même!

Lucie : la promotion canapé y’a que ça de vrai!!!!
perso, je ne supporterais pas travailler avec mon copain, j’aurais trop peur de continuer à parler boulot à la maison ou pire, s’engueuler à cause du travail!

Marine : Fuis meuf, fuiiiiiiiiiis!
Ou alors dis-toi que si t’as réussi à trouver du boulot une fois, y a pas de raison que tu trouves une deuxième fois.
Mais femme ET supérieur hiérarchique, no fucking way si tu veux la paix et le respect (rimes très riches)

Nina : Ah, le fantasme du sexe au travail, tout un poème. J’ai lu je sais plus où que 45% des salariés déclaraient avoir fait des galipettes au bureau. On peut en conclure que beaucoup de salariés sont des menteurs. Parce que par exemple, moi, à mon bureau, y a pas d’histoires de sexe et vu ma volonté à me tenir au courant de tous les potins, je sais qu’il ne se passe rien. Alors le côté transgression, baise sur le bureau du chef, c’est top. Mais il faut penser qu’en la matière, y a un sacré service après vente : si ça se passe mal, tu vas voir le monsieur tous les jours ouvrables où tu n’as posé ni congés ni RTT. Et si t’es aussi bien loti que moi en la matière, ça représente beaucoup de jours. Si ça se passe bien, imagine que le matin, tu vas te lever, faire un bisou à chéri chéri, tu vas au boulot et qui tu retrouves? Chéri chéri ! Et tu repars avec le soir. Alors évidemment, le fait que tu lui fasses une scène au boulot parce qu’il ne baisse pas la lunette des toilettes ou à la maison parce qu’il a merdé sur le dossier X, faut le vivre.

C’est pas pour rien qu’on dit toujours no zob in job. Ou alors, tu démissionnes et tu te le tapes après mais n’est-ce pas un peu extrême?

Tatiana : Bien tout dépend de si tu veux concrétiser avec lui ou pas. Moi j’ai envie de te dire comme conseil « surtout ne fais rien », car si ça tourne au vinaigre bonjour les problèmes. En plus si c’est un de tes supérieurs c’est pire. Bon, après tu es grande, tu fais bien ce que tu veux. Il est vrai que les 3/4 des relations sont des relations qui ont vues le jour dans le cadre du travail. Mais cela étant ce n’est pas facile de travailler avec la personne que l’on aime. S’il y a un problème au travail, il y a un problème à la maison.

Bon, je crois que je n’ai rien à ajouter, j’ai trop mal à la cheville de toute façon.

Bastien : Et bien je te conseille d’aller de ce pas vers la bouche du monsieur pour l’embrasser langoureusement. Pourquoi donc ? Deux différentes réactions sont possibles:
-L’acceptation: la tu gagnes tout, un amant, un contact hiérarchique et sûrement une petite promotion de derrière les fagots.
-Le refus: Tu le gifles, tu hurles « Goujat ! », tu pars au pas de charge du bureau direction le commissariat le plus proche pour déposer plainte pour harcèlement sexuel.
Dans les deux cas tu ramasseras un petit pactole alors pourquoi hésiter ?
Puis entre nous, le supérieur hiérarchique a un petit goût d’inaccessible pas désagréable

Lucas : Alors en la matière j’ai envie de répondre en citant de manière fallacieuse De  Palmas :  il faut que quelqu’un m’aime, je n’ai qu’une seule vie, trouver l’heureux mec… Merde quoi, pourquoi faudrait-il se passer d’un amour ? Parce que si ça se trouve c’est pas le bon et qu’on risque de se retrouver cruche trentenaire célibataire à 35 ans ? Arf… La belle affaire.
Apres ya aussi l’aspect purement pratique. Tu te mets avec lui et 3 mois plus tard il te plaque comme un gros connard. D’une part paye ton aigritude, ta tristesse quand tu le croises, tes regrets, ton malheur, d’autre part paye tes conséquences en termes de relations de travail, avancement, etc…
Après ça, tu peux très bien mettre fin à tout ça et sans aucuns états d’âmes quitter mec et boulot pour aller voir ailleurs si la moquette est moins terne. En la matière je n’ai donc pas de conseils intelligents à donner, comme d’hab je l’avoue…Comme disait les Mamas & The Papas, Go Where You Wanna Go

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas, nous te répondrons avec tout le cynisme, la dérision et l’humour qui est nôtre.


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Je suis au chômage et alors ?

A l’époque où j’étais au chômage et que j’en pouvais plus, mon amie Anne me dit : « Ce qui est chiant quand t’es au chômage, c’est qu’on ne te parle plus que de ça alors
que quand tu sors, c’est justement pour te changer les idées ». Le chômage, c’est une maladie sociale, les gens se préoccupent de votre état. Ca part d’une bonne intention mais c’est vite étouffant.

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Quand tu es au chômage, on te demande toujours « alors, tu as trouvé du boulot ? ». Ce à quoi, tu as toujours envie de répondre : « bah, bien sûr, ça fait deux mois que je bosse mais j’avais envie de garder ça pour moi, tu comprends… ». C’est un peu la question du « t’es allé chez le coiffeur » quand t’as coupé 10 cm de cheveux. Surtout que je disais à l’époque que le jour où je trouverais du boulot, la Terre entière serait mise au courant. J’ai d’ailleurs envoyé un texto aussi sec à tout mon répertoire puis j’ai fait trop ma maline sur mon blog.

En général, les gens sont bourrés de conseils parfois assez hallucinants. J’ai parlé du « pourquoi tu crées pas ta boîte ? », des « tu réponds à des annonces ? », les « tu envoies des candidatures spontanées ? ». Des fois, j’avais l’impression d’être une petite fille qui découvre le monde et à qui on apprend l’évidence. Mais j’avais saisi dès le départ qu’un recruteur ne viendra jamais sonner chez moi pour me proposer un boulot. C’est pas comme les agents immobiliers qui garnissent ma boîte aux
lettres de proposition de vente (alors que je suis locataire). Tout le monde y va de son petit conseil, y compris et surtout ceux qui n’ont jamais connu le chômage. Parfois, on a des trucs assez hallucinants du genre : « Ben, tu te pointes au journal et tu montres ton book au rédac chef ! ». Quand je lui ai fait remarquer qu’un journal n’était pas forcément un moulin et que le rédac chef ne passe pas sa journée à attendre dans son bureau de potentiels candidats, le gars m’a expliqué le plus sérieusement du monde que j’avais qu’à me pointer en inventant un prétexte et une fois dans la place, je vais l’air de rien dans le bureau du rédac chef. Mais bien sûr. La plupart des grands groupes de presse sont équipés d’accueil et de portiques et si t’as pas rendez-vous avec une personne précise qu’on appelle pour prévenir de ton arrivée, ben tu rentres pas. Et puis je suis pas sûre que rentrer dans le bureau du rédac chef sans rien demander à personne soit très bon pour mon image…

Vous avez aussi les gens circonspects, ceux qui vous soupçonnent de ne pas chercher vraiment. C’est vrai, le chômage, j’ai adoré, passer la journée chez moi à guetter l’annonce, à envoyer 150 CV partout pour me prendre des refus, c’est tellement bon pour mon ego ! Des fois, j’ai envie de démissionner juste pour revivre cette période magique où je me sentais à peu près aussi estimable qu’une crotte de souris, une mini crotte, quoi. Et ça rend parano, le chômage, la sollicitude des autres semblent devenir des accusations à mots couverts, on part au quart de tour. « Tu réponds à des annonces ? » « Tu sous-entends quoi, que je cherche pas vraiment ? Tu crois que c’est facile de trouver du boulot (ducon) ? Tu les connais les stats ? Tu sais combien y a de chômeurs en France ? ». Oui parce que bon, je suis pas tout à fait la seule dans ce cas là et d’après l’APEC, un jeune diplômé met en moyenne un an et demi à trouver du boulot et passe en moyenne 7 entretiens avant d’être embauché. Le jour où ma sœur m’a parlé des 7 entretiens, dans le but de dire « hé mais tu te rapproches, regarde les entretiens que tu passes, ne panique pas ! », j’ai eu envie de pleurer. Parce que 7 entretiens, ça veut dire que 6 fois, on aura trouvé quelqu’un plus compétent que vous. Alors, c’est vrai que des fois, on passe des entretiens en étant des erreurs de casting. Je me souviens d’un entretien notamment avec un mec que j’avais déjà croisé mais je n’ai pas percuté au moment de l’entretien, légèrement perturbée par le fait qu’il ressemblait à un de mes exs. Le poste n’avait rien de junior et les gars ont surestimé une de mes expériences. Parce que bon, un premier job rémunérée en tant que chef éditorial d’un site web avec gestion de pigistes, ça fait rêver mais soyons un peu réaliste.

Bref, le chômage, c’est pas la joyeuse glande, c’est plus vexation, culpabilité et déprime. Sans parler du fait que vivre avec le RMI ou les assedics pour ceux qui y ont
droit, ce n’est techniquement pas possible, surtout sur Paris. Donc soupçonner quelqu’un de ne pas faire l’effort de se sortir de la situation, c’est vraiment méconnaître la situation. Il y a trois mois, quand Guillaume 1er a décroché un contrat, il m’a dit « tu peux pas savoir comme je suis content de me lever le matin ! ». Et si, je sais, j’ai ressenti la même chose la première fois que mon réveil a sonné pour que j’aille bosser. Bon, depuis, je suis beaucoup moins heureuse sur ce sujet mais c’est fou comme mon amour propre est remonté depuis que je ne suis plus obligée de répondre que je suis au chômage à la question « et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

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