Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

mon_neveu

Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

Grand-froid

Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

degat-eaux

Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

lavabo-machine

2013 me salue bien bas. Pétasse !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et la plongée à Marseille, c’était bien ?

Donc voilà, comme certains l’auront noté, je suis sous l’eau mais au sens propre du terme, cette fois-ci. Car ce week-end, j’ai pris mes petites affaires pour aller faire de la plongée à Marseille, ma première plongée en mer. Et accessoirement ma première descente à plus de 5 mètres de profondeur. Autant vous dire que la veille, je faisais pas la fière…

plongee.png

Vendredi, 16h20, après une journée épuisante (je vous raconterai plus tard), me voici sur le quai, mon sac plombé par ma stab (c’est le gilet sur lequel on accroche la bouteille et qu’on gonfle et dégonfle pour se stabiliser dans l’eau. Je fais un peu ma merdeuse qui s’y connaît) et mon détendeur (le truc pour respirer). Le trajet en train est convivial, on fait péter le saucisson et le rhum. Rhum qui, agrémenté d’orange, a terminé sur mon pantalon, le seul que j’avais pour le week-end. Et c’est pas ma faute, c’est Guillaume qui l’a renversé ! Bon, au bout d’un moment, les autres passagers en avaient un peu marre de nous entendre, tu m’étonnes…

zen.jpg

Passons sur le voyage, on s’en fout un peu, tout le monde est arrivé entier au gîte malgré la conduite très sportive du taxi-monospace qui nous a amenés jusque là (en fait, c’est super grand Marseille). Soirée sympa et tout mais passons à l’essentiel de cet article : la plongée. Comme je n’ai pas encore validé mon niveau 1, j’ai donc droit à mon accompagnant à moi toute seule, c’est quand même bien la classe. Ca me rassure un chouia surtout que bon, si je fais mon gros boulet, je ne gâcherai pas la sortie du reste de la palanquée (c’est
le groupe de plongeurs. Comme je me la pète, c’est insupportable). Etape 1 : la combi. Je déteste officiellement le néoprène, ça irrite le bout des doigts, ça colle à la peau… Du coup, j’ai pris une combinaison un poil trop grande. C’est important pour la suite. Je prends mes petites affaires et direction le zodiac. Heu mais ça tangue un peu cette affaire, là quand même…  Ah non, une fois que ça navigue, ça se passe bien.

photo.jpg

Arrivée sur le site, je m’équipe et mon accompagnant rien qu’à moi me dit « bon, alors, tu vas faire la bascule dans l’eau ». Ouais, moi, je veux bien mais je sais pas faire… En fait, c’est super facile : on s’assoit sur le boudin la bouteille au dessus de l’eau, on tient le masque et le détendeur avec la main (histoire d’éviter de tout perdre en route), on fait attention à ne rien embarquer avec ses palmes et on se laisse tomber. Un, deux, trois… RAH PUTAIIIIIN ! Mais elle est super froide l’eau, j’en ai plein ma combi, au secours ! Ah, on me dit que c’est normal, okayyyyy… Bon, faut descendre. Le fond de l’eau est à 20 m, je rappelle que je suis jamais descendue en dessous de 5 (je crois). Et forcément, j’y arrive pas, je me sens pas assez lestée, mes jambes pédalent dans le vide. Je veux plein de kilos en plus. Bon, finalement, j’arrive à descendre, c’est un peu laborieux, je remonte par accident, j’ai mal aux oreilles mais ouf, voilà le fond. Et là, ouah quand même, c’est beau. Je vois des sardines, des rascasses, des caenilabres paon, des spirographes, des anémones… A un moment, mon accompagnateur rien qu’à moi toute seule me montre un drôle de rocher où coule un espèce de serpent chelou. En fait, c’était pas un serpent mais une tentacule et c’était pas un rocher mais le corps du poulpe ! Ouais, voilà, j’ai vu un poulpe (et même deux dans la plongée suivante). A un moment, j’arrive sur la réserve et on remonte et là, panique à bord : j’ai du sang dans mon masque. Oh merde ! Je fais signe à mon accompagnateur qui me fait signe que tout va bien. J’insiste en lui montrant le sang dans mon masque mais il persiste : tout va bien. Bon ok, je vais le croire alors. Et ça a été comme ça tout le week-end, mon moniteur préféré m’a expliqué mardi que j’avais les capillaires fragiles et que je faisais le valsalva trop fort (la manip pour équilibrer les oreilles). D’ailleurs, ça tombe bien, depuis dimanche, je suis sourde, je dois même aller chez l’ORL, youpi…

surdite.jpg

Mais hors histoire d’oreilles et de saignements, je dirais que ce fut un week-end fantastique. Même quand y a eu la houle et que je me suis souvenue pourquoi je détestais le bateau pirate à Walibi, ça me file la gerbe. Mais je suis très fière d’annoncer que j’ai pas vomi !

vomir.jpg

Je finirai ce long article (ouais, j’écris moins souvent mais quand je le fais, je fais pas semblant) par une anecdote qui prouve que j’ai pas toujours trop la lose. Dans le gîte, je partageais la chambre avec 5 autres filles dans 3 lits superposés. Cohabitation nickel. Le dimanche, on part à 8h (pouf !) pour le centre de plongée, on prend le zodiac, on se prend un joli grain, j’ai pas vomi.  De retour au centre, on retrouve l’épouse d’un plongeur qui est restée au gîte : « Ohlala, on a été réveillés à 9h du matin par l’alarme, y a eu un dégât des eaux dans une des chambres, tout à été complètement inondé. Une poche d’eau s’était formé au plafond, sous le plâtre et là, elle a lâché. Qui était dans la chambre 5 ? ». Ben c’était nous ! Donc à quelques heures près, on aurait été réveillées en pleine nuit par un dégât des eaux, nos affaires ruinées… Sympa ! Comme quoi, POUR UNE FOIS, la vie a décidé de pas me faire de blagounette. Merci à elle

Rendez-vous sur Hellocoton !

Article sans queue ni tête

En ce moment, le maître mot de ma vie est : pas le temps. Entre mes boulots (au pluriel, oui), la coloc de la vacuité, le ménage (parce qu’à deux, c’est vite le bordel et que Vicky préfère twitter que ménager, hihi), les démarches administratives, le sport et mon rhume.. . Ben voilà, qui en pâtit : le blog. C’est pas que je ne ‘ai plus rien à dire, c’est même précisément l’inverse mais je dois prioriser. Alors en attendant, je vais renouer avec une tradition oubliée de ce blog : la liste !

liste_esclave_2.jpg

– Il est des moments pénibles et gênants dans la vie parfois. Genre hier. Comme je vous l’ai expliqué, je suis malade, le bon gros rhume qui traîne. J’ai traversé l’hiver comme une fleur et paf, il vient me cueillir mais méchant ! Bref, hier soir, malgré mon rhume, je vais à la plonger vu que c’est la semaine sans bouteille (à 30 cm sous l’eau, mes sinus menaçaient d’exploser). Je me retrouve dans le mini groupe des débutants avec deux autres jeunes homme et le prof, trois mecs pour moi toute seule, c’est la fête. Sauf qu’en tout début de
séance, on fait des exercices de respiration « bon, vous inspirez par la bouche et soufflez par le nez ». Heu… « Nina, je mets ma main devant ton nez et ta bouche et vas y ». « Non mais je suis un peu malade, là… » « Oh, c’est pas grave, tu moucheras un peu dans ma main… » Frrrrtttt ! « Ah ok… Bon, on va changer d’exercice alors… ». Et voilà comment on perd tout glamour devant trois mâles.

morve.jpg

– Mes parents sont des gens bizarres parfois. La semaine dernière, j’appelle mon père « Papaaaa, tu peux me faire une ordonnance ? Me faut tel médoc. » « C’est quoi ? » « Un antibio. » « Tu es malade ? » « Heu… Non… »Alors pour expliquer un peu cet échange surréaliste, j’ai appris la semaine dernière que mon partenaire de jeu du moment pouvait possiblement avoir attrapé des chlamydiae donc principe de précaution oblige, même si on n’a rien fait sans protection, je dois aussi prendre mes antibios. Bref. Réaction de mon père : « … Ahahah, d’accord ! ». Bon, évidemment, après, ma mère m’a passé à la question « Mais non, maman, je vais bien, oui, je me protège, c’est juste par précaution ». A la question « mais pourquoi t’es pas allée chez le docteur », la réponse est « si, j’y suis allée à la pause déj, j’ai attendu 30 mn et j’ai pas vu la queue d’une blouse. Et y avait 5 personnes devant moi ».

salle-d-attente.jpg

– Hier soir, arrivée à la piscine, alarme. Bon vu que les gens ne partent pas en courant, j’en déduis qu’il n’y a pas le feu, je rentre. La sirène se termine enfin. Quelques instants plus tard, ça repart, on râle. Puis on apprend qu’en fait, l’alarme, c’est pour prévenir la police (arrivée une demi heure après) parce qu’un monsieur avait montré son zizi à une petite fille. Oh… Ceci étant, j’ai aussi entraperçu le zizi d’un mec en retournant au vestiaire deux heures plus tard (enfin, j’avais pas mes lunettes donc j’ai pas vu grand-chose, même pas la gueule de son proprio…)

homme-nu.png

– Dans la série, « ma machine à laver est une pute », aujourd’hui, provoque toi aussi un dégât des eaux chez tes voisins. En fait, y a un plus produit sur mes tuyaux : toute l’eau rejetée du lavabo ou de la machine refoule dans un tuyaux et coule par terre. 6 mois que ça dure, on a juste réalisé ça dimanche avec Vicky. Maintenant, prions tous ensemble pour que l’assurance veuille bien payer, j’ai un peu peur.

degat-des-eaux.jpg

– Si l’assurance paye, au lieu de payer les travaux de mon voisin, je vais me payer une épilation laser. Non parce qu’avec toute la plongée, faut que je sois toujours nickel du poil (tout le monde ne m’a pas vu faire des bulles de morve avec mon nez), on ne sait jamais…

AISSELLE.jpg

Bon, voilà, j’irais bien faire la sieste pour profiter de mon rtt mais faut que je bosse et que je fasse le ménage… J’aurais dû prendre deux jours.

Rendez-vous sur Hellocoton !

F2 25m² – 580 HC

 

Y a des fois où j’ai tendance à croire au Père Noël. Quand on me propose un F2 pour 580 euros HC (620 TCC), Je me dis « oh ouah, trop bien ! ». Il est situé à Vernoise les Collines, juste à côté de Lavande sur Seine donc on y va. Bon, le côté 25 m² m’interpelle un peu quand même mais allons y gaiement.

Rendez-vous est pris samedi à 10h30. Comme je dois m’y rendre en bus, je pars bien en avance car un samedi de vacances, j’ai un peu peur. D’autant que la ligne qui m’amène juste devant l’appart est la même que celle que j’attends désespérément devant la piscine et qui ne passe jamais. Point positif : situation intéressante, à quelques centaines de  mètres d’une gare SNCF, pas très loin d’une station de métro et donc juste à côté de la ligne de bus qui me ramènerait direct de la piscine.

Arrivée à 10h, je pars donc chercher un café. Oh, sympa, y a un boulodrome, c’est rigolo. Bon, par contre, l’immeuble ne paie pas de mine mais à voir. Je vais à la gare et trouve un café type PMU. Ahem, j’ai pas vu de supérette, par contre. 10h30, me revoici devant l’immeuble, je rencontre le dynamique agent immobilier qui me broie la main en me saluant, tout va bien. L’appart est au premier étage. Sans ascenseur mais pas grave vu que ce n’est qu’au premier. Je rentre dans l’appart et là, je déchante : à ma gauche, un placard sans porte. A ma droite, la pièce principale avec un évier et un frigo « mais ne vous inquiétez pas, le frigo ne reste pas ». Ah ben raté, là, précisément, je m’inquiète. Et c’est quoi ces traces sur le mur ? « Y a eu un dégât des eaux mais l’appart sera rafraîchi dès que tout sera sec ». Okayyyyyyyy… « Mais euh… y a pas de cuisine. » « Ah, si vous voulez, je peux demander au proprio d’installer des plaques et un frigo ». Ah ben il a intérêt de le faire, oui, ça c’est sûr. Mais encore, là, c’est gentillet, pénétrons maintenant dans ce qui fait
office de chambre et de salle de bain.

Le proprio a installé un lit mezzanine pour gagner de la place, pourquoi pas. Traîne là un vieux bahut qui devrait rester. Ben si je devais m’installer là, il dégagerait aussi sec. Vue imprenable sur le toit de l’abri vélo en béton recouvert de mousse. Mouais. Mais là, je me retourne et je découvre le pompon : les lieux de toilette. D’un côté, un lavabo plutôt sympa avec un grand miroir et des spots. Jusque là, tout va bien. Mais les toilettes et la douche, là, j’ai envie de pleurer. Les toilettes sont rangées dans un coin de la chambre et juste à côté, la cabine de douche. En gros, en sortant de la douche, j’ai une chance sur deux de mettre les pieds sur la cuvette. Cuvette qui a une vue imprenable sur la chambre. En gros, si j’ai quelqu’un dans la chambre, je peux plus faire pipi, je suis pudique, voyez-vous.

Bon, ok, je vais partir, vite. Je salue l’agent immobilier qui me propose de le rappeler si je suis intéressée. Il ne me demande rien, ni mon salaire, ni mes garanties, rien. Sous-entendu : « ok, j’ai bien vu que tu es toute atterrée, je sais que tu ne veux pas cet appart. » Bien vu monsieur, je n’en veux pas de cet appart. En plus, j’ai attendu le bus une plombe, pour changer. Foutue ligne. Tant pis, je ne serais pas voisine du boulodrome mais ce n’est pas très grave, je suis nulle en pétanque.

Me voici de retour chez moi, légèrement déprimée de m’être levée si tôt (pour un samedi) pour un taudis pareil. Bon, c’est à ce moment là que j’ai commencé à envisager de visiter aussi des studios parce que les T2, ça ne le fait pas, là. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le vendredi 13 porte-t-il bonheur ou malheur ?

(version audio en fin d’article)

Le vendredi 13, c’est un jour béni pour la Française des jeux, on vous dit que c’est un jour de chance et que tout ira bien, youpi. Alors j’ai décidé de vous présenter mon vendredi 13 pour voir si c’est vrai ou pas. Mais avant, je dois poser plein de trucs.

 

Vendredi dernier, 6 avril, c’était mon anniversaire, donc. Me voilà âgée de 27 ans. C’est con comme un simple changement de chiffres modifie la perception que vous avez de vous et de votre vie, je vous jure. A 26 ans, j’étais une loseuse, à 27, une battante. J’attendais une réponse pour un boulot qui me plaisait énormément mais je pense qu’il y avait un souci dès le départ : où je me sous-estime ou les messieurs qui m’ont convoquée me surestiment. Disons que le boulot était peut-être un peu trop élevé pour une débutante. On me l’aurait donné, j’aurais assumé sans trembler mais c’est vrai que c’est trop beau pour commencer avec des responsabilités, des gens à gérer, tout ça. En gros, je commençais direct vers le haut de l’échelle. Vendredi, donc, le téléphone sonne, sonne, sonne puisque tout le monde me souhaite mon anniversaire, je vais mourir d’angoisse ! 12h : « bonjour, Mme d’une mairie loinloin, vous voulez venir jeudi pour un entretien ? » ben oui madame ! 14h, mail : « Bonjour, monsieur d’une agence de comm, vous voulez venir jeudi pour un entretien ? » Ben oui monsieur ! Donc voilà, jeudi, grosse journée en perspective.

 

Ma journée de jeudi. Partie à 10h de chez moi, je prends le train puis le métro jusqu’à Vaugirard, dans le 15e. L’entretien se déroule comme dans un rêve, le genre d’entretiens que j’adore où on devient super potes avec le recruteur, je suis à l’aise, lui aussi, tout va bien. Du coup, mon sourire est spontané et j’oublie mes cheveux oranges. Puis j’ai mis le joli sautoir de ma mamie. Il me demande de lui rendre un rédactionnel, je lui précise que je dois aller à un autre entretien donc j’ai jusqu’au lendemain matin. Ok ! Réponse ? Le lendemain, le vendredi 13, donc. De là, je pars jusqu’à Montparnasse où je mange en lisant le Nouvel Obs, histoire de me la jouer intello à deux balles. 13h, je repars prendre le RER à Châtelet. Arrivée à Nanterre, je me rends compte que j’ai pas un billet pour aller jusqu’à Cergy donc je descends vite acheter un nouveau billet. 8 euros l’expédition en zone 5, youpi. Arrivée à Cergy, terminus, le bus part sous mon nez donc 20 mn d’attente, je vais boire un coca. C’est bon, j’ai encore le temps. Je prends finalement le bus (hop, encore quelques sous de moins) et 6 minutes plus tard, me voilà devant une mairie toute neuve qui sent encore la peinture du Val d’Oise. C’est mignon ce coin du Val d’Oise, ça fait très campagne. Je serais pétée de tune, j’achèterais bien une petite maison dans le coin pour des week-end semi campagnards (mais je suis pas du tout pétée de tune). Bon, l’entretien commence avec 45 mn de retard, je poireaute dans un bureau avec mon Nouvel Obs. Là, un couple de djeuns arrivent dans le bureau pour voir l’employée qui y était, la maman de la fille, et ils viennent me taper la bise. Je suis un peu étonnée mais bien amusée par cette scène. Bon entretien on ne peut plus classique avec deux femmes à base de « vos qualités, vos défauts ». J’ai un rédactionnel à faire pour mardi, réponse le 23.

Donc revenons au vendredi 13. Je devais donc avoir une réponse pour l’entretien de la veille, celui du matin. Je me lève pour envoyer mon rédactionnel et on croise les doigts. Ce jour-là, j’avais trois rendez-vous de programmés : 14h, Summer, 16h30 Lola et en début de soirée, l’asso pour être payée (enfiiiiiiiiiiin). 10h, texto de Summer « j’ai un dégât des eaux chez moi, on se voit pas ». Bon, le vendredi 13, c’est la lose. Je finis mon rédactionnel et je l’envoie. Je devais écrire un article expliquant les flux RSS (mais simplement, hein) et imaginer une animation pour un site pour ado. Au début, je voulais faire un truc sur les présidentielles genre « si tu étais président, tu ferais quoi ? » mais trop casse gueule. Ado, on a souvent les idées politiques de ses parents et ça aurait pu vite partir aux disputes en comm et autres donc à éviter. Ma sœur me fait parvenir la newsletter des 0-25 ans qui identifient les tendances. J’aperçois un truc sur Levi’s. Levi’s -> fringues. Crée tes propres fringues ? Fringues -> déguisement. Déguises-toi et montre nous ça ? Plus trop d’actu… Déguisement -> super héros. Evidemment, bingo ! Entre la sortie de Spiderman 3 et l’arrivée imminente d’Heroes sur TF1, c’est dans l’air du temps. Ok, je fais mes trucs et j’envoie. Maintenant, j’attends.

Ma sœur passe sa journée à me mailer/appeler/MSNer car elle a oublié son portable. D’habitude, elle est plus zen. 15h et des brouettes, téléphone, c’est le président de l’asso : « ouais ben désolée, pfff, pfff, on peut pas se voir ce soir, pfff, pfff, j’ai un dégât des eaux, pfff, pfff, je te laisse, pfff, je te rappelle ! ». Alors on résume : 2 des 3 personnes que je dois voir ont une fuite d’eau donc :

– je porte la poisse
– c’est le vendredi 13 qu’est pourri

– c’est une excuse à la mode (enfin, je dis pas ça pour Summer car elle n’avait pas de raison de pas me voir, heing !).

16h30, je retrouve Lola qui n’a pas eu de fuite d’eau. On discute, ma sœur appelle (encore), on discute, téléphone sonne, un numéro bizarre genre 3577.

« Allo ?

Oui, Nina, c’est Claude (le recruteur du jeudi matin). Bon, j’ai une bonne nouvelle pour vous. C’est bon, vous êtes prise. Tu commences lundi ? »

Là, je me sens toute bizarre, je le raconterai plus tard car cet article est déjà long, ce qu’est la sensation de passer de chômeuse à travailleuse.

Alors voilà, lundi à 9h, je commence ma vie « d’animatrice de communauté » et en CDI, s’il vous plaît ! C’est un boulot très intéressant où il faut des qualités rédactionnelles puisqu’il y a de l’écrit mais faut aussi avoir des idées pour animer des communautés, mettre en place des concours, animations, organiser des chats et communiquer autour de tout ça. Bref, beaucoup de choses. Je bosserai pour une agence de comm qui travaille pour un opérateur qui a la même couleur que mes cheveux. Du coup, forcément, la vie de ce blog risque d’en pâtir, je sais pas encore à quel niveau. Je pense que l’article quotidien sera encore gérable mais bon, je répondrai plus aux comms aussi souvent. Mais je continuerai d’y répondre, promis.

Donc réponse : le vendredi 13, il porte chance qu’à moi mais de façon complètement égoïste, je suis ravie, ravie, ravie.


(article dédié à E. puisque c’est elle qui m’avait fait parvenir l’annonce pour cet emploi)

Rendez-vous sur Hellocoton !