Courrier des cœurs, réponse à Lilith

Cette semaine, Lilith nous a posé la question suivante :

« Voici ma petite question sans originalité et qui a peut être été traitée par le passé. Mais je suis une grande folle et je me lance : Je suis avec un jeune homme adorable et admirable depuis le mois de juin. Tout se passe très bien, aucune ombre au tableau si ce n’est que je dois quitter la ville d’ici un mois afin de m’installer à Paris. Lui reste à Dijon. Comment gérer cela? Car même si je tiens énormément à lui, les tentations de la capitale risquent de faire succomber la jeune étudiante de 20 ans que je suis. A bientot et bonne continuation, Lilith, lectrice assidue des Vingtenaires »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous pensons de ce cas.

Enzo : Chère Lilith, tu répond toi-même à la question. Tu ne doutes pas de lui, tu doutes de toi. Enfin tu n’as pas l’air de douter, malgré les hyperboles, on sent que tu as l’air de voir très clairement ce qui va arriver. Dijon n’est pourtant pas si loin de la capitale il me semble, enfin peut-être est-ce mal désservi. Ou qu’il te faut une présence plus importante. Soyons glauques et hyperviolents, trois solutions s’offrent à toi :
1- « ne nous soumet pas à la tentation et délivre nous du mal » > tu « résistes » aux tentations et tu tiens jusqu’à chacune de vos retrouvailles, car après tout il est « adorable et admirable », il n’y a « aucune ombre au tableau » et tu « tiens énormément à lui ».
2- « aimez-vous les uns les autres » > vous devenez un « couple libéré » (comme c’est intitulé dans les articles de journalistes), pour satisfaire vos appétits réciproques, après tout il y a les « tentations de la capitale » qui crient fort dans tes oreilles.
3- « faites-ce que je dis, pas ce que je fais » (c’est aussi dans la bible je crois) > tu lui dis la première solution, tu fais la seconde solution de ton coté. C’est ignoble mais on sent dans tes mots que tu as cette option en tête parmi les autres.
P.S. : Lilith, démon féminin (entre autres), très portée sur la chair, un pseudonyme choisi à dessein ?

Lucas : Bon je crois qu’Enzo a très bien résumé. Tu vas arriver dans un espace merveilleux pour les vingtenaires. Je veux dire par là que tu n’auras plus aucun impératif familial, plus aucune pression plus ou moins implicite, tout un personnage à façonner sur la scène parisienne. Ceci associé au fait que tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense. Je ne dis pas que Dijon est le trou du cul du monde mais le fait de s’émanciper du berceau familial ça fait un electrochoc. Je parie que tes parents ne vont pas te reconnaître quand tu vas revenir pour Noël… De fait, tu n’oublieras pas de chanter une chanson à ton mec en repartant à Paname début janvier :
http://www.youtube.com/watch?v=NIZMpbb9FRA

Summer : Lilith, je vais répondre une chose que je déteste dire mais malheureusement pour toi la réponse à ta question est laisse faire le temps et tu verras! Enzo t’as décrit les cas de figures, je pense que c’est plus un fait qu’un choix au final : soit il te manque à en crever et la distance bien que souffrance n’empêchera rien, soit tu passes au suivant ( j’ai bien failli mettre au pluriel…), soit tu restes dans le flou artistique du libertinage, la vie te le dira, tu verras bien ce que tu ressens à
ce moment là. Sinon pour répondre à Enzo oui, la référence est biblique mais déformé ( évangile de saint Matthieu)

Enzo : Louka > « tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense » C’est vrai que Paris c’est différent de la province, on a du mal à se faire aux free hugs qui virent en partouze dans le métro mais sinon ça se ressemble quand même au niveau comportement social XD (Louka ça fait vraiment chanteur de pop-rock actuel, c’est voulu ? :p)

Summer > Je disais ça pour plaisanter en plus ^^ Il est fort ce Saint Matthieu ! Enfin j’imagine que c’est pas un commandement.
Sinon il y a aussi la solution « séquestration dans la cave » mais comme elle se dit jeune étudiante, elle ne doit pas avoir assez de place pour !

Keira : Aaah, la fameuse question des relations longue-distance…

Personnellement je n’y crois pas. Enfin, à moins d’avoir une volonté en acier trempé et une libido inexistante.

Et puis Lilith, rien que ton énoncé… Enfin bref, t’as pas l’air de vraiment vouloir faire l’effort surhumain d’attendre pendant un mois ou plus avant de retrouver l’extase donc… je te le dis franchement, si t’as pas la volonté…

Tu as 20 ans, tu es jeune, tu vas découvrir l’ivresse des soirées parisiennes… 

Laisse-le tomber et vis ta vie.

En plus comme tu le dis toi même, la tentation sera forcément présente à un moment ou un autre, donc au lieu de devenir une belle salope qui trompe ton petit ami, autant jouer la carte « faut être honnête je vais craquer ». Il le prendra forcément mal mais faut pas se leurrer, il doit avoir les même doutes que toi.

Bobby : Bon, moi je viens de Dijon, et faut pas exagérer non plus : depuis la capitale burgonde, tu arrives à Paris en 1h40 pour pas trop trop cher avec la carte 12-25, et le samedi, tu as une super offre à 15 euro l’aller-retour (bon, au passage tu te tapes 6h de train en une journée mais c’est faisable, surtout avec des potes). Donc la « distance » Paris-Dijon, c’est pas un bon argument du tout, Dijon-Bordeaux à la limite je comprendrais, mais là non. En revanche, le fait que tu sois attirée par l’ivresse parisienne, ça, ça me parait un peu plus problématique (pour ta relation, je veux dire). Et à vrai dire, puisque tu poses la question et que tu sembles, au fond, avoir déjà trouvé ta réponse, allons-y gaiement et sans scrupules : plonge toi dans la folie de la capitale, enivre toi ! A quoi bon venir à Paris si c’est pour ne jamais en savourer la folie nocturne ? (au fait, si besoin est, je me ferai un plaisir de guider une nouvelle venue originaire de ma Côte d’Or natale dans la capitale !)

Tatiana : Bon alors effectivement j’ai envie de te dire que ta distance la c’est que dale, du pipi de chat, insignifiant, bref petite joueuse. Moi c’était des milliers de km et des dizaines d’heure d’avion alors fait pas ta malheureuse hein. 😉 Bon je crois que tu as déjà la réponse à ta question car si déjà tu te poses la question c’est que toi tu n’es pas prête à avoir ton copain loin de toi. Tu veux l’avoir à dispo sous la main et pas à 1h40 de train.
Donc tu as les choix d’enzo maintenant à toi de voir.

Jane : A 20 ans, tu penses que l’amour est plus fooort que tout, et que la distance, ranafoutre, on tiendra. J’ai testé, 2 fois, la relation à distance.
La première fois, j’ai craqué, style option 3 d’Enzo.
La seconde fois, il a craqué, option rupture haineuse pour tenter de camoufler le fait qu’il me trompait allègrement.
Depuis, bizarrement, je n’ai pas retenté.
Après, de toute façon, Enzo a bien résumé la situation. Bon courage!

Petite Cervoise : Lilith, pour faire ton choix et décider où balance ton coeur, profite de ton jeune âge pour investiguer sur tes
sentiments dans l’un de ces centres de méditation :
– Le Madam, 128, Rue La Boétie Paris 8e
– Le Cab, 2, place du Palais Royal Paris 1er
– La bellevilloise, 19-21, rue Boyer Paris 20e
– Le NY club, 130, rue de Rivoli Paris 1er
– Le chacha, 47, rue Berger Paris 1er
Si Dijon te tend toujours les bras, alors l’amour est décidemment en toi, tel le tigre de Frosties, et tu as bien de la chance. Préserve-le et fais venir l’homme à Lutèce, pourquoi pas ?
Si au terme de ce recueillement, tu ne sais plus trop où se trouve Moutarde-city et que tu n’as pas terriblement envie d’investiguer sur sa localisation, il ne te restera plus qu’à vivre une vie revée d’étudiante à Paris : régime surimi Lidl / boites de nuit.
en vous remerciant,

Diane : Chère Mrs Hyde de l Eve,
Si tu (te) nous poses la question, ça veut bien dire que Hormones en folie (tu as 20 ans, que diable(sse) !!) + capitale en rut a tendance à prendre le pas dans ton esprit sur ta petite histoire bien récente avec le colonel moutarde, et que tes interrogations sont plutôt dues à ta conscience de « fille bien » et à cette fameuse case « rêve, prince charmant & romance » que toute jeune fille normalement constituée, qu’elle ait été élevée à coup d Astrée ou de Dawson, possède à plus ou moins haut degré. (que toutes celles qui n ont pas soupiré de langueur quand Johnny dit « on laisse pas bébé dans un coin » me jettent la première pierre)
Bref, gogogadgeto profitonsdelajeunesse

Nina : Pour ma part, je me demande déjà pourquoi tu te poses la question. Au bout de 3 mois de relation amoureuse, à 20 ans, on
croit que rien ne nous séparera jamais. Après ta vie t’appartient, comme on dit donc tu peux dire non, si tu veux vraiment protéger ton couple, sinon… Quel que soit ton choix, de toute façon, tu as 20 ans, la vie est pleine de surprise alors sors, amuse-toi, mets toi les limites qui te conviennent. Après, je n’ai pas compris qu’il y avait une possibilité que vous vous retrouviez dans la même ville à un moment donc bon, les relations à distance, ça tient pas toute la vie non plus. Mais si tu as vraiment envie que ça dure avec lui, à toi de jouer.

Voilà, si vous aussi, vous avez envie que l’on solutionne vos problèmes sentimentaux grâce à nos avis
éclairés, on n’hésite plus, on laisse un comm, on m’envoie un mail (nina.bartoldi’at’gmail.com), un coucou sur Twitter et Facebook.

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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The Heathers


Ce qui est pratique avec Twitter, c’est qu’on peut tout demander dessus. Donc quand je bats le rappel pour avoir un titre de navet, c’est Lil Virgo qui me répond : « mate les Heathers ! ». Ok, un petit coup de baguette magique et le voilà sur le disque dur externe de Vicky (parce qu’on l’a regardé ensemble). Je précise que nous l’avons vu en anglais non sous titré, on n’est pas sûre de toute la compréhension de l’histoire mais je crois qu’on s’en est pas si mal sorties.


Alors au début, je m’attendais à un espèce de Gossip Girls des années 80, un truc qui se passe dans un lycée avec le classique clan des populaires et des autres. Dans ce film, nous avons le groupe des Heathers, trois nanas populaires très BCBG, on a Heather la rouge, la chef un peu, Heather la jaune et Heather la verte (Shannen Doherty pour celle là) et elles intègrent dans leur trio Veronica (Winona Ryder) qui est un peu différente vu que déjà, elle s’appelle Veronica, elle sera la bleue de service. Donc elles s’habillent selon leur couleur et joue au crocket tout en discutant.


Un soir, Veronica sort avec Heather la rouge à une soirée étudiante où Heather est très gentille avec un étudiant alors que Veronica non et elles s’engueulent. De retour chez elle, Veronica est très énervée et là, qui arrive par la fenêtre, façon Dawson ? Jessie, le rebelle de service (Christian Slater) qui a été renvoyé quelques jours de l’école pour avoir tiré à blanc sur deux footballers à la cantine (oui, il est très bien dans sa tête dès le départ). Après une partie de strip crocket, ils décident de tuer Heather la rouge pour venger Veronica. Ils vont chez elle, lui font boire du lait avec du produit bleu genre nettoyant et couic la Heather ! Veronica écrit une fausse lettre de suicide vu qu’elle sait imiter les écritures et c’est le cercle vicieux. Ils commettent un autre double meurtre puis Jessie pète les plombs et veut faire péter l’école en faisant passer ça pour un suicide collectif.

Ce film est juste totalement… surréaliste. Quand j’ai vu le teaser, je m’attendais à un film plutôt drôle, ce qu’il n’est pas du tout puisque ça démarre façon série télé américaine à la Beverly Hills ou autre au lycée (en fait, ça fait furieusement penser à 21 Jumpstreet mais c’est l’effet années 80), il y a toute une scène dans la cafétéria avec les « groupes de pouvoir » : les footballeurs machos et crétins, les geeks, la grosse (oui, elle est toute seule), les fils/filles à papa, les filles à  lunettes impopulaires, les rebelles (dont Jessie) et les Heathers donc. Pour bien qu’on situe tout ce petit monde, on a droit à une scène longuette dans la cafétéria où les Heathers demandent à tout le monde « que ferais-tu avec 5 millions de dollars ».


Puis tout à coup, il y a un premier meurtre et l’enchaînement, avec une prof très baba cool au milieu qui veut parler de suicide à tous les élèves pour pas qu’ils se jettent par la fenêtre, les parents qui sont ridiculement  largués et ne s’occupent pas de leurs gosses… Bref, quelques ressorts comiques émaillent ce film pourtant assez dramatique et on ne sait pas bien s’il faut en rire, en pleurer, à quel degré le regarder si tant est que son auteur en ait prévu plusieurs, de degrés.


Bref, la bande annonce est assez funky, le film beaucoup moins. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris… J’ai bien saisi qu’il s’agissait d’une comédie noire mais je crois qu’il manque une pointe de cynisme et d’autodérision pour être un réel monument de comédie noire. Du coup, pof le nanard ! Par contre, je susi impressionnée par la constance du jeu d’acteur de Winona : toujours le regard hagard, toujours la bouche ouvert et l’air perdu. Quoi qu’elle joue… Chapeau.

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My Bloody Valentine

(Attention, ça spoile un peu)

Je vous avais promis une rubrique dédiée aux nanard, la voici. J’admets totalement ma subjectivité et mon manque total de connaissances artistiques en matière de cinéma, cette rubrique sera donc plus dans la veine « j’ai pas aimé ce film, je me moque » qu’une réelle critique construite. On est dimanche, on ne va pas se prendre au sérieux non plus.


Pour entamer cette série, je vous présente  un film globalement récent : my bloody valentine, un teen movie d’horreur. Sur le papier, les ingrédients sont appétissants : un méchant à la tenue effrayante (ici un mineur avec une pioche qui fait du bruit comme Dark Vador), des acteurs mâles beaux et identifiés par les adolescentes (Jensen Ackles de Supernatural et Kerr Smith de Dawson), des jolies filles pas très habillées pour les garçons, le tout arrosé d’hémoglobine. A noter que ce film existe en version 3d qui doit bien dépoter, surtout quand une fille très bien faite court nue pour échapper au mineur, quelques nez ont dû se mettre à saigner…


L’histoire en bref : ados, Tom (Jensen Ackles), Axel (Kerr Smith) et Sarah (je sais pas qui est l’actrice) participent à une soirée dans la mine. Or le vilain Harry, un mineur qui a pété les plombs, tue tous les ados sauf ces trois là et une blonde qui échappent au massacre et ce le jour de la St Valentin. 10 ans plus tard, Tom revient dans la ville pour vendre la mine qui appartenait à son père.  Il retrouve Sarah, son amour d’adolescence mais elle s’est mariée avec Axel, devenu shérif. Et là, les meurtres reprennent. Harry le tueur n’est donc pas mort ?


Pendant une heure et demie, les corps se découpent, le sang gicle, les membres volent. En 3D, ça doit être assez flippant. On retrouve les ressorts dramatiques classiques du teen movie d’horreur : des filles qui courent en criant et évitent la mort d’un cheveu, des suspicions, un final dramatique où l’héroïne hésite entre deux suspects : mais lequel est le tueur ? Bref, la seule innovation de my Blood Valentine est l’utilisation de la 3D.


Par contre, il y a super arnaque à un moment dans le film. Le nom du coupable est rapidement évident, je me dis que si c’est lui,  c’est vraiment mauvais, un peu comme dans Faculty ou 2mn30 de réflexion permettent de comprendre de suite qui est le gros vilain. Alors comme c’est trop évident, on a droit à une scène où le coupable assiste soit disant à un meurtre (alors qu’il le commet) mais comme il souffre de double personnalité, c’est sa partie de lui innocente qui se regarde en train de tuer. Super, tu n’as pas plus merdique comme grosse ficelle ? Je déteste être arnaquée de la sorte, quand le tueur sort un peu du chapeau genre « tu pouvais pas te douter que c’était lui parce que c’était le passant de la scène 7, ahahah ! ». Ben, là, c’est un peu pareil : « Bon, c’est trop évident que c’est lui donc on fait genre que ça l’est pas même si une fois la révélation faite, tu te demandes quand même ce qu’ont fumé les enquêteurs pour ne pas voir que cette personne était enfermé avec l’arme du crime… C’est ça, oui.


Finalement, ce film n’est pas épouvantable en soi, on peut le regarder entre amis avec une bonne dose de pop corn ou de ce que vous voulez. Mais c’est pas un incontournable non plus, pas même dans sa nullité. Reste les Jensen et Kerr, quand même bien miam miam.

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