Laissez les femmes vieillir

Lundi soir, j’ai fait comme tout le monde et suis allée voir Star Wars épisode VII*, à peu près vierge de spoils** mais j’avais noté que les internautes s’étaient moqués de la vieille Carrie Fisher. Ok, voyons… Ah, bravo, vous avez réveillé mon indignation féministe.

Carrie Fisher

Reprenons. Alors dans ce Star Wars, nous retrouvons Harrison Ford, Carrie Fischer et Mark Hamill. Ford arrive à l’écran, je me dis que le temps est un petit salopard. Même si, ok, il garde son charme et, à la limite, il a mieux vieilli que George Clooney dans la Bande annonce d’Ave Cesar des Frères Coen. Quand soudain, voici, Carrie Fisher et… Oh bah franchement, ça va. Oui, y a de la pâte d’oie (comme sur Ford), une peau relâchée (comme Ford) et une taille un peu épaissie mais franchement, elle le fait toujours. Surtout la scène où elle porte une robe, pardon mais elle pète la classe. Contrairement à Mark Hamill qui a très méchamment pris, comme on dit

Spoiler:
{(même si c’est un peu lié à son personnage, je suppose)}

Donc, que conclure à part : encore un coup de la société patriarcale qui nous impose un idéal féminin toujours plus inatteignable.

Princesse Leïa dans l'épisode 7 de Star Wars

Car voyez-vous, le problème, c’est que la femme n’a pas le droit de vieillir, particulièrement à Hollywood. Quand on refuse à Maggie Gyllenhaal un rôle car on la juge trop vieille (37 ans, sachant qu’elle était castée pour jouer la maîtresse d’un homme de 55 ans…), on commence à bien mesurer à quel point être une femme reste compliqué dans un métier d’image. Alors, il reste des solutions, hein, bien sûr, genre… la chirurgie esthétique. Après tout, regardez Nicole Kidman… Bon, ok, elle fait peur mais on lui donne pas son âge, hein….

Nicole Kidman botox et chirurgie

Car là est le drame de Carrie Fischer : elle est restée telle quelle. Oh mon Dieu des rides ! Oh mon Dieu une taille épaisse. MAIS QUELLE HORREUR DES CHEVEUX BLANCS ! Les commentaires n’avaient pas été plus charmants sur Diana Rigg, ex James Bond girl et surtout éternelle Emma Peel soit l’une des femmes les plus sexy du monde, lorsqu’on la découverte âgée et fripée dans Game of Thrones. Et que dire sur Brigitte Bardot ? Alors oui, elle dit beaucoup de trucs discutables, je dis pas mais non, elle n’a pas pris cher, elle a juste vieilli et ça nous arrivera tous. Ca fait mal le résultat sans botox et lifting ? Et bah commencez à économiser parce qu’on y passera tous. Et c’est une fille qui fait visiblement 10 ans de moins que son âge réel qui vous le dit.

Diana-Rigg-de-Chapeau-Melon-et-bottes-de-cuir-a-Game-of-Thrones

Mais voilà, la vieillesse féminine reste intolérable, bien plus que celle des hommes, c’est un fait indiscutable. Le style poivre et sel ? Super sur les hommes mais les femmes, eurk, elles se laissent aller dis donc… Idem sur les pâtes d’oies : sexy chez les hommes, inacceptable chez une femme. Même le bidon, c’est trop mignon chez les hommes alors que chez les femmes, ce sera sanctionné par un jet de pierres en plein dans le gras ! Et pourquoi ? Parce que dans notre société patriarcale, la femme reste avant tout associée à son rôle d’apparat : elle doit rester jeune, fine, lisse, belle. La maturité ? Non, on s’en branle, on va plutôt t’expliquer que les vieux décrépis préfèrent se taper des petites jeunes : ta beauté vaudra toujours plus que tout le reste, désolé.

Hugh Heffner et sa fiancée

Et c’est, en plus, un contresens total par rapport au personnage de Leïa. Elle n’est jamais présentée comme une belle et faible femme à secourir, non : c’est une femme forte, engagée politiquement, combattante. Le seul passage sexy la concernant (le fameux bikini) se termine quand même par Leïa terrassant un personnage immonde qui doit dépasser le quintal tranquille. Et c’est une constante dans l’univers Star Wars d’ailleurs : Padmé n’est vue comme une belle femme que dans sa romance avec Anakin : pour le reste, elle est avant tout une femme politique forte (encore) et elle ne brille pas de sexyness dans sa tenue officielle on va dire. Du coup, comment peut-on se dire fan de Star Wars, de son univers et se foutre de la gueule d’une actrice à cause de son physique… Le physique de son âge.

* Ah et pour mon avis sur le film car j’écrirai pas d’article dessus (parce que tout le monde en a parlé) : bon divertissement mais

Spoiler:
{ y a quelques soucis notamment le Dark Vador new gen’ qui est quand même pas mal en mousse.}

** Ma mère m’a quand même balancé

Spoiler:
{qu’un personnage mourrait et j’ai de suite compris qui c’était…}

Ma mère qui n’a jamais vu un Star Wars de sa vie m’a spoilée…

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Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.

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My Bloody Valentine

(Attention, ça spoile un peu)

Je vous avais promis une rubrique dédiée aux nanard, la voici. J’admets totalement ma subjectivité et mon manque total de connaissances artistiques en matière de cinéma, cette rubrique sera donc plus dans la veine « j’ai pas aimé ce film, je me moque » qu’une réelle critique construite. On est dimanche, on ne va pas se prendre au sérieux non plus.


Pour entamer cette série, je vous présente  un film globalement récent : my bloody valentine, un teen movie d’horreur. Sur le papier, les ingrédients sont appétissants : un méchant à la tenue effrayante (ici un mineur avec une pioche qui fait du bruit comme Dark Vador), des acteurs mâles beaux et identifiés par les adolescentes (Jensen Ackles de Supernatural et Kerr Smith de Dawson), des jolies filles pas très habillées pour les garçons, le tout arrosé d’hémoglobine. A noter que ce film existe en version 3d qui doit bien dépoter, surtout quand une fille très bien faite court nue pour échapper au mineur, quelques nez ont dû se mettre à saigner…


L’histoire en bref : ados, Tom (Jensen Ackles), Axel (Kerr Smith) et Sarah (je sais pas qui est l’actrice) participent à une soirée dans la mine. Or le vilain Harry, un mineur qui a pété les plombs, tue tous les ados sauf ces trois là et une blonde qui échappent au massacre et ce le jour de la St Valentin. 10 ans plus tard, Tom revient dans la ville pour vendre la mine qui appartenait à son père.  Il retrouve Sarah, son amour d’adolescence mais elle s’est mariée avec Axel, devenu shérif. Et là, les meurtres reprennent. Harry le tueur n’est donc pas mort ?


Pendant une heure et demie, les corps se découpent, le sang gicle, les membres volent. En 3D, ça doit être assez flippant. On retrouve les ressorts dramatiques classiques du teen movie d’horreur : des filles qui courent en criant et évitent la mort d’un cheveu, des suspicions, un final dramatique où l’héroïne hésite entre deux suspects : mais lequel est le tueur ? Bref, la seule innovation de my Blood Valentine est l’utilisation de la 3D.


Par contre, il y a super arnaque à un moment dans le film. Le nom du coupable est rapidement évident, je me dis que si c’est lui,  c’est vraiment mauvais, un peu comme dans Faculty ou 2mn30 de réflexion permettent de comprendre de suite qui est le gros vilain. Alors comme c’est trop évident, on a droit à une scène où le coupable assiste soit disant à un meurtre (alors qu’il le commet) mais comme il souffre de double personnalité, c’est sa partie de lui innocente qui se regarde en train de tuer. Super, tu n’as pas plus merdique comme grosse ficelle ? Je déteste être arnaquée de la sorte, quand le tueur sort un peu du chapeau genre « tu pouvais pas te douter que c’était lui parce que c’était le passant de la scène 7, ahahah ! ». Ben, là, c’est un peu pareil : « Bon, c’est trop évident que c’est lui donc on fait genre que ça l’est pas même si une fois la révélation faite, tu te demandes quand même ce qu’ont fumé les enquêteurs pour ne pas voir que cette personne était enfermé avec l’arme du crime… C’est ça, oui.


Finalement, ce film n’est pas épouvantable en soi, on peut le regarder entre amis avec une bonne dose de pop corn ou de ce que vous voulez. Mais c’est pas un incontournable non plus, pas même dans sa nullité. Reste les Jensen et Kerr, quand même bien miam miam.

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Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.

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J’’ai la lose

Aujourd’hui, je pousse un cri. Un cri de rage. Un gigantesque : « va te faire f**** » à la sale personne qui m’a jeté un sort. Aujourd’hui, je me plains parce que j’ai la lose. Il y a quelques temps, j’avais écrit un article annonçant une bonne période… Je crois que je me suis avancée.
 
 
Effectivement, si on analyse la situation, ma vie a de bons côtés : côté cœur, j’ai rencontré de charmants garçons récemment, c’est très épanouissant. Côté études, c’est officiellement terminé : sur une promo de 12, nous ne sommes que la moitié à être diplômés. Après avoir reçu mes notes, je me retrouve avec une mention assez bien, j’ai raté la mention bien de peu (je sais, je m’en plains, je suis chiante). J’ai eu la moyenne partout (même à mon rapport de stage et à mon cours de droit) sauf à un partiel où je me suis pris un sale 2,5/10. Bon, j’avais raconté à peu près n’importe quoi dans ma copie mais c’est ma faute, aussi, si le prof qui a pondu le sujet n’était pas le responsable de ce cours ?
 
Oh, j’ai la lose !
Bref, a priori, ça va. Mais j’ai la lose et je commence à en avoir assez de cet acharnement du sort. Oh, il ne m’arrive rien de grave, personne n’est décédé, je n’ai perdu aucun membre. Que des petits ennuis qui s’accumulent, s’accumulent et me font sortir de mes gonds. Comme une sale fatigue qu’on traîne.
 
Première catastrophe : la réaction en chaîne. Je fais une machine, bam ! bam ! badaboum ! Comme d’habitude, lors de l’essorage, ma machine essaie de se faire la malle, la garce. Bon, je m’en vais pour étendre mon linge avec le système D (comme débile, pas comme débrouille). En fait, je mets un étendoir à linge en équilibre sur la barre de mon rideau de douche qui tient lui même sur 5 mm de carrelage. Donc équilibre instable. Je commence à étendre mes trucs quand mon étendoir se casse la gueule une première, fois, je le rattrape comme je peux (avec deux bons kilos de linge mouillé). J’essaie de remettre le tout sur ma tringle et là, la tringle tombe et décanille la bouteille de bain moussant en verre qui traînait sur le bord de la baignoire. Cette dernière va naturellement s’écraser sur le sol, craaaaaac ! Et voilà le bain moussant qui coule sur le sol, vague bleue et gluante sur mon carrelage en marbre… Et cette douce odeur de raisin chimique absolument pas entêtante, mmmm… Bon, et bien, nettoie. Le truc très amusant avec le bain moussant, c’est que ça mousse, précisément. Donc me voici avec mon seau plein de flotte a essayer de nettoyer le cataclysme, ma serpillère fait des bulles, plus je rince, plus ça mousse, je m’en sors plus !
 
Brrrrrrrr !
Ça continue samedi dernier (soit trois jours après l’affaire du bain moussant) : après une nuit torride avec mon nouvel amant dont je parlerai plus tard (pas Guillaume, un autre), je dois vite me doucher car Benoît arrive. Oui, je sais, deux amants à une poignée d’heures d’intervalle, j’ai fait fort mais c’est pas le sujet de l’article. Donc opération épilation avec de la crème (pas le temps de fignoler) qui sent pas très bon donc c’est une bonne idée de se doucher, après. Hop, je fais couler l’eau, elle commence à se répandre sur mon corps et… merde ! L’eau chaude s’est fait la malle ! C’est froid, c’est désagréable ! Bon, en désespoir de cause, je pompe de l’eau chaude dans le lavabo et me frotte à l’éponge mais, là, aussi, la douce chaleur liquide se transforme en griffes glacées. A partir de là, l’eau chaude joue l’arlésienne : dès que ça marche, je prends des douches bouillantes, j’aspire à pleines narines la vapeur d’eau, j’ai des orgasmes aquatiques… Mais ça se fait rare. D’ailleurs, à partir de mercredi, c’est la catastrophe. Solution de dépannage : mettre la chaudière en mode « eau et chauffage ». Mais c’est pas tout à fait ça, je me lave avec un filet d’eau et c’est plus tiède que chaud… Je crois que je vais me laver avec mon brumisateur, ce sera plus efficace. Il faut que j’appelle mon proprio mais je ne sais pas si c’est un problème de chaudière ou de plomberie. A priori, je dois avoir une fuite au niveau de la salle de bain puisqu’il fait toujours humide là-dedans…
 
Allo ? Allo ?
Appeler… En voilà une bonne idée ! Encore faut-il pouvoir ! Vendredi, je sors de la douche en compagnie de Guillaume quand je reçois un texto SOS de Gauthier : « je m’ennuie, je veux sortir, pitié ! ». Du coup, je lui renvoie un texto pour lui proposer d’aller boire un verre à trois. Il me répond : « ok, je t’appelle sur le fixe ». Deux minutes après, texto : « t’as débranché ton fixe ? » Oui, je suis joueuse : quand on m’annonce qu’on va m’appeler, je coupe mon téléphone. Donc je lui réponds que non, on discute par téléphone portable : c’est parti pour le film du jour : « le mystère de ma ligne fixe ». Guillaume, qui travaille dans les télécoms regarde et conclue que le téléphone est décédé. Ouais, bonne remarque. Bon, partant de ce principe-là, je ne m’inquiète pas outre mesure. En effet, j’ai essayé de le brancher à l’autre prise téléphone, même résultat. Donc, aujourd’hui, après mon déjeuner avec Zoé, je m’en vais à la FNAC acheter deux téléphones (un pour ma ligne fixe, l’autre pour la freebox). De retour dans mon doux foyer, je fais un test : mon nouveau téléphone marche pas non plus sur la ligne. Bon, ok, ne paniquons pas ! Je branche le troisième téléphone, toujours pas de tonalité… Bon, pas de panique, faisons le 1014. Ils me balancent sur le service « payer votre facture ». La dernière,je l’ai payée il y a trois semaines, ils se moquent de moi ?
 
Pas énervée du tout, je vais à mon agence France Telecom voisine : deux pauvres mecs doivent servir tous les clients et c’est du lourd : la moyenne d’âge doit être de 50 ans (rappelons que j’en ai 25 et que je l’ai faite chuter). Une mémé accapare le premier vendeur : « mais comme on fait pour mettre une ombre noire sous le texte ? » donc le vendeur, plutôt mimi, lui fait la manipulation et lui montre. « Et on fait comment ? Mais c’est ça l’ombre noire ? Ah non, c’est moche, ça me plaît pas ! ». Le mec me regarde, désemparé, je lui souris, amusée (on ne sait jamais, au cas où ma loose disparaîtrait…). A côté, l’autre vendeur se fait incendier par un vieux parce qu’il n’a plus de minitel disponible, il faut en commander un (je croyais que ça n’existait plus). Bon, finalement, c’est celui-là qui me sert, si je puis dire. En effet, après avoir pianoté sur son ordinateur, il me donne le téléphone pour que je m’entretienne avec le service technique. Personne me répond. Bon, le gentil vendeur, avec des beaux yeux bleus, essaie de trouver et m’explique que ma ligne a été suspendue mais il ne sait pas pourquoi. « Vous vous êtes trompée de code, non ? » me demande-t-il. Mais de quoi il me parle ? Quel code ? J’ai pas de code, moi ! Bon, le pauvre gars jonglait entre trois clients, essayait de m’aider tout en se faisant engueuler par son collègue : « non mais elle a qu’à appeler le 1014 ! » Connard, tu me payes la communication ? Parce que, certes, c’est gratuit à partir d’un fixe… MAIS JE N’EN AI PLUS ! Et voilà, au bout de trois-quarts d’heure, je repars et j’ai toujours pas de téléphone.
 
Luke, je suis ton père…
On rajoute à ça un autre élément fort sympathique : mon téléphone portable qui date d’il y a 3 mois marche mal… Gauthier m’appelle ce soir pour discuter et la qualité de la discussion se dégrade rapidement : de mon côté, j’entends des drumbles, du sien, une étrange voix déformée, si bien qu’à un moment, il me dit : « On dirait Nono le petit robot qui a avalé Dark Vador ». Du coup, je ris et ça lui fait peur.
 
J’en viens sérieusement à penser que la technologie moderne me déteste et me le fait sentir. Maintenant, je me demande quelle va être la prochaine contrariété. Une maladie ? Vu que je me douche à l’eau froide ou tiède, ça ne va pas tarder. Me retrouver coupée du monde ? Mon téléphone portable survit, Internet marche encore mais si on me coupe free, plus de téléphone (oui, j’ai une ligne freebox) et plus d’Internet (donc plus d’articles pour toi, lecteur !). Une inondation ? Ça me pend au nez. Un incendie ? L’inondation l’éteindra. Une coupure d’électricité ? Les huissiers pour me réclamer de payer une facture jamais reçue ? Me casser un ongle ?
 
Lecteur, les paris sont ouverts.
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