Ode à ma liseuse

Article non sponsorisé

Chaque année*, ma boîte nous offre une petite prime de Noël sous forme de chèque cadeau, un petit pécule à dépenser sans des boutiques partenaires dont la FNAC. Janvier (ou février) 2015, me voici bien embêtée : je dois finir la 5e intégrale de Game of Thrones avant sa diffusion télé mais le truc est énorme et ne rentre pas dans mon sac. J’avais donc mon tote bag exprès pour mon roman, youpi. Un jour, une collègue me dit “si tu veux, je l’ai en version numérique et en français** en plus !” Une version, numérique… Mmmm… Et c’est ainsi que j’ai acquis une sublime liseuse (marque Kobo, rétroéclairée si vous voulez tout savoir, j’ai choisi ça parce que ça lit tous les formats contrairement à la Kindle et le rétroéclairage me sert dans le bus quand je rentre de chez Victor et qu’il fait déjà nuit)(j’ai pas d’action chez Kobo, achetez la liseuse que vous voulez).

Liseuse Cybook Odyssey, livre electronique developpe par Virgin en partenariat avec la societe francaise Booken

Et bon sang, ça a changé ma vie ! Vous n’imaginez pas le bonheur que c’est d’avoir une cinquantaine de livres sur soi pour un truc qui pèse rien et se glisse tranquille dans votre sac. Fini l’angoisse de finir un livre avant la fin de votre trajet***, fini la moue quand un livre que tu as très envie de lire est un gros pavé de 700 pages jamais édité en poche qui t’oblige à prendre un sac supplémentaire, fini la honte parce que tu lis un livre pourri (quoi que j’assume tellement pas de lire After (en papier) que même en format numérique, j’aurais peur qu’un oeil indiscret par dessus mon épaule crame que je suis en train de lire ce parfait étron). Alors pour vous chanter mon amour de ce format, je vais développer mon avis en quelques points

liseuse numérique

“Oui mais moi, j’aime le papier”

Mais moi aussi et en fait, depuis que j’ai ma tablette, je lis deux livres en même temps : un bouquin sur la tablette dans les transports, un en papier dans mon lit. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai pas fini de lire tous les livres papiers achetés au cours de ma vie ni ceux de ma maman et ensuite, même si je sais que la liseuse ne sollicite pas les yeux comme un ordinateur car il n’y a pas de lumière bleue et que ça ne va pas nuire à mon sommeil, j’aime quand même l’idée de couper tous les écrans quelques temps avant d’éteindre la lumière. Puis y a les magazines que je n’aime pas lire en format numérique.

lire dans la pelouse en été

Compliqué de lire deux livres en même temps ? Non, au contraire, je trouve que ça me pousse à tout finir. Par exemple, quand je me forçais à lire After parce que c’est un cadeau, je lisais d’autres bouquins sur ma liseuse et ça ne me “gâchait” qu’un moment lecture au lieu de tout me pourrir. Après, certains comme Amy lisent le même livre en papier et sur tablette. Bon évidemment, y a que moi pour réussir à lire deux livres très différents dont 2 des personnages principaux ont le même nom (Fitz dans La saga L’assassin royal de Robin Hobb et La chute des géants de Ken Follett) et à me faire spoiler par le livre papier (After) le bouquin numérique que je suis en train de lire (Orgueil et Préjugés). Et à ce propos…

Keira Knightley et Rosamund Pike dans Orgueil et Préjugés

A la découverte des grands classiques

Quand vous achetez une tablette, vous avez accès à tout un tas de livres gratuits. Alors attention, beaucoup ne sont que des extraits donc peu intéressants et les livres très contemporains que j’ai téléchargés ne m’ont pas intéressée du tout. Par contre, sur les classiques, j’ai pu enfin combler quelques lacunes, mais il en reste. Donc je sais désormais que je préfère Tolstoï (Anna Karénine, j’avais déjà lu Guerre et Paix) à Dostoïevski (Crime et Châtiment), que quelque soit sa nationalité, la noblesse a des journées très chargées en mondanités mais basta et que si certaines ne savent résister à un homme (toujours Anna Karénine, Lydia dans Orgueil et Préjugés), d’autres préfèrent fuir pour ne pas céder à la tentation (la Princesse de Clèves). On rajoute à ca du Gogol et du Kafka, j’ai encore du Proust et du Stendhal en attente, quelques autres Dostoïevski, aussi, je crois) mais aussi du Philip K. Dick, Stephen King etc. et me voici ultra cultivée. Et avec 1h30 de transports par jour à partir du moment où je serai installée chez Victor, des livres, je vais en avaler un bon paquet.

La bibliothèque idéale de Bernard Pivot

Oui mais ça coûte aussi cher qu’un livre papier

Oui alors là, c’est le gros côté négatif, je trouve, et je me dois de l’aborder parce que ça me rend pas de bonne humeur. Le livre électronique est, selon moi, un format pratique qui permet d’accéder gratuitement aux monuments de la littérature et de lire partout et facilement (il est beaucoup plus facile de lire sur sa tablette dans un métro bondé qu’un livre). Bon par contre, je pensais que c’était plus écologique mais pas vraiment, le plus écologique étant le livre recyclé (mais je ne le vois pas beaucoup vendu) . Mais ça me gonfle qu’on soit obligés de payer le prix fort pour un support dématérialisé (idem pour les films ou musiques achetés sur Apple Store et co). Du coup, je l’avoue, on se fait du troc entre potes de livre numériques… Bah comme les vrais livres en fait.

Petits livres qui tiennent dans la main

Mais surtout, surtout… Ben je sais plus où ranger mes livres et mon prochain emménagement dans notre cocon d’amour ne va pas aider… Du coup, je me bride plus en terme de livres à lire mais j’ai plus aucun problème de stockage… Et ça, c’est, je crois, le meilleur argument en faveur de la tablette.

Comment-ranger-ses-livres-Quelques-idees-avec-la-bibliotheque-animee

Voilà, nous sommes le 22 décembre et si vous n’avez pas d’idées de cadeau pour un grand lecteur et envie de dépenser de l’argent parce que ça coûte un peu, ça peut être une bonne idée. Moi, j’avoue que je pourrais plus me passer de la mienne.

Ma jolie liseuse

* Dit la fille embauchée depuis septembre 2014.

** Oui parce que l’intégrale 5 n’était dispo qu’en anglais à ce moment là de l’histoire, je sais pas où on en est. Mais le style anglais est limite bien plus abordable que le style français, très ampoulo-médiéval, si vous voyez ce que je veux dire (si je mettais “arrêter d’inventer des mots” en résolution 2016 ?)

*** Depuis l’arrivée de la 4G, je sais pas vous mais moi, je peux plus utiliser mon smartphone dans le métro, il mouline mais m’affiche rien. Puis faut savoir déconnecter parfois, zut !

 

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Les sextoys, le truc des filles branchées ?

Quelques jours avant Noël, dans une parfumerie chut-chut pas de marque. Une Nina cherche désespérément un éventail en plume rose pour être la plus belle au réveillon. Notre pauvre amie ne trouve pas son bonheur mais par contre, elle aurait pu se consoler avec un mignon petit canard rose Chantal Thomas. Un canard rose, me direz-vous ? Mais notre amie Nina a passé l’âge de jouer avec des canards. Mais, lecteur, ce canard-là, il est justement pour adulte.
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Lectrice, si tu veux être hype, il te faut, toi aussi, un canard vibromasseur dans ta salle de bain. En janvier, je retournai dans notre parfumerie, désirant acheter de la poudre de bain pour mon week-end breton… et un canard. Après tout, quitte à avoir un mignon petit canard rose qui me fait grimper aux rideaux, autant y jouer à deux. Damned, il n’y en avait plus. Et voilà comment Nina n’aura jamais de canard vibro rose qui aurait pourtant été parfait pour sa salle de bain. Tant pis, je m’en achèterai un jaune.
 
Aujourd’hui, toutes les filles ont leur sextoy ou presque. Par exemple, Emma et moi avons un petit vibro, du type ladyfinger (ridiculement petit), Jules pour elle, Ernest pour moi. On les aime, on les trimballe partout, même dans le métro un jour d’attentats à Londres. Ceci étant, j’ai fouillé dans mon sac tout à l’heure pour y chercher mon billet de train, j’y ai trouvé du gel lubrifiant et un soutien-gorge (que je cherchais partout, je me demande ce qu’il fout là). Bon, faut dire ce qui est, moi, Ernest, il me sert plus à le prendre en photo sur mon étagère qu’à m’envoyer au septième ciel parce qu’il est vraiment petit. Mais bon, je suis une fille in, j’ai un vibro et quand j’en parlais à mes amants meetic, ça les faisait rêver (alors qu’ils ne s’en sont jamais servis, finalement, bande de petits joueurs). Bon, après, j’ai des menottes et un pistolet à bout rouge mais ce sont pas des jouets sexuels, ça, ce sont des jouets tout court. Franchement, attacher quelqu’un avec ses menottes là ne sert à rien : à peine on tire dessus qu’elles se défont.
 
Ma première expérience avec un sextoy remonte à 1999, à l’époque où j’étais avec Pierre le Pervers, évidemment. Il avait un coffre plein d’objets sexuels dont des boules de geisha qu’il décida de me faire essayer. C’était celle avec des picots, histoire de bien stimuler. Et j’avoue que pour être stimulée, j’ai été stimulée, j’ai passé la journée à soulager ma pauvre vessie qui ne comprenait pas pourquoi elle était soudain aussi sollicitée. Déception totale, donc. J’ai entendu de tout sur les boules de geisha, apparemment, je ne suis vraiment pas la seule à ne pas avoir ressenti grand chose avec mais quelque part, j’aimerais réessayer, pour voir… A propos des boules de geisha, j’ai traumatisé Clara le jour où je lui ai dit que j’avais déjà essayé, à tel point qu’au milieu d’une soirée avec son meilleur ami et les potes de ce dernier, elle s’écria « ouais, toi, tu fais des trucs dégoûtants comme les boules de geishas, là ! ». Bon, je suis passée au rouge et j’ai explosé de rire, tellement je m’attendais pas à ça et un jeune homme m’a plus lâché de la soirée. A retenir comme plan drague.
 
Autre fois où je me suis retrouvée « confrontée » à un objet sexuel, ce fut chez Laurent, qui se révèle être l’équivalent de Pierre, sur certains points, finalement. A un moment, il me montre un truc bizarre, une espèce de gaine en plastique qu’on enfile à la base du pénis avec des picots sensés stimuler le clitoris. Là, j’avoue que j’ai rigolé le truc avait la largeur d’un doigt et même si c’est extensible, Laurent mettait des préservatifs XL et pas pour se vanter donc je ne vois pas comment il aurait pu rentrer là-dedans. Pas testé, pas d’avis.
 
En mars, Emma et moi avons prévu une virée au sexodrome, lieu qui m’interpelle quand même. Comme dirait Axelle Laffont  « J’ai jamais vu autant de bites de ma vie sur une étagère… SUR UNE ETAGERE ! ». Quelque part, les sextoys, c’est amusant mais aussi un peu repoussants. Il y a des trucs vraiment immondes genre les bouches en plastique mou pour les messieurs… J’ai mis mon doigt dedans, j’avais l’impression de m’enfoncer dans du dégueulis gélifié, quelle horreur ! Concernant les godes, certains sont franchement effrayants. Mon Ernest, il est peut-être petit mais il est tout joli, doré et arrondi. C’est pas que je sois une maniaque de l’esthétique mais j’aime bien les choses jolies, surtout si elles doivent visiter mon vagin ou toute autre partie de mon anatomie. Quelque part, je trouve les godes munis d’un excite-clito assez effrayants car l’excite clito tient plus de la queue de
scorpion que d’autre chose. J’ai l’impression que ça gratte plus que ça ne caresse… Il y a aussi les énormes godes tout mous en plastique souple. Dans Six feet under saison 1, à un moment, le
frère de Brenda offre à sa sœur un panier rempli de godes et autres joyeusetés (oui, il est dérangé) et Brenda prend cet espèce d’énorme gode qui me fait penser à de la saucisse toulousaine et là, je me demande comment on peut être excitée par un truc pareil.
 
Je pense que les créateurs de godes et autres vibromasseurs en ont tout de même confiance puisque dans la pléthore de modèles proposés, on en trouve vraiment de très jolis, nacrés, transparents à paillettes (ça me fait rire, ça). Pour tous les goûts et pour toutes les formes. Quitte à s’envoyer en l’air avec un bout de plastique plutôt qu’avec un homme, autant le choisir à notre goût. J’en avais vu un très joli transparent et légèrement rosé, j’en avais parlé à Mister Big et Gauthier, mes 25 ans approchant, mais non… Donc je le dis clairement, pour mes 26 ans, si vous devez m’offrir un jouet sexuel, ce sera la cravache, merci.
 
Avoir un sextoy, est-ce être une femme libérée ? Je suis pas convaincue dans la mesure où ne pas en avoir ne signifie pas ne pas avoir d’auto-sexualité. De temps en temps, rien ne vaut la douceur de mes blanches mains pour m’envoyer toute seule comme une grande au septième ciel. Mais bon, ça permet de varier les plaisirs. Mais malgré la gamme incroyable de choix, je trouve que rien ne vaut un homme, quand même… Parce qu’en plus du plaisir, on a la tendresse. Et puis, ce que j’adore avec un mec, c’est le soudain changement de rythme que j’ai pas forcément senti venir, quand il donne de petits coups rapides et que soudain, il s’enfonce profondément en moi, longuement, brutalement… Enfin, bref, je vais pas m’étaler là-dessus… Donc, voilà, ce que j’aime dans le sexe, c’est un peu la surprise. Avec un gode, c’est moi qui le maîtrise donc a priori point de surprise. Ceci étant, je pense que les sextoys ont un rôle important à jouer dans la découverte de son corps et de ce qui nous plaît, sexuellement parlant. Avec un gode, on peut expérimenter différents angles de pénétration (Seigneur, c’est horrible, j’ai l’impression de faire un cours de science), trouver ce qui nous convient le mieux, localiser son point G, etc. Ce qui n’est pas forcément évident avec un amant.
 
Bref, les sextoys, c’est marrant, faut quand même l’avouer, même si certains sont plus glauques qu’autre chose. Vivement le mois de mars, hein Emma !
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