Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

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Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Si on faisait un film sur ma vie, personne n’irait le voir

La fille insupportable de la pub Meetic.

Je n’aime pas la fille de la pub Meetic. Non mais regardez-moi cette connasse qui en fait des caisses pour attirer l’attention, qui parle sans faire gaffe aux autres… Brrrrr ! Mais voilà, notre amie frangée égocentrique rêve d’amour avec un grand A, d’une histoire échevelée qui ferait de sa vie la meilleure comédie romantique de tous les temps. Et pour se faire, elle compte sur… Un site de rencontre. Help !

On nous dit souvent que l’amour se trouve au coin de la rue. Bon alors ça doit pas être de la mienne car moi, je ne croise que des vieux ou des mères de famille voire un troupeau de petiots encadrés par quelques instits femelles. Pourtant, selon le dernier magazine municipal reçu, à Plumes sur Berges, y à plus de célibataires que de gens en couple… Je vais traîner plus souvent au Monoprix alors ! Toujours est-il que dans toute histoire d’amour digne d’intérêt pour le cinéma, l’ingrédient premier est : la surprise.

« Nina avançait seule dans sa vie quand elle croisa par hasard le chemin d’Alexandre. Quelques péripéties plus tard, ils se marièrent, se reproduirent et finirent leur vie en jouant au Scrabble devant la cheminée ». Une bien belle histoire qui n’a en soi rien d’original mais ça marche toujours. Maintenant imaginons « Nina est une working girl qui cherche un mec mais n’a rien de comestible/disponible sous la main. Le soir, elle cherche donc l’amour sur des sites dédiés en boulotant ses chocapics, chope des rencards et à un moment, elle a rendez-vous avec Alexandre, ça se passe bien et idem mariage-reproduction-Scrabble ». Mmm… On pourrait éventuellement faire une comédie sur les rencards foireux ou les morts de faim pensant pecho d’un simple « on baise ce soir ? ». Je suis un peu curieuse de connaître la rentabilité de ce type d’approche.

À la limite, si Égocentrique 1ère trouve les rencontre Meetic incroyables, chacun son truc. En fait, le problème n’est pas tellement là mais plus dans cet espèce de narcissisme forcené. Aujourd’hui, toutes nos histoires doivent être folles, incroyables, époustouflantes. D’abord, j’ai envie de dire qu’un bon narrateur peut rendre toute rencontre incroyable, même si ladite rencontre répond à un schéma assez simple. Peu importe que ce soit au bureau, en boîte, en soirée… Tout n’est que subtil jeu de lumière. Ex : j’ai rencontré Guillaume 1er à la cafet’ de la fac. Dit comme ça, ça fait un scénario pour Hélène et les garçons mais pas plus. Je peux me limiter à ça où insister sur le fait qu’il m’a abordée en me demandant de lui prêter un jeu de cartes ou que le jour où on a conclu, on attendait de se retrouver enfin seuls. Tout le monde part en cours sauf nous deux, on commence à se conter fleurette quand ils reviennent tous 5 mn après parce que le cours est annulé. Voyez déjà, on a une approche originale et des obstacles à surmonter, c’est plus consistant.

Et puis tu vis tes histoires pour toi ou pour les autres ? Tu ne sortiras pas avec Stéphane car c’est ton collègue et que ça te rend pas originale ? Alors que bon, je comprendrais mieux l’argument du no zob in job… Tu ne sortiras pas avec Ludovic parce que c’est le pote d’un ami et que, au secours, c’est du vu et revu ? À ce niveau là, j’ai envie de dire à ces messieurs de remercier le ciel que tu sois à ce point conne, ça leur fait gagner du temps.

La vie n’est pas un film, je l’ai déjà dit. Pourquoi ne pas nous laisser surprendre par sa simplicité plutôt que de toujours courir après un incroyable qui, dans le fond, ne nous satisfaira jamais totalement ?

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Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


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The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

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Que c’’est indécent !

La vie est une chose vraiment curieuse. En ce moment, je ne cesse de m’émerveiller sur les surprises qu’elle me fait. Enfin, mon ange gardien s’est réveillé et là, il se fait pardonner des looses subies depuis octobre. Après 6 mois de sales coups, là, je cumule les coups de chance.

 

Donc, il y a trois semaines, je commençais un CDD et j’en étais plutôt contente. Un boulot dans le journalisme, c’était rêvé. Mais voilà, au bout d’une semaine et demi, je retrouve mes vieilles angoisses : après, je fais quoi ? On arrive au mois de mai, c’est bientôt les vacances DONC les DRH s’en foutent de ma candidature, ils verront ça plus tard. Dois-je griller ma super idée de candidature maintenant ou attendre septembre ? Et je fais quoi en attendant ? Je commence à me dire que je vais faire de l’interim en attendant septembre de pouvoir me réinscrire à la fac et faire des stages au besoin. Mais m’inscrire en quoi ? Maman, au secours, je suis perdue ! Donc, je commence à emmerder ma sœur : faut qu’on se voie, faut qu’on mette un plan sur pied. Oui, j’ai promue ma sœur « agent de la Nina ».

Jeudi, avant dernier jour de travail, je fais tranquillement mon boulot en vérifiant de temps en temps mes mails. Là, je vois un mail d’un dénommé Simon Jospin intitulé : « stage, urgent », en gros. Je jette un œil, le CV des gens avec qui je vais travailler me pousse à répondre de suite : CELSA, HEC, Science Po (Paris), oh pinaise ! Je VEUX ce stage. Donc je réponds aussi sec : « je suis disponible à partir de demain mais attention à la convention de stage, j’en ai pas ». Une heure plus tard, Simon me remercie de ma réponse rapide et me dit qu’il me recontacte dès que possible.

Le lendemain, alors que je commençais à désespérer, « tititit », mon téléphone sonne, un numéro que je ne connais pas. C’est mon ami Simon ! Il veut me voir de suite, il me propose un entretien samedi mais je refuse : je préfère passer ma journée avec Alex. Donc rendez-vous est pris pour lundi. Lundi matin, téléphone : Simon m’annonce que le rendez-vous est avancé de 30 mn et que je ne le verrai pas puisqu’il travaille (il est avocat). J’aurai donc rendez-vous avec Michel et Karima, deux autres membres de l’association. Comme j’étais prête, cette petite demi-heure ne me gêne pas. J’enfile mon tailleur (oui, j’aime bien mettre des tailleurs donc j’en profite), mes chaussures à talons (là, j’aime moins) et c’est parti. Je trouve le lieu sans trop de problème, j’appelle Michel qui m’introduit dans un appartement, il me présente Karima. Bon, désolée de faire de la discrimination physique mais ces deux là ont une bonne bouille, ce doit être de jeunes trentenaires qui ont l’air d’avoir 25 ans à tout casser. D’ailleurs, à la fin de l’entretien, quand je parle des difficultés que je peux rencontrer à cause de ma tête de Bisounours (disons qu’on me prend toujours pour la petite stagiaire de 20 ans) et Michel me fait : « Ah ben, on a le même problème ! ».

Première phase : qui sont-ils ? Une association qui sera créée dans les prochains jours mise en place par des gens brillants. Leur mission en gros : aider les jeunes à se faire une place dans les milieux politique, économiques et syndicaux. Donc ma mission : une revue de presse quotidienne sur le sujet, faire du lobbying auprès des partis, entreprises et syndicaux, s’entretenir avec des universitaires sur le sujet… Dans mes yeux, des étoiles s’allument. Je vois mon carnet d’adresse qui se remplit. Je vois une envie de m’investir. Je vois des articles passionnants. Je vois des rencontres avec des gens hautement cultivés et intéressants. Ok, c’est vendu, je veux être prise.

Deuxième phase : qui suis-je ? Ah, partie que je commence à maîtriser. Je balance mon press book qui impressionne toujours un peu (oui, en trois ou quatre ans, j’ai multiplié les expériences mais je dois le refaire). J’explique que je suis une grande curieuse qui adore découvrir de nouveaux horizons, d’où mon CV assez particulier (en gros : du sport, du local, du féminin, des relations internationales, de l’universitaire…) mais je détaille. Je suis trop jeune pour m’enfermer dans un style et j’adore m’attaquer à de nouveaux domaines. J’ai une grande capacité d’adaptation et je suis opiniâtre, ça tombe bien. Rien ne me fait peur. Karima m’explique que je dois gérer la rédaction ET la communication, faire la journaliste et l’attachée de presse. Là, grand sourire : « oui, en temps normal, journalistes et attachées de presse ne s’aiment pas. Moi, au contraire, ça me plaît de coiffer plusieurs casquettes. Au niveau de l’expérience, c’est idéal. » Bon, j’avoue, je suis super motivée donc c’est facile de rebondir sur tout ce qu’on me dit pour m’exclamer : « ah ouais, super, je veux ! ». Bon, il y a le petit souci de la non-convention de stage mais on verra. J’explique que je comprends leur démarche : j’ai des amis dans la politique, j’ai connu les syndicats étudiants et à peine sortie de là, j’ai découvert le monde du chômage. J’ai fait un tabac, d’ailleurs, avec la phrase : « J’ai quitté le monde universitaire pour entrer dans celui du chômage », ça les a fait mourir de rire. Comme je suis trop drôle comme fille, je le fais même pas exprès.

Phase trois, la plus surprenante. Mes deux nouveaux amis me disent :

« Maintenant, on va te laisser cinq, dix minutes pour préparer une interview de Michel.

Oui mais sur quel sujet ?

Ben, sur l’association. Mais tu dois faire une interview négative, genre notre association ne sert à rien. Fais ton Fogiel ».

Donc me voilà seule pendant dix minutes et je me prépare à faire ma chienne. En gros, je passe en mode : les jeunes ne sont que des sauvageons qui pètent tout, qui en ont rien à foutre de la politique, de toute façon, et dès qu’on leur propose des solutions pour trouver du boulot (CPE), ils crachent dessus. Nina, odieuse journaliste réac, c’est moi. L’interview commence mais soudain, le ou la candidate suivante appelle donc Michel nous abandonne quelques minutes et Karima me fait :

« Mais tu écris quoi, là ?
Ben, les réponses qu’il me donne.
Ah bon, tu notes tout ?
– Ben oui, on me dit de faire une interview, je le fais à fond. »

Bon, bref, fin de l’interview, on en parle un peu. Michel maîtrise parfaitement bien son discours et me renvoie tous mes arguments à la figure sans la moindre agressivité. Les propos sont simples et cohérents, j’apprends pas mal de choses sur leurs objectifs et l’association, ça me rassure. Le but n’est pas de foutre les vieux dehors mais de permettre aux jeunes d’avoir une représentation équivalente à leur poids dans la société. Je dis :

« Oui, enfin, les questions que j’ai posées doivent être assez classiques.

Ah non, non, pas du tout, certaines ont été très surprenantes ! »

Bon, j’ai essayé de mettre au max des références d’actualité pour montrer que j’avais un peu de culture.

On se sépare là, Michel m’explique qu’ils m’appelleront mercredi pour me donner la réponse car je ne suis pas la seule sur les rangs, une autre personne attend d’ailleurs dans la pièce voisine. Merde, je croyais être la seule sur les rangs. Je pars, plutôt satisfaite de moi-même. Même si j’ai un peu peur de ma non convention de stage, je l’avoue.

Mercredi, 13h, téléphone sonne. C’est Alexandre : « t’as pas de nouvelles ? ». Bah non. 15h30, pas de nouvelles, pas de mails. 16h, toujours rien, c’est le désert. Enfin, le téléphone sonne, je sais que c’est Michel mais mon téléphone refuse de fonctionner. Enfin, on arrive à communiquer et là, il m’annonce la nouvelle : « on voudrait que vous rejoigniez nos rangs ! ». Yes !! En résumé : j’ai été la meilleure. Aujourd’hui, premier déjeuner avec mes nouveaux collègues, j’ai hâte. Je suis extrêmement motivée, ce stage est une chance en or. Je commence de suite et ce jusqu’en septembre, je serai payée 300 euros par mois. C’est pas énorme mais entre un boulot rémunéré n’ayant aucun rapport avec mon métier et ce stage, il n’y avait même pas à hésiter.

Depuis toujours, j’ai pu compter sur ma bonne étoile. Elle avait un peu disparu pendant 6 mois mais là, elle brille à nouveau : vie pro, vie privée, tout me sourit. Bon, il y a une petite ombre au tableau puisque le médecin a confirmé que ma mère avait un lupus mais c’est la forme bénigne de la maladie. Normalement, avec les médicaments, ça ira. Elle a également un accident en sortant de la clinique où elle venait d’apprendre le diagnostic mais seule la portière a morflé (et le malus, aussi, ça fait le deuxième accident en un mois où elle est totalement en faute). Rien de grave, en somme mais quelque part, ces ombres me rassurent un peu. Tant de bonheur, c’est limite indécent.

 
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Mon incroyable fiancé !

Comme je le répète souvent, la vie est pleine de surprises mais à un point parfois peu croyable. Je ne peux pas dire qu’elle me réserve de sublimes surprises en ce moment mais, pour me consoler de mon chômage, elle m’a préparé une petite farce. Hé oui, le « fiancé » que m’a dégoté mes parents a décidé de faire plus que de la figuration. Accrochez-vous à vos strings (ou boxer), voici l’histoire de Nina et de son « fiancé ».

 

Lors du dernier épisode, j’en étais restée à « mon père doit me filer son e-mail mais il ne le fera jamais… » et j’avais raison. Mais je n’avais pas compté sur la détermination du jeune homme qui a l’air très motivé pour me rencontrer, quand même. Mercredi matin…euh… midi… téléphone sonne : « Ninette, c’est maman, tu sais pas où sont tes papiers de voiture ? ». Je te rappelle, lecteur, que j’ai quitté mon sud natal il y a huit mois et que, depuis, je n’ai pas touché ma voiture adorée donc, non, je n’avais pas les papiers sur moi. Je raccroche. Quelques instants après, ça resonne. Oui, chez moi, le téléphone fixe ne marche que deux jours par mois mais quand il marche, c’est un festival : Télé2, Club Internet, ma mère… Je décroche : « Nina Bartoldi ? » Les jeux sont lancés qui m’appelle ? Wanadoo, France Telecom, les témoins de Jéhovah, Jean-Baptiste Elissalde ? Et bien non, c’est mon « fiancé » ! Très motivé, le jeune homme, Pierre-Marie, me propose d’aller avec lui à une soirée « gens du sud-ouest » vendredi soir mais, pas de chance, j’ai déjà un resto de prévu avec les gens de France Five.

« Ah, ben, c’est pas grave, on se recontacte très vite, alors. Tiens, mon numéro c’est le 06********.

Ok. Tu as mon portable ?

Heu… non, je  n’ai que ton fixe.

Ah, je te donne mon numéro de portable car mon fixe marche quasiment jamais donc tu peux m’appeler au 06 ********* ».

Cette petite conversation me permit de comprendre que le jeune homme avait attrapé mon numéro sur l’annuaire : motivé !

Le lendemain, mon fixe ne marchait plus. Par contre, mon portable n’a pas (encore ?) rendu l’âme donc vers 13h et quelques, je reçois un texto. Bip ! Bip ! Je saisis mon portable, persuadée que ce petit message venait de Guillaume ou Gauthier mais raté, c’est Pierre-Marie ! Qu’est-ce qu’il veut ? « Je suis libre samedi après-midi, ça te dit qu’on se voit ? Sinon, je suis dispo le week-end prochain. » Ah dis donc ! C’est bien la première fois qu’un mec me court après avec tant d’ardeur alors qu’il ne connaît de moi que ma voix… Ils ont raconté quoi mes parents ? Que j’avais été mannequin ? Là, je suis perplexe. Mais irrémédiablement curieuse donc j’accepte. Romantiquement, il me propose de nous rejoindre aux Tuileries à 17 h pour une promenade. Comme m’a fait remarquer plus tard un gars qui participait au repas France Five : « A 17 heures ? Mais il fait nuit, il va t’entraîner dans les buissons ! » Ah, certes, je n’y avais pas pensé…

Jour J, je pars en avance car je veux à tout prix acheter les contes de Narnia. En effet, le film me tente beaucoup mais comme ils commencent l’adaptation cinématographique dès le deuxième opus, je me dis qu’une petite lecture avant d’aller voir le film ne sera pas une mauvaise idée. Donc je prends un gros livre qui réunit les sept ouvrages ainsi que « Glamourama » d’Easton Ellis. Hop, direction les champs, je commence à lire dans le métro. Arrivée sur place, je regarde l’heure : 16h40. Bon, je vais me trouver un banc et lire mon bouquin en attendant. Sauf que le téléphone sonne aussi sec ! « Ouais, c’est Pierre-Marie, je suis en avance ! ».

Bon, mon portable n’aime pas la station Champs Elysées donc ça raccroche. Je sors, me pose au milieu du trottoir et rappelle. Je vois un mec qui répond pas loin : c’est lui, je suis trop forte. On se rejoint, on se fait la bise. Première impression : aucune. Il ne me plaît ni ne me déplaît. Je précise que je suis emmitouflée dans mon manteau, les mains gainées de gants roses et un chapeau visé sur la tête.

« Ça fait longtemps que tu es sur Paris ?

Ouais, 8 mois.

Ohlala, t’as presque plus d’accent ! »

Ah non, c’est pas vrai, ça !! Mais ça m’ennuie car trois personnes m’ont fait la réflexion ce week-end dont Christophe qui a dit que je l’avais pas mal perdu et un lecteur que j’ai rencontré samedi soir mais l’alcool aidant, mon accent revient, ouf ! Voilà comment Paris me rendra alcoolique. Mais revenons à notre balade.

« Tu connais un peu Paris?

Ben, ouais, quand même…

Ah mince, moi qui voulait te faire découvrir Paris…

Ah, ben… Raté ! »
 

Donc on marche, des Tuileries à la Bourse, de la Bourse à St Lazare. Dès le départ, je sens que le jeune homme est assez intéressé par ma personne. A peine 15 minutes plus tard, j’ai droit à un compliment hallucinant :

« Tes cheveux sont de quelle couleur ?

Châtain clair, normalement, mais là j’ai fait une couleur cuivrée mais le cuivré est parti, je me retrouve châtain tout court.

D’accord. En tout cas, tes cheveux ont l’air très beaux, même si j’en vois que trois centimètres ».

Bon, alors, faut avouer qu’un mec qui me complimente sur mes cheveux, il gagne des points car ça n’arrive JA-MAIS. Sauf le collègue de ma coiffeuse mais c’est son métier alors bon… Et puis c’est même pas pour me draguer : il ne resterait que Gauthier et moi sur Terre, ben j’aurais qu’à aller jouer toute seule. A un moment, aussi, il s’écrit « Ohlala, j’avais pas vu mais tu as des yeux magnifiques ! ». Ouah, il est à fond les ballons ! Il me propose aussi de porter ma poche mais ça va : elle n’est pas lourde. Bon, on finit par se poser au café du côté de St Lazare, je bois un lait chaud en fumant quelques cigarettes et les compliments pleuvent : « tu as vraiment de trop beaux cheveux… Tu es quelqu’un de bavard, c’est super agréable… ». Ce qui est amusant, c’est qu’en venant de la même ville et ayant fréquenté le même collège, ça nous fait pas mal de souvenirs en commun. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que nos destinées se croisent, on partait au même camp de ski, étant jeune… Et malgré ma bonne mémoire, je ne me souviens absolument pas de lui. On discute aussi de meetic où il est inscrit, aussi. Comme je sens qu’il est un peu beaucoup intéressé, je préfère freiner un peu ses ardeurs et je lui parle de Guillaume qui « n’est pas mon petit copain mais un peu, ça dépend si on se voit ou pas. » Il a eu l’air étonné mais ça ne l’a pas refroidi. Ainsi, quand j’ai expliqué que j’avais des problèmes de chaudière, il m’a proposé de venir me doucher chez lui. En sachant qu’entre nos deux demeures, il doit y avoir facilement ¾ d’heures de transport en commun. Une heure et demie de vadrouille pour une douche, c’est un peu trop pour moi, quand même.

Bon, on repart de là car on a froid (on s’était posé en terrasse, soit-disant chauffée… Ils doivent avoir le même modèle de chaudière que moi, le modèle kapput) donc on chemine un peu, je lui dis que je suis frigorifiée et il me propose gentiment de me frictionner pour me réchauffer. « Non, non, ça va ! » Finalement, on traverse le printemps pour gagner quelques minutes de chaleur, il me propose plusieurs fois d’essayer les parfums mais non, ça ira, le mien m’ira très bien. On ressort, on tourne un peu et je lui propose de dîner rapidement ensemble (oui après, j’ai rendez-vous…). Donc on se pose à un Flams. « Dommage que t’aies rendez-vous, on aurait pu aller manger chez moi ! ». Non mais il lit mon blog ou quoi ? Il sait que je brouette le premier soir ? Bon, bref. On continue à discuter, il me regarde un peu comme la 8ème merveille du monde, ce qui gêne un peu par moment. En tout cas, il faut à tout prix qu’on se voit pendant nos vacances dans le sud. 

A un moment, on parle métier et il m’explique où il bosse : « à l’usine Vroum Vroum à Santigny » et là, je me décompose : il travaille dans la même usine qu’Arnaud ! C’est pas possible, il n’y a je ne sais combien d’hommes sur la région parisienne et me voilà à dîner avec un collègue de mon ex. Et en plus, il fait de la plongée sous-marine ! Bon, apparemment, ils ne se connaissent pas mais je le sens mal, cette histoire.

On se quitte au métro après s’être fait la bise, chacun retourne chez soi. Aujourd’hui, alors que je ne faisais rien qu’à végéter dans mon lit, il m’a envoyé un texto pour me demander le titre d’un bouquin (alors qu’il déteste la lecture) et termine son texto par : « J’ai passé un excellent moment avec toi hier soir ». Et, ce matin, alors que je dormais, j’ai reçu le texto suivant : « Bonjour, Nina ! Le temps passé ensemble samedi soir me semble déjà bien loin… Est-ce qu’on pourrait se voir un soir de cette semaine ? Bisous !!! ». Et bien j’ai décidé de refuser l’invitation : il ne faudrait pas qu’il s’emballe trop, il oublie mon Breton !

Bon, en conclusion, je ne sais pas trop qu’en penser… Il est très sympa et je ne sais pas si son empressement est dû à de la pure gentillesse ou à une envie de m’épouser. Car apparemment, ce n’est pas le genre à courir l’aventure, il semble plus attiré par la vie de couple et compagnie. Sauf que ce n’est pas mon cas… Enfin, on verra bien. En attendant, c’est agréable de voir que je peux aussi intéresser un homme sans la réputation (un petit peu) sulfureuse que m’a conféré ce blog.


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Il n’’y a pas tromperie sur la marchandise

Qui suis-je ? Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur les blogs où je posais l’hypothèse suivante : qui te prouve que je suis bien une jeune femme de 25 ans ? Les lecteurs ont répondu qu’ils avaient peu de doutes sur la question. Pour autant, Nina est-elle moi ou un personnage qui ne me ressemble pas ? Nina, c’est moi, ou plutôt une partie de moi puisque je parle peu ici de mes orientations professionnelles, de mes études, de nombre de mes passions… Ici apparaît surtout ma vie amoureuse, comme pour la plupart des vingtenaires.
 
La semaine dernière, j’expliquais en réponse à un commentaire que j’avais attribué le prix du « plus connard » à Raphaël car je ne comprenais pas son soudain silence radio et pourquoi il avait décidé de m’ignorer. Si j’étais allée lire son blog, j’aurais eu une explication… Et quelle explication ! Au départ, j’ai cru que son soudain silence était dû à une fille, une de ses lectrices (ou plutôt adoratrice) à qui il fallait cacher qu’on avait couché ensemble car elle était très jalouse de moi et pensait (à juste titre) que si Raphaël et moi nous nous rencontrions, il y aurait brouette. La demoiselle a lu l’article que j’ai écrit sur lui, elle l’a reconnu mais il a réussi à l’embobiner, je me demande bien comment. Mais là, j’aurais compris : je trouvais ça con de me reprocher d’avoir couché avec lui (d’autant que c’est lui qui est venu vers moi) mais bon, si c’est pour une fille, ça se comprend.
 
Et bien non, ça n’a rien à voir : le monsieur se plaint, il y a eu tromperie sur la marchandise : je ne suis pas la bimbo blonde que je prétends être (et je suis une gamine, aussi, super). Déjà, me reprocher ma « non-blondeur » indique un haut niveau de maturité. De plus, je n’ai jamais prétendu être une bimbo, bien au contraire ! Je déteste ce mot et ce qu’il représente. Mais ce cher Raphaël s’est arrêté à ce qui l’arrangeait : j’ai expliqué plusieurs fois que j’étais en réalité châtain clair et pas blonde. Cet adjectif, « blonde », est plus une private joke avec Gauthier qu’autre chose, ça fait 7 ans qu’il me répète que : « si, tu es blonde ! ». Par ailleurs, si j’ai un côté amazone, j’ai dévoilé ma fragilité à plusieurs reprise dans ce blog, et ceci dès le départ. S’il avait lu « la femme conquérante des années 2000 », un de mes tous premiers articles, il aurait vu que je n’étais pas une bimbo, loin de là. Je peux paraître dure et sans cœur mais les lecteurs assidus de mon blog et, surtout, mes amis, savent bien que ma carapace cache un cœur énorme. A peine ce blog entamé, je tombais sur le charme du fragile Julien et aujourd’hui, je ne parle que d’Arnaud. Ce n’est pas parce que je suis en couple et monogame que ma vie sexuelle est moins passionnante, loin de là. La différence, c’est qu’au lieu de réaliser des fantasmes avec des inconnus ou peu connus, je le fais avec Arnaud. Le sexe en couple ne se résume pas à un simple missionnaire le jeudi soir à 22h38…
 
Très classe, il n’a pas précisé qui j’étais… C’est sûr, une « blonde » qui tient un blog dont il a enlevé le lien et qui ne vient plus poster sur son blog, personne n’a compris qu’il s’agissait de moi, il a su dissimuler mon identité avec élégance…
 
Je pense surtout qu’il n’a pas apprécié de voir que je ne l’adulais pas puisqu’il a commencé à me critiquer le jour où je lui ai dit : « gare à tes fesses, mon blog va dépasser le tien ! ». Il a l’humour sélectif : il a le droit de casser les autres mais nous, nous devons le vénérer et fermer notre gueule.
 
Car Raphaël est fort : en trois rencontres (dont la dernière qui était une pure brouette), il a réussi là où mes amis ont échoués : lui a compris que je n’étais pas celle que je prétends être. Tous les jours, Gauthier ou Anne (qui me connaît depuis toujours) lisent ce blog et jamais ils ne m’ont dit : il y a trop d’écarts entre celle que tu es et celle que tu prétends être. Les articles que j’écris ici, c’est souvent le condensé de mes conversations avec mes amis. J’aime le sexe, ce n’est pas pour autant que j’ai couché avec la terre entière. Je n’ai pas eu beaucoup d’amants dans ma vie, j’ai quand même passé plus de quatre ans avec la même personne donc forcément… Depuis que je suis à Paris, je n’ai eu que 6 amants sur bientôt 6 mois, c’est franchement pas exceptionnel. Ceci étant, le nombre d’amants ne permet pas d’évaluer la qualité « sexuelle » d’une personne, si j’ose dire : mon premier amant m’a initié à énormément de choses, par exemple. Parallèlement, on peut avoir couché avec 50 mecs et être « nulle » au lit. Je ne suis pas une tombeuse (je ne l’ai jamais prétendu), je suis une charmeuse. J’aime plaire même si ça ne va pas au-delà du simple jeu. Parfois, je me retrouve prise à mon propre piège et je me retrouve face à des hommes qui attendent plus de moi qu’une simple soirée à discuter. Instant délicat à négocier : dire au revoir de façon ferme et définitive en évitant toute tentative de baiser de la part du jeune homme.
 
 
Mes amis mâles sont pour la plupart homosexuels et nous jouons à un vrai jeu de séduction ensemble, nous nous faisons souvent des « mmmmmm, toi ! », on parle de sexe crûment et sans détour, on se touche, on s’embrasse. J’agis de la même façon avec mes camarades hétérosexuels et même avec les filles, quand ce sont de bonnes amies. J’ai récemment joué ce jeu avec Banana (« viens, on va se prendre en photo nues ! »)  et je pense qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un jeu. Je joue le même jeu avec nombre de lecteurs du blog de Nicolin comme Archi, Cédric, Nono ou Loui, parfois Zak, mais je sais bien qu’ils ne prennent pas mes propos au premier degré, c’est plus une marque d’affection envers des garçons que je trouve sympathique qu’autre chose. De la même façon, j’ai vanté la beauté de Sab ou de Ush en faisant mon « dragueur relou » sans qu’elles le prennent de travers. Quelque part, c’est sincère : elles sont belles, je vais pas le nier par jalousie ou par hétérosexualisme (« non, non, je suis pas lesbienne, je ne trouve aucune femme belle ! »).
 
J’ai d’ailleurs rencontré de nombreux lecteurs de ce blog : Sab, Agnès, Papaiya, Laxigue, Tink, Ush, Aurélie, Reno et Nicolin himself, j’ai des contacts privilégiés avec Nico et je dois rencontrer Ced bientôt. Personne ne m’a dit que j’étais « décevante » ou « surprenante » par rapport à l’image que je renvoie de moi sur le net, beaucoup ont réussi à me cerner sans difficulté, notamment Agnès et Sab ou plus hallucinant encore, Banana (on ne s’est encore jamais vues). Oui, j’aime jouer et j’aime le sexe : quand je suis célibataire, je pars en chasse, et si il y a alchimie avec un gars, je fonce. De l’autre côté, je ne suis pas non plus un « trou », je ne couche pas avec tous les mecs qui se présentent : je n’y peux rien si je n’ai pas envie de tout le monde. En juin, je suis allée au restaurant avec Aurélien, un jeune copain de Louis et Arnaud (que je ne connaissais pas à l’époque). On a beaucoup parlé sur le net et je l’ai trouvé charmant mais pas attirant : il me faisait beaucoup penser à mon jeune cousin avec qui je parlais beaucoup sur MSN il y a quelques temps. La rencontre a eu lieu, nous avons passé une très bonne soirée au restaurant mais il ne s’est absolument rien passé. Un mois plus tard, je rencontrais Arnaud et là, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait.
 
C’est facile de retenir d’une personne que ce qui nous arrange et de les façonner à leur image. Croire que j’ai effacé son lien de mon blog juste par « vengeance », c’est plus aisé, ça évite de se remettre en question. Ce ne fut pas par vengeance mais sa soudaine façon de m’ignorer sans explication m’a déplu, je me suis dit que ce garçon n’en valait pas la peine, je l’ai remplacé par un blog qui paraît plus intéressant et fait par un garçon bien moins égocentrique. D’ailleurs, s’il était moins nombriliste, il aurait remarqué que je ne commentais plus d’autres blogs où j’allais très régulièrement autrefois. Je suis Nina mais pas que ça, effectivement, ma vie ne se limite pas à mes histoires de cœur.  Je suis peste, impatiente, parfois orgueilleuse, têtue, rigolote et rigoleuse, passionnée, curieuse, gaffeuse, enflammée, étourdie, tendre, parfois naïve, joueuse, aventurière « du bout du monde », fidèle (autant en amour qu’en amitié), loyale, exigeante, exaspérante…
 
Mais ça me paraissait clair, non ?
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