Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !
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