Quand tu as un plan de vie mais que la vie s’en fout

Vendredi soir, 21h, je jette mon sac dans l’entrée et m’effondre sur le canapé, un peu heureuse d’en avoir fini avec cette semaine de merde, un peu inquiète de celle qui suit. Fin mars, je faisais un peu ma maline en mode “héhé, en avril et mai, je fais pas une semaine complète, ahahah!”. Et effectivement, j’ai inauguré la semaine dernière ma première semaine de 5 jours depuis début avril et autant vous dire que j’ai salement payé l’addition… Ruinant au passage mon joli plan de vie. C’est quoi l’issue, en fait ?

Quand t'es sous l'eau

Alors j’ai absolument conscience que ma chouinerie du jour transpire le problème de riche mais voilà, ça m’agace. Pardon ça m’agaaaaaaaace. Voyez, depuis ma sublime épiphanie, j’avance dans mes projets de vie parfaite. Ca se résumerait en : écrire mon roman (le roman de Maja est le seul projet que je tiens bien, 186 pages recopiées actuellement et partie 4 (sur les 4) entamées), écrire des articles et réaliser des vidéos de “résistance” (on en est même pas à un mois de Macronisme que je suis déjà en souffrance), monter mes vidéos de vacances (faut que je vous parle de tout ça, d’ailleurs), lancer mon blog bien-être, faire du sport tous les jours, reprendre mon Morning miracle, finir ma robe qui attend depuis décembre sa parmenture, coudre en général… Ah et oui, consacrer 8h par jour au travail.

plan de vie sous forme de bullet journal

Je voulais me faire un bullet journal aussi mais j’ai un souci avec le fait que j’ai une écriture dégueulasse

Sauf qu’entre la vision que j’ai de mon boulot désormais (job alimentaire) et la réalité, il y a une certaine marge. C’est à dire que je sais bien à quelle heure j’arrive le matin mais jamais à quelle heure je partirai le soir et autant vous dire qu’à part lundi, je n’ai pas réussi à filer à une heure qui commence par 1… Et comme en plus, le retour de la clim me nique les yeux (je pense à cause de la poussière accumulée en hiver qu’on me souffle gentiment à la figure maintenant), je rentrais chez moi avec la nuit, épuisée, cramée, finie. Oh, j’ai ma part de responsabilité, certainement : appelez ça la conscience… ou plutôt la bonne poire, je crois. Bref, je m’en sors toujours mais comme je disais à notre petit junior (qui fait deux têtes de plus que moi) “je sais que je vais y arriver, je m’en sors toujours… et je crois que c’est justement là, le problème”.

Xena la guerrière

Parce que j’ai beau n’en avoir rien à faire de mon travail, j’arrive pas à bâcler vraiment. Un vieux relent du syndrome de la bonne élève qui ne me lâche pas, sans doute. Connerie. Non parce que dans le monde du travail, tout ne va que dans un sens : je me crève le cul pour des queues de cerises (2% d’augmentation en 2 ans et cette année, je vais m’asseoir dessus. C’est pas comme si j’avais appris un nouveau boulot toute seule comme une grande) mais je n’arrive pas à lâcher prise, m’en foutre que ça le fasse plus. En fait, ce qui m’agace le plus dans l’histoire, c’est clairement moi, sachez-le. Mais du coup, en cas de grosse semaine comme ça (et celle qui débute au moment où vous lisez cet article ne s’annonce guère mieux), ma vie rêvée est reportée. Encore et encore. Jusqu’à quand ?

Une femme essaie de s'envoler avec un parapluie

J’essaie de m’organiser, caler le max de trucs dans mes journées. Même ma présence au boulot est hyper minutée. Mais ça ne rentre pas. J’aimerais que ce soit quelque chose comme :

– 6h15-6h45 : sport

– 6h45-7h15 : écriture

– 7h15-8h30 : aller réveiller mon adoré, câlin, douche, habillage, maquillage, petit déj.

– 9h30-10h : un peu de veille au bureau pour me cultiver un peu

10h-12h : travail

12-13h : pause dej

13-14h : écriture

14h-17h : travail

17h-17h30 : repos

17h30-18h : veille boulot

18h-18h30 : travail (administratif)

19h30 : maison

Et no pression pour la soirée, je profite avec mon adoré. Et pour le week-end, je me rêvais un truc genre : samedi écriture et cuisine et le dimanche travaux manuels mais ça, j’ai déjà abandonné. Alors vous allez me dire que je ne consacre “que” 5h30 au travail mais dans les faits, less is more, comme on dit et puis personne ne peut bosser 8h d’affilée sans glander à un moment ou à un autre.

difficultés de concentration, rêvasserie

Moi en réunion quand je préfère imaginer la suite de mon roman que d’écouter les gens qui parlent de trucs ne me concernant pas

Alors comment on fait en fait ? Comment on arrive à équilibrer sa vie quand on bosse dans un milieu où le premier qui part a perdu, qu’on ne tolérera pas que tu n’aies pas fini ton boulot à temps, peu importe l’heure à laquelle tu finis (parce que le problème, c’est forcément toi, pas le sous-= staffing)(et j’ai malheureusement très bien intégré cette vision, j’arrive pas à la déconstruire). Et encore, moi, j’ai pas d’enfants, ce sont juste mes projets de ma vie rêvée qui sont en péril, hein. Certains me diront que je cherche à faire d’autres choses mais : y en a qui y arrivent et surtout, c’est ça qui me rend heureuse, au fond. Faire pleiiiiin de trucs, faire comme si je vivais plusieurs vies.

Atelier créatif, machine à coudre, matériel

Bon, je vais chercher des stages en affirmation de soi et dire non sans avoir peur de se faire virer. Si j’arrive à le caser dans mon emploi du temps.

 

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Quand j’avais des bonnes résolutions pour ce blog

En préparant mon article sur les bonnes résolutions, j’ai réalisé que j’avais consacré tout un article à ce que je comptais faire sur ce blog en 2016. Ciel, j’avais des ambitions pour ce pauvre vieux blog ? Non parce qu’on va pas se mentir, les Vingtenaires, c’est un peu mon vieux doudou qui pue : je m’en occupe pas bien, je l’oublie régulièrement sous le lit mais je n’envisage pas ma vie sans lui. Même si, contrairement à mes débuts en ces lieux, il n’a plus vraiment d’incidence dans ma vie, il me sert juste à vider du trop plein.

Bonnes résolutions, liste sur un cahier

Bon bref, qu’ambitionnais-je l’an dernier à la même heure ?

  • Ecrire des histoires, celle d’Audrey pour commencer et autres trucs… Bide, bide, bide, j’ai pas écrit une ligne. Je pense reprendre Audrey mais pas ici, en fait. Pas très clair dans ma tête mais clairement, ça ne colle pas avec ce que le blog est aujourd’hui donc soit j’en fais un blog à part, soit j’en fais autre chose. Idem pour les autres histoires. En fait, j’ai envie d’écrire des histoires mais je trouve qu’ici, c’est pas le lieu. Je vais peut-être créer un blog “d’écrivaine” à part entière. On verra.
  • Les séries : aka la guide du savoir vivre du plan cul. Et ben gros bide aussi. Je sais pas, je ne trouve plus grand chose à dire sur le sujet ou plutôt, je n’en ai pas forcément envie. En fait, j’avais lancé cette série juste pour une histoire de vieille culotte que je voulais écrire (en somme : est-ce qu’on peut mettre une vieille culotte quand on reçoit son plan cul) mais pfffff… Donc je pense que cette série ne revivra que si une de mes potes se lance dans un plan cul, que je lui donne des conseils et que je me dise “et mais ça ferait un bon article, ça !”.
  • Guide de défense à destination des gauchistes : je ne me souvenais même pas avoir envisagé ça… Mais c’est assez cool comme idée, en fait (la fille qui s’envoie des fleurs toute seule). Je vais m’y pencher même si ça prend un peu plus de temps mais ça me permettra de débuter mon voyage au pays des idées.
  • la mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : ah, ça, je dois reprendre, c’est presque mon coeur de métier, en plus.
  • la chômagie : je ne me souvenais pas du tout avoir prévu de réécrire là dessus…
  • Culture : j’ai toujours 10 livres de retard à chroniquer, je ne vois toujours pas trop de films mais faudrait que je vous parle séries par contre. Et Youtube, aussi, ma télé à moi.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : ah, ça, je tiens… ok sur la fin de l’année mais on s’en fout, à l’heure du bilan, ça marche.
carnet de note pour roman

La photo la plus méta du blog avec l’article que vous êtes en train de lire dessus

Et du coup, en 2017… Je compartimente. Ici, on garde ma vie pour ce que j’en raconte, mes coups de sang, mes histoires de réseaux sociaux et de guide de défense du gauchiste, là, la culture et l’écriture. Et je dégage sur un autre blog la vie de Nina et son voyage intérieur, ça s’appellera “Nina feels good” (ça fait juste 3 mois que j’en parle) et je parlerai sport, cuisine et trucs que je teste ou découvre. Avec peut-être des petits résonances par ici, je dis pas, mais j’ai un peu envie de partager mes expérimentations.

Femme scientifique tient une pipette avec une plante à l'intérieur

Bref en 2017… Je continue à jouer avec mon doudou.

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Le fanorat est médiocre

En lisant l’autre jour un article sur Lana Del Rey, j’ai découvert une étrange expression “la médiocrité du fanorat”. En gros, les fans ont grosso modo des goûts de merde. La preuve, ils écoutent Justin Bieber en masse et maintenant Lana Del Rey. Et là, j’ai réalisé tout le snobisme du concept, snobisme dans lequel je me suis souvent vautrée.

Je l’avoue sans honte, je suis merdophage. J’écoute de la musique commerciale (Lady Gaga, Britney Spears ancienne époque parce que j’aime pas la nouvelle qui abuse de cette voix électronique qui me pète les oreilles, Rihanna, Katy Perry… Mais pas les Black eyed peas, faut pas déconner), je regarde des séries pourries de type Hélène et les garçons et leurs déclinaisons (du moins quand j’en ai le temps donc en ce moment, non). Par contre, je suis d’un snobisme épouvantable en terme de cinéma (bouh les blockbusters) et surtout de littérature. Souvenons-nous ensemble comme j’ai souffert en lisant du Guillaume Musso. A chaque fois que je passe dans une librairie, je pleure en découvrant en tête de gondole les Musso et Lévy, best sellers absolus ou encore les Dan Brown qui réécrit perpétuellement le même roman en changeant le prénom féminin et la ville où se passe l’action.

Et pourquoi donc ? Qui suis-je pour décréter ce qui est bien ou mal en terme de littérature ? Si on reprend l’univers musical, je sais faire la distinction entre de la musique de haut niveau (si j’ose dire) et une production commerciale calibrée pour cartonner sur les radios et dans les discothèques. Mais j’aime la musique commerciale pour travailler en paix dans l’open space, taper mes content plans sans interventions extérieures. De la même façon, peut-on vraiment condamner des gens qui préfèrent s’avaler un Lévy sur la plage plutôt qu’un Tolstoï ou se vider la tête devant Transformer plutôt que devant un film d’art et essai ousbek ? Et d’abord, qui a décrété ce qui était digne d’intérêt et bon à jeter ?

On en revient au bon vieux Bourdieu et son étude du bon goût. Pour rappel, selon Bourdieu, le bon goût est défini selon les goûts bourgeois. Et oui, on a du mal à imaginer un conducteur de voiture tuné écouter du Mozart sur ses enceintes surround machin tout ça (je suis nulle en enceintes) ou en train de lire La Propédeutique philosophique d’Hegel. Et pourtant, pourquoi pas ? Je veux dire en tant que femme, je me plains parfois d’entendre que le maquillage et la coquetterie semblent être des antonymes de culture et d’intelligence. Mais voilà, souvent culture populaire = culture facile d’accès = de la merde.

Et pourtant, si je retourne le raisonnement, je me dis qu’il y a du génie dans cette sous culture. On peut cracher tant que l’on veut sur les Lady Gaga, Lana del Rey, Marc Lévy et co, ils ont quand même compris ce qui marchait et comment faire du business. Ils ne sont pas si nombreux que ça. On peut se gausser sur la facilité de leur art, pour se permettre de la ramener, faudrait déjà arriver à en faire autant. Oui, je n’aime pas le style d’écriture des Lévy et Musso mais puisque c’est si facile, pourquoi ne pas en faire autant, hein ? Je n’ai pas le goût des bluettes, j’ai essayé d’en écrire sans le moindre succès, ça m’ennuie. Mais si j’y parvenais et que je les envoyais à une maison d’édition, serais-je pour autant publiée ? Connaîtrais-je le succès ? C’est un peu comme la cuisine, c’est pas parce que tu suis la recette que c’est forcément génial à l’arrivée.

Bref, existe-t-il réellement un fanorat médiocre ou des artistes qui donnent ce que l’on souhaite, un art facile à consommer pour les jours où on n’a pas envie de faire des efforts ? Que le gastronome qui n’a jamais croqué un Big mac me jette la première pierre.

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J’ai testé pour vous un job qui recrute

Sous titre : putain de branleurs de chômeurs.


Lundi soir, j’ai fait un truc un peu inhabituel : je suis rentrée chez moi suffisamment tôt pour découvrir quelques émissions capsules, vous savez, ces mini programmes de 5 mn qui ne servent qu’à rebalancer de la pub derrière. J’ai donc découvert à ma très grande surprise une émission « j’ai testé pour vous un job qui recrute », un pseudo reportage réalisé en partenariat avec le Pôle emploi où les « stars » de M6 testent donc des jobs qui recrutent.

Lundi soir, Laurence .. a testé pour nous le travail de serveuse. Je n’ai juste pas la moindre idée de qui est cette demoiselle mais pendant 5 minutes, on la voit à la caisse, vêtue d’un uniforme très propret,un peu en cuisine et un peu en salle mais surtout, Laurence, elle ne fait qu’à papoter en souriant au gérant du restaurant, paie ta serveuse, quoi. Et à la fin, elle fait « ouah trop cool comme métier et en plus, je peux goûter les desserts » tandis qu’un bandeau nous annonce que c’est super bien payé vu qu’on gagne le SMIC+ les pourboires ! Waouh, tant d’argent pour flirter avec le boss et manger les desserts, quel beau métier.


Je passerai sur le fait que le reportage a été fait dans un resto cosy et pas dans une brasserie déprimante au carrelage fissuré, aux fenêtres mal colmatées et à la cuisine tellement crasseuse que même les rats ne veulent plus y aller. Je n’ai pas vu d’autres épisodes mais je suppose que c’est tout à l’avenant. Curieusement, y a pas employé de fast food, ça embauche pourtant, si j’en crois les pubs McDo. Bref, au pays des bisounours, tous les métiers sont super chouettes et c’est pas grave si t’es pas bien payé, tu mangeras du dessert gratos, youhou !


Alors évidemment, il n’y a pas de sot métier, je ne méprise pas les serveurs, serveuses. Ce qui me titille dans cette émission, c’est la sensation que si tu trouves pas de boulot, tout est de ta faute car tu ne fais pas l’effort. Ca me rappelle un peu les heures sombres de mon chômage, quand un salarié bien pensant venait te crucifier d’un « si tu bosses pas, c’est que tu veux pas ». Ben ouais, des serveurs, caissiers et autres hôtes d’accueil, sans parler des fameux téléprospecteurs, tout le monde en cherche, d’où tu restes chez toi ? Oui tu as un bac +5 dans une discipline donnée mais, mec, du boulot, là, y en a pas alors arrête de faire ta pleureuse, oublie ta vocation, tes connaissances, ton désir de faire ce métier là et devient serveur ou hôte d’accueil ou déménageur. c’est là que ça embauche ! Puis c’est « en attendant ». Et c’est là tout le vice du truc. D’une part, qui peut sérieusement chercher du travail en bossant 8h/jour dans des boulots somme toutes fatigants ? Oui certains le font car faut bien manger et payer son loyer mais mine de rien, la recherche d’emploi en prend un sacré coup. D’autre part, si les bac++ postulent à des postes ne nécessitant pas ce niveau d’étude, que font ceux qui se sont arrêtés après le bac ? J’avais déjà parlé de mon ex qui, du haut de son bac+4, avait réclamé n’importe quel job et on lui avait répondu sans rire qu’il était trop diplômé pour passer le balai. C’est vrai mais ce sont des jobs qui recrutent, huhu. Et je ne commenterai pas le fait que, perso, serveuse, je veux bien mais je suis plutôt du genre maladroite donc je vous dis pas le nombre d’assiettes qui pourraient trépasser entre mes mains. Et pour terminer, les quelques métiers que j’ai vus sur la page web du site me paraissent être le royaume de l’interim et des contrats saisonniers. Mais pas de panique, la précarité, c’est cool !


Bref, vous l’aurez compris, cette petite émission capsule m’a ulcérée, ça se sent à travers ma plume. Parce qu’en France, aujourd’hui, les seuls métiers qui recrutent te paient au SMIC. Que parce qu’on ne te propose que des jobs à la précarité certaine, loin de nos rêves de carrière de départ. Parce qu’on fait genre qu’il n’y a pas de crise de l’emploi et que si t’as pas de boulot, c’est au fond un peu de ta faute. Et surtout parce que je vois des Guignols payés en un mois ce que je gagne en un an tester un métier pendant deux heures de leur vie et nous expliquer sans sourciller que, waouh, c’est génial ! Que je pense à la fille qui est serveuse de façon permanente qui oublie que ouah, super, elle va voir plein de gens aujourd’hui et qu’elle pourra même taper dans les desserts, le tout pour un smic+pourboires ! Elle est pas belle la vie ?

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Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

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T’es pas célibataire, t’es en transition

Hier, en rédigeant mon article, j’ai eu une idée d’un autre sujet, comme ça, tout à coup. J’aime bien m’auto inspirer. Donc hier je parlais de magazines féminins et du fait qu’ils ne me donnent pas de bons plans pour vivre ma vie de single woman sans que ça me coûte un bras. Et là, vlan, j’ai percuté : évidemment qu’ils ne me conseillent pas puisque dans le monde du magazine féminin, la femme est toujours en quête de la vie à deux. Le célibat ? Juste une transition entre deux histoires !



Techniquement, c’est vrai. De la même façon, on peut considérer qu’une histoire amoureuse n’est qu’une transition entre deux périodes de célibat, tout dépend de quel point de vue on se place. Ah non parce que pour m’expliquer comment me guérir d’une peine de cœur, de me faire rêver avec des histoires de rencontre de type « l’amour était au pas de ma porte », là, y a du monde. Mais pour les choses concrètes de la vie, y a plus personne. Parce que oui, je suis célibataire, ce depuis officiellement deux ans. Ca veut dire que depuis deux ans, je ne vis pas vraiment car je suis en transition. Permettez moi de rire un peu et de me taper sur les cuisses.  Imaginez un peu l’handicap que ça représente : tant que t’as pas un homme, tu ne vis pas, tu attends. Ouais… Quelqu’un a une corde pour que je me pende ? Merci.



Faut avouer que parfois, je suis une vraie quiche. Un homme me serait de grand secours. Par exemple, je suis une bille intégrale en bricolage. Je peux monter une étagère Billy Ikéa ou des meubles, je peux planter un clou dans un mur ou changer une ampoule. Mais en dehors de ça… Prenons des cas concrets qui tournent toujours autour de ma machine à laver (je la déteste). Quand je suis partie de mon ancien appart, j’ai découvert que la vanne d’entrée d’eau de la machine ne fermait pas bien donc eau qui fuit donc crade. Nina la bricoleuse est toute désespérée et demande l’avis de son conseiller bricolage, Anthony, son futur beau-frère. « Ben tu vas à Bricorama acheter un bouchon ». Ah ben oui, suis-je sotte. Arrivée sur place, je demande de l’aide, je vais pas non plus trop chercher à être indépendante. Le mec commence à me répondre un peu agressivement quand je lui dis que je ne sais pas trop en quoi est mon tuyau mais un autre monsieur me prend en main (de façon tout à fait correcte, bien entendu) et me vend le bon truc avec un espèce de scotch argenté pour faire joint. A l’arrivée, j’ai mis tout le scotch argenté, le bouchon et du chatterton et ça ne gouttait presque plus du tout. Autre exemple avec cette machine des enfers : le tuyau s’était plié et la machine n’évacuait plus, conférant à mon linge une douce odeur de vase. Je pensais donc changer le tuyau parce que j’arrivais pas à le déplier, Anthony est arrivé et m’a réglé ça en 30 secondes. Alors oui, ok, je suis une tâche monumentale en matière de bricolage mais est-ce qu’un seul de mes féminins m’a appris à faire de la plomberie. La cuisine, les démarches pour inscrire les enfants à la crèche, ça, je sais (c’est pas pour autant que je le fais) mais les trucs pratiques normalement dévoyés aux hommes, non, j’ai qu’à m’en trouver un.


Outre des soucis de bricolage, jamais on ne me conseille sur la vie en solo, sur des bons plans voyage (ça coûte extrêmement cher quand on est seuls), des menus pour une personne ou n’importe quoi. Par exemple, on ne me dira jamais « sois toujours épilée parce que ça fait du bien au moral d’être bien entretenue », on m’expliquera qu’il faut toujours que je sois épilée, des fois que l’amour viendrait frapper à ma porte. Mais dans mon immeuble, la moyenne d’âge est de 70 ans, rigolo, si ça frappe à la porte, ce sera au mieux le grand-père de l’amour et je ne pense pas qu’il contrôle ma pilosité… Notons quand même l’exception d’un article que j’avais croisé dans le temps dans Isa sur les célibattantes, terme qui me gonfle au possible m’expliquant que ouais, youpi, je suis célib, je peux faire plein de trucs genre m’acheter des choses hors de prix, m’inscrire à un cours de poterie à 800 € l’année ou je ne sais plus quoi. Toutes les solutions pour bien vivre son célibat se chiffrait à minima à 500 €. Sans doute car il est inconcevable de cumuler les tares. Célibataire et pauvre ? Et t’as pas encore mis la tête dans le four ?

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Qui veut m’épouser ?

« Elle est bonne à marier ! ». Ok, cette expression m’énerve à un point hallucinant puisque je pense que ne pas être une parfaite ménagère fait de moi une femme idéale, j’ai plein d’autres qualités. J’en avais déjà parlé. Mais hier, j’ai un peu atteint le summum de mes talents en arts ménagers. Oui, ce blog raconte ma vie en ce moment, désolée.



En fait, en ce moment, je mène une vie légèrement dissolue faite de fêtes, alcool, restos et même de sexe donc forcément, je fais de super économies de gaz en ne mettant plus les pieds dans la cuisine que pour faire du café et donner à manger au chat parce que quand même. Je me prépare aussi mon pique nique du midi mais pas tous les jours, ça dépend de mon taux d’alcoolémie au réveil. Oui parce que la vieillesse aidant, j’ai découvert que 3 mojitos avalés avant 1h du mat et malgré un McDo derrière, le lendemain matin, je tangue encore.  Je vieillis, je vous dis. Bref, même si la cuisine de mon nouvel appart est top, j’y vais plus.



Hier soir, rentrant pas trop tard de ma séance de sport, je me dis que je testerais bien le truc que j’ai acheté, un espèce de steack au boulgour, sarrazin et comté. Oui, j’aime les sensations fortes.  Donc j’ouvre le truc et déjà, je m’étonne un peu de l’odeur de chocolat qui s’en dégage car ça n’a aucune raison de sentir ça. Bon bref, je mets le steack dans la poele et je retourne sur MSN discuter avec Vicky, ça donne à peu près ça :

Nina : C’est bizarre, je cuisine un truc à base de boulgour, sarrazin et comté, ça sent le chocolat, c’est concept

Vicky : Heu ? Ah oui, c’est sympa

Nina : Ah tiens, c’est concept, ça a pris feu

Vicky : Hein ? Quoi ?

Nina : Non mais ça a l’air bon sous le carbonisé quand même.

Vicky : Mais attends, tu veux dire qu’il y avait des flammes ?

Nina : Ben ouais.


Oui, hier soir, j’ai mis le feu à ma cuisine. Enfin, juste à la poele. Et comme je rentrais de quasi 2h de sport, j’ai pas paniqué, j’avais plus la force, je me suis contentée de couper le feu et souffler dans la poele. Mon self control m’épate. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ma mère est légèrement coupable de m’avoir porté la poisse : je dois régler mon assurance habitation car je ne suis plus couverte depuis le 05 (j’ai des soucis avec la paperasse) et elle me fait « non mais tu comprends, si tu mets le feu à l’immeuble, on est totalement ruinés ! ». Et bien, on a eu chaud.




 Mais comme je suis pas rancunière, j’ai retenté l’expérience ce matin pour mon déjeuner du midi (je ne mange pas de steack végétarien au petit déj quand même). Et je n’ai mis le feu à rien. Je progresse. Peut-être qu’un jour, je serai même motivée pour faire de la vraie cuisine, autre que des trucs quasi prêts qui ne me demandent que 2 mn de préparation mais au vu de mon emploi du temps, 2 mn, c’est déjà beaucoup.



Demain, je vous parlerai plomberie, on va rigoler.

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L’instinct de l’art

L’art, vaste sujet s’il en est. Tout être humain, quelle que soit sa culture, son vécu a une sensibilité à l’art, dans le sens large du terme. Evidemment, on a tous des préférences : je suis plus musique que cinéma, j’aime la photo, la peinture de la Renaissance italienne, la littérature mais pas tout… Bref, en matière d’art, aucune œuvre ne fait l’unanimité, on aime ou pas, on peut expliquer nos goûts et dégoûts si on nous demande (quoi que…). Parce qu’au fond, l’appréciation de l’art reste instinctive, du moins pour moi.

Le cas le plus flagrant de mon instinct en matière d’art concerne l’art contemporain (vaste mot pour désigner des choses très très différentes, je sais). Je n’ai jamais fait d’histoire de l’art, j’ai quelques connaissances mais elles ne sont pas pointues. Du coup, quand je vois une œuvre abstraite, elle me parle ou pas. Quand je vais à une expo, je préfère ne pas connaître d’abord la démarche de l’artiste pour ne pas me laisser polluer. Je sais, ça paraît un peu illogique : comment peut-on apprécier une œuvre si on ne connaît pas le processus qui l’a fait naître ? Mais moi, j’aime d’abord voir, me faire un avis instinctif et apprendre après le pourquoi du comment. Je ne suis pas une technicienne de l’art, je ne suis pas émue devant un Dali parce que de prime abord, ça ne me parle pas. Ses œuvres ne me laissent pas indifférente puisque quand je les vois, je ne me sens pas très à l’aise, c’est dérangeant et là, on peut au moins dire que l’artiste a déclenché une émotion. Mais me taper un musée Dali, je suis pas sûre. Alors dire qu’on n’aime pas Dali, c’est un peu un sacrilège mais c’est instinctif. De la
même façon, j’en ai parlé à Summer l’autre jour qui m’expliquait que petite, elle était allée voir une expo Van Gogh qu’elle avait détesté. Et c’est vrai que Van Gogh, ça fout vraiment mal à
l’aise à regarder.

Alors évidemment, si je dis que j’aime pas Dali et qu’on me traite d’inculte, honnêtement, oui. J’ai vraiment un fond minuscule de connaissances sur le sujet mais je pourrais pas soutenir une vraie conversation sur le sujet. Mais on aura beau m’expliquer sa technique, sa démarche, la symbolique d’un des tableaux, ça ne changera rien au fait qu’instinctivement, je n’aime pas. Je parle peinture mais ça marche pour tout. La musique par exemple. Quand j’achète un CD, je l’écoute d’une traite : si aucun titre n’accroche mon oreille c’est mauvais, mauvais signe. Comme je suis magnanime, je refais une écoute mais pas de doute : mauvais album. Et parfois, une écoute et je suis bouleversée, poils qui se hérissent, émotion. Récemment, j’ai écouté Erika Janunger et là, énorme coup de foudre. Bien sûr, je change d’avis parfois, une chanson que j’aimais pas de prime abord et à force de l’entendre, je finis par bien l’aimer mais je ne l’adorerai jamais, ça, c’est certain.

Allons plus loin. Parfois, la connaissance « scientifique » d’une œuvre artistique peut gâcher le plaisir. Quand on regarde/écoute une œuvre en étant attentif à la technique, en la replaçant dans la vie de l’artiste, on s’attache parfois trop aux détails et pas assez l’œuvre en elle-même. Les détails ont leur valeur, oui, mais ils sont à étudier dans un second temps. Par exemple, quand je regarde un De Vinci, je prends d’abord connaissance du tableau en entier avant de chercher le détail, le sfumato… Tout comme un morceau de musique, je l’écoute d’abord avant d’être plus sensible à la rythmique, au travail de tel ou tel instrument, la production… C’est comme la cuisine. Quand je mange un plat, je me régale (ou pas), je m’amuse pas à deviner quelles sont les épices dans la sauce et en déterminer la proportion de chaque. Si je trouve ça trop délicieux, je demande la recette. Sinon tant pis, je cuisine jamais de toute façon. Bon, évidemment, des fois, connaître la vie de l’auteur permet de donner un éclairage encore plus intéressant sur sa vie comme là, je lis un livre sur l’enfance de Moravia, un livre-entretien qu’il a eu avec sa deuxième épouse, Dacia Maraini. Ben je le trouve encore plus fascinant. Non pas qu’il ait eu une vie fascinante mais juste que ça le rend encore plus humain. Mais en lisant ses romans (j’en ai encore en attente, héhé), je n’y penserai peut-être pas.

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Si vous voulez un homme nouveau, votez Ségo !

(ou pas)

Bon, aujourd’hui, je vous prouve que je suis une journaliste, une vraie : toujours à la pointe de l’actualité ! Donc aujourd’hui, comme tu le sais ou pas, les militants socialistes vont voter pour choisir leur candidat aux élections présidentielles. Si y a un deuxième tour, on saura donc le 23 novembre qui sera le candidat du PS et moi, j’avoue que j’ai un peu hâte de savoir. Même si, étant de gauche, je suis pas super motivée par nos trois candidats.

 

Lundi, dans un élan citoyen, j’ai accompagné Gauthier au meeting de Ségolène au gymnase Jappy où elle tenait son meeting. Après tout, peut-être qu’après cet happening, j’allais devenir totalement fan de notre amie. Donc on arrive, LilVirgo nous rejoint. On se pose à l’étage, juste derrière un vieux qui pue la vieille poubelle, je sentais que j’allais pas forcément apprécier ce meeting ! Le meeting devait commencer à 20h. 20h20, les gens se lèvent et applaudissent à tout rompre, les diaporamas commencent sur les deux écrans géants de part et d’autre de la salle et… rien. C’est ce qui s’appelle une fausse entrée. 20h30, rebelote et, enfin, à 20h40, la voilà enfin, elle met bien 5 mn à faire 30 mètres, assaillie par les partisans, les journalistes, protégée bon an mal an par les gardes du corps. Bon, ok, comme je suis légèrement agoraphobe, je comprends à ce moment là que je ne serai JAMAIS une personnalité politique. Bon,
première constatation : elle est petite Ségolène. Oui, je la voyais assez grande mais en fait, c’est que François est déjà nain. Donc en gros, au début, je vois un bras gainé de tissu rose fuchsia émerger de la foule.

 Bon, première partie du meeting, le député du 11e fait un discours introductif qui nous refait l’histoire du socialisme parisien du XXe siècle, youpi you ! Parce que ce meeting est très parisiano-centré, genre « Oui, Paris est de gauche, la France de droite, c’est pas possible, ça, Vive Delanoë ». Mouais, je suis pas convaincue par cet argument là. Bon, enfin, le monsieur finit son discours et Ségolène Royal prend (enfin) la parole. Enfin, elle essaie parce que les vivats de la foule n’aident pas. Elle se dresse au milieu de la salle, ne se colle pas au pupitre contrairement à M. le député et entame son discours. Elle prend soin de se tourner régulièrement pour ne pas tourner le dos à toute une partie de la salle. Bon, elle maîtrise bien le topo, pour ce que je peux entendre. Non parce que ce qui me gonfle dans les meetings, c’est cette manie qu’ont les gens d’applaudir n’importe quand, dès qu’un mot leur plaît, en plein milieu d’une phrase, ce qui nuit quand même à la bonne écoute du discours. A un moment, elle aurait pu nous traiter de pauvres débiles profonds, ça aurait été pareil, on n’entendait plus rien. Suite à ce discours triomphant, on passe à la partie « question du public » et là, Ségolène Royal se débrouille beaucoup moins bien, elle cherche ses mots, elle hésite. Comme on s’est dit avec Lil et Gaugau, face à Sarko, elle va se faire plier en deux minutes.

Bon, sur le fond, je n’ai pas grand-chose à dore. Oui, je pense que l’éducation est très importante et qu’il faut assurer au maximum l’égalité des chances. Mais je suis contre les internats pour les mauvais élèves, ça risque de les dégoûter de l’école plus qu’autre chose. Je ne suis pas non plus pour que les profs restent 35 heures au collège. Soyons honnête, une salle des profs, c’est pas l’endroit rêvé pour bosser, corriger des copies, préparer des cours… Je comprends qu’un prof qui n’a cours que de 14 à 17h ne vienne pas passer la matinée au collège. C’est quand même plus simple de préparer des cours à domicile avec tous les bouquins à portée ! Par contre, les tutorats, je suis pour. Pour le reste, ce qui me gonfle un peu, c’est la question des femmes. Comment se fait-ce que cette question ne peut être traitée que par une femme ? Si on est un homme, on ne peut pas défendre le droit des femmes ? Et bien, bordel, on est mal
barrées, mesdemoiselles et mesdames ! Parce que le fait qu’on ne voit qu’en Ségolène que son sexe (je parle du genre, pas de son intimité !), je trouve ça totalement navrant. J’en parlais déjà y a un an et j’ai pas changé d’un iota. Je n’ai jamais voté pour une candidate que parce qu’elle était femme, y a rien à voir. Je trouve grave que les adversaires de Mme Royal l’attaque sur sa féminité mais je trouve ça aussi grave qu’elle utilise son genre pour jouer les victimes. Avant d’être femme, elle est une politique et c’est au fond tout ce qu’on lui demande. J’aimerais vraiment que ses adversaires arrêtent de lui parler cuisine ou famille, que les journalistes arrêtent de ne parler que de son physique (bien que j’avoue qu’elle est très élégante, jolie et super bien foutue). Et j’aimerais aussi que la demoiselle évite les questions gênantes en répondant « vous me poseriez la question si j’étais une femme ? ». On s’en fout qu’elle soit femme, on veut qu’elle soit candidate.

Quoi qu’il en soit, je ne suis définitivement pas fan des meetings. C’est le deuxième que je fais en un mois et demi (le premier, c’était celui de Jack Lang) et le parti pris favorable des gens présents m’agace. Quoi que le candidat (ou la candidate) dise, on applaudit n’importe quand, on n’écoute finalement pas ce que dit la personne, on se contente de lui manifester son soutien. Et si on les laissait parler, juste pour voir ? Parce que, mine de rien, ce genre de discours sans les vivats de la foule, je suis sûre que, de suite, on accroche moins.

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