Le chat est-il l’allié de la célibataire ?

Cet été, dans un élan de grand n’importe quoi, j’ai côtoyé pas mal d’hommes et j’ai constaté qu’une nouvelle fois, un élément séparait de façon ferme et définitive l’homme et la femme : le chat. Car si nombre de femmes célibataires en possède un, nombre d’hommes y sont allergiques. Mais pourquoi ?


Pendant un temps, j’ai cru que l’allergie au chat masculine était un prétexte. A ne pas en avoir, à ne pas le toucher, voire à ne pas aller chez la demoiselle, justifier le fait que non, nous n’avons aucun avenir commun. Bref, je ne croyais pas trop à cette allergie d’autant que Guillaume 1er m’a tanné pendant 4 ans et demi avec cette allergie, m’expliquant que si le chat familial dormait avec nous, il en mourrait… Un nuit, un chat s’est glissé dans la chambre et personne ne s’est même mouché…


Bref, le chat m’a paru pendant longtemps une excuse pour se tirer après une pipe jusqu’au boutiste sans devoir rendre la pareille (du vécu ? Tu peeeeeenses...) ou se sentir engagé avec une fille à chat. Pourtant pardon mais Kenya est un chat adorable, très câlin, qui respecte parfois mes grasses matinées et qui ne coûtait pas bien cher jusqu’à présent bien que sa dépression post été ait définitivement éradiqué son anorexie. Maintenant, elle mange et elle grossit. D’ailleurs, c’est étrange, en ce moment, je ne mange plus trop trop alors qu’elle double sa consommation, je me demande si on est pas un espèce de vase communicant. Flippant, n’est-ce pas ?


Et pourtant, le chat n’est-il pas aussi un allié dans la recherche de l’homme ? Par exemple samedi, je me promenais dans les rayons du supermarché, remplissant mon panier selon mes besoins. Hop des légumes, des yaourts, des fruits, des biscottes, du beurre… Et des croquettes pour le chat. Imaginons qu’à la caisse, un beau jeune homme célibataire fasse la queue à mes côtés, que va-t-il voir ? Ma boîte de croquettes et s’il regarde le reste des courses, il va sentir la fille totalement célibataire. Bien évidemment, nous allons considérer qu’il ne sera pas attentif à mon look alternatif du week-end du genre pas un gramme de maquillage, une coupe façon « je me suis attachée les cheveux pour pas qu’on voit que je suis pas peignée », un beau sweat idéal pour rentrer avec le sport, un jean « prends un gramme de plus et j’explose… »… Oui en somme, j’ai tout pour faire remarquer que je suis célibataire mais parallèlement peu de chance de séduire le mâle mais il m’arrive aussi de faire mes courses en semaine, quand je suis bien peignée, habillée et maquillée et que je sors du boulot donc hormis un regard mort et une mine qui semble hurler une puissante envie de creuser un trou dans la terre et m’y lover pour dormir là, de suite, je suis présentable.


Alors finalement, est-ce que mon chat n’est pas un allié imparable dans le célibat : un pour faire gagner du temps à ce qui ne veulent pas s’engager et donc le mien et de deux pour signaler au beau mec du supermarché que je n’aurais pas vu (probable vu que je ne vois jamais personne) que je suis célibataire et que j’aurais bien besoin d’un homme car mon alimentation manque un peu de protéines quand même.



Ouais, le chat peut être un bon plan. Dommage que le seul caissier mignon du Monoprix me paraisse bien gay…

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Il y a des jours où je me fais peur

(Pas de chômagie cette semaine, pas enviiiiiiiiiiiie)

Il y a des jours où je me fais peur en ce moment. Hier soir, par exemple, cas typique. J’étais en train de regarder mon Facebook, voir ce qu’il se passait de beau chez mes amis (ouais, en fait, j’adore espionner) quand je vois qu’un couple d’amis de la fac a posté de nouvelles photos de leur bébé. Forcément, je regarde. Ooooooooooooooh, qu’il est mignon ! Oh mon Dieu… Je regarde sciemment des photos de bébés !


Et ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Déjà, quand j’étais chez TGGP, avec Ioulia, on s’extasiait sur les photos de gosses trop mignons (et on se moquait aussi de ceux qui l’étaient beaucoup moins, il y a des bébés qui font même peur tellement ils ont l’air méchants). Et ce n’est pas tout. Samedi avec Vicky, on est passées par le rayon enfant du Monoprix (officiellement pour aller au rayon bouffe, c’est le chemin) et j’ai poussé plein de cris suraigus devant les mini chaussons, les petits grenouillères, ça donnait à peu près des « hiiiii, c’est trop meugnon, regaaaaaaaaaarde ! Et çaaaaaaaaaaa ! ». Bon, vous allez me dire, ça fait craquer tout le monde ce genre de toutes petites choses mais quand même, je suis censée être cynique et bébophobique. Que m’arrive-t-il ?

Pourtant, je me sens toujours aussi peu motivée à l’idée de me reproduire. Je ne parle même pas de l’acte de grossesse mais vraiment d’être responsable d’un être humain. Le chat, j’arrive à gérer à peu près même si je suis rapidement dans la culpabilisation du genre « Oh mon Dieu, je lui ai pas donné de croquettes ce matin » (sachant qu’elle en mange environ 10 par jour et que quand je pars 3 jours en congés en la laissant seule, elle ne finit par sa gamelle. Donc celle-ci est toujours au pire à moitié pleine mais ce ne sont pas des croquettes versées le jour même), « ohlala, je lui ai pas fait de gros câlin, aujourd’hui, je suis méchante, elle va me détester… ». Donc déjà, quand j’aurai réglé mon petit souci de culpabilisation à outrance, on envisagera peut-être de passer au niveau supérieur, l’être humain, mais là, non, j’ai pas envie et je ne suis pas prête. Et je ne parle même pas du fait que je n’ai pas de père sous la main. De géniteur, oui, c’est jamais bien compliqué à trouver mais un père, un vrai, un qui serait raaaaaaaavi de partager ses gênes avec les miens et surtout de rester après l’accouchement pour élever notre amas de gênes, là.

Mais si ma propre maternité ne me titille toujours pas, celle des autres oui. En clair : je veux un bébé dans mon entourage proche, un sur qui je pourrai m’entraîner un peu, me familiariser avec, jouer un petit peu, le prendre sur mes genoux, tout ça… Je devrais y arriver, non ? Et de préférence pas dans ma famille parce que dès qu’on approche un bébé de moi, ma mère s’esclaffe : « non mais Nina, c’est pas son truc les bébés ! ». Ca ne m’aide pas ! En attendant, je me demande si ça le fait d’acheter la grenouillère rose avec un cœur en strass dessus de chez Monoprix en attendant qu’une petite fille veuille bien naître dans mon entourage ou si je suis pas un peu au bord du pétage de plomb en bonne et due forme. Je sais pas…

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Où trouver l’homme ? Episode 29 : au supermarché

(Petit lecteur, cet article est une fiction. Donc tout ce qui va suivre n’est pas vraiiiiiiiii donc tu peux rigoler ou dire que c’est pas super crédible mais pas critiquer mon comportement fictif… Merci bien)

A la recherche du prince charmant

Après la disparition de Fabien, me voici dans le cycle infernal de la rupture, alternant entre « tous des connards, je ne ferai plus jamais confiance en aucun homme » et « je suis une sombre merde qui n’arrive pas à retenir un mec ». Or quand je suis dans la phase down de la sombre merde, j’ai tendance à noyer mon désespoir dans des cochonneries alimentaires du genre glaces hypra caloriques, fromage, chocolat et tutti quanti. Comportement totalement paradoxal puisque normalement, quand on se sent moche, on devrait faire des efforts pour s’arranger et non l’inverse. Parce que toutes ces cochonneries, en plus d’épaissir les parties charnues de la bête, ça donne une vilaine peau. Tout pour séduire, en somme.



Un soir, je m’arrête à la supérette du coin pour faire des courses. Le problème, c’est que je les fais en sortant du travail, le soir, et que je crève la dalle et j’ai donc tendance à mourir de faim et craquer facilement pour des cochonneries. Tiens, du riz au lait, ça fait une éternité que j’en ai pas mangé, bonne idée. Un petit caprice des Dieux, c’est pour le calcium. Comme c’est l’hiver, je zappe l’étape glace mais par contre, la double tablette de chocolat fourrée au lait de Milka, là, je dis oui.


Au détour d’un rayon, je l’aperçois : le beau gosse. Seul. Alerte rouge ! Résumons mon panier : du chocolat, du fromage ultra gras, des desserts qui le sont tout autant, des croquettes pour chat mais pas la queue d’un fruit ou d’un légume. Ni même d’un produit épilatoire. Ma fille, ton panier hurle « Attention, desperate single ». Va falloir corriger tout ça. Observant le trajet du beau gosse pour ne pas le croiser avec mes courses déprimantes, je replace chocolat et produits gras pour les remplacer par des fruits, des légumes et une bonne crème dépilatoire. Et des bas, tiens aussi, des vrais, pas les mi bas qui cassent la jambe. Par contre, je me dois de garder les croquettes car même si mon chat est anorexique, elle a quand même le droit de manger ses trois croquettes quotidiennes.


Beau gosse va à la caisse, je me colle pile derrière lui avec mon panier de single bien dans sa vie, bien dans sa peau, bien sans ses poils. Je jette un œil à ses achats : plats prêts, deux canettes de bière, une brique de lait, des bananes et une boîte de Chocapic. Ok, je suis déjà sûre qu’il vit seul. Maintenant que la proie est verrouillée, il faut l’attraper. Opération je me tiens droite, je rentre le ventre, je prends mon air vague et mystérieux en bougeant les cheveux sans raison. Bon, maintenant, ce serait sympa de sa part qu’il me regarde. Ah voilà qu’il pose la séparation d’article entre deux clients sur le tapis en m’adressant un sourire, c’est ma chance. Je souris également. Bon, heu… Je vais vider mon panier en mettant de la grâce (avec un c, j’insiste), de l’œillade torride et du mouvement de cheveux. Bide.

 

Le voilà à ranger ses courses dans des sacs, je suis dans sa ligne de mire. Air de princesse mystérieuse ou grand sourire ? Œillade timide ou torride ? Au secours, tout va se jouer dans les prochaines secondes, que faire ? Il paie, il paie, vite ! Pose alanguie et œillade complice des fois que… Ah, la caissière me parle, « bonjour, bonjour ! ».  Noooooon, le temps de saluer la caissière, je perds l’eye contact et le jeune homme part sans m’attendre. Le retenir ? Mais je peux pas, je ne peux pas tout laisser en plan…

Et voilà, parti le beau gosse. Moralité ? Si tu veux draguer à la caisse, tu te places AVANT ta proie dans la queue. Comme ça, il t’a sous le nez tout le temps et tu peux même l’attendre, des fois que. Ceci étant, rien n’est mort : avec de la chance, je le recroiserai.

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La vie ordinaire d’une Nina laborieuse

(Bon, j’ai bien noté que mes histoires de taf vous passionnaient pas mais je m’en fous, j’écris ET publie quand même cet article).

En ce moment, ma vie ronronne comme une Kenya heureuse et repue de croquette vu qu’elle snobe le steack hâché que je lui ai donné. Connasse. Ben oui, ma vie est rythmée par

mon boulot, mais c’est quoi « ma vie ? ». Voici un petit article pour vous présenter une journée type d’une Nina qui bosse même si j’ai pas vraiment de journée type. Et puis comme ça, vous comprendrez mieux mon taf parce que ça n’a pas l’air bien clair (normal, c’est super dur à expliquer vu que je fais 50 choses).

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Le matin, je me lève (et je ne bouscule personne… Je sais, je suis lourde, je la fais à chaque fois) à 8h30. Oui, je fais un métier difficile, ça se sent. Bon, je m’extirpe du lit en grommelant quelque chose comme « grml grml fait chier le matin grml grml ta gueule réveil grml grml». Sinon, y a les matins où Kenya trouve que 7h ou 7h30 pour courir partout, miauler, se déplacer sur le canapé toutes griffes dehors donc là, les premières paroles du matin sont plus : « Kenyaaaaaaaaaaa ! Ta gueule ! ». Oui, notez ma subtilité et mon raffinement aux premières heures de la journée. Bon ensuite, je furète dans la salle de bain, je m’habille, me maquille et hop, c’est parti ! D’abord le train, tugudum tugudum, puis le métro hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! Touuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! Clac clac clac. Je m’éclate avec les onomatopées dans la vie. J’arrive au boulot généralement entre 9h45 et 10h. J’entre en disant « bonjour » à tout le monde, je jette ma veste sur le porte manteau (quand j’en ai une), mon sac au pied de mon bureau, j’allume mon pc et je vais dans le placard à bouilloire pour faire chauffer mon eau pour le thé. Une fois l’eau chaude, je retourne à mon bureau, je lance ma messagerie et ma messagerie instantanée (celle du
boulot, pas MSN ! Je pourrais mais non). Pendant que mon thé infuse, je lis mes mails puis c’est parti.

Première étape : la plate-forme adulte. Je jette un œil sur le blog de l’animation pour choper les question qui y traînent puis je réponds aux questions, souvent les mêmes. Pour 90%, la réponse est dans la FAQ mais gentille, je réponds quand même. Après, on a le chamailleries, les « bouh, ça bugue, c’est pourri, ça pue » (« bou sa bug c

pouri sa pu ») alors que les ¾ du temps, ce sont eux qui ont fait une connerie. Puis y a les vrais bugs genre « Dis Anim, c’est normal ça ? – Heu… non ! ». Là, je maile Romain et si c’est très grave, je vais pleurer auprès de Yohann. Ca, c’est la partie la moins passionnante de mon boulot puisque peu de bloggeurs sont vraiment sympa avec moi, puisque la plupart, c’est genre « je paie, ça bugue, je vais tout cramer » (comme moi avec la SNCF). Par contre, y en a de gentils avec qui je papote un peu et les nanas qui me draguent, ça, ça me fait marrer.

 

Ensuite, je me connecte sur la plateforme ado et j’y reste la journée à papoter avec les gamins. Je finis ma plate forme adulte vers 11h-11h30 donc j’ai tout le reste de la
journée pour le reste. Non parce que je passe pas les ¾ de ma journée à chatter. Bon, je refais un tour sur la plateforme adulte dans la journée pour traiter de nouveaux messages aussi. Mais dans 
le reste de la journée, je fais mes autres missions. Normalement, j’assure trois émissions chats d’une heure avec les ados, je me retrouve seule face à un millier de gamins, je reçois les messages et je les valide pour qu’ils apparaissent sur le chat. Donc oui, je dois répondre aux gamins lire leurs réponses qui arrivent par dizaines et les valider.

 

En dehors de ça, je dois rédiger les textes pour les bannières pour les jeux concours et les chats spéciaux (avec les artistes), les teasings SMS, les textes des jeux
concours (on en lance un par semaine), les articles pour le blog de l’Animateur (et des fois, si j’ai le temps, celui de Kate). Parallèlement à ça, je gère également le contenu d’un site jeune 
(j’écris l’horoscope, quoi, ainsi que le blog de l’animateur), je fournis du contenu pour le wap suisse (60 brèves par moi, astuces beauté, news people et « paroles de stars » genre
Britney a dit : « les culottes, c’est ringard »). Bientôt, on va récupérer une nouvelle plateforme dont je gèrerai également l’animation et on en vise une nouvelle. Bon, vous
emballez pas, les animations sont diverses et variées mais rien de très compliquée, c’est genre « envoie un MMS de ta maison » et les photos les plus originales gagnent des bons points. Et comme on gère plusieurs plate formes, on peut recycler les idées. On est deux à l’animation, Claude et moi, on travaille de concert. Lui, il assure surtout l’animation du blog adulte mais on se consulte pour proposer des jeux et autres animations. Là, par exemple, pour les élections pour les ados, on poste de temps en temps des « hé, continue de voter ! », on a lancé un petit jeu pronostic pour qu’ils nous donnent leur classement et celui qui trouve les 7 gagne des bons points. Ouais, comme à l’école. A 19h (à peu près), j’éteins mon ordi et après un au revoir général, je me casse.

 

Bref, en journée, j’ai pas trop le temps de souffler, je vois pas du tout le temps passer. Et le soir, je rentre chez moi, je me sens pressée comme un citron. En gros difficile d’écrire encore. Surtout que je dois continuer ma vie sociale, la liste des gens que je dois voir fait 4 km de long, faut tous les caser après le boulot, ce qui fait que je suis rarement chez moi, au grand dam de miss Kenya qui se venge en me tapant le matin. Et en fait, j’adore ça (ma vie de travailleuse, pas Kenya qui me tape), je me sens tellement différente de mon
époque chômeuse, tellement plus épanouie. Franchement, ça fait du bien de ne plus être angoissée par l’avenir !

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Week-end excès

Sexe, alcool et nutella, tels étaient les maîtres mots de mon week-end ! Jeudi, je me réveille la tête dans le pâté, la descente d’alcool est un peu dure. Je me rends compte que mon chat roupille tranquillement sur ma tête, c’est limite si je n’ai pas sa patte dans le nez. Grand moment de solitude. Je me lève et je me mets à pleurer. Pas beaucoup, juste quelques larmes qui coulent… Là, j’ai touché le fond, je dois rebondir ! Je sèche mes larmes mais jeudi est une journée morte, je ne fais rien. Vendredi, j’ai un concept : je vais m’offrir un week-end excès ! Au menu : sexe, alcool et nutella !
L'alcool, c pas beau, l'alcool, c pas bien
 
Première étape : le nutella
Je vais donc au supermarché et je vais m’acheter plein de cochonneries, ça me motivera pour reprendre le régime lundi. De toute façon, une rupture (supposée), n’est-ce pas la meilleure des raisons pour abuser du chocolat ? Si, alors ! Donc, je prends au passage une double tablette de chocolat Lindt double lait. C’est aussi calorique que des Kinders mais c’est meilleur. Bon, allez, pour me donner bonne conscience, je prends un paquet de céréales, aussi, des bas résilles et une boîte de croquettes pour la Kenya. Oui parce que Kenya, elle n’aime pas les croquettes Leader Price, je ne peux que lui prendre des KiteKat, je vous jure ! Bon, voilà, je rentre, je range mes courses et je fume. Oui, je m’étais dit que sortir avec Arnaud serait une bonne occasion d’arrêter puisque lui était non-fumeur mais quand il était avec moi, il m’en taxait une ou deux… Bon et bien je trouverai une autre occasion de m’arrêter. Donc, voilà, ce week-end, j’ai mangé tellement de chocolat que je ne comprends pas comment ça se fait que je n’ai pas vomi mes tripes.
 
Deuxième étape : l’alcool
Bon, là, ce fut pleinement rempli grâce à mon Gauthier adoré. En effet, dans mon malheur, j’ai une chance extraordinaire : Gauthier vient juste d’arriver sur Paris ! Lui aussi a des soucis donc vendredi, il m’appelle, j’avale mon chocolat et lui répond.
« Moumour, tu veux sortir ce soir ?
Ouiiiiiiiiiii ! J’ai décidé de me mettre la tête à l’envers, c’est mon week-end excès !
Heu oui mais j’ai cours demain… »
Bon, on se retrouve à notre nouveau bar de prédilection, on boit chacun deux cocktails, je commence à rigoler un peu trop mais tout est sous contrôle. La cuite, c’est pour samedi !
Le jour J, nous voilà devant Beaubourg : ce soir, on va dans le Marais ! On tourne un peu et on atterrit dans un café très sympa mais mon vagin et moi nous sentons vraiment seuls… C’est pas grave ! Après un coca pour lubrifier notre larynx, c’est parti ! Un sex on the beach et trois Piña Colada plus tard, je m’amuse à faire une pyramide avec les bâtons lumineux qu’il y avait dans les cocktails tout en rigolant comme une idiote. Gauthier est parfait : dès que je commence à évoquer Arnaud, il m’interdit de parler de ça, on rigole, on parle de nos vies sexuelles, pour changer, tandis que le serveur nous demande si nous faisions des cochonneries ensemble… Heu, non ! On boit, on boit, en face de moi, derrière Gauthier, il y a une librairie avec les calendriers des Dieux du Stade qui squattent la vitrine. Gauthier me livre des expressions qu’il utilise avec Océane pour désigner leur état alcoolique. Je ris, je ris, je ris… A un moment, je lui dis : « Héééééééé, tu connais la blague du bébé qui vient de naître ? » Il me répond oui et me tapote sur le front (c’est la chute de la blague) et, là, j’explose de rire…
On se dirige ensuite vers le Bataclan pour la soirée « Follivore », une soirée gay. Soit. On devait rejoindre un copain de Gauthier mais celui-ci tarde donc on consomme une vodka sunrise en attendant. Voici son pote et ses amis, on entre, on se prend 20 degrés dans la figure, on va danser sur la piste et là, grosse fatigue : Stone et Charden, Sylvie Vartan, Dave, Sabine Paturel et ses bêtises… Bon, on va chercher la conso à laquelle on a droit avec notre entrée.
On se prend des vodkas-quelque chose (lui pomme, moi orange). Il faut savoir que le verre était à trois-quarts rempli de vodka, le soft ne servait qu’à donner un peu de couleur. C’est pas grave. On boit, on danse, on est saoul, on hurle à la mémoire de Mister Big et un autre copain, Toulouse est dans la place ! Honnêtement, il fallait que mon taux d’alcoolémie soit supérieur à la moyenne pour que je me trémousse en hurlant sur les Mystérieuses Cités d’or, Snoopy par Chantal Goya, on commence à traîner quand ils passent Pascal Obispo ou Calogero… Bon, lecteur, le thème de la soirée étant les années 80, tu te rends compte que ça ne veut rien dire un thème de soirée ! Bref on sort, on rentre, on sort, on rentre, on n’a plus de voix, on est nazes donc on finit par s’échouer sur des fauteuils. Devant nous, un mec se prend une mandale sous l’indifférence générale, un autre m’asperge en s’affalant à côté de moi de boisson à la pomme (vodka ou rhum, je me suis pas léchée pour voir ce que c’était). Evidemment, il se relève et se casse sans s’excuser. A Paris, les gens ne s’excusent pas. Bref, on ne s’éclate pas plus que ça mais l’essentiel est sauf : j’ai ri, j’ai oublié ma peine de cœur.
 
Troisième étape: le sexe
Là, c’est raté. Samedi, j’hésite : ai-je envie de brouette ? L’alcool aidant, la libido s’active : oui, vive la brouette ! Sauf que dans une soirée gay, c’est pas gagné ! Comme j’ai dit à Gauthier : « une soirée gay, c’est comme aller dans une pâtisserie alors qu’on est au régime ! ». Bon, l’avantage d’être le vagin de service, c’est qu’on est un peu la mascotte du groupe mais ça ne vous rapporte pas une brouette. Quelques jeunes hommes sont appétissants… A un moment, on fumait dehors et un joli lot attendait un taxi, Gauthier fait : « Hou, je l’enculerais bien, lui ! » et moi, au summum de ma lucidité : « Ah ouais, moi aussi ! ». Mais bon, comme j’ai pas l’équipement nécessaire, ça va être dur ! Du coup, dimanche, j’envoie un texto à Laurent (après tout) mais cette partie-là de mon week-end excès n’aura lieu que demain. Il y a quelques temps, quand j’avais fait mon bilan de mes brouettes, j’avais dit : « j’aimerais savoir pourquoi Raphaël me fait la gueule et j’aimerais bien un dernier coup avec Laurent (et Reno, aussi) ». Donc, si tu ce que j’écris dans le blog se réalise, permettez : « j’aimerais passer une folle nuit de sexe avec Brad Pitt. » Là, c’est dit ! Toujours est-il que le pan sexe de mon week-end a été assumé par moi et moi seule…Heu bof, j’aime mieux un homme, quand même !
 
Et Arnaud ?
Et là, où en sommes-nous ? Jeudi, Louis me dit qu’il a reçu un mail d’Arnaud pour lui dire qu’il ne pouvait pas l’aider à déménager car il travaillait samedi. Ok, moi, je ne reçois rien. Samedi, la journée s’écoule, rien, rien, rien. Le soir, en me rendant en ville, je passe devant chez lui en train, la lumière est allumée : il est chez lui, il n’est pas mort et moi, pas de news. Dimanche, je me réveille : rien. Alors, à 16h30, je me décide à mettre officiellement fin à la liaison. Au départ, je voulais l’appeler mais je savais qu’il ne me répondrait pas donc son comportement très classe a engendré une réponse très classe de ma part : un texto. Bon, franchement, une rupture par texto, je trouve ça nul mais ce n’est pas pire que le silence radio. Je lui ai donc envoyé : « Très fort le coup du silence radio pour se débarrasser d’une fille, on me l’avait jamais fait. Non, en fait, je trouve ça minable et lâche ». Bon, d’accord, j’ai été sympa, j’ai pas mis les mots connard, salaud et enfoiré. Dimanche soir, Louis se connecte et me fait : « Hé, je suis chez Arnaud ! » Quand je lui ai dit que c’était terminé, il s’en voulait mais qu’est-ce qu’il y peut, lui, si son pote est un goujat fini ? Finalement, plus je le connais et plus je trouve que Louis est un garçon gentil. C’est dommage qu’il soit si difficile avec les filles car il mériterait d’être heureux avec l’une d’entre elles… Enfin, bref, ce n’est pas parce que ça s’est mal passé avec Arnaud que je suis fâchée avec Louis, je suis suffisamment intelligente pour faire la part des choses.
 
Cette rupture a quelque chose de positif : je me rends compte que j’ai progressé depuis mon autopsychanalyse. Cette fois, je ne me suis pas demandé ce qui clochait chez moi, je ne me suis pas du tout attribué l’échec de cette relation. Car, n’en déplaise à certaines qui ne connaissaient rien à ma relation, je n’ai pas commis de faux pas, je ne l’ai pas collé, je ne lui ai foutu aucune pression. Reste que je ne comprends pas : la dernière fois que nous nous étions vus, il m’avait prise en photo avec son appareil et son portable et là, plus rien. Pour moi, deux explications : soit il a trouvé une autre fille, soit il se lasse plus vite que son ombre. Mon correspondant virtuel m’a expliqué qu’une fois, il avait mis de la distance entre sa copine et lui pour voir ce qu’il ressentait pour elle mais il avait fini par la rappeler. Moi, je n’ai même pas eu de réponse à mon texto.
 
Alors, voilà, je suis repartie sur les chemins de la brouette puisque cette année, l’amour ne me réussit pas. Le mois que j’ai passé avec lui était bien, la fin merdissimale, je tourne la page, hop ! Comme m’a dit Alya sur son blog, elle s’attache et se détache très vite. Moi aussi. Je remets ma carapace aussi vite que je l’ai enlevée. Au moins, je me suis rendue compte que je pouvais tenter l’aventure à deux sans difficulté, c’est plutôt positif. Voilà, je suppose que certains s’amuseront de mes déboires, certains jubileront, même. Si le malheur des autres les amusent, tant mieux pour eux. Moi, je m’en fiche, j’ai déjà rebondi. Mon nouveau projet de vie : bosser, ça m’occupera.
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