El Nicho : cascades cubaines

Le 12 octobre – C’est la journée cascades ! Rendez-vous à 9h au bus mais ça bégaie un peu : on a changé d’heure pendant la nuit et personne ne nous a prévenus. On avait bien remarqué avec ma coloc qu’il faisait plus sombre mais on avait mis ça sur le compte de l’orage de la nuit passée et du temps maussade. Et bien non ! Du coup, ceux qui n’utilisaient plus leur téléphone comme réveil ont eu quelques soucis. Mais on arrive à décoller sans trop de retard. En route pour El Nicho !

La mangrove de Cuba

Gilet pour le bus puis on change de transport au bout d’une heure pour s’installer dans de vieux camions aménagés en… difficile de parler de bus. La balade est superbe. J’aime cette île. J’aime les paysages antillais et, pour une fois, je vois le soleil… Cuba 1, Guadeloupe 0, Martinique -1.

Camion emménagé en bus à Cuba Village cubain Paysage antillais : Cuba Village cubain

Petite halte rapide dans un village pour profiter du paysage, un petit âne portant un énorme grain de café en pierre trône sur la montagne. On repart et nous voici enfin à El Nicho. Une petite balade d’une heure, une heure trente, le long d’une cascade. Alors les cascades et moi, on n’est pas toujours amies vu que la dernière m’avait coûté le pare-soleil de mon appareil photo… sur le coup, j’avais craint que ce soit l’objectif. Là, je ne suis pas tombée, je suis fière de moi.

Cuba vieille voiture Un cheval perché sur la montagne Statue âne et grain de café

On croise des bassins à l’eau pure, des paysages sublimes. Pendant la montée, notre guide Lili nous montre plein de plantes, nous raconte leur utilité pour l’hygiène ou les petits remèdes. On croise des caroubiers, avocatiers, cafetiers et le manguier avec la petite anecdote qui va bien : “à Cuba, les femmes aiment beaucoup les compliments et on leur dit souvent qu’elles sont une mangue… parce qu’on veut les manger.” On en apprend un peu sur la vie cubaine, notamment les années 90, très pauvres, où il fallait adopter le système D pour s’en sortir. On arrive au “bassin de cristal” nommé ainsi car l’eau est transparente. C’est parti pour la baignade… Ouh, ça pique, l’eau est fraîche. Mais on s’y fait vite et la baignade est un vrai délice, ça fouette les sangs !

Végétation Cuba El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Panorama du haut d'El Nicho Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba

On redescend pour un déj sympa : soupe aux haricots, poulet, riz sauvage aux haricots noirs, courge (potimarron, je pense), papaye en dessert. Et en fait, la papaye, c’est pas top, ça a un goût de navet sucré. Le tout arrosé d’un jus de goyave fait maison et d’un cocktail “Naturel” que tu ne peux boire que là. Bon, , on nous dit ça à peu près à chaque fois. En résumé, c’est un cocktail entre le mojito et la piña colada. Pas ouf mais plus chargé que les cocktails de l’hôtel, quoi. On déjeune en musique avec un petit orchestre. En fait, beaucoup de jeunes font des études de musique et forment des groupes qui écument les restos et vivent du tourisme. Il faut savoir qu’ici, il y a une vraie culture de la petite pièce, le truc qu’on ne ferait jamais en France quoi… Il y a aussi un gars qui fait des caricatures. Il se met dans un coin et choisit un sujet. Et je fus l’une des heureuses élues !

Cuba, El Nicho, végétation

Le toit en bas, c’est celui du resto

Cocktail cubain et jus de goyave

Après le dej, on repart vers un autre bassin, à 200 mètres de l’entrée d’El Nicho mais là, il n’y avait personne. C’est fou comme parfois, s’éloigner de quelques mètres change tout. Première à entrer dans l’eau, dernière à en sortir. On se fait un petit cocktail dans l’eau, rhum-limonade, basique, parfait. Je barbote bien une heure mais la réverbération couplée à mon talent inné pour m’étaler la crème solaire n’importe comment, ça nous donne un dos cramé.

Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade

Retour à l’hôtel, petite sieste puis tentative de photographier le coucher de soleil. Echec, les nuages masquent la fin. Je remonte à travers les crabes qui sont de sortie. J’avais entendu parler des crabes rouges de Cuba, on en retrouve partout, jusque sur la terrasse du bungalow.

Crabe rouge de Cuba Coucher de soleil Cuba Coucher de soleil Cuba Crabe rouge de Cuba Crabe rouge de Cuba

Après le dîner, je traîne un peu au bar pour siroter une piña puis 22h30, je retourne à mon bungalow où ma coloc dort déjà. Je commence à repérer les gens que j’aime vraiment bien.

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Jour de manifestation

Ceci aurait pu être une lettre mais finalement, je choisis un autre format. La narration, le bon vieux journal extime du début. Parce que je suis toujours effarée par le décalage entre ce que je vis et ce que je peux voir sur les réseaux sociaux, les narrations médiatiques des manifestations qui ne se concentrent que sur la violence et les vitrines cassées. Et vos larmes sur ce verre brisé plutôt que sur ceux qui ont pris des coups de tonfa au mieux ou, à l’époque, avaient perdu un oeil me navre toujours autant. Parce que la manifestation, c’est un beau moment de partage, en vrai.

Manifestation du 5 mai 2018, la fête à Macron

Juste un point sur la violence avant de poursuivre : je trouve ça absolument navrant. Pas que je sois triste pour les vitrines, les assurances sont là pour gérer ça. Ca m’agace juste parce que c’est précisément ce qu’attendent les médias. Vous vous souvenez, le CPE en 2005 ? On filmait surtout les gamins de banlieue (ou supposés l’être) tabasser des manifestants pour les voler ou casser des vitrines. A présent que les banlieues restent de leur côté, il fallait un nouveau bouc émissaire et ça tombe bien, voici les black blocs. Alors je ne suis pas sans savoir qu’aucune révolte ou révolution ne s’est faite sans violence, ok, mais calmez-vous deux secondes : un McDo n’est pas la Bastille et surtout, ça me rend très en colère de vous voir foutre la merde et vous tirer rapidement de là car vous vous êtes entraînés pour ça et laisser ceux qui étaient juste venus manifester payer les pots cassés.

Manifestation du 5 mai 2018, la fête à Macron

Mais revenons à la manifestation. L’an dernier, premier mai, je défile avec Victor et sa soeur, nous sommes à la fin du cortège. On marche joyeusement de République à Bastille. Le ciel est bleu, il fait chaud, l’ambiance est festive. Des pancartes marrantes que l’on prend en photos, de la musique, des rires, une bonne humeur de malade. Arrivés à Bastille, on voit que tout est terminé, on rentre donc. Je m’étonne un peu car il me semblait qu’on devait aller jusqu’à Nation mais ok. On retourne à la maison de très belle humeur et là, sur Twitter, on découvre que c’est la guerre. Mais quoi ? Un peu comme quand on était allés en Grèce lors du référendum, que les médias français décrivaient un pays au bord de la guerre civile, et bien… absolument pas.

Manifestation du 05 mai 2018, la fête à Macron

J’ai manifesté samedi. Nous n’avions pas fait le 1er mai pour cause de week-end à Hambourg mais nos copains qui y sont allés ont juste expliqué qu’ils avaient fait demi-tour un peu rapidement, ce qui les saoulait, d’ailleurs. On était confiants : pas de débordement en vue. D’abord parce que ce n’était pas le sujet et surtout… j’ai découvert que j’avais quelques sympathisants du cortège de tête dans ma timeline Twitter et il suffit qu’on prononce “FI” ou “Mélenchon” près d’eux pour qu’ils vomissent de la purée de pois en proférant des insultes, un peu. Donc je ne voyais pas dans quel univers ils se mêleraient à une manif très proche de la FI même si, officiellement, c’était un peu apolitique. Et effectivement, c’était très bon enfant et venez pas chialer sur un pare-brise brisé, par pitié.

Manifestation du 05 mai 2018, la fête à Macron

Pourquoi j’aime les manifestations ? D’abord l’ambiance et la bonne humeur. Nous étions venus en petite délégation, une petite dizaine de personnes, nous avons fini à trois, finalement. On avait d’autres camarades quelque part mais vu le monde, on ne les a pas croisés. Tu as des fanfares, des banderoles et slogans qui font sourire voire rire. Il y a l’église de sainte consommation, des Macron animés, des chants, du rire. Beaucoup d’enfants aussi. Un peu de merguez aussi et des vendeurs d’eau à la sauvette qui avançaient par à coup, si bien qu’on en a croisé un quelques fois, ça avait comme un goût de bug dans la matrice. Et puis, il y a une certaine mixité sociale. Si les banlieues sont peu ou pas présentes (et c’est un vrai enjeu de militantisme, d’ailleurs), on croise des personnes de tout âge et d’un tissu social allant des plus précaires aux classes moyennes aisées. Pas mal de personnes âgées assez malicieuses, on a aussi croisé des gens en béquilles, déambulateurs, qui marchent malgré tout.

Manifestation du 05 mai 2018, la fête à Macron

Mais surtout, ce que j’aime le plus, c’est que la ville nous appartient. J’avais eu une belle expérience à Toulouse, en passant dans la rue d’Alsace-Lorraine (qui était dédiée aux voitures à l’époque, je crois que ce n’est plus le cas), passant par là avant le cortège. Voir la rue du milieu de la chaussée en prenant le temps de déambuler, c’est délicieux. Bon, en plus, comme un fait exprès, les manifs du samedi qu’on peut faire sont toujours sous un grand ciel bleu… Sortez la crème solaire le 26 mai ! Hier, je n’en ai pas mis, j’ai la lanière de mon sac tatouée à blanc sur ma peau rougie…

Manifestation du 05 mai 2018, la fête à Macron

Alors la prochaine fois, tentez l’expérience. Peut-être que vous verrez qu’une manifestation, c’est bien plus qu’une vitrine cassée mais un élan, un espoir que demain, on arrêtera le massacre. C’est pas la manifestation qui fera basculer les choses, sans doute. Mais ça rappelle que non, nous ne sommes pas seuls à croire en des lendemains meilleurs.

 

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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Un dimanche en banlieue

L’évasion à 20 mn de chez vous

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Des fois, j’ai envie de prendre l’air, de prendre mon petit sac à pique-nique et aller voir ailleurs si j’y suis. Ainsi, dimanche dernier, Anaïs et moi avons posé nos petits culs dans un train de banlieue, remerciant le dézonage des week-end, et nous voilà parties direction Versailles histoire de faire le tour des jardins. Comme nous n’avions pas payé, la balade était certes limitées mais néanmoins dépaysante.

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Je vais vous la faire courte : marche dans le jardin au milieu d’arbres magnifiques, petit tour dans la partie gratuite du petit Trianon, considérations sur les petites voitures électriques empruntées par les touristes, la bonne odeur des patates royales cuites devant le potager du Roi. On marche puis vient la faim donc on va se poser sur les berges du Grand Canal et là, c’est royal (justement) : y a personne ou presque, pas de bruits, l’herbe est moelleuse. Des tomates, du taboulet, des groseilles, des bonbons, de l’ananas et de la noix de coco, un peu de vin. On n’est pas bien là ? Observant les allers et venues des barques sur le Canal, s’interrogeant sur l’étrange façon de ramer d’un Italien qui ne savait manifestement pas faire mais cherchait quand même à faire son malin. Je suis devenue aussi la ninja du pique-nique en supprimant 4 guêpes (Anaïs avait été piquée et puis les guêpes, c’est même pas bon pour la pollenisation alors ça va. Je tue par les abeilles, les fourmis et les coccinelles par contre). Soudain, je me fais la réflexion : en ce dimanche, là, de suite, je me sens en vacances. Comme partie loin alors que je suis qu’à 20 minutes de Paris.

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L’an dernier, j’avais ressenti la même chose en passant la journée avec Prince charmant devenu crapaud, avant sa transformation en batracien. Un pique-nique en amoureux dans le parc de Saint Cloud, loin des yeux du monde à part deux ou trois badauds traînant par là, nous empêchant de savourer l’embrasement qui a un peu pris possession de nous à un moment. Le garçon voulait y aller car je lui avais parlé du pique-nique que nous avions fait avec Anaïs à Port aux cerises où nous étions allées faire de l’accrobranche. Un RER, c’est pas grand chose pour s’accorder une parenthèse toujours bienfaisante.

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On ne profite pas assez de la banlieue. Les parcs de Paris sont archi bondés, les Buttes Chaumont prennent des airs de plage du sud au mois d’août, chaque centimètre caré est l’objet d’une guerre vicieuse et incessante entre les parties en présence. On essaie de décaler subtilement mais sûrement la glacière, la serviette de pain, la poche à déchets histoire d’étendre légèrement le territoire. Je ne parlerai pas des terrasses de café, des bords de canal… Même si le déj que nous avions pris avec Amy fin juillet au bord du Canal St Martin avait été particulièrement sympa, malgré le mec qui avait failli se noyer sous nos yeux. Il suffit de se déplacer légèrement pour savourer un parc en toute quiétude. Dans ma banlieue adjacente, je peux me poser sur une jolie pelouse peinarde, y a personne. Pousser un peu plus loin, y a St Cloud, Versailles, Sceau, Vincennes ou Boulogne, Rambouillet… Et le week-end, on n’a même plus besoin de prendre un ticket zone 3, 4 ou 5 pour y aller ! Avec Anaïs, on était tellement contentes de notre mini escapade qu’on envisageait déjà nos prochaines destinations (tant qu’il fait beau). A suivre bientôt sur mon compte Instagram !

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Par contre, la prochaine fois, on prend la crème solaire parce que ciel gris + réverbération, ça vous donne deux grenouilles cuites.

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PS : Oui, je me suis bien éclatée à faire mes pêle-mêle.

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J’ai testé pour vous : la plage nudiste

Sous titre : la blogueuse chez les culs nus.

Le naturisme et moi, on ne s’était jamais côtoyés. Je n’en pensais rien, c’était juste des images d’Epinal distillées par les 3 reportages et demis que j’ai pu entrevoir sur TF1 et/ou M6. Non qu’ils n’aient réalisés que si peu de reportages, c’est surtout que je ne les regarde pas. Bref, pour moi, naturisme = gens à poils rigolards.

Avril ou mai, Anna, Anaïs et moi décidons de nous offrir une semaine de plongée avec l’UCPA et nous élisons le centre de l’Ile du Levant. Oh mais dis donc, c’est une île moitié militaire, moitié naturiste… Oh ben dis donc, j’ai déjà des images de Louis de Funès s’excitant comme un taré sur son sifflet au milieu des culs et des seins. On va rigoler. Anaïs et moi sommes assez chaudes pour jouer le jeu. Après tout, c’est l’occasion.

Arrivées sur le Levant, on croise du pénis, des fesses et du nibard en veux-tu, en voilà. Sur le port (une dame au paréo inutile se fait réprimander), à la supérette, les culs sont nus. J’apprends que les gens habillés sont des « textiles ». Bien. Première excursion timide un soir, je voulais me promener sur un petit sentier amenant à la plage nudiste, j’entraîne Anaïs, Gabrielle, une camarade de chambrée, et un couple. Arrivés devant le portail nous demandant de nous mettre à nus, on se résoud à faire demi tour mais un jeune couple nu nous invite à les suivre. 10 mètres plus loin, une première remarque sur notre tenue fuse. Ok, demi tour.

Le vendredi, la plongée est annulée pour cause de gros vent et on demande à l’un de nos encadrants quelle est la tenue autorisée à la plage. En gros, le slip de bain, c’est oui ou non ? Ben, c’est bof : si on n’est que peu, c’est envisageable mais pas très conseillé.

Le samedi, jour du départ, nous décidons avec Anaïs de ne pas prendre la même navette que les autres pour profiter de la plage. On veut savoir ce que c’est. Le vent est tombé donc ma pire crainte quant au nudisme s’envole : le sable ne viendra pas taper l’incruste dans mes moindres replis… Non parce que la nudité (la mienne ou celle des autres), je m’en fiche un peu mais j’ai 2 craintes : un coup de soleil sur les seins (je ne bronze jamais topless) et du sable dans la vulve. Bref, on se pose sur la plage d’abord en paréo et slip de bain, un de nos co stagiaires qui traînait par là nous rejoint, simplement vêtu d’un t-shirt. Okayyyy, on papote avec lui, même pas peur.

Ensuite, on se jette à l’eau. Pas très vite parce qu’on est mortes de froid. Une fois que l’eau nous arrive à la taille (20 minutes plus tard), on finit par virer le bas et… mmm, quelle étrange sensation. Je sens du froid dans ma raie des fesses et sur mon sexe quand je nage… Mais pour tout dire, c’est pas si désagréable, assez marrant. Un couple nous parle gentiment de la température de l’eau, ambiance conviviale. On sort de l’eau sans le bas de maillot mais il est déjà l’heure de filer.

Moralité : pas grand chose en fait. J’ai été un peu étonnée par la « tension » textiles vs tous nus, j’ai entendu plusieurs de mes co stagiaires râler du manque de tolérance des naturistes qui ne voulaient pas de textile sur la plage. Bah attendez les gars, vous apprécieriez, vous, des naturistes sur une plage qui ne l’est pas ? Bon par contre, j’avoue avoir triché lors d’une balade sur un sentier dit nudiste mais on n’était là que pour se balader et mon maillot n’ayant pas de bretelles, on pouvait penser que j’étais nue sous mon paréo (plusieurs stagiaires m’ont posé la question d’ailleurs). Mais me balader à poil en forêt (même si les chaussures sont autorisées), ça m’a pas trop parlé. Non mais si je tombe, ça va faire mal quoi (j’avais aussi un short en jean, plus court que mon paréo).

Bref, ça ne m’a ni emballée ni dégoûtée. Je ne pense pas courir les plages nudistes à l’avenir mais je peux tout à fait envisager y retourner. Avec une bonne crème solaire.

Par contre, j’avoue une admiration totale pour les courageux nudistes de la supérette. Parce que moi, j’y étais habillée et je me gelais pourtant bien les fesses !

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Summer in the City

Par Keira

Non, je ne parle pas de la vingtenaire, je parle du titre de la rencontre Youtube à laquelle j’ai participé il y 15 jours de cela.

Partie le vendredi 28 à 9h30 du matin heure de Paris, arrivée à King’s Cross – St Pancras à 10h36 London time.

Autant dire que j’ai passé une très mauvaise nuit à imaginer les pires scénarios possibles. Mais étrangement, une fois dans le train c’est plutôt avec un sourire grandissant que j’ai commencé mon aventure.

Une fois à Londres, prendre mes travel tickets m’a bien bouffé 45 minutes (les anglais aiment bien, comme les français, n’ouvrir qu’un guichet sur deux), mais une fois mes sésames en main, j’étais comme une aventurière en terre inconnue (même si civilisée).

Première épreuve : le métro. Bah oui, ils ont un système à lignes de métros multi-branches qui paraît étrange au premier abord, et heureusement, je me suis pas trop trompée pour ma première fois. Ensuite, une fois à la station Swiss Cottage, trouver l’hôtel a été un jeu d’enfant. Hôtel trèèèès sympa soit dit en passant.

Si jamais vous n’avez pas peur des dortoirs, pour 20 euros pour avez un lit et le petit déjeuner inclus. Cool, non ? (l’hôtel s’appelle Palmer’s Lodge).

Une fois le « check in » terminé, j’ai pu me poser quelques minutes dans le salon qui possède des canapés vraiment trop confortables, bien failli m’endormir.

Sortie poser mes bagages j’ai discuté avec une irlandaise super sympa et très étonnée de voir une française se débrouiller en anglais (comme quoi… ça existe).

Midi arrivé, le temps d’acheter un sandwich dans un magasin à côté, j’ai sauté dans le métro avec mes accessoires de touriste : appareil photo, guide, lunettes de soleil et crème solaire. Qui soit dit en passant était inutile ce jour-là.

Arrivée à Waterloo, je me suis plantée au moins 4 fois de chemin avant d’atteindre le London Eye, là je suis tombée sur un des organisateurs que j’ai reconnu, lui ai demandé où était le lieu de rendez-vous et c’était bien évidemment juste à côté.

Là j’ai connu mon premier moment de terreur absolue. Entourée d’une foule de gens parlant tous anglais et devant trouver le courage de m’approcher du groupe qui faisait la fête sur la pelouse et qui ressemblait fortement à ce que je cherchais. Au bout de 20 minutes j’ai foncé tête baissée. Et là autre moment de surprise totale… on m’a littéralement broyée.

Ouais, ils font des câlins les anglais jeunes et contents. Et ça surprend. Surtout quand on connaît mon côté « j’aime-pas-qu’on-me-touche.com ».

Au bout de quelques instants un géant me surplombe, Andy, allemand et super content de rencontrer quelqu’un du continent. Puis vient Sian, une anglaise qui m’a reconnue comme une de ses abonnées sur Youtube. J’ai immédiatement sympathisé avec elle. Et notre duo a ensuite été rejoint par une canadienne nommée Shannon. En gros elles m’ont aidé pendant tout le week-end et sans elles je ne sais pas si j’aurai été aussi enthousiasmée par cet évènement.

Une fois tout le monde arrivée (et on était quand même plus de cent personnes ce jour-là), on commence la visite du coin en nous séparant en groupes.

Notre guide est nul mais on se marre bien, surtout grâce à deux écossais complètement dingues qui nous refont l’histoire d’Angleterre à leur sauce.

La journée se termine à Leicester Square puis dans une espèce de centre de jeux où l’ont se fait courser par des zombies, des parties d’auto-tamponneuses etc.

Retour à l’hôtel où je bois un verre avec les filles et dodo.

Le samedi, réveil à 6h. Pourquoi ? J’en sais rien, mon horloge interne est déglinguée. Donc douche dans le calme et attente du petit déjeuner où Danny et d’autres mecs de la veille me rejoignent. Attente ensuite dans le salon.

Direction Hyde Park pour midi où nous sommes cette fois près de 250. On papote, on se marre, je fais des super rencontres, je discute avec des mecs que je suis sur Youtube depuis près d’un an, je distribue les bouteilles de vins que j’ai apporté de France (autant dire qu’ils étaient aux anges). Bref, une journée ensoleillée avec des gens supers, des organisateurs surprenants et très accessibles. Je me suis régalée.

Le soir c’est le concert. Direction une petite salle appelée Luminaire qui est au nord de Londres. Comme j’arrive avec les organisateurs principaux, je rentre très rapidement avec mes deux compères Sian et Shannon. C’était visiblement une très bonne idée puisque certaines personnes arrivée un tout petit peu après nous n’ont pas pu entrer ! La salle est remplie, l’alcool coule à flot et je retrouve ma pote irlandaise du premier jour qui est là avec une amie. Autant dire que la soirée se passe très bien, les musiciens assurent un spectacle d’enfer et apprécient que tout le monde connaisse leurs chansons, on achète des CD, des T-Shirt et encore de l’alcool.

Autant le dire, je suis rentrée une fois le concert terminé avec les derniers métros et j’étais pompette. Donc me suis endormie comme une…

Les autres sont restés dans la boîte pour continuer à boire et se marrer, perso je ne tenais plus debout : fatigue + vodka ne font pas bon ménage.

Réveillée par ma voisine du dessous qui met les voiles avec son groupe d’autrichiennes. Je lui demande quelle heure il est, lui demande même de répéter : neuf heures moins le quart, cool, temps de prendre la douche et manger.

Revenue de la douche, le dortoir dort à poings fermés. Etrange… Et il fait nuit… Encore plus étrange.

Du coup j’allume mon portable et là une envie de meurtre me saisis. Il est 5h20…  Si seulement l’autrichienne était encore là, je crois que je lui aurai fait manger ses dents.

Me recouche les cheveux mouillés, autant dire qu’une fois neuf heures et demi arrivé, quand je me lève, je fais fureur avec ma coupe à la Dragon Ball.

Ma mésaventure fait beaucoup rire Sian qui elle a dormi comme un bébé.

Apparemment la fin de soirée au Luminaire valait le détour car tous les organisateurs étaient chiffons. D’ailleurs nous les retrouvons dans le salon pour une partie de Wii et il semble que certains n’aient pas beaucoup dormi.

Pour le dimanche le programme c’était de glander à Leicester Square, et nous avons très bien rempli notre contrat vu que nous étions tous dans le gaz. On a chanté, mangé, dormi un peu, beaucoup parlé, filmé plein de choses inutiles.

Vers 15h Karen et Jackie les deux irlandaises doivent partir.

Vers 16h Sian et Shannon partent en mission shopping, pour ma part je reste avec le groupe vu que l’heure du départ s’approche de plus en plus.

Et j’ai bien fait car 15 minutes plus tard le groupe décide de retourner au London Eye à Waterloo.

Une fois là-bas on se refait les auto-tamponneuses et autres bêtises et j’ai l’occasion de beaucoup parler avec Rob, un anglais très sympa et très entiché d’un des organisateurs.

Rob est linguiste, fan de Muriel Robin et parle très très bien français. Autant dire qu’on s’est bien marrés.

L’heure du départ à sonné, pas envie d’y aller.

Une fois à la gare j’ai envie de pleurer, je serai bien restée quelques jours de plus

J’ai peu de photos vu la carte mémoire de merde de l’appareil photo qu’on m’a prêté.

Mais bon sang, mon cerveau est plein à craquer de souvenirs magiques et j’ai plein de nouveaux potes que je veux revoir le plus rapidement possible.

Ils ont décidé de remettre ça l’année prochaine dès le lendemain.

Et devinez quoi ? J’y serai !

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Avoir la peau blanche en Martinique

Pour ceux qui me lisent depuis tant d’années, vous le savez sans doute, j’ai une peau du genre laiteuse. Laiteuse, c’est le mot joli pour dire que je suis blanche comme un bidet ou un cul, selon les terminologies. Ce n’est pas une volonté de ma part, je ne rêve pas de me la jouer Nicole Kidman, Anne Hathaway ou Dita Von Teese. Non, juste que ma mélanine est un peu feignante.





Alors forcément, quand je pars sous les tropiques, il me faut de la crème solaire de compétition. Direction la parapharmacie et je trouve mon bonheur : une crème solaire indice 50. Ca ne rigole plus. Enfin, si, ça rigole chez la famille Bartoldi qui se moque de ma super protection, Anthony (celui qui a des origines italiennes de service) n’arrête pas de dire : « Indice 50, boaaaaaaah ! ». Oui mais je suis sensible de l’épiderme, moi, c’est ça ou brûlures au 3e degré. Ceci étant dit, la crème indice 50, ça se manipule avec précaution, comme je l’ai appris à mes dépens.




Au deuxième jour, nous nous sommes rendus sur la belle plage des Salines, LA plage de sable blanc de la Martinique, celle qui est sur toutes les cartes et c’est normal, elle est sublime. J’avoue que s’étaler sous un ciel bleu avec un cocotier comme parasol, ça rend heureux. La vie est plus belle sous le soleil, il avait raison Pascal Obispo (c’est lui qui a écrit le générique de Sous le Soleil, pour ceux qui n’auraient pas compris la subtile référence). Et malgré l’application effrénée de ma crème, je rougis. Le problème de la crème indice 50, c’est qu’elle ne pardonne pas les erreurs d’étalage. En gros, le soir, je rentre, j’ai la figure rouge (avec la délimitation des cheveux sur le front) et le dos… Une véritable œuvre pointilliste. Il faut savoir que dans la vie, je suis du genre « je peux me débrouiller toute seule », ce qui est faux la plupart du temps. Et quand je crois que je peux me mettre de la crème toute seule dans le dos, je me trompe. Ainsi, j’ai une barre rouge au milieu du dos, pile à l’endroit que les mains n’atteignent pas. Enfin si, j’arrive en temps normal à m’attraper les mains dans le dos mais pour l’application de la crème, j’ai échoué. ET je ne vous parle pas des points blancs au milieu du rouge. Pas les boutons, non, des traces de doigt. On peut limite voir mes empreintes digitales.



Et ça continue comme ça toute la semaine. Lors de la virée en catamaran, j’ai mal étalé la crème sur mes jambes. A la fin de la journée, je suis rouge et blanche, on dirait que j’ai de l’eczéma ou un truc du genre. Et je ne vous parle même pas des coups de soleil pris sur le bras qui traînait côté fenêtre dans la voiture, immortalisant les différentes manches de T-shirt. Si bien qu’à la fin des vacances, alors qu’on se baignait une ultime fois aux Salines, ma sœur dit : « Ouais ben on n’est quand même pas très bronzés !

– Bah, moi, j’avais prévenu mes collègues que je bronzais pas de toute façon, réponds-je.

– Non mais toi, tu bronzes pas, tu barrioles ! »

Heu… Ouais. Carrément.




Bref, protéger sa peau, c’est bien mais la crème indice 50 est à utiliser avec précaution. Genre penser à BIEN l’étaler, ça évitera les coups de soleil en étoile sur le genou ou dans le dos et donc de se promener avec un look assez alternatif. De toute façon, au vu de l’immense bleu que j’ai sur la cuisse suite à une chute de bateau post plongée (oui, je suis tombée de l’échelle d’un bateau), je ne pouvais pas me mettre en short. Les températures hivernales de la semaine dernière ne me donnaient pas envie de me dénuder de toute façon.

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Mer, montagne, là ou loin ?

Les vacances sont décidément l’objet de bien des casse-têtes. Une fois qu’on a décidé quand on partait et avec qui, il faut bien se décider sur le où. Là encore, nous avons de multiples choix selon les goûts et les attentes de chacun. Petit tour d’horizon.

Dans la famille

Ouais, la famille a parfois de bien belles maisons en sa possession et idéalement situées ou presque. Par exemple ma grand-mère a un appart au bord de la mère, dans les Pyrénées Orientales, ce qui fait que j’ai pu y passer de nombreuses vacances avec Guillaume 1er sans que ça nous coûte grand-chose, juste l’essence et la bouffe. Le problème est que souvent, dans la maison de famille, y a justement la famille. Je te renvoie à l’article sur avec qui on part pour ce chapitre. Parce que bon, des vacances à hébergement gratis, c’est bien, mais supportera-t-on toute la semaine les blagues lourdingues de tonton Roger ou les moufflets braillards pleurnichards morvards et
mal élevés du cousin Olivier ? Faut tester pour voir mais si déjà, au bout d’un repas de famille, vous avez envie de tuer tout le monde, partir chez eux, sur LEUR terrain… Non, vraiment, on laisse tomber.

La mer

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs, la mer, la meeeeeeeeeer ! L’été, il fait chaud donc forcément, la perspective de passer des vacances à côté d’un point d’eau, ça motive et pas qu’un peu. L’idée de paresser à la chaleur du soleil pendant que notre peau se dore, bercé par le bruit des vagues, l’odeur de l’iode… Un peu chaud ? En trois pas, on est dans l’eau. Bon, ça, c’est la mer façon carte postale parce qu’en vrai, la mer, y a quand même quelques inconvénients. D’abord, il y a soit des galets, soit du sable. Alors
autant te dire que les galets, moi, je les fuis comme la peste. Comment on peut décemment s’étaler sur une plage de galets sans se tuer le dos ? C’est dur, pas confortable, ça fait mal aux pieds. Et dans l’eau, c’est pire : t’as des pierres de plus en plus grosses et comme tu ne les vois pas, tu te fracasses les pieds, voire les genoux dessus. Non, moi, je suis plage de sable mais là, encore, c’est pas forcément le pied. Les pieds, justement, ils sont cramés pour peu que le sable soit chaud. Puis le sable, ça cache pas mal de choses comme les saloperies enterrées par les gens avant toi, les crottes de chiens, les tessons de bouteille (aïe)… Mais surtout, le sable, ça colle. Je me souviens, enfant, c’était mon gros problème : je ne comprenais pas comment faire pour ne plus avoir de sable sur moi. Je sortais de l’eau, j’en avais plein les pieds donc je retournais me rincer, je retournais à ma serviette et… Ben j’en avais encore plein les
pieds. De toute façon, il est illusoire de penser s’en débarrasser d’un coup de serviette : le soir sous la douche, t’en découvres dans tous les replis de ta personne, dans les cheveux… Gommage garanti.

Mais surtout, le problème de la mer, à mon avis, c’est que tout le monde a l’idée d’y  aller. Etant légèrement misanthrope, la foule, ça m’exaspère. J’aime avoir la paix, mon espace vital. Et à la plage, rien n’est garanti. Les deux grands classiques de « l’enfer, c’est les autres », version plage :

– vous mettez un pied dans l’eau, brrrr, elle est froide. Alors que vous atteignez difficilement le genou, votre voisin de plage (son gosse ou son chien), arrive en courant et plonge dans une grande gerbe d’eau qui vous tombe bien dessus. Je suis en vacances, ça ne se fait pas d’insulter les gens.

– vous êtes tranquillement allongé sur la plage, le corps recouvert de crème solaire qui colle et là, votre voisin de plage secoue énergiquement sa serviette, vous envoyant un kilo de sable dessus. Et avec la crème qui colle… Marche aussi avec les gosses qui se battent à coups de poignets de sable à côté de votre serviette et chien qui creuse un trou tout à côté aussi.

Je ne parlerai pas de ceux qui écoutent la musique avec un transistor pourri parce que ça, à la limite,on a les mêmes à Paris avec leur foutu mobile qui crache de la musique à peine reconnaissable.

Pas envie de croiser votre voisin ou votre collègue sur la plage ? Demain, on étudiera d’autres possibilités de voyage.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Cahier de vacances

Mes lecteurs d’amour

Aujourd’hui, je dégouline de joie et d’allégresse et d’amour pour autrui. Pourquoi ? Parce que je suis officiellement en vacances. Tu me lis et moi, j’ai les pieds en éventail enfoncé dans le sable chaud d’une plage méditerranéenne. Enfin, normalement vu que cet article est écrit en avance et donc que s’il le faut, à l’heure actuelle, je suis enfermée dans un appart à regarder la pluie qui tombe et à maudire ma vie, ma lose et Dieu, s’il existe.

Alors je vous avais promis une saga de l’été mais je savais pas trop quoi. J’ai sérieusement pensé à un policier en huis clos et tout MAIS autant te le dire, je suis nulle en policier. J’essaierai à l’occase si ça vous amuse mais je me sentais mal barrée donc j’ai préféré prendre une autre voie. Celle de la déconnade. J’ai réfléchi et je me suis dit que j’allais faire un espèce de guide des vacances qui courrait tout l’été avec les premiers épisodes de suite maintenant et la suite une fois par semaine ensuite, jusqu’à ce que j’ai épuisé le sujet. Je vais essayer de vous filer les conseils essentiels pour passer de bonnes vacances. Bon, évidemment, comme nul n’est parfait, vous avez le droit de compléter dans vos comms ce que j’aurais oublié. Et même de raconter des anecdotes.  

Alors, attention, prends ton carnet et ton crayon, applique toi, prends des notes de ta plus belle écriture et tire la langue pour montrer que tu t’appliques vite et note un peu le programme prévisionnel de cet été. D’abord, je t’apprendrai avec qui partir et comment, où, comment réserver ses vacances, comment gérer ses loses en transport (à peu près inévitable), comment s’occuper sur la plage, que manger… Bon, déjà, rien que ça, je serai revenue mais grâce à moi, en 2009, tu seras paré. 

En plus, grande princesse que je suis, je prévois aussi de t’occuper. On va lancer un petit concours d’anecdotes de vacances avec la clé la possibilité d’écrire un article ici (en plus de la publication de l’anecdote en question), le jury sera bien entendu les vingtenaires. Et si ton article nous plaît, tu pourras même faire partie de la bande vu que l’un d’entre nous a semble-t-il décidé de quitter l’aventure en se la jouant silence radio (mais il est vivant, il m’a même effacée de MSN). Je n’en attendais pas moins de lui, j’espère au moins que
sa brève expérience ici lui aura appris quelque chose mais j’en doute très fortement. A bon entendeur… Donc le concours est très simple : raconte une lose de vacances. Tu as jusqu’au 20 juillet pour me l’envoyer à nina.bartoldi’at’gmail.com. J’espère que t’es joueur !

Bon, c’est pas tout ça mais si j’ai de la chance, à l’heure où tu lis ces lignes, je suis en train de me faire dorer la pilule au soleil malgré ma crème indice 40 parce que je suis trop blanche pour prendre un indice moins élevé. Peut-être même que je suis en train de mater le bel éphèbe de la serviette voisine. Quoi que me connaissant, je suis plutôt en train de maudire le foutu clebs du couple voisin qui a tendance à vouloir creuser un trou à 2 mm de ma serviette. A croire qu’il y a un cadavre dessous… Je vais déménager ma serviette.

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C’’est la saison des marrons !

C’est l’automne, il pèle et les vendeurs de marrons chauds fleurissent aux quatre coins de Paris. Mais c’est pas du tout le sujet de l’article du jour. Pourtant, je me souviens quand j’étais petite, y avait un marronnier dans la cour de l’école et je rentrais chez moi avec mon sac plein de marrons parce que c’est joli, c’est tout lisse, c’est tout doux. Mais passons sur les marrons, parlons plutôt marronniers.

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Quand on est journaliste, on entend très vite ce mot mais qu’est-ce ? Pour ceux qui ne savent pas, j’explique : ce sont des sujets d’actu froide qu’on ressort chaque année à la même époque. Par exemple, les marronniers de Noël, on a les courses, les queues dans les magasins, quel type de sapin faut acheter, la dinde aux marron… niers ! (mouarfffff !). Je tiens à préciser que j’écris cet article alors que je suis totalement sobre. Je reprends. Donc, les marronniers, ce sont les sujets incontournables de l’année. Et mine de rien, c’est super pratique parce que ça vous remplit un journal en un rien de temps. Le nouvel an, les soldes, les vacances d’hiver, l’arrivée du printemps, Pâques, le bac, les vacances d’été, les crèmes solaires, la plage, le prix des resto au bord de la plage, les destinations à la mode, la rentrée, le mondial de l’auto, les feuilles qui tombent, les impôts et hop, Noël… Le marronnier des journalistes, c’est comme les sapins, y a toujours des feuilles dessus.

 

Quel que soit le média, on vous impose chaque année le même discours mais le pire, c’est qu’on réécrit les articles. Enfin, quand je dis on, je parle surtout des stagiaires, ce
que, à la limite, je peux comprendre. Non mais imaginez le journaliste qui fait chaque année le même sujet pendant 15 ans, y a de quoi devenir dingue. Là, j’entends déjà les objections : « vous n’avez pas qu’à changer de sujets ! ». Pas faux. C’est vrai qu’on voit tellement les mêmes reportages chaque année que si on remontait les images des années précédentes, personne ne s’en rendrait compte. Ouais, l’image des bonnes femmes rentrant en courant aux Galeries Lafayette, c’est rigolo (ou pitoyable, au choix), on peut faire un reportage d’1mn 30, voire même 2 mn ! Sur un journal de 20 minutes, ça laisse songeur…Mais bon, comment couvrir les soldes autrement ? On peut multiplier les angles mais vu qu’on les fait tous en même temps chaque année, l’année suivante, on est obligé de recommencer l’exercice. Mais le pire, c’est que les téléspectateurs/lecteurs ne s’en plaignent même pas ! Par exemple, chaque année, dans les magazines féminins, le grand classique du printemps : « perdez 3 kg avant l’été ». Et paf, chaque année, ça marche du tonnerre ! Bon, il est vrai qu’on nous propose chaque fois un régime différent selon la mode. Mais bon, si le régime de l’année précédente a marché, pourquoi en essayer un nouveau ?

 

Après, il y a les marronniers que l’on peut ressortir quand on a un trou dans l’actu, genre les petites astuces quotidiennes pour économiser l’électricité, la protection de
l’environnement, la sécurité routière et puis tout ça. Enfin, tout ce que l’on trouve dans le sommaire de Capital ou Zone interdite… Ah, j’ai oublié la jet set, aussi, ça marche d’enfer, ça ! Ca, c’est le genre de sujets super pratique. Petite mise en situation : je prépare un reportage sur le port de la ceinture par les Français. Mais le jour de sa diffusion, une guerre éclate donc on a pas la place pour mon petit reportage. Deux mois plus tard, y a plus rien à dire sur la guerre et il faut combler les vides… Et ben, on va ressortir mon truc sur la ceinture ! Dans un journal, ça passera sans problème. A la télé, on fera attention à couper les plans où on voit de la neige parce que de la neige en avril, c’est assez rare, et le tour est joué ! Intemporel, on vous dit.

 

Evidemment, ça pose la question de la qualité de l’information. On le sait que c’est Noël, c’est pas la peine de nous montrer les gens en train d’acheter les cadeaux, on y est
allés dans la journée et on a bien vu la cohue ! D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : vendredi dans mon supermarché, il vendait déjà des chocolats de Noël, ça m’a super déprimée. Fin de la parenthèse. C’est comme le sempiternel reportage sur le plus jeune candidat au bac et le plus vieux. Ouais super, une gamine de 13 ans qui passe le bac, c’est… heu… non, on s’en fout. Y en a un(e) chaque année ! Mais c’est tellement facile à faire et ça permet de finir le journal sur une note de bonne humeur et de futilité. Après, vous pouvez partir bosser le cœur léger ou préparer la sieste que vous ferez immanquablement devant Derrick ou les Feux de l’Amour. Quoi que ces deux séries ont un générique hyper stressant qui vous réveillent à la fin de l’épisode… Evidemment, ce serait mieux de terminer le journal par une petite note culturelle, parler d’une expo, d’un livre ou d’un film. Mais les journalistes prennent un peu les gens pour des cons : la culture, ils s’en foutent, ils préfèrent voir les gens se battre pour un T-shirt en solde, c’est plus marrant. En cas d’actu pauvre, on peut même vous en faire tout une série de reportages pour tout remplir. Ben ouais, c’est pas notre faute s’il n’y a pas toujours des guerres ou des coupes du monde. En plus, maintenant que la France se met à perdre contre l’Ecosse, ça va être dur de s’extasier pendant 20 minutes sur la formidaaaaaaaaaaable équipe de France.

 

Mais bon, faire un JT de 20 mn ou remplir un journal, c’est pas tous les jours faciles non plus et les marronniers, au fond, on les aime bien. Enfin, surtout les stagiaires, ça
leur donne du boulot. Ils attendront un vrai poste pour traiter des vrais sujets.

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