Plongée à Osaka : aquarium et Dotonbori

Le 06 octobre – En vacances, il faut savoir se ménager. Nous, on ne sait pas. Donc là, on s’offre une grasse matinée et ça tombe bien : il pleut.

Osaka dans la rue

Première étape de la journée : le temple de Ohatsu-Tenjin qui a une bien jolie histoire, celle de Ohatsu et Tokubei. Elle était geisha, il était apprenti, ils s’aimaient d’un amour interdit, hélas. Après 1000 péripéties, comprenant que leur amour était impossible, ils choisirent de se suicider… et donc ce temple leur est dédié, vous avez des plaques votives en forme de coeur et tout… Ok, on n’a pas la même définition du romantisme mais après tout, ça reste carrément du Roméo et Juliette.

Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin
On quitte le sanctuaire pour s’enfoncer dans des ruelles étroites pleines de panneaux, je vois en vrai  pour la première fois depuis notre arrivée cet autre cliché que j’avais du Japon. On s’enfile un ramen d’anthologie puis direction l’aquarium d’Osaka.

So japanese #japan #osaka #japanese #bike #lantern #inthestreet #cliche

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Popompette Osaka

ramen Osaka

Alors les aquariums, je suis toujours très partagée sur la question mais après tout, mon ex club de plongée organisait des excursions à celui de Paris, il paraît que c’est l’un des plus intéressants du monde et il pleut. Donc on y va. On commence directement avec les animaux aquatiques terrestres et… oh mon Dieu des loutres ! Il y a en a trois en tout : deux de rivière et une de mer. Les trois roupillent tranquillement : elles viennent d’être nourries et ça digère sec. Les deux loutres de rivière dorment enlacées ensemble, c’est absolument trop adorable. Plus loin, un cabiaï (j’appelle ça un cochon d’Inde géant) s’adonne aussi à sa petite sieste digestive. On continue notre progression et voici les phoques, dauphins et pingouins. Je me pose toujours un peu la question de l’espace réservé à ces animaux : leur bassin s’étend sur plusieurs étages et je ne connais pas le rayon d’action moyen d’un pingouin ou d’un phoque. Par contre, les dauphins me paraissent assez à l’étroit…

Le port d'Osaka Girafe Lego Osaka

Manchot à l'aquarium d'Osaka Phoque à l'aquarium d'Osaka

On avance et on tombe sur le bassin qui fait la réputation de cet aquarium : le bassin géant du centre avec des raies, requins et surtout des requins baleines !  Victor est impressionné, je fais un peu ma crâneuse en lui expliquant que j’ai déjà plongé avec ces mastodontes, deux fois ! (Maldives et Philippines). Parmi les espèces croisées, notons le poisson lune (je n’en ai jamais croisé en plongée mais je ne désespère pas), des hippocampes mais surtout un espace méduses assez… médusant.J’avoue que j’aime beaucoup les méduses d’un point de vue esthétique (c’est à la fois beau et dégueulasse un peu) et biologiquement parlant, ça me fascine. Après, évidemment, quand j’en croise en plongée, je les laisse à distance raisonnable !

L’envol de la méduse #japan #osaka #kaiyukan #aquarium #jellyfish #grace #blue

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Méduses à l'aquarium de Osaka Méduses à l'aquarium de Osaka

requin baleine à l'aquarium d'Oska

En fait, je l’ai tellement filmé le requin baleine que je l’ai pas pris en photo à part là

crabes géants à l'aquarium d'Osaka

Les crabes de l’enfer, ils étaient flippants

Hippocampes à l'aquarium d'Osaka

Anguilles jardinières à l'aquarium d'Osaka

Ca, ce sont des anguilles jardinières, on en croise parfois en plongée… mais moi, avant, je les voyais jamais car j’avais pas de masque à ma vue. #anecdote

Poisson lune à l'aquarium d'Osaka

Et le fameux poisson lune

J’aime le côté apaisant des aquarium, la lueur bleutée, la grâce des animaux marins, c’est doux, c’est reposant. Cette visite aurait pu être un joli moment s’il n’y avait pas eu la petite activité “touche les raies et les requins”. Non. Juste non. Déjà, les pauvres bêtes s’ébattent dans un mètre d’eau maximum mais surtout, leur peau était vraiment très abîmée. C’est pas fait pour être touché, même avec les mains propres. Enthousiasme douché.

l'aquarium d'Osaka l'aquarium d'Osaka l'aquarium d'Osaka

A propos de douche, nous voici dehors pour notre dernière activité de la journée : le quartier Dotonbori avec sa rivière entourée de spots, les artères grouillantes. Sauf qu’il pleut et vraiment pas qu’un peu : sur le sol, la pluie fait comme des vagues. On s’abrite, on attend, on tergiverse… Finalement, on trouve un passage sous arcade pour arriver jusqu’au fleuve. Ca clignote, ça gigote, ça bouscule. Petit passage par le petit pont au-dessus de la rivière avec le panneau Glico et retour à l’appartement, Victor se sent fatigué. On s’arrête au 7/11 pour trouver de quoi se nourrir, on se prend des nouilles instantanées et des brioches pour le lendemain matin et fin de l’histoire. On se couche car demain, il faut se lever tôt, direction Studio Universal Japan !

Le panneau glico de Dotonbori à Osaka

Evidemment, il faut se prendre en photos devant en mimant la position du coureur

Foule à Dotonbori, Osaka Quartier de l'aquarium à Osaka Grande roue à Osaka

Noodles

Feat le magnifique tapis de notre AirBnB

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Le joli Océan

A peine ai-je rangé ma valise après Oman que je la ressors pour partir dans les Landes avec mes parents. Oui, je sais, c’est rapproché mais j’ai pas choisi les dates, voilà. Puis je pars jamais du 15 juillet au 15 août car je déteste les gens. Donc nous voilà dans les Landes, l’océan. Et bien, au bout de la 3e année de vacances à l’océan, la fille de la Méditerranée que je suis commence à choper deux ou trois trucs.

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Laissez-moi d’abord expliquer cette histoire de fille de la Méditerranée. Mon papa est catalan (français) donc j’ai passé toutes mes vacances d’enfance à 2 pas de Perpignan. Pour moi, les grosses vagues, c’étaient celles qui soulevaient la mer d’une vingtaine de centimètres. L’eau et la plage étaient toujours à la même place quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. On frissonnait quand l’eau n’atteignait pas les 20 degrés, le vent et la moiteur étaient nos compagnons de vacances… ainsi qu’une certaine partie de la France « Confessions intimes » mais ça, c’est un autre débat.

landes-atlantique-lacanau

Alors forcément, l’Océan, à la base, je sais pas trop comment le dompter. Je le trouve très beau, surtout quand il bouge et mousse, mais il a deux défauts : d’abord, il est froid et ensuite, ses vagues peuvent parfois me mettre au tapis. J’ai le souvenir d’un séjour à St Jean de Luz, l’été de mes 16 ans, une mission de 15 jours pour garder 3 gamins insupportables. Un lendemain d’orage, la mer était démontée et j’avais délaissé mes 3 monstres pour bondir dans les vagues. Je suis retournée à la plage plusieurs fois cul par dessus tête… Le seul endroit où j’ai revécu ça, c’était en Corse y a 4 ans, j’avais été propulsée telle une boule de bowling (sans rapport avec ma silhouette) sur le bord de la plage, finissant ma course à 30 bons mètres du bord de l’eau, mon maillot sur la tête.

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Il y a trois ans, lors de mon séjour au Pays Basque, j’avais fait ma crâneuse car j’avais fièrement pris un bain un 02 juillet à Hendaye, la plage où y a pas de vagues. Cette année, le défi était de taille : non seulement mon premier bain s’annonçait fin juin mais surtout je quittais une mer à l’eau à 30° en moyenne. Et en plus y a des vagues. Allez, moi pas peur, moi courageuse. Et oui, je me suis baignée. Tous les jours. Et j’ai joué dans les vagues sans boire la tasse. Bon, par contre, j’ai perdu plusieurs fois ma décence grâce à des maillots baladeurs, l’un ne tenant pas le haut, l’autre ne tenant pas le bas. Mais je m’en fous, je connais personne…

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Mais l’Océan, c’est pas juste sauter des vagues, c’est aussi dompter la nature. En premier lieu, les marées. Ayant passé 15 jours en Bretagne dans ma prime jeunesse, j’avais décrété que c’était marée basse le matin, marée haute le soir. Tout le temps, partout. Ben non. Du coup, je devenais la pro pour consulter les horaires de marée et affirmer qu’elle monte ou descend « non mais là, elle descend, y a de l’eau, regarde! ». « Non, elle était basse à 15h15, elle remonte là ! ». Le problème de la marée montante, c’est qu’elle est taquine. C’est à dire qu’on n’est jamais à l’abri d’une vague curieuse qui sort des limites pour venir lécher nos serviettes. Du vécu ? Non, pas du tout…

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L’Océan, c’est aussi le temps changeant. En Méditerranée, on a de beaux orages mais c’est pas pareil. Là, tu pars à la plage, tu ne sais pas si tu dois prendre le parasol ou le parapluie. Et c’est ce qui rend l’Océan beau, d’ailleurs, ces ciels aussi dévastés que la surface océane, les nuages qui répondent à l’écume, ces dégradés de bleus, verts, gris… Je passerais des heures à capturer ces paysages…

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Alors les vacances dans les Landes, c’était comment ? Nuageux. Donc superbe. Et surtout tellement déconnectant, j’ai l’impression d’être partie hors de ma vie… Et y a des moments où ça fait particulièrement du bien.

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Sous le vernis de l’oubli

Vous l’aurez peut-être remarqué, le maître-mot de mon année 2012 pourrait être « mon voyage intérieur ». Une crise de la trentaine tardive ou le doux sentiment de la renaissance suite au marasme 2011 qui me galvanise, je ne sais. Toujours est-il que je me découvre certaines caractéristiques dans mon moi, certaines bonnes surprises comme celle-ci : je suis pas mauvaise en langue.

Voyage en Sicile, donc, je me mets à parler italien comme dans les jeunes années, celles où j’avais 3h de cours par semaine. J’avais déjà été surprise de le voir revenir lors de mon séjour à Venise mais là, à le pratiquer toute la semaine, j’ai retrouvé du vocabulaire et de la conjugaison. Je suis pas à mon niveau d’il y a 14 ans (j’avais eu 15 au bac… Je suis vraiment une connasse de crâneuse par moments) mais c’est hyper stimulant.

De la même façon, je me rend compte que mon anglais est devenu vraiment pas mal ces derniers temps. Je lis pas mal de news en anglais, j’ai eu des cours en octobre ou novembre et je m’en sortais bien (à part la prononciation parfois un peu étrange, paraît-il), j’ai fait quelques sorties avec des anglophones ne parlant que peu français. Et parler politique avec un Américain en anglais dans le texte, ça nécessite du vocabulaire.

Si j’ai longtemps cru que j’étais mauvaise en langue, c’est surtout que je ne travaillais pas vraiment la matière. C’est pas compliqué : si j’étais bonne en maths, c’est qu’une fois que t’as pigé le truc, ça va tout seul. Pour l’hist et géo et la philo, je me reposais sur ma bonne mémoire (pour la philo, j’apprenais par cœur les citations, j’avais 4 philosophes que je ressortais perpétuellement : Platon, Descartes, Hegel et Sartre). La physique et la bio, ça rapportait pas de points donc je les laissais de côté et les langues… Le problème des langues est double : si t’apprends pas ton vocabulaire et ta conjugaison, c’est moins facile. Si tu pratiques pas, c’est carrément mort. Or comme je ne faisais pas mes exercices, en dehors de quelques voyages de classe (Allemagne en 3ème, Italie en 2nde et Irlande en première mais on n’avait pas de corrrepondants donc on n’a pas trop parlé anglais), j’ai pas trop eu l’occasion de vraiment parler. Du coup, si j’ai récolté un étonnant 13 en anglais au bac (je navigais entre 8 et 10 d’ordinaire), je n’ai « que » 11 au bac en allemand, langue sortie de ma vie depuis. À la fac, j’ai eu vaguement des cours d’anglais, j’ai surtout lu car quand tu choisis des sujet de mémoire comme le Canada ou l’Irlande, tu dois lire des bouquins en anglais. Puis vint le milieu professionnel où l’anglais ne m’a servi qu’au bout de 5 ans (c’est à dire maintenant) et encore, c’est parce que j’ai la chance d’avoir dans mon escarcelle une marque internationale. Même que je fais des PowerPoint en anglais, mouahah !

Et j’ai chopé le goût des langues car j’y vois un nouveau terrain de jeu. Parler une langue étrangère, c’est surtout se faire comprendre avant tout. Quand tu commences une phrase et qu’il te manque un mot, tu dois trouver un synonyme ou une périphrase pour expliquer ton idée de façon la plus juste possible afin de ne pas casser la conversation. Et puis se découvrir une aptitude dans un domaine où l’on se croyait nul, ça fait plaisir.

Du coup, je vais vous concocter le versions anglaises et italiennes de mes articles. Pas tous, ce sera quand j’aurai le temps. Mais quelle meilleure façon de pratiquer ?

Du coup, en septembre, j’envisage SÉRIEUSEMENT les cours de russe. Si les horaires correspondent. Mais comme ça, je pourrai écrire sur mon cv anglais et italien (courant) et russe (débutant) et ce sera vrai. De toute façon, au vu de mon projet voyage de la mort, va falloir que je parle un tout petit peu russe…

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Qui de la mode ou de moi ?

Ma vie manquant cruellement de légèreté et de superficialité ces derniers temps, samedi, j’ai profité d’une escapade dans mon pays chéri pour faire un peu de shopping avec ma maman. Alors que je me promène dans les rayons en pleurant sur la forme slim long très en vogue (alors même que je le déteste), je m’arrête devant les imprimés à pois, Liberty et même orange. Ce que je détestais quelques années auparavant.

Notons que seuls les imbéciles nez changent pas d’avis, ok. Sauf qu’alors que je faisais ma crâneuse dans mon top liberté vert amande (il est sublime) dans ma cabine d’essayage, je me demandais qui de la poule ou de l’oeuf. Autrement dit : mes goûts ont-ils évolué seuls ou suis-je victime malgré moi de la mode ? Ai-je fini par devenir accro aux pois parce que j’en ai tellement vu partout que j’ai intégré le fait que c’était cool ? Terminerai-je par porter des spartiates parce qu’à force d’en voir partout, je vais me dire que c’est pas si mal ? Après tout, j’ai dit pendant des années que le leggings ne passerait pas par moi et finalement…


Je parle de mode mais ça peut m’arriver pour des séries télés ou des chansons. Je suppose que je ne suis pas particulière sur cette question : osez me dire que jamais une chanson que vous n’aimiez pas de prime abord est finalement devenue agréable à vos oreilles. Moi, par exemple, je détestais « Alors on danse » de Stromae que je trouvais totalement déprimante dans ses tonalités. Depuis, elle est dans ma playlist bestone, entre The power de SNAP! et Padam de Benjamin Biolay (j’ai mon quota de chanteurs pas gais). Idem pour Dr House, ce que je trouvais ça insupportable ce connard irascible et gratuitement méchant qui va cambrioler ses patients en toute décontraction… Finalement, j’ai fini par apprécier. Juste House, hein, les personnages annexes sont globalement sans intérêt.


Bref, la question est : nos goûts personnels peuvent-ils survivre face à une douche médiatique continue ? Je bosse dans le digital, je suis malgré moi dans un bain tendanciel. Aime-ci, aime-ça, ceci est à bon, ceci ne l’est pas. Je résiste, je dis non. Je refuse de regarder Bref tant que tout le monde s’extasiera dessus, je manquerai trop d’objectivité. La hypittude est mon quotidien, je m’y crois imperméable car j’en connais les rouages et mécanismes et est-ce si sûr ? Aime-je le Liberty parce que mes goûts personnels m’y poussent ou parce que ma carapace à une fuite ? Est-il réellement possible d’éviter toute influence de la tendance à partir du moment où on y est exposé ?

De tout façon, m’en fiche, mon top, il est trop beau ! Mais peut-être devrais-je arrêter de fustiger ceux qui suivent toutes les tendances vu que je finis par les suivre. Certes 2 ans plus tard en moyenne.

PS : En fait, ce que j’aime le plus dans la mode, ce sont les dessins de créateurs.

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