Bon bé à bientôt !

De temps en temps, je me prends de passion pour les interactions sociales, ce royaume de l’hypocrisie. Savez-vous que le mensonge le plus répandu est la réponse « oui » à la question ça va. Parce que répondre non signifie que l’on doit ensuite s’épancher sur nos problèmes et autant les avis et conseils de nos amis peuvent nous intéresser, autant ceux de connaissances plus lointaines, bof… Quoi que je suis persuadée que si je réponds un « non et toi ? » D’un ton neutre, la personne ne relèvera même pas. De toute façon, on s’en fout un peu de savoir si cette personne qui n’est pas issue du cercle de nos proches va…

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L’autre jour, alors que je cheminais ENFIN (notez l’hystérie contenue dans ces 2 syllabes) sous le soleil, mon esprit vagabonda, me rejouant une historiette sans grande importance durant laquelle j’avais pris un café avec un gars que je ne revis jamais. Il n’avait pas été prévu de se revoir (il n’avait au départ jamais été prévu de se voir non plus) mais en partant, je l’ai gratifié de mon habituel « bon Ben salut, à bientôt ! ». De même, en quittant mes encadrants de plongée en Égypte, je les gratifiait tous d’un « Byyyyye ! See youuuuu ! » alors que, ne nous mentons pas, je sais que je les reverrai pas.

see-you

Est-ce juste moi ? Si je scanne mes souvenirs, je me rends compte que ça dépend des situations. Dans le cadre d’une rencontre professionnelle, on joue moins le jeu du à bientôt, surtout si la conversation tourne autour du fait que malgré l’intérêt de votre candidature, blablabla. Là, on vous renvoie vivre votre vie avec un poli « bonne continuation ! ». Moi même, j’ai pu jouer sur ce bientôt en fin d’entretien « merci et peut-être à bientôt ! » Clin d’œil et coup de coude. Parfois, quand quelqu’un quitte une boîte où je bosse, je lâche un « on se recroisera sûrement, le monde du digital est tout petit ! ». Ce qui est assez vrai, soit dit en passant.

galaxy

Le pire, c’est pour les dates. Les rencards. Et précisément les rencards où ça l’a pas fait. On reste plantés sur le bord du trottoir en se promettant que oui, oui, on se reverra, à bientôt ! Alors qu’intérieurement, on espère qu’il était aussi hypocrite que nous sur le coup et ne nous relancera pas.

no-messages

Mais je ne sais pas dire Adieu. Je ne sais pas dire « oui écoute, te revoir ne m’intéresse alors bonne continuation, tu trouveras une fille plus en phase avec ta personnalité et autres conneries… » Pourquoi ? Par politesse, je suppose. Oui, on peut se dire qu’être hypocrite n’est finalement pas très poli, que je prends un peu cet autre pour une buse et que j’insulte par là même son intelligence émotionnelle.

Head and heart

Mais je ne crois pas avoir rencontré quelqu’un m’expliquant que non, on ne se reverra pas, hors dispute violente. Qu’on se dit tous des « à bientôt » et autres formules du genre parce que c’est juste une convention sociale. Evidemment, je ne me vois pas avoir la cruauté de dire à une personne « non, non, on ne se reverra pas, salut et euh… salut ».

Finalement, mentir est la meilleure façon de rester courtois ? Ou alors c’est moi qui suis un peu trop gentille ?

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Tous des cons

L’autre jour, je me baladais dans la FNAC, avide et angoissée. Non parce que me lâcher dans la FNAC, c’est comme lâcher un boulimique dans une pâtisserie. Je veux tout, je consomme avec excès et après, je sais plus quoi faire de mes vieux livres. Et je me demande si je peux déontologiquement les ruiner pour construire soit un meuble, soit des trucs déco ou si c’est tuer l’âme du livre. Enfin, les bouquins type Chick litt, je peux les pulvériser, non ?

Bref c’est pas du tout mon sujet. En furetant, je découvre sur une table différents ouvrages dont le titre comportait le mot « con ». En somme plusieurs manuels pour nous apprendre à survivre au milieu de tous ces cons que sont nos collègues, nos voisins, notre famille (parents et enfants compris). En un mot : l’autre. Théorème : l’autre est un con. Or si je est un autre, je est con. Car oui mes petits, ne nous le voilons pas la face : on est toujours le con d’un autre.

De fait, le mot con recouvre pas mal de réalités :
– est con l’idiot qui ne comprend pas ce que tu lui expliques et qui a des capacités intellectuelles moindres (selon ta propre perception, notons que parfois, la vérité est une notion subjective donc nul n’a obligatoirement tort ou raison).
– est con l’inculte qui n’a pas connaissance de ce qui te paraît la base de la culture (là, encore, c’est subjectif)
– est con celui qui se comporte en dépit des règles élémentaires de courtoisie et de politesse. Du genre les gens que j’ai décrit dans mon article sur les passagers indélicats du métro.
– est con le goujat voire l’ordure finie qui descend les autres à tour de bras et se sert de leur cadavres pour grimper haut.

Bref, le mot “con” est utilisé de façon très large, d’où ce marketing qui se développe autour du con, cet autre nuisible qui nous empêche de vivre au monde des Bisounours. Le con nuit à notre sérénité et notre petit plan bien établi. Le con, c’est celui qui t’appelle quand tu es débordé pour une demande urgente, celui qui n’a pas fait correctement la tâche que tu lui avais confié, soit par manque de compréhension soit par feignantise. Le con nous énerve, nous rend de mauvaise humeur mais le con étant partout, il faut composer avec lui. D’où la multiplication des ouvrages nous expliquant comme les niquer avec classe. Ou en gros “si tu veux composer avec des cons, sois plus con qu’eux !”. Parce qu’à côté de mes livres sur “composer avec les cons”, nous avons tous les bouquins de pseudo développement personnel à base de “manipule les codes pour être le plus fort”. Ainsi grâce au Mentalist, nous découvrons tous avec enthousiasme le PNL, cette méthode magique qui te permet de faire avaler des couleuvres à l’autre qui s’exécutera avec grand enthousiasme.

Car n’oublions pas : les autres sont toujours plus cons que toi, tu les baiseras tous grâce à ta connaissance de la connerie humaine et comment la modeler pour avoir ce que tu veux. Car l’autre est un mouton, il n’a ni capacité de réflexion ni libre arbitre. Alors, je vais te faire un révélation (houuuu) : le plus con, c’est bien celui qui achète ces bouquins en pensant que demain, il sera le roi de la manipulation donc du pétrole. Parce que ce n’est qu’un catalogue de ficelles plus grosses les unes que les autres et qui ne marcheront qu’une fois sur un public crédule. Les autres te verront arriver avec tes sabots 3 tonnes et sauront de suite ce que tu cherches à cacher. Un peu comme un powerpoint : plus tu mets d’effets, moins t’as de choses pertinentes et intelligentes à dire.

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Tu veux pas t’asseoir sur les genoux de mon mec tant qu’on y est ?

Par PinkLady

(Et on accueille ici PinkLady que certains connaissent déjà sur son autre blog. Et pour les autres, comme d’hab, on est gentils et polis)

Je ne suis pas du genre jalouse possessive mais il y a des limites à ne pas dépasser, celles notamment de la bienséance et de la courtoisie. En somme, si tu veux draguer mon mec car il est beau, je peux comprendre mais évite de le faire sous mon nez.

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Jeudi soir, petite réunion entre gens de bonne compagnie pour un projet web perso. Sont présents dans la salle : Wannabe John John (c’est le pseudo de mon mec, longue histoire), un autre garçon, trois autres filles et moi. Parmi ces filles, une que j’aime très beaucoup et la « rivale », celle qui passe son temps à parler à WJJ dès que j’ai le dos tourné.
Soit un peu souvent parce que j’ai autre chose à faire que de le surveiller et qu’il aimerait pas ça. Et moi non plus. Appelons là Bouche car elle a une bouche pulpeuse et fait plein d’effets avec. La soirée commence en fait sans WJJ arrivé en retard. Quand il arrive, il dit bonjour à tout le monde et me gratifie d’un baiser et d’une étreinte. Ok, peut-être qu’elle a pas vu mais elle pourrait un peu remarquer que pendant la soirée, nos mains se sont un peu posées sur le dos et le bas des reins de l’autre. Bon ok, peut-être qu’elle a besoin d’aller chez l’ophtalmo réviser ses lunettes. Faudra que j’y aille avec elle, tiens, les miennes sont à réviser, on aura un tarif de groupe.

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Pour bien saisir la tension dramatique de la scène : je suis sur un canapé entre WJJ et la fille que j’aime très beaucoup, elle est pile en face de lui. Et toute la soirée, ce sont oeillades et jeux de bouche en veux-tu en voilà, des « han mais si t’as perdu tous les textos qu’on t’a envoyés, je vais te renvoyer les miens, hihihi! ». D’un certain côté, j’admire sa volonté et son abnégation car il n’était pas de très bonne humeur mon WJJ. Bon, je ne comprends pas bien de quoi ils parlent, je suis en plein assaut de drague geek et je n’en suis pas une. Enfin pas de ce niveau là, je comprends rien à leurs histoires de gestion de bases de données, de langage plein-de-lettres. Moi j’ai fait « heu oui alors je vais m’occuper de Facebook » parce que ça, je sais faire, et basta. 

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Sur le coup, je ne vous cache pas que ce petit jeu de séduction m’a légèrement agacée mais j’ai pris sur moi car je sais qu’il ne se passera rien entre WJJ et elle (parce que je l’ai expressément demandé, ok). Puis j’ai observé. Et c’était fascinant ses appels du pied, ces regards direct dans les yeux, les effets de bouche genre je gonfle un peu mes lèvres, l’absence quasi totale de l’existence de son petit copain (car il existe). Un incroyable cas d’école, un exemple vivant pour la sociologie et l’anthropologie de la drague. Dommage qu’elle se soit coupé les cheveux, on a raté le passage L’Oréal de la séduction. Par exemple, moi, c’est ce que je maitrise le mieux, jouer du cheveux et des cils mascarés pour signifier au monsieur à qui je
parle que j’ai envie qu’on fasse connaissance plus en profondeur… Mais dans son comportement, tant d’invitations, de propositions non dites. Et le pire, c’est que je sais que WJJ va me dire « non mais tu rêves, elle m’a pas draguée ». Je crois que WJJ n’a conscience d’être dragué que quand la fille s’allonge langoureusement nue sur ses genoux (hors strip teaseuse évidemment)

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Mais comme je suis une garce mesquine, le meilleur fut quand même la conclusion de cette petite réunion-sauterie. On repart tous les 3 vers le métro et comme WJJ ne partait pas dans le même sens que nous, il lui fait la bise… et vient tout naturellement m’embrasser et de façon peu discrète, on s’échange quelques mots sur notre rendez-vous du lendemain et
on se sépare. Ah la tête ! C’est aussi jouissif que des Shokobons qui seraient sans calories. On descend sur le quai dans un silence absolu et là, elle me demande : « Mais vous deux… c’est officiel comme relation ? ». Hé ouais, meuf même si on reste discret pour éviter les ragots et autres messes basses dans le groupe. Et là, comme par magie, son petit ami reprend consistance : « moi, mon mec, j’ai bien fait de le trouver ailleurs alors, hihi! ». Oui, hihi. 

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Bref, tout est bien qui finit bien, elle m’a rajoutée en amie sur Facebook, je suppose donc qu’elle a désormais intégré le fait que WJJ et moi sommes en couple. Retenons donc la leçon : j’aurais pu, lors de la soirée, faire un esclandre… Non, en vrai, j’aurais pas pu, c’était pas du tout dans l’ambiance. Je n’aurais pas pu non plus la coincer dans un coin en lui expliquant que WJJ est un peu avec moi alors qu’elle calme ses ardeurs en ma présence car ce n’est pas très respectueux pour moi. Et là, j’aurais commis sans doute une grosse erreur. En pissant symboliquement sur le WJJ qui n’a rien demandé à personne dans cette histoire, j’en aurais fait une sorte de trophée, un mec à conquérir absolument car il a un énorme panneau « pas touche » sur le front. Un peu comme un panier de pâtes d’amande en période de régime (je suis actuellement à la diète, ça se sent un peu, non ?). Plus l’interdit est fort, plus la tentation est grande. Or je n’ai rien fait, rien dit, je ne me suis pas vautrée sur ces genoux en mettant ma langue dans sa gorge pour dire subtilement « hé mais c’est bon, je le pratique déjà, trouve-t-en un autre! ». J’ai été cool, essentiellement car j’ai un super atout dans mon jeu : je fais confiance au jeune homme. Même si le fait de sembler passer pour le dindon de la farce aka celle qui voit son mec se faire draguer sous son nez ne m’a pas super ravie. En restant cool, je suis donc passée pour la copine sereine, celle qui ne doute pas. Non pas une rivale. Du coup, je pense qu’elle va naturellement se trouver une nouvelle cible.

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Quoi que je dis ça, samedi, elle lui a quand même bien tenu la jambe… 

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L’étrange stratégie de la froideur

L’autre soir, je matais distraitement une série australienne Nos vies secrètes où on retrouve notamment une nana qui jouait dans Hartley Cœur à vif (Jodie la chanteuse). A un moment, un mec est en rendez-vous avec une fille et comme il n’a pas envie d’aller plus loin avec elle, il se lance dans la stratégie de la froideur : « je réponds par monosyllabe et je ne la regarde plus jusqu’à ce qu’elle parte d’elle-même ». Je n’ai qu’une chose à dire : crétin.




Bon, prenons au hasard une fille, moi. Oui, je me prends en exemple, je me connais bien, c’est plus pratique. Donc imaginons que je me retrouve avec un homme qui me fait le coup de la froideur. Et bien comme une conne bien élevée que je suis, la même qui dit bonjour aux gens qui ne lui répondent pas, j’aurais essayé d’entretenir la conversation. Bah oui, comment savoir dès le départ que ce mutisme est une marque profonde de désintérêt pour ma personne plutôt que de la timidité. Souvenez-vous comme je m’étais gentiment fait remonter les bretelles sur l’épisode d’où trouver l’homme où je narrais un rendez-vous d’un profond ennui, un lecteur me faisant remarquer que c’est facile de se moquer mais que j’avais qu’à parler, moi aussi. Oui, j’aime les gens qui s’emportent contre des fictions.  Bref, au lieu d’utiliser de vieilles stratégies merdiques, pourquoi ne pas tenter la franchise, pour voir ?


Evidemment, ce n’est jamais facile. Nous avons tous été dans le cas d’une soirée où l’autre est intéressé mais nous, pas. Comment s’en sortir tout en restant respectueuse et polie ?En général, je joue le langage corporel en évitant les regards appuyés et en me « fermant » physiquement (épaules rentrées, corps un peu avachi, bras croisés…) et en maintenant une distance mais je reste quand même courtoise. Parce que ce n’est pas parce que le monsieur ne m’attire pas qu’il est forcément un abruti congénital dont la conversation va profondément m’ennuyer. Si je peux passer une soirée sympa à discuter à défaut de faire des folies de mon corps, voire des folies de mon cœur, franchement, c’est tout bénef.


Parce que la stratégie de la froideur est doublement vicieuse. D’abord, c’est la garantie d’une mauvaise soirée pour les deux personnes. Franchement, à moins de tomber sur une personne totalement égocentrique qui ne se rend même pas compte que vous ne répondez que par monosyllabe, la soirée va être pénible pour tous les deux et même gênante. Oui, vous savez, ces silences gênants où une petite voix dans notre tête nous supplie de trouver quelque chose à dire. Mais qui peut sérieusement s’imposer ça ?


Et puis surtout, la stratégie de la froideur est odieusement vexante. Bien sûr qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait, même Angelina Jolie ou Megan Fox ne font pas l’unanimité. Moi, je l’aime pas par exemple Megan Fox, elle est trop vulgaire. Mais ce n’est pas parce qu’un mec n’a pas envie de moi qu’il doit se montrer tellement désagréable que j’ai l’impression d’être non seulement moche mais en plus la fille la plus inintéressante de la planète. Très bon pour mon ego. Et ça, j’ai du mal. Sans parler de ceux qui se montrent carrément méprisants, des fois qu’on puisse éventuellement croire, sur un incroyable malentendu, que le monsieur est intéressé. Un minimum de respect s’impose à la fin. Je pense que personne n’apprécie ce genre de pratique, pourquoi donc l’utiliser ? Surtout qu’il m’est déjà arrivé de changer d’avis sur un homme qui ne me plaisait pas de prime abord mais en le connaissant un peu mieux, finalement… Bref, on peut fermer la porte mais inutile de la claquer, on risquerait de le regretter. J’ai déjà vécu ça, un mec qui m’a jetée pour mieux revenir après, il a couru longtemps avant de… se prendre un vent.



Y a des jours où le jeu de séduction m’épuise. Le pire étant le mec qui ne m’intéresse pas mais qui se croit suffisamment irrésistible pour que je sois forcément sous le charme et me joue le jeu de la froideur. Dans ce cas là, je le lui rends bien, je ne fais aucun effort mais en plus, je prends un air détaché, genre, « ranafout de la tension entre nous ». Comme ça, c’est lui qui a l’air con. Mais bon, un jour, on apprendra à se comporter correctement. J’espère.

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Je travaille dans un immeuble de cons

Avoir vécu 25 ans en province, ça laisse des traces, notamment au niveau de l’éducation. Par exemple, ma mère, dans son infinie sagesse, m’a appris à dire bonjour aux gens que je croisais. Tellement qu’à une époque, je disais bonjour à tout le monde dans la rue, ce qui est mignon mais peut-être un peu flippant.




Puis j’ai grandi et j’ai quitté le nid familial pour vivre dans différents immeubles où les voisins disaient toujours bonjour. Dans l’actuel, c’est déjà moins le cas et ça m’énerve. Typiquement, j’habite à côté d’un couple de vieux pas courtois du tout, on sent vraiment que de me dire bonjour quand on se croise, ça leur arrache la gueule. Leur fils n’est pas mieux, leur fille, que j’ai vue une fois, est plus sympa. Bon, à côté de ça, ils ne m’ennuient pas mais je trouve que dire bonjour est un minimum. Et y en a une foule comme ça dans mon
immeuble. Hier, par exemple, je pars, je sors de l’immeuble et pour rejoindre le trottoir, y a un espèce de petit chemin goudronné qui permet de se croiser mais c’est quand même pas un boulevard. Là, je croise un vieux, je commence à sourire pour dire bonjour et là, le mec tourne la tête genre « je t’ai pas vue ». Connard.



Dans l’immeuble du boulot, c’est pire. Pour info, je ne suis plus dans les locaux aux murs pourris, on a déménagé début mai (quand j’étais en Martinique), on est maintenant dans un immeuble sans moisissure avec ascenseur et marches d’escalier normales. Il n’y a que des bureaux dans cet immeuble et sa particularité, c’est que quasi personne mais alors personne ne vous dit bonjour. Et je ne trouve pas ça correct du tout. Le nombre de gens qui tournent la tête pour ne pas vous parler… Le seul endroit finalement où les gens sont obligés d’être cordiaux, c’est dans l’ascenseur mais je le prends très rarement.



Hier, j’ai pu observer le phénomène de près, un peu malgré moi. En fait, au bureau, il y a trois jeux de clés : Rémi en a un, Martin un deuxième et Guillaume (un dont j’ai pas encore parlé, je vous ferai un point collègues à l’occasion) le dernier. Je récupère régulièrement celui de Guillaume selon nos horaires. Hier midi, je sors déjeuner et reviens plus tôt que prévu : porte fermée. Bon, comme j’ai la flemme de chercher mes collègues dans le quartier, je prends mon sandwich, mon bouquin et je m’installe sur une marche des escaliers. Expérience sociologique en place. Je précise juste avant de poursuivre que hier, j’avais un sublime chemisier rose fuschia que quand tu éteins la lumière, tu le vois encore. Donc expérience, je disais, je suis posée dans les escaliers et totalement visible, que se passe-t-il ?



Et bien précisément l’inverse du théorème de l’amabilité de mon immeuble : chez moi, c’est plus t’es vieux, moins t’es aimable et là, c’est précisément l’inverse. D’ailleurs, c’est pas la première fois que je le constate. Un homme d’une soixantaine d’année me lance même un « bon appétit bon baguépi ! ». Mais les jeunes, rien. Ils passent devant moi l’air gêné, limite me marcheraient dessus pour faire genre qu’ils ne m’ont pas vue (rose fluo, rose fluo !) mais surtout, surtout, ne me disent pas bonjour. Ca me fait limite penser à cet air un peu gêné qu’on prend dans le métro quand quelqu’un fait la manche et qu’on n’a pas de pièce à lui donner.  Mais merde, n’est-ce pas totalement ridicule de faire semblant de ne pas me voir alors qu’on ne peut objectivement pas me rater tout ça pour ne pas dire bonjour ? Mais c’est quoi cette mentalité ? Bande de cons.


De toute façon, je reste dramatiquement provinciale et polie. Par exemple, hier soir, je faisais la queue au supermarché, j’étais fatiguée, je voulais rentrer chez moi, un mec se pose derrière moi avec deux articles dans la main (j’en avais une bonne dizaine). Après deux minutes de débats intérieurs à base de « oh et puis je suis pas censée l’avoir vu et personne ne me laisse jamais passer, moi, quand j’ai juste une bricole à acheter… D’un autre côté, justement, ça m’énerve que personne ne me laisse passer, je ne veux pas être une connasse comme les autres… ». Alors je me suis retournée et je lui ai proposé de passer.





Incorrigible, je vous dis.

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Faut-il envoyer chier un recruteur qui le mérite ?

 

Parfois, en période de recherche d’emploi, on tombe sur des gens indélicats, les mésaventures de Tatiana cette semaine me l’ont rappelé (1,2 et 3). Elle m’a fait suivre le premier mail insultant d’un recruteur, assez énervée mais elle a eu la bonne réaction : répondre calmement.

Il y a des fois où ça démange fortement. Je me souviens de cette fois où j’avais traversé tout Paris (une heure de trajet) pour un entretien où le mec m’avait expliqué qu’il ne travaillait qu’avec des étudiants non rémunérés, « pourquoi je paierais pour quelque chose que j’ai gratuitement » avant de me demander si je ne connaîtrais pas des étudiants à Toulouse ou Bordeaux pour distribuer ses journaux. Evidemment que j’ai eu envie de lui jeter son torchon à la gueule, évidemment que j’ai eu envie de crier très fort mais je suis restée calme, j’ai dit « je vais voir », je lui ai serré la main, je suis sortie dignement avant d’appeler ma sœur pour lui expliquer tout le bien que je pensais de ce monsieur. Et que dire de ce responsable d’un site Internet permettant de passer une annonce si on a eu un petit béguin dans le métro pour se signaler qui non seulement ne m’a jamais rémunérée pour les vidéos que j’avais faites mais qui en plus expliquait ensuite que notre collaboration s’était mal passée. Ah ? Je n’étais pas au courant, ce monsieur a toujours été très courtois par devant. On dit faux cul, plutôt, au temps pour moi.

Alors oui, on a envie de leur dire d’aller se faire foutre et que ce n’est pas parce qu’ils sont du bon côté de la barrière (employeur) qu’ils ont forcément le droit de nous traiter comme de la merde. Parce que franchement, si on avait le choix, on ne bosserait certainement pas pour eux.  Sauf que voilà, on ne sait pas si Monsieur l’énorme goujat n’a pas des copains qui travaillent dans une boîte où on va aussi postuler.  Parce qu’il peut se passer deux choses : si on ferme notre gueule, il nous oubliera dès qu’on aura passé la porte de son bureau. Mais si on l’insulte et que le monsieur est très susceptible, il va se faire une joie de nous faire une réputation bien merdique. Et déjà qu’il n’est pas évident de trouver du boulot en temps normal, se faire une sale réputation, même si elle n’est pas méritée, ce n’est pas vraiment conseillé.

Je sais qu’il est parfois dur de fermer sa gueule au moment T mais respirez un bon coup et dites-vous que s’ils n’ont pas su reconnaître vos compétences, d’autres le feront. Il est important de toujours faire la part des choses même si c’est plus facile à dire après. C’est un peu le principe du « il faut embrasser plusieurs grenouilles pour trouver un prince charmant ». Sur le coup, on est énervés, indignés mais voilà, on n’est pas du côté de celui qui peut ouvrir sa gueule. Alors faut se dire que de ne pas travailler pour un tel con est forcément une bonne chose in fine car un mec qui ne respecte même pas les gens qui viennent passer des entretiens ne doit guère être plus sympa avec ses employés. Par exemple, pour le monsieur des annonces du métro, là, j’ai su grâce à un stagiaire mécontent cette histoire de « notre collaboration ne s’est pas bien passée » sinon je n’aurais même pas été au courant. La seule chose à faire, c’est de rentrer chez soi, continuer à répondre à des annonces ou envoyer de nouveaux CV et se dire qu’un connard pareil se prendra forcément un retour de manivelle un jour.

Bon, ok, vous avez le droit de faire du vaudou sur une poupée à son effigie. Ca ne marchera pas forcément mais ça défoule, au moins.

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On a enfin trouvé le point Godwin des Vingtenaires!

Aujourd’hui, on a de la spécial guest avec Naughty !

Aujourd’hui je squatte pour vous faire part d’une nouvelle qui va révolutionner votre vie: les Vingtenaires ont découvert leur point Godwin.

Petit rappel (on dit merci Wikipedia)

La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les Nazis ou Hitler s’approche de 1.» Dans un débat, donner un point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

Là, tout de suite, vous ne voyez pas bien le rapport entre les nazis et ce blog. Relisez maintenant l’article précédent. Puis les commentaires. Vers la fin, ça déborde de courtoisie (et moi la première.)

Et là, l’argument ultime fuse « de toute façon, si t’es mal baisée, c’est pas la faute de tous les hommes hein ». Enfin Nina est mal baisée, moi je suis psychorigide (mais ce n’est pas une nouveauté.)

Et le voilà le point Godwin des Vingtenaires. Quand un commentateur arrive à court d’arguments, il sort l’arme ultime: le rédacteur (ou la rédactrice) de l’article est mal baisé, aigri et frustré. Comme si proposer un point de vue différent, qui peut déranger certains, était le signe d’une sexualité peu épanouïe. Comme si réclamer que les hommes s’attardent un peu sur les caresses bucco-génitales était le signe d’une insatisfaction chronique rendant tout l’argumentaire nul, car écrit sous l’emprise de la frustration.

Accessoirement, les plus téméraires iront jusqu’à dire que vu comme il/elle est moche, c’est normal. Parce que derrière un clavier, tout est permis. Et surtout de taper là où ça peut éventuellement faire mal (ou pas.)

Les plus assidus (ou tout simplement les personnes lisant les commentaires) auront remarqué que ce point est souvent atteint sur les articles connotés « sexo » de ce blog. Un peu sa marque de fabrique. Et quelque part, c’est un peu la classe! Même s’il est assez triste de se rendre compte qu’en terme de sexualité, finalement pas facile de faire comprendre qu’il n’y a pas de normalité, mais juste un accord entre deux partenaires sur leurs limites respectives. Ces limites ne signifiant aucunement que ces personnes sont frustrées ou coincées.

Revenons à nos moutons: le problème, c’est que le terme de point Godwin est déjà pris. Et qu’on ne parle pas de la seconde guerre mondiale, mais d’un terrible « si tu dis ça c’est que t’es mal baisé. »

Alors toi, lecteur, lectrice des Vingtenaires, aide-les à trouver un petit nom à ce nouveau point en laissant ta suggestion en commentaire!

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Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 2)

L’autre, je vous expliquais avec le talent qui me caractérise (mouarfff ! Quelle modestie) quelques tuyaux pour faire un blog qui déchire. Mais c’est pas tout d’avoir un beau blog, il faut que les gens le découvrent. Parce que tu peux être une pépite d’humour et de finesse, si personne ne sait que ton blog existe, ça sert un peu à rien. Alors, aujourd’hui, je te donne des tuyaux pour faire de la pub pour ton blog.

 

Bon, déjà, tu as les annuaires et les moteurs de recherche mais ça, je vais pas t’en parler parce que tout le monde le fait et c’est même pas drôle. Moi, je fais te filer des conseils d’une vieille blogueuse, à appliquer ou non. Alors comment popularise-t-on un blog ? Alors, déjà, de quoi tu parles ? Non parce que par exemple, si tu fais un blog sur l’OM, c’est pas super la peine d’aller faire ton malin sur un forum pro-PSG. Parce que si tu attires des lecteurs grâce à ça, tu risques que de récolter des comms d’insultes donc je te le conseille
pas. Donc, déjà, si tu veux faire ton malin sur les forums en mettant l’adresse de ton blog, assure-toi de pas te faire des ennemis parce que se faire attaquer en permanence sur son blog, c’est pas franchement amusant. Ça peut même te dégoûter à vie du blog… Pourtant, certains utilisent cette technique. Par exemple, lors de mes interviews pour Modo, deux over-bloguiens m’ont parlé d’un commentateur militant FN qui venait les insulter. Ah oui, je le connais bien celui-là, il m’a fait pareil ! Sauf qu’à force d’insulter les gens, tout le monde le dénonçait sur le forum OB pour son blog à la limite de la loi (presque raciste, presque négationniste…) et dès qu’il faisait un pas de travers, hop ! blog suspendu. Donc voilà, c’est pas vraiment une bonne technique.

Le mieux, c’est de faire ami ami avec les autres blogueurs. Parce que finalement, la blogosphère, c’est vraiment comme le lycée (voire le collège) : toi, t’es nouveau, tu arrives en cours d’année et les groupes sont déjà constitués. Mais les groupes ne sont pas hermétiques, à toi de t’intégrer. Comment ? Mais comme dans la vie. Tu entames la conversation. Ce qui est bien sur les blogs, c’est que les gens te livrent un texte ou une planche, tu n’as plus qu’à commenter. Mais, s’il te plaît, sois pertinent. On raye de suite les « trop cool ton
blog, viens voir le mien ». Ce genre de comm, je les efface. Déjà, j’aime sentir que la personne a vraiment lu ce que je m’étais cassée à écrire. Après, tu n’es pas obligé d’être toujours d’accord avec ce que je dis non plus, c’est même la vie. Parce qu’un mec qui commente toujours « t’as trop raison, tu es géniale ! », je vais pas aller voir son blog et à la fin, je risque même de me foutre de lui. Non, sois pertinent mais correct. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est pas une raison pour me mépriser ou m’insulter. Non, sois courtois, sincère, pertinent et les gens viendront te lire (et pas que celui chez qui tu commentes, magie !).

Après, ce qui marche quand même bien, c’est le léchage de fesses. J’en eus connu qui étaient des spécialistes. Déjà, ils commençaient par un « en fait, je voulais trop te rencontrer car c’est toi qui m’a donné envie de créer mon blog ». Ça, c’est très bon ! Du coup, on se sent un peu parrain/marraine du nouveau blogueur et même qu’on le met en lien. Enfin, moi, je le fais plus, je laisse grandir un peu ledit blog pour voir si je le linke ou pas. Non parce que le lien en blog, c’est délicat : si je linke un blog, c’est un gage de qualité donc je mets pas n’importe quoi. Or, parfois, un blog bien parti perd rapidement en qualité, ça m’emmerde de le laisser lié mais si je l’efface, ça va faire des histoires à base de « ouais, elle a enlevé mon lien, c’est une connasse, elle est jalouse de mon succès » ou chais pas quoi. Sauf que le fait d’être lié sur un blog, ça rapporte au mieux une dizaine de visites par jour donc pas de quoi s’extasier non plus. Par contre, faire ami/ami avec un blogueur, ça, c’est plus efficace. Par exemple : « Hier, je suis allée avec LilVirgo faire des courses »… Donc lien vers Lil. La demoiselle commente chez moi et comme elle est trop drôle, mes lecteurs-commentateurs passent la
voir à leur tour et hop. Ce qui marche vachement bien, aussi, c’est les soirées blogueurs et tout ça, faut pas en rater une. Moi, honnêtement, je suis allée à aucune. Parce que je n’en vois guère l’intérêt, si je veux rencontrer un blogueur, je lui écris direct un mail, ça va plus vite. Mais bon, ça reste un bon truc pour se faire des copains et se faire linker un peu à droite à gauche.

Mais là, encore, attention, ce genre de relation, ça se gère. Hé oui parce que des fois, les blogueurs, ils se tirent dessus. Genre, fais de la lèche, ok, mais fais en sorte qu’on ne relève pas ton hypocrisie parce que sinon, tu vas perdre ton lien sur les autres blogs. Après, si tu te la joues sur ton blog, attention aux rencontres, ça risque de te retomber dessus. Par exemple, si tu te la joues « je suis trop un tombeur, j’ai couché avec 258 filles », évite de t’étonner quand une blogueuse avec qui tu passes la nuit se couche sur le ventre malgré son opulente poitrine parce qu’elle va avoir tendance à penser que t’as trempé ton biscuit à peine trois fois dans ta vie. De la meme façon, rencontrer des blogueurs, c’est donner un visage à son pseudo et là, c’est à manipuler avec précaution. Bon, si tu dis que tu es beau ou belle sur ton blog, tout le monde te croira, pas le choix. Si tu mets des photos de toi sur ton blog et que tu ressembles plus à Lova Moor aujourd’hui qu’à Adriana Karembeu, bon,  y en aura toujours quelques uns qui se sentiront obligés de dire « ouah, comme t’es trop belle », comme on dit toujours qu’un nouveau né est beau, même si on le trouve laid. Mais je pense que tes stats vont s’en ressentir. De la même façon, si tu n’arrêtes pas de vanter ta beauté, ne mets jamais de photos car tu risques d’être la cible de deux blogueuses languedeputes qui commentent sur MSN (j’avoue que je fus l’une d’entre elles). Donc si tu dis que tu es sublime, évite de donner ton visage d’une façon ou d’une autre, ça fera partie de ta légende : « Bidule, le blogueur si beau que personne ne l’a jamais vu ». La rumeur peut être un bon argument vente aussi mais c’est très dangereux quand même, à manier avec précaution. Par exemple, si on dit « en fait, Nina, c’est Virginie Despentes » ou une autre écrivaine connue, c’est cool. Par contre, si tu fais naître une rumeur à base de « Nina sort avec blogueur machin », les gens peuvent se passionner de cette histoire et fouiller sur vos blogs respectifs
pour voir si c’est vrai ou pas. Le problème, c’est que ça peut te revenir dans la gueule, genre « il a dit ça sur elle », « elle a dit ça sur lui », « il paraît que c’est un mauvais coup », « il/elle l’a trompé(e) ». Alors, à la limite, y a pas de couple Nina-blogueur X donc tout ça, c’est fatigant mais bénef mais si le couple existe vraiment, ça peut l’atomiser ce genre de conneries.

Voilà, maintenant, tu as un blog top et tu as appris à lécher les bottes des blogueurs pour qu’ils parlent de toi… A partir de là, tu es bien parti pour devenir un blogueur incontournable !

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Comme des stars

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article sur les blogs. A l’époque, j’étais une inconnue, j’avais une dizaine de lecteurs à tout casser. Aujourd’hui, mon regard sur ce phénomène a un peu changé, j’ai moins de naïveté et voici ma nouvelle réflexion sur le sujet.

Mercredi dernier, je passe la journée en compagnie d’un autre blogueur : Loui. C’est un jeune garçon vraiment très intéressant, on a discuté longuement du phénomène blog et cette conversation vaut, à mon avis, son pesant d’or. Pourquoi écrit-on un blog ? Comment faire face à notre « succès » ? Comment ne pas avoir envie d’abandonner, parfois ?

Quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais absolument pas à tout ce qu’il s’est passé. Me voici aujourd’hui à 1400 lecteurs par jour, pour la plupart anonymes. Pourquoi viennent-ils ? Pourquoi se passionnent-ils pour nos vies somme toute normales ? De façon tout à fait objective, je suis une fille comme les autres, pas mal de nanas de mon âge peuvent
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.

Le problème quand on a un succès d’estime, c’est qu’on récolte vite quelques ennemis. Curieusement, le succès engendre systématiquement la jalousie. Loui en fut victime et de façon assez violente… Moi aussi. Personnellement, ça ne me touche pas dans la mesure où les gens s’attaquent à Nina et pas à moi, même ceux qui m’ont fréquentée de façon éphémère. Peu m’importe que les gens aient une mauvaise opinion de Nina, au fond, ils ne connaissent pas mon vrai nom et, s’il le faut, ils me côtoient tous les jours et m’adorent…

Cependant, il y a certains comportements que je ne comprends pas. Qu’on soit en désaccord avec ce que je dis, c’est normal et si ça peut engendrer un débat comme sur l’article Politique, j’en suis ravie… Mais qu’est-ce qui pousse les gens à être insultants envers nous ? Qu’on apprécie pas mon blog, mes idées, ma personnalité (du moins, ce qui transparaît sur le blog), soit. Qu’on me crache à la figure de façon aussi violente, là… Je pense qu’il y a d’autres façons pour marquer sa désapprobation que l’insulte. Il est vrai que, personnellement, quand je tombe sur un blog que j’aime pas, je passe mon chemin, je n’ai pas envie de traiter l’auteur dudit blog « d’enfoiré de connard qui doit être trop moche et qui pue du cul ». Si je suis en désaccord avec ce qui est écrit et que j’ai envie de le dire, rien ne m’empêche d’être courtoise. Evidemment, les insultes sont souvent de la provocation, l’anonymat est grisant, je peux aller sur n’importe quel blog et insulter les gens en les traitant de tous les noms, je ne risque rien… Oui parce qu’en général, ces gens-là sont très courageux. Samedi soir, je n’avais plus le net, donc, et Gauthier m’appelle pour connaître le fin mot de l’histoire et me dit : « On a encore été insulté ! » Emma était furieuse paraît-il. Moi, ça m’interpelle. La plupart des insultants lise le blog avec attention pour mieux nous cracher à la gueule : « t’es qu’une grosse conne inintéressante ! » Alors pourquoi tu lis mon blog, andouille ? Y en a certains qui devraient visiter un lieu fantastique qui s’appelle Sainte Anne à Paris, Beaupuy ou Marchand à Toulouse, ça leur ferait le plus grand bien…

Nous restons interdits face à de tels comportements. Loui m’a expliqué que suite à un mail particulièrement violent, il avait failli arrêter son blog. Moi même, j’ai été tentée de le faire après l’épisode « Raphaël écrit des insanités sur moi ». Non pas que ça m’ait touchée, c’était trop gros pour être crédible mais je me suis posée la question : est-ce que ça en vaut la peine ? Le blog est un loisir, pour moi, ça me permet d’écrire, occupation que j’adore, mais si c’est pour ramasser tant de haine, le jeu en vaut-il la chandelle ? Evidemment, il était hors de question d’arrêter pour si peu, ces personnes n’attendent que ça mais c’est vrai que des fois, on se demande ce qu’on a fait pour mériter ça.

La seule insulte que je ne supporte pas, c’est quand on m’attaque sur mon professionnalisme. Je m’en fous qu’on me dise que je suis une vilaine pas belle : je plais au seul mec qui m’intéresse en ce moment donc les autres, ça ne me touche pas. Et puis personne n’a vu mon visage donc je vois pas comment on peut dire que je suis moche. D’ailleurs, je ne le suis pas,
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…

Malgré cette aversité et cette haine que je déclenche parfois, je persiste et signe. Pourquoi ? J’ai réfléchi, samedi soir, dans mon bain, sur la question, j’ai repensé à ma conversation avec lui. Si un jour, j’édite mes romans, j’aurai forcément des détracteurs, personne ne fait l’unanimité. Arrêterai-je d’écrire parce qu’une personne aura mis le feu à mon livre
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.

Et oui, car à y réfléchir, nous sommes comme de petites stars, avec nos fans et nos détracteurs mais comme a dit si bien Gauthier : « continue à nous insulter, nous, on s’en fout, ça fait grimper nos stats ! ». De mon côté, j’aurais plutôt tendance à dire que plutôt que de nous insulter sur des conneries futiles et superficielles, que le détracteur nous offre une critique argumentée et respectueuse de notre travail, ça nous donnera plus envie de l’écouter.
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Ridicule

Il y a des jours où on n’a pas besoin d’écrire tant il vous arrive une chose qui se passe de commentaires.


Hier, alors que j’étais devant mon ordi sur MSN, voilà-t-il pas que mister Benoît vient me parler… Tiens donc, il a dû se faire larguer par sa nana (oui, il en avait une récemment) et le voilà qui a envie de sexe. Donc qui c’est qu’il vient voir ? Moi. Et qui c’est qui a décidé de s’amuser un peu à ses dépens. Toujours moi. Conversation MSN retranscrite (sans les fautes d’orthographes et abréviations).

 Benoît : Comment va Nina?
Nina : Bien et toi?
Benoît : Bien merci. Quoi de neuf?
Nina : Pas grand chose, je viens de me faire deux heures de shopping, envie d’exterminer de la foule!
Benoît : Lol. Et là tu vas faire quoi de beau?
Nina : Je pars jeudi chez mes parents pour les vacances
Benoît : chanceuse
Nina : Oui, j’ai hâte
Benoît : Je te comprends
Nina : Ouais, surtout que là, je m’emmerde sur Paris…
Benoît : Comment ça se fait?
Nina : Chômage…
Benoît : Lol. Pas drôle en effet. T’as pas trouve des occupations?
Nina : Si, si mais ça nourrit pas son homme, comme on dit… En janvier, je pense que je vais postuler à Acadomia, pour filer des cours
Benoît : Ouais t’as bien raison
Nina : Bah, ça fait des sous et c’est pas du plein temps donc ça permet de chercher du boulot à côté
Benoît : C’est clair. C’est la meilleur solution
Nina : Ben oui, suis pas prof, moi, suis journaliste!
 

Vous noterez un talent certain de ma part pour parler de tout et n’importe quoi, sauf de sexe car je sais très bien où il veut en venir. D’ailleurs, il me donne rapidement raison.

Benoît : Lol je sais bien. Ça nourrit pas son homme comme tu dis. Et ta petite chatte tu la nourris comment?

Nina :Avec du pâté

 Là, j’avoue que j’ai été un poil fière de moi de cette réponse absurde. Après tout, je pouvais sincèrement croire qu’il me parlait de Kenya…
 
Benoît : Je parlais de l’autre
 
Ah non, c’était pas Kenya…
 
Nina : Ah! Avec mon chéri.

Benoît : Et c’est nourrissant? Ou des fois tu as encore faim lol?

Nina :Ah oui, c’est du genre très volontaire, le monsieur!

Benoît : Lol et dis moi tu ne connaîtrais pas une femme  dans les 30 ans célibataire qui aurait envie de se taper un jeune homme ???? En ce moment je cherche une femme plus âgee que moi mais je ne trouve pas

Je me sens peu de choses, tout à coup…
 
Nina : Non, je crois pas…
Benoît : C’est pas drôle ça……

Nina  : Je crois même pas connaître de femmes trentenaires

Benoît : Bah écoute alors une f plus jeune c pas grave. T’as pas une copine qui se plaint de ne pas avoir fait l’amour depuis un petit moment ???

Nina : Heu… Pas sur Paris, non
Benoît : Bah écoute même si c’est sur province je prends…
 

Quel affamé, je rêve ! Il faut en conclure que ce type n’a pas envie de moi car je suis une déesse du sexe mais juste parce que je suis une femme.

 Nina: J’ai une copine sur Toulouse
 
Je suis adorable…
 
Benoît : Elle est en galère???
Nina : Elle n’a pas le temps de se trouver un mec
Benoît : Il faudrait que tu l’invites chez toi un week-end
Nina : Oui et vous vous retrouvez où?
Benoît : Chez toi. Tu nous prêtes ton appart lol
 
Il veut pas que je lui fournisse les capotes non plus ?
 

Nina: Heu… non

Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que mon appart n’est pas un baisodrome
Benoît : Lol
Nina : De toute façon, elle voudrait pas
Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que ça le fait pas de baiser chez les copines

Benoît : Bah tant pis pour moi….. moi qui comptait sur toi…..

Nina : Bah, désolée, j’ai pas encore ouvert ma maison close
Benoît : Bah c’est pas cool, ça te ferait du boulot
Nina : Oui mais bon, c’est un peu totalement illégal
 

Je sais pas pourquoi, il me parlait plus, après… Il a dû percevoir mes sarcasmes, je pense. Et là, je me dis que je regrette vraiment d’avoir couché avec ce type qui n’a de considérations ni pour moi ni pour les femmes en général, j’ai l’impression. En tout cas, ça m’a amusée de le balader un peu, prendre cette demande de sexe à peine voilée pour une discussion de courtoisie.

Quoi qu’il en soit, je vous laisse apprécier l’art de la transition chez ce garçon, passer de boulot à sexe en une phrase, c’est du grand art.

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