Liste de la fille qui n’est pas enceinte

Finalement, la semaine fut plus light que prévu, ce qui tombe bien vu que mes ovaires ont fait la révolution et aïe quoi.

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– Lundi, Simon a passé son entretien d’évaluation auquel je n’ai pas assisté, bien sûr, mais il en est quand même ressorti deux infos majeures pour moi. D’abord, ma période d’essai
a été validée, me voici très officiellement en CDI. Mais surtout, « bon, on déménage, on part avec les rédactions ». Dans moins d’un mois, à priori, Ioulia, Simon et moi, on aura notre
bureau dans un quartier über class. Le seul truc qui m’ennuie, c’est que les autres ne bougent pas. Et j’ai calculé qu’en terme de temps, c’est pas un super investissement : j’ai une réunion hebdo pour TMF qui se tiendra toujours dans les anciens locaux, 30 minutes de perdues. Pour aller au siège social de TTGP, ça va être plus long aussi. Par contre, pour aller bosser, pas de soucis, le trajet change un peu mais je mettrai autant de temps.

 

– Lundi, toujours, je me rends justement dans les locaux de TTGP pour former deux des éditorialistes de TMF, je vous refais pas le coup du petit scarabée mais c’est carrément ça.
Ca m’amuse toujours un peu de former des nanas qui ont 20 ans de métier et qui m’écoutent avec une grande attention. Et elles ont été adorables en plus. En repartant, je vais saluer la rédac chef de TMF.com « ben tiens, on va déménager, y a plein de produits dans les placards, tu n’as qu’à prendre ce que tu veux ». Youpi ! Alors que prendre. Hum… Il y a une boîte de capotes, là, qui a l’air toute abandonnée… Et il ne m’en reste que deux à la maison et j’ai besoin de refaire rapidement les stocks, ce serait dommage. « Bon, alors, je vais prendre la bougie Nina et heu…les capotes. – Ah ben tu fais ce que tu veux, hein ! ». Toi aussi, assume ta vie sexuelle devant tes collègues. Sinon, ça m’embête qu’un parfum qui s’appelle Nina pue autant, la bougie, elle fait jolie sur mon bureau mais jamais je l’allumerai. En plus, j’ai pris des shampoings pour les garçons du bureau.

– Jeudi, je vais visiter nos futurs bureaux, je tape l’incruste avec la rédaction de l’hebdo télé du groupe. Sur le coup, ils on dû se demander qui j’étais. L’immeuble est très beau, de type haussmannien, il y a une petite cour, très sympa. Les bureaux en eux-mêmes, par contre, je suis un peu moins emballée : les peintures et la moquette sont à refaire, c’est un
peu sombre et bizarrement agencé, faudra voir quand tout sera aménagé. Le seul truc qui me fait peur, c’est la question de l’accueil « on en aura un ? – C’est pas sûr, vous le
partagerez peut-être avec la radio (qui appartient au groupe) en face. » Je sens que ça va être d’un pratique, ça…

– Mercredi soir, je suis au bord de l’agonie du fait de mes ovaires, toujours. 14h mail de Vicky : « on se boit un verre ce soir ? ». Heu…Oui ! « bon, j’essaie de partir à 18h ». Saud que j’apprends en milieu d’après midi que j’ai une réunion éditing de TMF à 17h. Donc forcément, à 18h, j’y suis encore. Bon ben, je vais arrêter de vouloir sortir tôt. Quoi que la veille, j’avais réussi à partir à 18h, encouragé par Simon qui m’a dit en substance : « tu peux y aller, t’as vu ta tête ? ».

 – Samedi soir, il y avait l’anniversaire de Lena. On se retrouve à 18h avec Ioulia pour lui acheter un cadeau et comme des suicidaires que nous sommes, on va faire ça aux
galeries Lafayette. A 18h10 je passe du mode suicidaire au mode « je vais en tuer un ou deux ». Non mais ils peuvent pas faire les courses avant les gens ? Non mais… Après
l’effort, le réconfort. Un petit macaron Ladurée chacune et on va se boire une coupe de champagne dans un bar. Le problème étant que Ioulia et moi, on tient aussi bien l’alcool l’une que l’autre. Heureusement qu’elle était déjà allée chez Lena car s’il avait fallu compter sur moi pour y aller, on serait encore en train de chercher. Ceci étant, la palme du « on s’est perdus, on arrive en retard » revient à Alix et Joy, arrivés à … 0h15 ! Mais bon, on va pas se moquer, hein… huhuhu.

Voilà, petite semaine mais c’est la faute à mon appareil reproducteur qui a protesté vivement de ne pas avoir un petit à nicher. Des fois, être une femme, c’est très très
chiant.

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Je suis tellement VIP (dire vi-aïe-piiiiiiiiiiiiiiii !)

Il y a des moments où j’aime me la péter. Donc la semaine dernière a été très VIP, deux soirées du genre en trois jours, ça laisse rêveur. Bien entendu, je vais vous raconter
surtout que je suis censée faire du buzz autour de tout ça et je vais pas me priver.

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Mercredi soir, je prends la fidèle Vicky et nous assistons à une avant-première spécial blogueurs pour un film français de Martin Valens, Fragile(s). J’avais reçu l’invitation d’un blogueur très très influent selon Technorati (genre 5000 visiteurs uniques par jour, prends toi ça dans les dents). Donc j’inscris Vicky et moi à l’avant première et c’est parti. D’abord le film. Comment résumer ? En très gros, six personnes qui se croisent, qui se parlent, qui partagent des moments ensemble et s’apportent un petit plus. Bon, dit comme ça, ça fait un peu Lelouch bis ou très film français chiant avec des sentences pseudos profondes suivies de silences interminables. Genre « tu vois, Luc, la vie nous fait parfois de drôles de surprises… C’est quand on croit avoir rayé une personne de notre vie qu’elle revient ». Silence contemplatif, les deux personnages regardent dans le vide « tu as raison ». Non, là, c’est enlevé, ça va vite, on rigole, on est touchés mais le réalisateur a la décence de ne pas nous asséner ce genre de scènes qui emmerdent tout le monde. En plus, ce film n’est pas prétentieux, le réalisateur ne se regarde pas tourner (contrairement à Lelouch, donc). Bref, moi, je vous le conseille. En plus, y a Jacques Gamblin, dedans, il a un charme hallucinant ce mec. Oui parce que les acteurs sont biens, aussi, juste. Petit coup de cœur pour Caroline Cellier, son personnage était mon préféré. On dirait moi dans 25 ans. Surtout une scène que je raconterai pas. Ensuite, conférence de presse, on écoute religieusement avec Vicky, tout en pestant après un groupe de pintades qui jacasse dans un coin, je trouve que c’est d’une incorrection pas croyable. A la fin, je vais saluer le blogueur qui m’a invitée et il me présente le réalisateur « et alors, tu as aimé mon film ? ». Oui, monsieur, mais c’est bizarre d’avoir un réalisateur de long métrage qui vous demande ça.

 

Vendredi, on remet ça. Toujours Vicky et Nina au pays des VIP. La semaine dernière, un blogueur qui bosse pour BuzzParadise fait un petit jeu sur son blog pour gagner deux places pour un concert VIP organisé notamment pour sa boîte. Et là, je gagne ! Donc évidemment, j’embarque ma siamoise préférée et nous voilà à 20h au Showcase, THE boîte à la mode que même pas tu rentres si tu fais pas partie de la jeunesse dorée de Paris. Comme j’arrive en avance, j’observe la basse cour : y a de la pintade mais Vicky en
parle chez elle dans tout un article. Même que moi, j’ai fait péter la robe « tendance Baby Doll que même Hillary Duff a quasi la même » (dixit Vicky). Tous ces petits merdeux commencent à faire la queue mais nous, on est VIP, on entre en 5 minutes. Comme on est là pour se la péter, on prend une coupe de champagne puis on attend que les concerts commencent. En fait, il y a 4 artistes ou groupes différents, les deux premiers jouent sur une petite scène et les deux suivants sur la grande. Premier artiste, Simple Kid, j’avoue que j’aime très beaucoup. C’est très varié, un peu dépressif si on écoute les paroles. Deuxième artiste, Thomas Dybdahl, même principe que le premier (harmonica+guitare) mais un peu trop calme pour la soirée, j’avoue m’être assoupie trente secondes. Après, on passe à du gros sur la grande scène. On arrive à se faufiler assez près de la scène pour voir les grands The Servant. Bon, pas la peine de vous dire que j’aime et tout, je suis très fan. En plus, ils sont très sympas, il faut l’avouer, le public est un peu mou (faut savoir que seules 20% des places étaient mises en vente donc la plupart étaient plus là pour se montrer que pour assister à un concert). Fin de leur prestation, la plupart des gens bougent donc avec Vicky, on se rapproche de la scène, on est si proches des enceintes que la musique electro mixée par Etienne de Crécy (excusez du peu) que la musique vibre à l’intérieur de nous. Je suis sûre qu’on s’est fait une séance de Power Plate sans le savoir ! Comme j’ai très chaud, je décide d’enlever le T-shirt rose fuschia à manches longues que j’ai mis sous ma robe. Bon, je galère un peu, je me retrouve un peu coincée genre camisole de force mais Vicky m’aide
et je m’en débarrasse enfin. Oui, moi, dans les concerts, j’enlève mon T-shirt, quelle rebelle. Voilà LE groupe phare de la soirée, celui qui vient de sortir un album d’abord sur le net, Grand National. Bon, si vous connaissez pas, faut écouter, c’est un ordre. Parce que c’est très bon (enfin, pour moi), j’ai particulièrement kiffé la reprise de Sweet Harmony. Bon, avec Vicky, on s’est demandé ce qu’avait pris un guitariste, il était clairement pas parmi nous, la tronche complètement en biais, le regard vitreux, le nez qui gratte (hum). Seul bémol : les pintades qui nous entouraient. A ma gauche, un lot de gamines chiantes qui trouvaient le guitariste (pas celui qui était parti, l’autre) super choupi et hurlaient comme des dindes pour attirer son attention. A un moment,malgré ma résistance, elles se plantent devant moi et une parlait avec ses cheveux genre j’agite bien ma tête en remuant mes
cheveux, tant pis si la grognasse de derrière (moi, quoi) les prend dans la gueule. Mais j’ai réussi à repasser devant et à leur filer des coups de coude dès qu’elles s’agitaient trop. A ma droite, une connasse qui s’est plantée entre Vicky et moi. Genre elle aurait pu se mettre sur les pieds de Vicky, elle l’aurait fait. Et évidemment, elle lui foutait les cheveux dans la gueule. Bon, finalement, elle est repartie. Et à la fin, je lui ai grillé la priorité aux vestiaires, mouahahah !

Bref, ce que j’aime dans le fait d’être VIP, c’est qu’on assiste à de supers concerts, on va voir des films que personne n’a encore vu comme ça, on vous saoule pas avec les

« j’ai aimé, pas aimé et cette scène, elle est terrible ». J’aime aussi me la péter un peu, ça tombe bien. En plus, y en a qui doivent l’avoir bien mauvaise en lisant cet article et
j’avoue que ça me fait marrer. Par contre, ce que j’aime pas, ce sont les pintades qui se croient un peu tout permis. Non, on ne piaille pas quand quelqu’un parle, non, on ne pousse pas tout le monde pour que le guitariste trop beauuuuuuuuu nous voient et non, on oublie pas de mettre un pantalon. D’ailleurs, venir avec la nuisette de sa mamie, c’est pas top et c’est même pas flatteur pour la silhouette.

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Je suis une rebelle de la life

Chaque année, il est une tradition : le bilan. En gros, je pose mon délicat fessier sur un siège, je me prends la tête entre les mains et je réfléchis : cette année fut-elle bonne ou pas? Ben, moi, cette année, j’ai décide de ne pas faire de bilan, na. Fin de l’article !

Mais non, je déconne. Non, je ferai pas de bilan de l’année 2006 parce que je suis en pleine transition et ça sert à rien de se retourner pour voir le chemin effectué si on n’est pas arrivé au sommet. En gros, en 2006, j’ai commencé à poser des jalons mais j’ai pas fini. De toute façon, cette année, tout est question de période et je n’arrive toujours pas à déterminer si c’était une bonne année ou pas. Tant sur le plan affectif que sur le plan professionnel, d’ailleurs. Si je compare ma situation actuelle à l’an dernier, ça se ressemble beaucoup mais niveau psychologie, je me sens plus forte et plus sereine, même si c’est pas forcément le pied non plus (cause pas de boulot, souvenons-nous). Bon, bref, au lieu de vous faire la liste de ce qui était cool ou pas cette année, je vais pas faire un bilan. Je le ferai peut-être plus au moment de mon anniversaire puisque, pour moi, 2006 a vraiment commencé à ce moment-là.

 

Alors puisque je fais pas de bilan, de quoi vais-je parler ? Oui, je sais, ça fait deux fois en trois jours que je vous fais le coup du : je réfléchis sur le sujet de mon article et je vous en fais profiter mais arrêtez de râler un peu, admirez mon altruisme, plutôt ! Vous assistez aux coulisses du blog, quand même, ce n’est pas rien ! C’est un peu comme si vous étiez dans ma tête… Faut pas avoir peur du bordel ! Bon, en fait, l’idée, c’est que plutôt que de vous faire un bilan de l’année, je vais vous faire un petit post d’humeur. En gros, vous dire qu’en ce moment, je me sens plutôt bien. D’abord parce que j’ai été bien gâtée à Noël, j’ai eu ma Nespresso (what else ?) et des chapeaux, des habits et des livres et tout… Bref, je remercie mon presque frère et ma sœur de remonter en voiture, ils me ramèneront plein de trucs. Ensuite, ça fait du bien d’être en famille, je me sens toute détendue. Mais ça m’empêche pas de réfléchir à mon avenir ! Non, non, vacances studieuses, j’ai des tas de choses au programme. Si en plus je parviens à sauver les données de mon disque dur, tout sera parfait ! Je vais profiter des vacances pour faire des tas de lettres de motivation comme ça, dès le 8 janvier, je rebalance tout ça, avec mon CV, évidemment. Puis j’ai des tas d’articles à écrire, j’ai une grosse frénésie d’écriture en ce moment.

 

Bref, je suis mo-ti-vée. Je multiplie les contacts partout, ça finira bien par payer, c’est obligé. Je suis comme une pépite (toujours aussi modeste) : je ne peux pas rester toute ma vie à moisir dans ma rivière, non, non, non. Donc puisque le relationnel, ça fait beaucoup dans le journalisme, je le travaille, j’intègre des équipes, des groupes. Je me fais de nouveaux amis, aussi, parce qu’on ne sait jamais qui connaît qui. Je ne le fais cependant pas par opportunisme : je vais pas me forcer à boire le thé avec une couillasse que je supporte pas, faut pas déconner. Mes amitiés sont spontanées. Après, si ça m’ouvre des portes, tant mieux. Mais si on applique la théorie qui dit que une personne connaît potentiellement 10 personnes, si je côtoie 10 nouvelles personnes, c’est 100 nouveaux contacts potentiels, hé ouais ! Et puis, mine de rien, mon press book grossit aussi vite que Clio, la chatte de mes parents. Non parce que je voudrais pas balancer mais à peine adulte, elle pèse déjà plus que Kenya (qui est certes une cro-crotte). A mon prochain entretien, ça leur fera de la lecture.

 

Et puis, comme je disais dans un article précédent, je suis bien dans mes pompes en ce moment. J’essaie d’avoir une vie la plus saine possible : fini la clope (je tiens), fini les cuites (même si chez mes parents, je prends l’apéro avec maman), un peu de sport (ouais, enfin, à part la brouette…), je me lève tôt (oui, ben, j’ai pas le choix, je suis chez mes parents, je peux pas dormir jusqu’à midi), je me couche tôt (pareil, je peux pas faire la nouille jusqu’à 4h du matin)… Bon, maintenant, faudrait que j’enfourche le vélo d’appartement pour en faire, plutôt que de jeter mon peignoir dessus. Pour le reste, cette année, je ferai pas de résolution non plus puisque la fin de 2006 ne marque la fin de rien pour moi et le début 2007, le début de rien. Je sens pas que c’est une période qui s’achève pour donner naissance à une autre. D’ailleurs, je crois que c’est la première année où j’ai vraiment pas été dans l’esprit de Noël : je l’ai pas vu venir ! En gros, un matin, je me suis levée et fallait mettre ses cadeaux sous le sapin. D’ailleurs, mes cadeaux ont eu un grand succès, je vous mettrai les photos plus tard. Et le cadeau de Yohann aussi, je peux vous le dire maintenant : c’était un kit lover avec un pot pourri et une bougie pour l’ambiance, deux coupes de champagne, un kit massage et un plateau petit déjeuner avec deux tasses et sous-tasse et une rose en plastique. Je suis désespérée de voir à quel point j’ai des idées géniales mais que j’ai toujours pas de boulot. D’ailleurs, je suis en pleine crise en ce moment : dois-je me réorienter vers la comm ou rester sur le journalisme ? Non mais je me pose sincèrement la question parce que la comm, ça me plaît, me triturer le cerveau pour trouver THE idée pour faire parler de Modo et encourager les gens à signer notre liste de soutien (comme c’est habilement placé, huhuhu. Que ça ne vous empêche pas de signer, hein !). Bon, j’ai bien proposé de coucher avec Matthieu Kassovitz pour qu’il tourne Modo mais maintenant, je suis plus trop disponible et je suis fidèle alors ça se peut plus. Non mais je trouverai des idées, O-BLI-GE ! Je suis payée en bouteille de champagne pour ça (et en t-shirt rose le jour où je serai classée 5e de la rubrique ciné avec Modo).

Bref, tout ce blabla plus ou moins sans queue ni tête pour dire que je refuse de faire un bilan là, maintenant, car je suis en plein milieu d’un cycle, à tout point de vue, et je ne sais encore ce qu’il va en sortir donc ce serait stupide de faire un bilan maintenant. Et comme je prendrai pas de bonnes résolutions non plus (de toute façon, je les tiens jamais !), ça me fait encore un article de moins…

 

Bon, je sens que bientôt, sur ce blog, y aura plus que des articles délirants issus de mon esprit en surchauffe. Mais à la limite, c’est ce que vous aimez, non ?

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Discothèque hétéro

Samedi, j’ai fait un truc que j’avais pas fait depuis… Pfiou au moins ! Je suis allée en boîte hétéro avec des hétéros. Je précise pour les personnes qui tomberaient pour la première fois sur ce blog que je ne suis pas du tout une lesbienne anti hétéro, j’aime les hommes. Mais d’ordinaire, je sors avec Gauthier et on va plus souvent dans les clubs gays (quoi que ça fait longtemps que j’y suis pas allée non plus).

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Nous étions quatre, trois filles, Caroline, Annika et moi-même, et un garçon, Stéphane. Le mot d’ordre de la soirée, c’était : « on chope », sauf pour moi. Je refuse de choper en boîte pour la simple et bonne raison que myopie et obscurité, ça fait très mauvais ménage et mon prince de la pénombre peut se transformer en crapaud de lumière. Même, imagine un peu la scène : j’adresse des œillades enamourées à un mec et quand il se rapproche, je me rends compte qu’il me plaît pas du tout, c’est gênant. Mais ça ne m’empêche pas d’observer les gens et de bien rigoler.

 

Nous sommes arrivés tôt, vers minuit, car nous étions sur guest list. Après avoir laissé 6 euros au vestiaire (heureusement qu’on a pas payé l’entrée !), nous voilà dans la place. On fait un premier tour, il n’y a pas encore grand monde donc on se pose près du bar. Un mec à costard cravate est tout seul à une table quand une blonde genre pin up arrive et tend le doigt vers lui genre « je te veux ». Elle vient s’installer à sa table et en trente secondes chrono, elle se colle à lui. Assise plus près, elle serait carrément sur ses genoux. Faut dire que cette boîte est un microcosme social intéressant. Jamais vu autant de costar cravate ! Sauf que sur la piste, il fait vite 40° et je n’ose imaginer les auréoles sous les bras… Ca, c’est vraiment très marrant : d’un côté les filles en petit top, petites jupes, genre on est en été, de l’autre, les mecs en costard, pull ou veste en cuir… Ils veulent cuire à la vapeur ou quoi ? Perso, je trouve ça pas attirant du tout : à un moment, j’ai vu un mec en pull col roulé mignon (enfin, d’après ma vision de myope dans l’obscurité) mais de suite, j’ai pensé aux litres de sueur qu’il avait dû perdre dans la soirée et… beurk ! Bref, pour résumer, j’ai l’impression que dans cette boîte, il y avait pas mal de mecs trentenaires + friqués et de coureuses de dot. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre notre pin up blonde et sa proie mais à un moment, je l’ai vue se dandiner seule. A priori, elle n’a pas réussi à garder sa proie dans ses filets.

 

Bon, après, on a dansé un peu mais pas trop, vu la foule et la température ambiante. J’avais beau avoir un top en toile et décolleté, j’avais quand même chaud. A un moment, Annika et Caro vont au bar et quand Stéphane et moi avons suffisamment transpiré, nous les retrouvons au bar. Là, Caro a retrouvé une connaissance qui fut les beaux jours de la téléréalité en sautant une blonde à gros seins dans une piscine. Poliment, je dis bonjour à son copain et lui puis je vais discuter avec Annika qui est un peu sur le côté. Au bout d’un moment, j’ai soif (hé ouais) donc, pétasse grande classe que je suis, je vais prendre une coupe de champagne au bar. Je tends fièrement mon billet de 10 euros et là, la barmaid me dit : « non, c’est 13 ». Putain, ils ont mis une pépite d’or dedans ou quoi. Bon, je bois un peu puis on retourne danser. Et je maîtrise parfaitement l’art de danser sans renverser mon champagne, malgré les gens qui me passent par devant, par derrière, sur les côtés… Aucun sous-entendu sexuel dans cette phrase ! Même si, dans les faits, j’ai jamais été touchée par autant de personnes en une soirée. On danse, on danse, puis on finit par revenir près du bar parce que c’est plus possible. En boîte, il y a un phénomène de foule passionnant qui veut qu’on ne puisse pas rester au même endroit plus que deux minutes, on dérive sur cette mer de foule. Ooooooooh !

 

Bon, finalement, vers 3h et quelques, on décide de partir. Avant, j’ai consommé une vodka pomme à priori sans vodka, toujours à 13 euros. Or, à 3h et quelques, y a pas de taxi, même quand on les appelle ! Après avoir erré sous la pluie, on finit par décider de prendre les bus de nuit. Je me pose sous mon arrêt et je regarde les horaires : le prochain bus passe à 4h25, il est… 3h50 ! Bon, des noctiliens, il y en a toutes les 20 mn donc bon, je panique pas. Finalement, j’ai attendu 45 mn sous l’abribus malgré la pluie battante et 3 mecs m’ont gentiment adressé la parole (dont un qui lisait par-dessus mon épaule, je déteste !) alors que j’étais trempe et que j’avais remis mes lunettes. Finalement, le bus arriva ENFIN et après une marche de 10 mn sous la pluie battante, j’arrive chez moi complètement mouillée (toi aussi, attire les pervers de google). Je me désape et mets les fringues à sécher et je me mets à prier pour ne pas choper une pneumonie.

 

Moralité : les petites boîtes de ma belle province me manquent, je suis plus séduisante humide et avec mes lunettes, apparemment (alors que mon décolleté était rangé dans mon manteau) et je suis devenue immortelle puisque je ne suis pas morte de pneumonie. Highlander rules !!

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J’’aime pas le dimanche

Au septième jour, comme il s’était bien décarcassé, Dieu décida d’arrêter là sa création et décida d’aller se reposer. Bon ok, créer le monde en 6 jours, c’est balèze, il avait bien le droit à une petite sieste. Mais voilà, le dimanche, du coup, c’est le jour du rien, le non-jour de la semaine. Et je l’aime pas.

Petite, les heures du dimanches qui s’égrenaient à une vitesse folle me faisaient penser à un ultimatum : bientôt la fin du week-end ! Il est 16h, tu dînes à 20, il te reste 4 heures pour faire tes devoirs… Bon, d’abord, je goûte. Puis après cette sacro-sainte pause (comme si j’avais interrompu mes devoirs pour ça, tiens, je les avais même pas commencés !) à base de
chocapic tout en feuilletant un magazine, je retourne dans ma chambre où je fais semblant de bosser, sauf quand j’ai un devoir à rendre. Dimanche 20 heures, devoirs rarement faits mais c’est pas grave. Moi, j’étais la rebelle du primaire, du collège et du lycée : jamais je ne faisais mes devoirs mais j’avais toujours de bonnes notes. Dégueulasse hein ? Reste que le dimanche, je n’aime pas ça, devoirs ou pas devoirs. Et encore, les devoirs, ça occupe…
Oui car que faire un dimanche ? Du shopping ? Ben non, les magasins sont fermés. Aller chez le coiffeur, l’esthéticienne, le docteur, l’agence immobilière, la banque ou je sais pas quoi ? Non, ils sont tous fermés. Oui, ils travaillent en même temps que nous, logique, me direz-vous. Tout ça, faut le faire le samedi. Bon, s’il fait beau et que nous sommes à une période de l’année où il fait bon, on peut aller se promener, prendre la voiture pour partir au fin fond du département ou chausser les baskets pour déambuler dans la forêt voisine. Mais, curieusement, le dimanche, il pleut souvent. Alors on glande, on ne regarde pas la télé car il n’y a rien. Vidéo-Gag, ça fait 15 ans que ça passe et se farcir les présentateurs entre les gags, c’est d’un pénible… D’ailleurs, ils ont bien fait de remplacer Bernard Montiel par M. Météo, j’ai pas vu la différence, ils récitent tous les deux de façon pénible et ennuyeuse leur texte. Là, y a une blonde en plus qui doit feindre l’enthousiasme mais c’est pas trop ça. Le public, maintenant, ce sont des enfants mais je me demande s’ils ont pas recyclé les images du public du Club Dorothée. Sinon, y a le maillon faible, rapidement lourd, 7 à 8, émission ni racoleuse, ni voyeuriste, Drucker qui roupille sur un canapé tandis que ses chroniqueurs font de l’auto-promo à fond. Par exemple, Philippe Geluck, personne qui m’énerve, il faut l’avouer : « oui alors M. l’invité, je vous ai fait un dessin du chat, vous savez, ma BD dont le volume 8 vient de sortir ! ». Bon, Geluck sort sa blague, souvent nulle et Drucker, à la fin, il fait le récapitulatif : « notre invité, Bidule, qui sort un film au cinéma le 7 janvier, Philippe Geluck dont le volume 8 du chat vient de sortir, vous pouvez retrouver Anne Roumanoff tous les soirs à une salle de spectacle et Jean-Pierre Coffe dans sa cuisine. » Soyons franc, cette émission résume parfaitement les ambiances de dimanche : c’est mou, c’est chiant, c’est morose. Et en plus, j’ai l’impression que le montage accentue encore cette impression.
Le dimanche, c’est se coller le nez à la fenêtre et regarder la pluie qui tombe. C’est soupirer quand on allume la lampe à 18 h car la nuit tombe : week-end déjà fini, on repart sur une nouvelle semaine. Ce n’est pas tant la perspective de cette nouvelle semaine qui commence qui me mine que celle de la semaine qui se termine. Cette semaine, j’aurais voulu finir mon roman, raté. Cette semaine, j’aurais voulu finir mes devoirs, raté. Cette semaine, j’aurais voulu appeler la mairie pour savoir comment je peux avoir le RMI, raté. Cette semaine, j’aurais voulu qu’il m’appelle pour me dire de le rejoindre chez lui, raté. Bref, les dimanches, c’est l’heure du mini bilan de la semaine : tout ce qui devait être fait et ne l’a pas été, ça fout la trouille. Et puis, y a le terrible constat : que s’est-il passé cette semaine ? Rien. Pas d’appel pour du boulot, pas de charmant jeune homme pour me consoler, Brad et Angelina sont toujours ensemble et Kenya ne sait toujours pas faire la vaisselle (ça m’arrangerait).Des fois, le dimanche soir, à l’heure du bilan, j’ai comme une boule à la gorge… Et à la télé, y a que des trucs pour me démoraliser encore plus, des émissions sur des meurtres, des crashs d’avions, des scandales, des ci, des là… Tous pas beaux, tous malhonnête, l’homme est un fruit pourri. Si, des fois, y a
Urgences. Cette série est un peu particulière pour moi puisque quand j’étais au lycée, on la regardait tous à la maison, papa, maman, Alice et moi. Plus tard s’est agrégé Guillaume 1er qui adorait. Je l’ai ensuite regardée avec Arnaud et Guillaume II. Et seule. Je me souviens de mon premier urgence seule, j’étais triste : le lendemain, je commençais la fac et je pensais au reste de ma famille qui regardait ça collégialement. Et moi, toute seule dans mon coin. En plus, Urgences, maintenant, c’est chiant. J’ai même plus le beau George Clooney pour faire passer mon cafard, j’ai plus qu’à aller me coucher.
Des fois, le dimanche, c’est repas de famille : ça égaie, mais c’est pire au niveau « sentiment qu’on n’a pas vu passer le week-end ». On apérote (hop, une coupette de champagne), on déjeune mais pas qu’un peu : entrée, deuxième entrée, des fois, plat, fromage, dessert, re-champagne, café. Comme aujourd’hui, un peu. Ma mamie et ma tatie sont venues, nous avons mangé joyeusement et pendant le café, alors que ma sœur et mon père avaient fui, ma grand-mère, pompette, raconte à quel point ma mère était une vilaine peste petite et ses sœurs, guère mieux. Moi, je
suis pleine à craquer et le champagne fait des bulles dans mes yeux. Ca pique, la meilleure façon de les soulager, c’est de les fermer. Oui, d’ordinaire, moi, le dimanche, à midi, je dors, je ne mange pas. Donc le repas s’éternise, ma tête s’appesantit et le temps qu’on finisse, qu’on débarrasse et tout ça, c’est 17 heures. Qu’as-tu fait de ton dimanche ? Bah, j’ai mangé.
J’aime pas le dimanche. En plus, dans ma famille, ils décèdent toujours un dimanche. Mon grand-père (je n’étais pas née), mon autre grand-père, mon oncle, ma tante… Ils ont tous trépassé un dimanche, c’est comme ça. Quand le téléphone sonne un dimanche et que mon père n’est pas de garde (ce qui arrive relativement rarement, il faut l’avouer), ma mère a un peu peur. Je me souviens la dernière fois que quelqu’un est mort dans ma famille : un dimanche ensoleillé, tout va bien, on déjeune tranquillement à trois (ma sœur étant à Londres) quand le coup de fil retentit. On abandonne tout sur place et, depuis, on n’a jamais plus mangé de poisson aux petits légumes.
Le dimanche, c’est aussi le jour où je me sens sale. Comme je sors pas, je fais le minimum d’effort : en jogging, un coup de brosse histoire d’éviter les nœuds et pas de maquillage (pourquoi faire ? Séduire George Clooney à travers la télé ?). Je traîne, je glande et le soir, je me sens cra-cra. Alors que je n’ai rien fait de physique ou salissant (parce que quand je le
fais, je me lave, du coup). C’est juste parce que je suis en négligée et que je ne suis pas si habituée que ça à ne pas être parée. Et qu’en plus, j’aime même pas ça, être en jogging parce que ça fait sac à patates et je me sens moche.
Un nouveau dimanche se termine. Cette semaine, j’ai eu une hypothétique proposition de stage (à suivre), j’ai appelé un beau garçon et papoté une heure avec lui, j’ai eu une idée fantastique, j’ai eu des cadeaux d’anniversaire tout plein. Mais les gens m’ont pris une taille (voire deux pour certains vêtements) en trop sur les fringues (pas vexant du tout), j’ai bouffé comme dix en culpabilisant parce que si on me prend des tailles en trop sur les fringues, c’est que je dois ressembler à une baleine. Brad est toujours avec Angelina (oui, ma mère lit Voici donc j’ai pu le
constater), Kenya roupille au lieu de faire la vaisselle et j’ai fait un rêve cette nuit qui m’a rendue tristoune et perplexe pour la journée.
Foutu dimanche !
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Etes-vous né à la bonne saison ?

En tant que vingtenaire, je dois trouver la réponse à mes questions dans la folle gamme des journaux féminins, même si la plupart s’adressent soit aux adolescentes, soit aux trentenaires. Une fois de plus, les vingtenaires, étudiantes fauchées ou smicardes qui ne peuvent se payer le jean à 100 euros et qui ont déjà perdu leur virginité (enfin, pour la plupart) n’ont qu’à se débrouiller toute seule.
 
Les journaux féminins ont parfois le don de répondre aussi aux questions qu’on ne se pose pas, mais alors pas du tout. Le mois dernier, j’attendais le train à la gare (oui, je suis une rebelle, j’attends le train à la gare, moi) et je vois d’immenses affiches pour un journal féminin, je ne sais plus lequel (Marie-Claire ou l’étrangement nommé Question de Femmes). Et là, une question essentielle barre la une de ce titre : êtes-vous née à la bonne saison ? Ah, enfin, je vais savoir ! 25 ans que j’attendais que l’on me le révèle : suis-je née à la bonne saison, bon Dieu ? Non, en réalité, je me suis jamais posée la question. Du coup, en attendant mon train, j’ai développé le thème dans ma tête, sans pour autant acheter le magazine, faut pas déconner non plus.
 
Déjà, je me demande quelle est la journaliste droguée qui a eu cette idée. Imaginons un peu la conférence de rédaction qui a pu permettre à une telle interrogation existentielle d’occuper quelques pages dans ce magazine. J’imagine un lundi matin, l’équipe arrive.
« Ahlala, la fête chez Aline était terrible, samedi soir !
– M’en parle pas, j’ai pas encore décuvé !
– Bah, moi non plus ! »
Tandis que nos amies journalistes essaient de diluer leur gueule de bois dans le café, voici la rédactrice en chef qui arrive. Rédac’ en chef, ce n’est pas facile tous les jours : on écoute les idées des journalistes et on tranche. Des fois, on en a, on les soumets, mais le peu de rédac’ chefs que j’ai croisés se foulaient assez peu l’imagination, soyons honnête. Donc voici notre rédactrice en chef qui arrive, pas forcément plus en forme que les autres puisqu’elle était invitée à un super brunch mondain la veille. Oui, elle s’est rendue compte qu’un demi-croissant, ça n’éponge pas quatre coupes de champagnes. Donc elle s’assoit, elle grogne un bonjour.
« Bon, vous avez des idées pour l’été ? »
Un ange, une mouche, un train, un avion, 46 voitures, 3 bus de la RATP et 17 rames de métro passent.
« Bon alors ?
– Heu… Ben… Moi, j’ai pas pu réfléchir ce week-end, ma sœur a accouché et…
– On n’a pas idée d’avoir un gosse à c’te saison !
– Et si on faisait un dossier : « êtes-vous née la bonne saison ? » avec des astrologues et tout ?
– Putain, ça, c’est une idée, cocotte ! Un truc que les autres magazines ne feront pas ! »
 
Pour les lecteurs masculins, il est vrai qu’en été, les magazines féminins ne sont pas franchement variés (le reste de l’année non plus, remarquez). Vous avez au choix :
« cet été, baisez, mais baisez protégée », « cet été, baisez, mais baisez bronzée », « belle en maillot ! Vous avez un gros cul ? J. Lo aussi ! »,
« vous vous êtes faite piquer par une méduse ? Pissez-vous dessus ! ». Bon, la critique est facile, il n’empêche que je ne rate pas un numéro de Cosmo car il y a également des articles qui changent un peu de ces marronniers incontournables (et donc insupportables ?). En fait, lecteur, pour être honnête, la lecture de Cosmo m’inspire nombre d’articles (que je n’écris pas, la plupart du temps).
 
Donc la vocation d’un magazine féminin est, à la base, de répondre à nos questions. Et bien ce magazine-là, il répond aux questions que je ne me pose pas ! Et le pire, c’est que, sur mon quai, alors que je recrachais la fumée de ma cigarette, voilà que je me mets à réfléchir à la question !
 
Suis-je née à la bonne saison ? Ben, oui, ma foi. Bon, sautons toutes les considérations astrologiques de base, aucun signe n’est réellement à éviter. Personnellement, il y a deux, trois signes que je n’aime pas mais c’est personnel. Bon, déjà, selon l’astrologie, on a des affinités en fonction de notre signe : je m’entends particulièrement bien avec les signes de feu, les Balances, je suis attirée par les Taureaux, j’apprécie moyennement les Cancer, les Vierges me prennent souvent la tête et les Verseaux ne me réussissent pas du tout. Ceci étant, j’ai les mêmes constations par rapport aux prénoms, certaines personnes portant des prénoms honnis auront du mal à trouver grâce à mes yeux. Et le pire c’est que j’ai un copain qui déteste EXACTEMENT les mêmes prénoms que moi, comme quoi…
 
Donc, pourquoi affirme-je que je suis née à la bonne saison ? D’abord, pensons à ma chère et tendre génitrice. Je suis un bébé du printemps, ce qui veut dire que ma mère a tout juste commencé sa grossesse en été et n’a pas dû subir les grosses chaleurs alors qu’elle était sur le point d’accoucher. Pour ça, par exemple, mon ex est né à la mauvaise saison : début septembre 1976, soit juste après la grosse canicule, je plains sa pauvre mère (ce qui expliquerait aussi pourquoi il est fils unique…). Donc de ce point de vue-là, les enfants nés entre février et juin sont nés à la bonne saison. Les autres non, leur mère a été enceinte, et surtout grosse, l’été !
 
Bon, suite à cette première réflexion hautement intellectuelle, je décide de faire entrer un nouveau facteur : le jour anniversaire ! Oui, les enfants, quand c’est jeune, ça aime fêter son anniversaire avec ses petits camarades. Donc, ceux nés en juillet et en août sont définitivement mal nés : je me souviens de mes petits camarades d’été qui râlaient car personne ne venait à leur anniversaire, vu que tout le monde était parti en vacances. Pour ma part, tout dépendait des années : je suis née le jour de Pâques donc, parfois, mon anniversaire tombe pendant les vacances scolaires, ce qui n’était pas dramatique en soi : au plus tard 15 jours après, je pouvais organiser mon truc. De toute façon, vu qu’il pleut toujours des cordes à mon anniversaire, je pense que je vais arrêter de le fêter.
 
Bon, pour ma part, je suis née à la bonne saison mais pas un bon jour : un dimanche, de Pâques, de surcroît. Mais encore, j’ai eu la décence de naître en plein après-midi (certes, ça faisait 15 jours que ma mère allait à l’hôpital tous les soirs pour accoucher…) alors que ma chère sœur est née non seulement un dimanche mais à 3h du matin !
 
Voilà, après 10 minutes de réflexion sur mon quai de gare et une cigarette consumée, je suis arrivée à la conclusion que :
– oui, je suis née à la bonne saison
– on a rarement traité un sujet aussi con.  Non mais imaginez la demoiselle fragile née en janvier qui lit que les gens nés en hiver sont des psychopathes ! Elle fait quoi dans ce cas-là ? Elle va porter plainte contre sa mère de pas l’avoir conçue au bon moment ?
 
Je suis montée dans mon train sans acheter cette merveille de journalisme, je ne saurai donc jamais si, selon ce journal, je suis née à la bonne saison ou pas. En même temps, qu’est-ce que je m’en fiche !
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