Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

murene_guadeloupe

murene_guadeloupe_2

serpent_mer_guadeloupe lion_fish_guadeloupe

 

  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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Un week-end si parfait

J’aime à observer la vie dans ses cycles, ses rebondissements et ses circonvolutions. Je suis la pro du cycle Kitchin readapté à la vie privée, je traque les fins de marasmes, les débuts glorieux d’une belle période ou l’accumulation de détails qui annoncent une période de lose. Sauf que parfois, alors que tu te sens plutôt en lose, voilà un week-end si parfait qui tend à te pousser très haut, jusqu’à la période glorieuse.

Faut dire que les éléments étaient réunis. D’abord on était en Bretagne, région que j’aime de façon instinctive. Rapport à mes origines Finistériennes ? Peut-être et justement, je redécouvrai le Finistère avec joie et émerveillement ce week-end. Puis y a la mer. Je n’ai jamais bien su si j’étais accro à la mer, à l’iode, au sable sous mes pieds mais je le dis et le répète, tous mes soucis et chagrins sont dissolvables dans l’eau de mer. Même si en l’occurrence, je n’y ai mis que les pieds et ça m’a suffi. Il a même fait un temps radieux jeudi, j’ai réussi à me ramasser un coup de soleil. En fait, la seule chose que je n’aime pas en Bretagne, c’est l’humidité.

Et puis il y avait des gens que j’aime. Lena et son mari, les copines « plouf » avec qui on a parlé cul à peu près tout le temps (et transit aussi et un petit peu plongée). Des fous rires jusqu’aux larmes, du champagne, de bons moments, le plaisir d’être ensemble, tout simplement.

Et puis quelques anecdotes aussi comme lors du premier déjeuner. Je suis assise à côté d’un garçon dont je ne connais que le prénom, on discute en bande quand je me lance dans une folle histoire à base de « j’étais en cours de physique et j’écoutais pas, comme d’hab, quoi… » »Ah ben bravo, je suis prof de physique ! » »Hihihi, c’est une blague ? » »Non… » Ah oui ok, je vais aller voir sous la table si j’y suis hein… Surtout que le lendemain, j’ai voulu me rattraper donc sur le ton de la blague, je sors « Non, mais je suis pas si nulle que ça en physique, on peut parler d’ohm si tu veux… » Oui, ok, la prochaine fois, je dirai ampère ! C’est triste que mes meilleures vannes ne soient toujours qu’accidentelles.

On a aussi eu la blague sur la rivière. L’immense propriété familiale est traversée par une « rivière » que je qualifierai pour ma part de ru. Le premier soir, le futur marié prend la parole pour nous donner quelques consignes pour le lendemain à base d’heure de départ pour la mairie, et « attention aux enfants rapport à la route ». Discours accueilli avec enthousiasme et là sa mère grimpe sur une chaise « Oui, je vous en conjure, faites attention aux enfants car la route et la rivière sont très dangereuses, ce serait vraiment trop triste que la fête soit gâchée… » Gros blanc, rattrapé par le futur marié « Heu mais si on, il reste des fraises ! », « Oueeeeeee ! ». Du coup, on a passé le week-end à se dire « t’approche pas de la rivière, ce serait trop dommage ! »

Sinon, j’ai exécuté pour la première fois de ma vie des bouquets de fleurs, on a construit deux barnums avec l’équipe des ploufs sans s’engueuler une seule fois, on a super bien géré la douche et les toilettes aussi (on était 7 ploufs dans la même maison ainsi que la famille propriétaire soit 11 en tout). Bref, je retrouvais un peu la même énergie de nos week-end plongée mais en plus fort encore puisqu’on ne venait pas se cailler les fesses dans une eau à 13° mais célébrer l’amour. Amour avec un grand A devrais-je écrire. Une énergie folle, puissante, constructrice.

Alors forcément, quand vient le moment de se quitter après 4 jours ensemble, y a du cafard et du pincement au cœur. Cendrillon a la gueule de bois, disais-je l’an dernier. On sait qu’on se reverra mais ce sera pour d’autres occasions, moins fortes. Alors tu te mets presque à espérer de partir vite histoire de ne pas te faire attraper par la langueur de cette journée d’après où nous errons, groggy, à la recherche de la moindre miette à attraper en plus. Belle allégorie de la vie, on aimerait que les belles choses ne terminent jamais ou se terminent vite histoire de ne pas trop verser dans la mélancolie.

Ce week-end, j’ai fait le plein d’énergies positives, je suis prête à relever le gant cette semaine et me battre telle une lionne. Paris, attention, la Nina 2.012 en mode iodé débarque !

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La Thaïlande, c’est pur sucre

Hého, je continue ma liste de trucs notés sur la Thaïlande (trucs que j’ai vus, je raconte mes vacances, je fais pas un reportage sur la Thaïlande)

– Les Thaïlandais aiment les choses très sucrées. Ils ne mangent pas de desserts mais ils ont beaucoup de boissons très sucrées, assez chimiques, de glaces du même acabit, il y a des bakeries dans d’immenses centres commerciaux. Autant vous dire qu’à un moment, tu satures. Et la version “diet” du coca, ça leur parle pas trop. Comme quand j’ai demandé à la cafétéria du centre commercial immense “do you have diet coke?” et que le mec m’a regardé comme si je lui avais demandé s’il avait vu des extraterrestres ce matin “No !”. Heu, ben pardon…

– Du coup, ils ont un anglais pas tout à fait comme nous. En fait, j’avoue que j’ai pas toujours tout compris (alors que je parle anglais assez aisément grâce à ma formation de l’an dernier, hein…). Et j’ai un réflexe très con de répondre “yes” quand je comprends pas. Exemple à l’aller dans l’avion : Moi : “I want a diet coke please” “blablablabla” “heu…yes!”. J’ai donc hérité d’un gin tonic (normal !). La même le dernier jour à Phuket, je demande un diet coke (la vie ne m’apprend rien), elle me le sert, je bois et…beurk. Je donne mon verre à mon voisin pour vérifier : “Ah oui, c’est un whisky coca en fait”. Je le finis et demande “water please”. Et là, la meuf me répond : “with whisky ?”. Je pense que les Thaïlandais me prennent pour une alcoolique.


– J’ai testé pour vous le massage thaï. En fait, je suis pas hyper calée en massage, je ne savais pas à quoi m’attendre et le massage thaï, c’est physique. C’est à dire qu’à côté, tous les osthéo et chiropracteurs vous font des petites papouilles. Disons que j’avais la sensation de n’être qu’un noeud et qu’elle devait BIEN malaxer pour les défaire. Et au moment où elle m’a tordue dans tous les sens, j’ai remercié mon hyperlaxie. Ah et petit effet kiss kool : j’avais un beau coup de soleil dans le dos. Le massage m’a limite donné envie de pleurer. Tout comme le moment où elle m’a tiré les orteils un à un. Mais après, tu te sens bien (si si).

– Dans ma grande fascination de tout ce qui évoque le communisme (faudra vraiment un jour que je comprenne d’où ça vient, j’ai dû être Bolchevik dans une vie antérieure), j’ai été intriguée par tous les portraits du roi Rama IX affichés sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un batîment officiel, temple bouddhiste… Pour la faire très courte sur la politique thaïlandaise, il s’agit d’une Monarchie constitutionnelle avec le roi Rama IX, au pouvoir depuis 1946… Mais c’est dans la partie “constitutionnelle” que ça s’agite méchamment avec un putsch de l’armée en 2006… Mais voilà, moi, ce que je retiens, ce sont ces portraits du Roi un peu partout.

– Retour sur la circulation thaïlandaise avec les fameux tuk tuk, ces espèces de taxis mobylette. Bon, à Phuket et surtout Patong, on perd un peu le côté mobylette vus qu’ils ont 4 roues, c’est du tuk tuk de luxe. Donc on peut s’asseoir entre 6 et 8 dedans (sans compter le chauffeur), c’est un peu le truc folklorique, un peu comme le petit train par chez nous sauf qu’il va là où on lui dit. Ou du moins, il essaie parce que bon, les cartes routières, ça leur parle pas des masses et nous voilà repartis vers l’hôtel sur la baie de Chalong avec en guide pour retrouver l’hôtel… moi. La fille qui a le moins le sens de l’orientation du monde. Et bien, incroyable, je l’ai retrouvé. Je suis fière de moi. Mais pendant le trajet, on s’est demandés quelques fois si on devrait pas en descendre pour qu’il arrive à atteindre le haut de la côte. Ce fut plein de suspense. Et je ne vous parle pas de tous les néons et des grosses baffles qui nous diffusaient de la bonne dance, la même que chez nous. Et les Black Eyed Peas à fond dans ton oreille, c’est encore pire que d’habitude.

– Les Thaïlandais ont un grans sens du kitsch, leur déco est… chargée. Tout ça ne fut pas bien Feng shui… On se croirait presque chez moi.

Demain ou un autre jour, je vous parlerai des Iles Similan, de la plongée et de Patong.

PS :La plupart des photos sont sans rapport mais elles me plaisent bien donc voilà. Genre le bus que j’ai mis pour illustrer les tuk tuk, c’est un bus, donc.

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Où trouver l’homme ? Episode 18 : sur un bateau

[Je rappelle à mon aimable lectorat qui tomberait ici pour la première fois et ceux frappés d’amnésie que toute cette histoire n’est que
fictive. En vrai, je monte pas sur les bateaux hormis les péniches… Et encore, ça fait un bail]


A la recherche du prince charmant

Bon, force est de constater que la plage, c’est un plan moisi : il faut attaquer vite sinon, on ne retrouve jamais sa cible et vu que j’ai tendance à roupiller dès que je m’étale au soleil, non seulement je ne repère personne mais en plus, j’ai des coups de soleil partout [message de prévention : pour la jeunesse de votre peau et pour éviter les cancers de la peau, ne faites pas comme notre dragueuse loseuse, ne vous endormez pas au soleil]. Une fois les coups de soleil apaisés grâce à mon amie la biaffine, je retrouve une copine en villégiature au même endroit que moi et voilà qu’elle me propose un super plan : une soirée sur un yacht au large. Oh ouah !

[générique : la croisière s’amuse. Love, exciting and new, come aboard, we’re expecting youuuuuuuu…]

Me voici donc sur le yacht dans une robe riquiqui qui met en valeur mon sublime bronzage. Si, sublime grâce aux produits de beauté adéquats. Bon, je fais peut-être un peu pétasse mais en général, dans ce genre de soirée, on ne recherche pas tout à fait la distinction. Et vu que je suis bronzée 3 jours et demi par an, il faut bien que je le montre. Par ailleurs, ramener un beau marin à ma mère, ce serait sympa comme idée.

Donc me voici sur le bateau, tout sourire, je roucoule un peu à droite à gauche en buvant du champagne. C’est que la nuit n’est pas encore tombée et j’ai chaud, là. Et puis c’est fou comme je suis plus spirituelle au bout de deux coupes de champagne. Enfin, cette donnée est totalement subjective parce qu’alcoolisé, on se trouve très drôle mais une fois qu’on se remémore la soirée à jeun, on se rend compte à quel point on a été lourdingue. Peu importe, j’ai verrouillé ma cible et je lui parle en lui touchant le bras toutes les nano secondes. Plus subtile, y a pas. Apparemment, il a l’air assez réceptif… A moins qu’il n’ose pas m’abandonner de peur que je tombe à l’eau vu que je ne suis plus vraiment de première fraîcheur. Ah mais qu’il est bon ce champagne, miam !

La nuit tombe et révélation : sur l’eau, ça caille. Et je rappelle que je suis vêtue façon pétasses : sans manches et sans pantalon. Ma cible, polie, propose d’aller me chercher une veste, la sienne. Je suis trop forte, la pêche a été bonne dis donc. Le voilà qui revient et on flirte outrageusement à l’écart des autres invités. Alors que je me sens à mon optimum, je le vois loucher sur ma figure, l’air un peu inquiet : « heu…t’es toute rouge, là, ça va ? ». C’est vrai que là, tout à coup, j’ai un peu chaud. Puis tiens, en bougeant le visage, je me rends compte que ça tire un peu. Hé oui, j’ai un peu omis de me mettre de la crème solaire avant de grimper sur le bateau et la combo soleil plus reflet sur la mer, je suis carbonisée de la figure. Je lui révèle la terrible vérité et rigole un peu mais à dire vrai, j’ai l’impression que quelque chose ne fonctionne pas très bien en mon for intérieur : j’ai très chaud au visage et froid au reste du corps mais genre un froid qui semble ne jamais plus devoir partir. Ok, je crois que le soleil m’a un peu trop tapé sur la tête.

Ma nouvelle conquête semble soudain me trouver moins intéressante et n’a pas l’air fasciné par mes histoires d’insolation. Mais je souffre, je suis en train de mourir et lui, il s’en fout ? Tu parles d’un gendre idéal, ben merci. Alors que la liste de ce qui ne va pas est déjà assez longue, voilà que le champagne me monte, lui aussi à la tête. Et soudain, je me rends compte que ça tangue un peu, quand même, un yacht sur la mer. Ouhlala, nous sommes en pleine tempête, dans l’œil du cyclone, c’est le tsunami de l’apocalypse. Dans un geste précipité, je me penche par-dessus bord et évacue le champagne en urgence de la façon la moins glamour possible. En gros, je vomis.

Le reste de la soirée ? Qu’est-ce que j’en sais, moi, j’ai dormi sur une banquette à fond de cale. En tout cas, mon compagnon de soirée ne m’a pas rappelée… Etrange non ?

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Mélanine, t’es pas ma copine

Oyé, oyé ! En ce lundi 14 juillet ferié, je suppose que peu d’entre vous squattent leur écran et je dirais qu’ils ont bien raison. Moi-même, je suis sans doute ailleurs à l’heure qu’il est. Magie du net, quand on y pense, être là sans être là… Enfin, cet article léger de jour férié n’abordera pas cet aspect ésotérique de la blogosphère donc passons à l’essentiel : mon problème récurent avec le soleil.

C’est en juillet 79, sur le canapé de l’appart en bord de mer de la famille Bartoldi que je fus conçue. Je sais, c’est bizarre de savoir où on a été, à priori, conçu, surtout quand on vient de passer une semaine à poser ses fesses sur ledit canapé. Bref, au moment où la fusion entre le spermatozoïde et l’ovule s’est faite (selon une intervention divine bien sûr), le partage des gênes a eu lieu. Ca aurait pu donner à peu près ça :

« Bon alors, couleur des yeux, on a quoi ?

– Beaucoup de bleu, un peu de vert chez la mamie maternelle.

– Bon, on reste au bleu. Cheveux ?

– Châtain clair limite blond ou châtain clair plus foncé.

– Bon, on fait du châtain clair tout court, mettez une mèche blonde, tiens. Couleur de peau ?

– On a du blanc, peau très blanche du père ou peau moins blanche de la mère.

– Bof, on a déjà mis plein de couleur, on va en rester là, moi, j’en ai marre. »

Et voilà ! Depuis 28 ans, j’ai la mélanine flemmarde. Pourtant, j’ai un père catalan, une mère à moitié bretonne, j’ai une relation passionnelle avec l’eau mais non, ma peau déteste le soleil. Petite pourtant, je bronzais… Après être passée par l’étape coup de soleil qui fait mal bien sûr, mais quand même. En grandissant, ça vire au n’importe quoi. D’ailleurs, je n’avais pas réellement bronzée depuis 2004 à peu près. L’an dernier, en vacances de travailleuse (celles où j’ai légitimement le droit de ne rien faire), j’ai essayé de bronzer, je
m’étalais au soleil pour lire mais au bout de 3 jours, non seulement j’avais aucune trace du maillot (alors que je bronzais avec) mais en plus, j’avais une allergie au soleil avec de jolis plaques grattantes dans le dos.

Cette année, j’ai un bronzage qui ne ressemble à rien : blanc de blanc par endroits, rouge écarlate à d’autres avec option « je peux pas dormir dans certaines positions parce que ça fait très mal ». C’est pas comme si je me protégeais pas, en plus, mains indice 30, c’est pas encore suffisant, apparemment.  Je suis un peu déçue, quand même, moi qui me voyais déjà revenir sur Paris la mine splendide, avec cette douce couleur de caramel blond qui était la mienne quand j’étais enfant. Raté.

J’espère désormais qu’il pleuvra tout l’été comme ça, je serai pas la seule à être blanche. Je sais, c’est égoïste mais vous n’avez qu’à expliquer ça à mes foutus gênes.

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La folle vie sociale de Nina

Tiens, si je racontais un peu ma vie pour changer (mouahahahah). La semaine dernière, je suis sortie quasiment tous les soirs, ce qui fait plein de choses à raconter. Pour faire un article un tant soit peu cohérent, je vais vous le faire jour par jour. Ouais, une sorte de liste mais moins fouillis que celle du samedi. Et là, je parlerai pas de pantalon qui tombe.

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Lundi : Soirée avec Lucie, de passage sur Paris. Ca fait du bien de se retrouver face à face après quasi un an sans se voir mais c’est comme si on s’était quittées la veille. Elle n’est pas heureuse sur son île et ça me navre. De façon complètement égoïste, j’aimerais qu’elle puisse revenir vite en métropole car on pourrait se voir plus souvent. Mais surtout, elle pète les plombs là-bas et ça ne me fait pas plaisir du tout, forcément. Mais soirée très très agréable, quoi qu’il en soit.

Mardi : Soirée présentations de la Best de Vicky, c’était important. Bon, en fait, moi, je me faisais pas du tout de souci : si ça arrive que
j’apprécie pas toujours les amis de mes amis, là, quand même, j’avais pas trop de doute. Première partie de soirée : cocktail avec Summer et nous trois puis dîner à la cantine sans Summer, partie rejoindre son Kinder. Comme je le pressentais, tout s’est bien passé avec Best, délicieuse soirée.

Mercredi : Normalement, barbecue entre collègues chez Philippe mais il pleut donc non.

Jeudi : Pique nique anniversaire de Summer avec pas mal de forumeurs. On s’installe dans le jardin des Tuileries mais évidemment, il pleut. Du coup, on
se rapatrie sous les arcades du Louvre et on passe une excellente soirée. Les passants passent bien au large mais suffit de nous regarder pour voir que nous sommes bien sous tout rapport. On passe vraiment une bonne soirée, je me suis cassée à faire des brochettes de bonbons entre midi et deux au boulot (les collègues étaient un peu dégoûtés de pas y avoir droit) que j’ai trimballées
en réunion chez Big Entreprise et tout. On mange, on boit (un peu), on rigole (beaucoup). A 23h30, un type en costard et cravate rose pâle s’approche de nous « Excusez-moi de vous déranger, je ne voudrais pas vous gêner, vraiment, la sécurité du Louvre nous a appelé pour nous demander de vous faire partir. Mais je suis vraiment désolé, hein ! ». C’est pas grave, on était justement en train de plier. Mais ce petit squatt improvisé fut drôlement sympathique, même si on s’est un peu gelé. Ouais, en août, le soir, on se pèle, si c’est pas dramatique.

Dimanche (ouais, entre temps, y a rien eu. Enfin, si, mais rien de socialement intéressant) : 18h, j’ai rendez-vous avec Patapon, le chef des Ra7orboys. En fait, ils avaient fait un jeu où il y avait un tour en mini Ra7or à gagner et la personne qui avait remporté la mise m’avait donné son lot. 18h, je suis assise devant l’Eglise St Augustin où on a rendez-vous. Le ciel se couvre (décidément !). Aux premières gouttes, je me réfugie sous le porche et je fais bien, il pleut des cordes. 18h15, coup de fil de Patapon « t’es arrivée ? ». 5 mn plus tard, je vois arriver la fameuse Mini. Pour monter dedans, je traverse la rivière qui s’est formée sur la chaussée, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles
malgré mes talons de 10 cm. Bon alors le thème de la balade était « on se la pète en mini dans Paris » mais je suis plus sûre d’être dans le ton avec mes petons dans l’eau, là. Le début de la balade est plutôt épique. Il pleut et on fait beaucoup de buée dans la voiture donc on voit rien de chez rien (et non, il conduisait donc on faisait rien de sexuel, bande de pervers). Heureusement, ça finit par se lever et on peut un peu profiter de la balade. De lieux touristiques en rues plus discrètes, j’adore. Oui, faut savoir que j’adore être passagère, moi, en voiture, en moto… Ca me permet de papoter et de regarder le paysage sans trop remarquer qu’il a une conduite pour le moins couillue, Mister Patapon (non, je ne dirais pas qu’il a doublé une voiture par la droite pour se rabattre vite fait devant son nez pour éviter le bus en stationnement. Ah oups, si, je l’ai dit). Après une bonne balade, on va boire un petit café chez lui, histoire de papoter
encore un peu. Comme il est sympa, il me refile le blaireau autobronzant pour mec que j’avais réclamé. Il marche très bien, mon collègue m’a demandé où j’avais réussi à choper un coup de soleil. Huuuuuuuuum ! Comme c’est un garçon charmant, il me ramène même chez moi en mini à nouveau. Et c’est déjà 21h, ciel ! J’apprends au passage que j’habite à à peu près 15 mètres d’un autre Ra7or. Plume sur Berges est vraiment le centre du monde !

Vous allez me dire : et alors ? Et alors rien. Je passe de délicieux moments en compagnie de délicieuses personnes et ça fait du bien de dire que c’est agréable et que ma vie sociale me plaît bien. Un peu trop intense parfois mais faut en profiter tant que je suis célibataire, jeune et sans enfants. Oui, je mets un S à enfants, je vous rappelle que je suis censée en avoir 3, damned ! En ce moment, je rencontre pas mal de gens (la Best de Vicky, Spacior du forum que j’ai découvert jeudi, Patapon) et que j’adore, tout simplement.

Mais promis, je vais essayer de trouver un motif de plainte bientôt, on va croire que je me bisounoursise, sinon. Je râlerais bien après free mais en fait, le problème venait bien de la prise, ça remarche depuis que j’ai rebranché le cordon ADSL, j’avais un peu oublié ce petit détail… Blonde un jour, blonde toujours.

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La drague, c’est mal !

Par Lucas

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Chers lectrices, chers lecteurs, même si cet article sera recopié par la suite, je tiens à vous dire que je vous écris, à la plume et café à la main, sous le soleil de la terrasse exterieure de la cafèèèète de l’hosto Raymond Poincaré. Hosto d’où je vous fais un « direct » digne de Jacques Martin à l’Ecole des Fans. Ouhai, chacun ses références…

Sans déconner, je suis entouré de jolies demoiselles (en français : de « bonnes meufs ») et je suis comme tétanisé. Vous y croyez vous ?
Je n’ose même pas faire un sourire à une charmante jeune fille au visage harmonieux et au physique émoustillant. Un simple sourire sans ambition! Dingue, non ?

Avant, je me serai levé, je l’aurais salué et je lui aurais dit :
« Mademoiselle vous êtes absolument divine et vous agrémentez mon café d’une tonalité de bonheur primesautier et fugace. Merci et au revoir » .
Ouhai je sais, faut mieux m’eviter quand je suis au café… Et encore !! Y a eu pire !!

Ma parents m’ont dit que mon coma m’avait totalement deshinibé. A tel point que lors de mon reveil je draguais toutes les nanas qui passaient à moins de 5 mètres de mon lit. Je vous rappelle que j’étais alors totalement à poil. Ouhai, Lucas trop la classe !!

Bon, j’avoue que depuis je me suis bien (trop?) calmé…
Et j’en arrive à mon sujet. Oui, comme d’hab apres une intro débile de 150 lignes

Faire une virée à deux…

Comment draguer une nana sans la saouler ? (là, lectrices, lecteurs, vous devez vous sentir à l’étroit parce que je viens d’attirer 50000 lyceens prépuberes avec cette phrase)

Sans déconner, c’est une question qui m’a toujours interessée…Parce que j’ai toujours des scrupules à me lancer dans ce jeu (bah oui c’est un jeu) Une question qui m’a toujours intéressé d’abord quant à mon succès éventuel… Logique, normal, évidemment, dira le lecteur soupe au lait. Le succès donc, mais aussi la possibilité malheureuse d’emmerder GRAAAAVE la nana. Rah les pauvres nanas parfois, j’les plains. Sans déconner nous les mecs on peut être super louuurd parfois…

Mais bon…

Se montrer séduisant et charmant quand on a pas le physique de Jude Law c’est chaud ! Pour ma part, avant mon accident c’était plutôt « show ». Tres véhément, tres vindicatif, tres droit, au point que j’arrivais trrrrès souvent à m’engueuler à mort avec la nana ciblée ! Ah bah oui, on a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas ! Mais une fois sur deux j’arrivais tout de même à mes fins… Bon, d’accord, Jude Law il chope tout ce qui passe…Même la nana qui ne le kiffait pas au début…

Mais merde quoi ! Dans les films les deux qui ne peuvent pas s’encadrer au générique ils vivent plein d’aventures ensemble, ils s’engueulent dès qu’ils ont 5 minutes, ils tuent des tas de méchants, se reengueulent graaaave, manquent de mourir des tas de fois et à la fin se font des tas de bisous. Bordel ! Je conchie joyeusement les films américains. Je vais me faire MON FILM !

Pouuuur, un petit touuuur, au petit jouuuur…

Bizarrement, dans le film de ma vie quand je m’engueule avec une nana je peux toujours me brosser pour finir dans son lit par la suite. Bizzarement…
Mais la drague joueuse, alors qu’on est pas encore accroc à la nana, cette drague donc, passe t-elle necessairement par un étouffement de ses propres valeurs ?

J’ai envie de répondre « oui, tout à fait, et moi j’peux pas faire ça » pour faire style je suis un garçon integre et droit… Bah ouhai ! Mais sans déconner, je me demande si, un jour, je ne vais pas craquer. D’un autre coté c’est peut être aussi la raison pour laquelle mes tentatives de drague font souvent chou blanc (pour mes chous blancs, cf cette histoire entre autres…)

De toute façon, quand on se présente à une nana à la terasse d’un café et qu’on lui propose de lui offrir un Martini (parce que le café pour la nana, si tu l’embrasses après, bonjour l’haleine ! Eh oui il faut penser à tout.Oui, yé souis un poete) il est clair que si la nana accepte elle a bien vu que sur ton front yavait marqué « Salut, t’es bonne et ton intellect voire le mien, eh ben on s’en fout, on verra par la suite : parfois ya des « bonnes » surprises ».
Ouhai, je sais ya des mecs qui ont le front large…

Pour autant, je rêve d’une nana assez honnête et directe qui, au bout de 5 minutes de discussion, ose me dire sans aucune diplomatie (parce que de toute façon dans ce cas là nous les mecs on ne mérite pas que la nana prenne des gants), cette réplique mythique de la Cité de la Peur :

– Euh, excuse moi, on peut se tutoyer..?
– Mais ouhai bien sûr, vas y !
– Bon. T’es lourd.

Mais retournons à notre terrasse…

J’ai attrapé un coup de soleil…

Voyez-vous, lectrices, lecteurs, perso, quand je flashe sur une nana, je commence toujours par des questions basiques ( Tu aimes Yves Duteil ?, Quess tu vas nous chanter, il est assis où ton papa…) Bon OK, parfois je suis beaucoup plus direct….

Mais sans déconner, inciter l’autre à débusquer en nous ce qui fait tout notre charme, voire développer en elle un intérêt ou une curiosité tels qu’on en arrive à une discussion à bâtons rompus et qu’on se quitte avec encore plein de choses à échanger…
Eh bah c’est pas tous les jours qu’ça arrive !!
Et pour autant ce serait une démarche certes moins joueuse mais dix fois plus sereine et honnête !

J’ai même envie de dire que pour faire comprendre à la nana à quel point on est un type intelligent, merveilleux, droit, honnête, réglo, attentif, à l’écoute, câlin, etc, eh bah vas y paye ta mission ! Je suis sûr que ces demoiselles ont un avis sur la question !!

Bon j’avoue.. Cet article vient sur les Vingtenaires parce que je veux écrire les aventures de Martin, une héros comme Martine à qui il arrive plein d’aventures : « Martin va à sa première boom », « Martin veut choper d’la meuf », « Martin veut sexer », « Martin s’prend un vent ». Chais pas pourquoi, j’sens que je vais faire un tabac…

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La liste de la fille un peu totalement paradoxale

– Durex m’a choisie pour être testeuse, je vais donc recevoir une capote pour tester. Moi, c’est rare que je n’utilise qu’une capote avec un mec. Mais d’un autre côté, comme je n’ai aucune confiance en l’homme en ce moment, elle servira carrément pas, la capote. Ou alors au pire du pire, je la testerai avec Jack.

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– J’ai trouvé une futur colocataire. Après discussion, notre appart devra : avoir du plancher parce que le lino, c’est froid sous les pieds et puis c’est moche et la moquette, c’est salissant. On veut 3 pièces dont deux chambres, une terrasse, au dernier étage avec ascenseur, haut de plafond. Un parking, ça nous arrangerait aussi et puis si ça pouvait être du côté St Lazare-Opéra, ce serait très cool. Le tout pour 1200 euros ou moins TTC. Et la baignoire, ça nous ferait plaisir. On n’a aucune exigence quant aux moulures au plafond.

– Jeudi, je suis retournée à la piscine, j’ai nagé 1km750. Faudrait que j’arrive aux 2 km mais il faudra que j’arrive plus tôt car là, j’ai fini à 13h40 (soit une séance d’une heure) pour éviter de me prendre les connasses de l’aquagym mais je me les suis prises quand même (conasses parce que 10 mn avant le début du cours, elles envahissent le bassin et c’est impossible de faire ses longueurs).

– Mardi, je suis allée au parc avec un mec, le parc de St Cloud que je connaissais pas, c’était vraiment bien, quelle détente ! On s’est promené, on a pris un verre (ou tenté de, ce fut épique ça aussi), on s’est posés dans l’herbe, face au soleil, avec un petit pét. Vive le 1er mai.

– Ce qui est bien avec les lunettes de plongée, c’est qu’on peut mater les mecs sous l’eau et la natation en rend certain vraiment très canon. Miam. Par contre, le vieux en maillot blanc lâche et limite transparent, non. Mais ces corps, ces corps…

– A ma piscine, les Asiatiques ne savent pas nager. Mais ils essaient. Beaucoup. D’ailleurs je trouve qu’on devrait faire des couloirs selon la vitesse et le type de nage, histoire qu’on se gêne pas. Et je trouve que ce serait top que j’en ai un que pour moi.

– J’aimerais savoir comment j’ai réussi à choper un coup de soleil sur la tronche en prenant un verre à Beaubourg jeudi soir à 19h.

– J’aime bien l’orage mais je l’aime encore mieux quand j’ai un amoureux. Mais avec ma lose avec les mecs, je sens que c’est pas demain que je vais en avoir un.

– Un jour, Kenya comprendra que tant que je suis pas en station debout, faut pas foutre le souk. Ou pas.

– Je crois que mes collègues sont des compétition addicts. Quand ils jouent pas aux fléchettes, ils font de l’athlétisme sur console, je sais pas laquelle.

– Je me plains des connards que je croise mais j’ai vu un beau spécimen à la télé, aussi, l’autre jour, sur Total in love. Un mec genre fils à papa étudiant en école de commerce qui se la joue trop beau gosse. Genre la beauté est proportionnelle au poids de gel que tu mets sur tes (pauvres) cheveux. Le mec, il a carrément deux numéros de téléphone, le vrai et un faux où quand tu appelles, tu tombes sur un « bonjour, je suis Pierre-Yves, si je t’ai donné ce numéro, c’est que je ne compte pas poursuivre la relation avec toi », un truc du genre. Ca m’étonne que le bouffon de la semaine dernière, celui qui m’a dit « mais bien sûr qu’on reste en contact » juste avant de m’effacer de MSN m’ait pas fait le coup.

– Xavier Desmoulins, il a une voix, mmmmmmm… Il me fout en transe.

Donc, en résumé de la semaine : j’aime plus les mecs. Mais en fait si. Fais chier. Sinon, le boulot, j’en ai pas parlé mais ça va bien, hein.

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Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?
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La pudeur

Avant, au jardin d’Eden, Adam et Eve vivaient nus et vivaient bien. Puis en mangeant le fruit de la connaissance, les voilà gênés de leur nudité et ils se couvrent de belles feuilles de vigne (pas très couvrante ou Adam était mal équipé). Et voilà, les hommes se couvrent. Je n’ai jamais fait d’histoire des vêtements mais d’après ce que je sais, les hommes et femmes se sont rapidement confectionnés des habits pour se couvrir : la nudité serait-elle taboue dès la Préhistoire ?
 

Retour en arrière, j’ai 10 ans, par là, ma cousine vient dormir à la maison. Pour dormir, j’ai mis un T-shirt qui s’arrête au nombril, donc je suis cul nu et je galope dans cette tenue. Mon père me réprimande : « Tu pourrais pas avoir un peu de pudeur ! » De quoi ? C’est quoi ce mot moche ? Et oui, comme toutes les gosses, j’ai la pudeur d’un ver de terre mais à l’adolescence, voilà que je me couvre des pieds à la tête. Dans ma famille, nous sommes quatre : ma mère qui se balade à poil tout l’été et les trois autres, toujours pudiquement couverts. Ma mère est née à la campagne et ne s’est jamais embarrassée de vêtements superflus, j’ai entendu parler de la fois où elle arrivée vêtue de seules bottes en caoutchouc de son père (bon qui lui arrivaient aux hanches, certes) et qui se présente aux collègues de mon grand-père, toute fière : « bonjour, je m’appelle biiiiip biiiiip et je suis la digne fille de mon père ! ». Ben, j’aurais bien aimé voir la scène, quand même ! Petite, ma sœur avait un problème de culotte : elle les enlevait dans la voiture quand mon papa nous amenait à l’école, ce qui valut à mes parents une convocation par la maîtresse. Hé oui, une petite fille qui s’habille en robes (parce que les pantalons, c’est que pour les garçons !) et qui passe sa vie à faire le cochon pendu sans culottes… Hum ! Pourtant, y a pas plus pudique que ma sœur aujourd’hui, je ne l’ai plus vue nue depuis ses 10 ans… et c’est réciproque, d’ailleurs.

 

La pudeur est quelque chose d’assez curieux, selon moi. Enfants, on adore se balader culs nus, adultes, on en montre le moins possible (quoi que ça dépend). Suis-je pudique ? Oui, assurément. Je mets parfois des tenues un peu osées avec des dépoitrinés d’anthologie mais j’aurais du mal à aller dans un camp naturiste. Pourtant, des fois,il m’arrive de traverser mon appartement à poil juste avant d’aller me doucher alors que je n’ai pas fermé mes volets et que je vis au rez-de-chaussée côté rue. Avec mes amis, je me mets pas à poil, aucun n’a vu mes fesses ou mes seins (ou alors par accident), sans doute parce que je n’ai pas d’impulsions exhibitionnistes. La seule fois où Gauthier a vu mes seins, c’est quand j’avais mis un maillot deux pièces triangle et qu’il m’avait jetée dans la piscine. Quand je suis ressortie, j’avais le maillot sur la tête… Oui parce que les maillots triangle, c’est bien juste pour bronzer, pour le reste, faut oublier.

 

A propos de maillot, je n’aime pas bronzer seins nus. Par pudeur mais aussi parce que si je me prends un coup de soleil là (je prends des coups de soleil partout où je ne suis pas couverte, une catastrophe), je vais vraiment morfler. Déjà, la dernière fois où je suis allée à la plage, je n’ai pas pu m’asseoir pendant trois jours (malgré le port du maillot) donc le naturisme, c’est trop dangereux pour moi. Et puis, tous ces corps exposés, ça doit blaser, quand même. Déjà, errer dans des vestiaires avec une quarantaine de rugbymen nus, je les voyais plus alors dans un camp de naturistes, pfffff ! Et qu’en est-il du plaisir de l’effeuillage. Quelque part (c’est horrible ce que je vais dire, mais je le fais quand même), j’adore le premier effeuillage, découvrir petit à petit le corps de mon futur amant, en particulier son pénis. Oui, il faut dire ce qui est !

 

L’effeuillage, justement. Je me souviens, à l’époque où j’étais vierge et totalement complexée par mon corps (à tort ou à raison selon les moments de ma vie), paraître nue devant un homme m’effrayait au plus haut point, je ne voyais pas comment j’arriverais à me désaper autrement que dans le noir. Finalement, j’ai perdu ma virginité en pleine lumière, l’excitation m’ayant fait oublier mes complexes. Parce que finalement, avec mes amants, je retrouve mon impudeur naturelle : je n’aime pas faire l’amour dans le noir, je me fiche qu’il voit ma cellulite en pleine levrette. En même temps, un mec qui remarque ça, c’est qu’il n’est pas trop dans l’ambiance, il me semble. Une fois la première brouette consommée, je dors nue, je me promène nue devant lui, ça m’est égal. Après tout, il a visité mon intimité, à partir de là…

 

L’autre soir, je discutais avec un jeune homme qui était étonné de savoir que je dormais très souvent nue, seule ou accompagnée, il m’expliquait que ses copines enfilaient toujours au moins une culotte… Je trouve ça un peu curieux : s’il y a bien une personne avec qui je peux me montrer sans le moindre artifice, c’est bien avec mon copain. Y a qu’en hiver que je me couvre mais c’est plus une question de froid que de pudeur. Franchement, je ne trouve rien de plus agréable que de m’alanguir contre le corps nu de mon petit ami (ou de mon amant), on se rhabillera en sortant. En attendant, on reste nus, comme ça, si l’envie d’une brouette nous prend, on ne perd pas de temps.

 

La pudeur est vraiment un phénomène intéressant. J’adore m’habiller et porter de jolies tenues, ça doit venir de nos vieux instincts animaux, on se pare pour plaire. Et puis je me vois pas me promener à poil dans Paris. Plus on veut séduire, plus on se pare de couleurs (même si le noir, c’est d’une classe folle, j’adore), comme les oiseaux, par exemple. Mais qu’est-ce qui a poussé les premiers hommes à se couvrir d’oripeaux ? Par pudeur ou pour protéger certaines parties délicates ? Car en Egypte, par exemple, les femmes se promenaient seins nus… On se couvre et on se découvre selon les modes… Je pense qu’après l’actuelle période où on en montre le plus possible, on va revenir à une mode plus couvrante. Il est vrai que je préfère suggérer qu’exhiber mais pour autant, je ne suis pas une fanatique de la robe de bure.

 

Autre pudeur particulière chez moi : je déteste qu’on me voit dans la salle de bain. J’ai déjà parlé de la douche : avec mon petit ami, oui, sinon, on me regarde pas me laver. Je n’aime pas qu’on me regarde quand je me lave la figure ou les dents, je n’apprécie pas forcément qu’on me voit en train de me maquiller. Peut-être est-ce de la pudeur ou alors de l’égoïsme. J’aime me maquiller, c’est un moment rien qu’à moi donc qu’on me laisse tranquille. D’un autre côté, je ne trouve rien de moins sensuel que ces moments d’hygiène indispensables. C’est comme une belle maison, quelque part : c’est agréable de la regarder mais se passionnerait-on de voir une personne la nettoyer pour qu’on puisse la voir sous son meilleur jour ? Non, je crois pas. Le pire du pire : mes besoins naturels. Je suis EXTREMEMENT pudique à ce sujet. Je n’aime pas que quelqu’un, y compris mon petit ami, soit dans la même pièce que moi quand je m’abandonne à ce besoin naturel et je n’aime pas qu’on m’entende non plus (et je n’aime pas entendre, ça me gêne). Ca, ce doit être un truc de filles parce que les mecs, y en a plein qui pissent joyeusement dans la rue, par exemple. A l’époque où j’étais avec Guillaume Ier, ça le gênait pas de venir pisser à côté de moi pendant que je me maquillais, ce qui m’énervait au plus haut point : il peut pas attendre que j’ai fini ?

 

Bref, je pense ne pas être particulièrement pudique mais y a quand même quelques bornes que je m’impose. Je ne comprends pas l’intérêt de se foutre à poil au milieu d’une boîte sous les regards indifférents des mecs (scène vue dans Paris Dernière). Je ne comprends pas l’intérêt de mettre sur le net des photos de moi à poil (j’en ai pas, remarque). Je préfère garder l’essentiel pour les hommes qui partagent ma couche.

 
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