Quand j’avais des bonnes résolutions pour ce blog

En préparant mon article sur les bonnes résolutions, j’ai réalisé que j’avais consacré tout un article à ce que je comptais faire sur ce blog en 2016. Ciel, j’avais des ambitions pour ce pauvre vieux blog ? Non parce qu’on va pas se mentir, les Vingtenaires, c’est un peu mon vieux doudou qui pue : je m’en occupe pas bien, je l’oublie régulièrement sous le lit mais je n’envisage pas ma vie sans lui. Même si, contrairement à mes débuts en ces lieux, il n’a plus vraiment d’incidence dans ma vie, il me sert juste à vider du trop plein.

Bonnes résolutions, liste sur un cahier

Bon bref, qu’ambitionnais-je l’an dernier à la même heure ?

  • Ecrire des histoires, celle d’Audrey pour commencer et autres trucs… Bide, bide, bide, j’ai pas écrit une ligne. Je pense reprendre Audrey mais pas ici, en fait. Pas très clair dans ma tête mais clairement, ça ne colle pas avec ce que le blog est aujourd’hui donc soit j’en fais un blog à part, soit j’en fais autre chose. Idem pour les autres histoires. En fait, j’ai envie d’écrire des histoires mais je trouve qu’ici, c’est pas le lieu. Je vais peut-être créer un blog “d’écrivaine” à part entière. On verra.
  • Les séries : aka la guide du savoir vivre du plan cul. Et ben gros bide aussi. Je sais pas, je ne trouve plus grand chose à dire sur le sujet ou plutôt, je n’en ai pas forcément envie. En fait, j’avais lancé cette série juste pour une histoire de vieille culotte que je voulais écrire (en somme : est-ce qu’on peut mettre une vieille culotte quand on reçoit son plan cul) mais pfffff… Donc je pense que cette série ne revivra que si une de mes potes se lance dans un plan cul, que je lui donne des conseils et que je me dise “et mais ça ferait un bon article, ça !”.
  • Guide de défense à destination des gauchistes : je ne me souvenais même pas avoir envisagé ça… Mais c’est assez cool comme idée, en fait (la fille qui s’envoie des fleurs toute seule). Je vais m’y pencher même si ça prend un peu plus de temps mais ça me permettra de débuter mon voyage au pays des idées.
  • la mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : ah, ça, je dois reprendre, c’est presque mon coeur de métier, en plus.
  • la chômagie : je ne me souvenais pas du tout avoir prévu de réécrire là dessus…
  • Culture : j’ai toujours 10 livres de retard à chroniquer, je ne vois toujours pas trop de films mais faudrait que je vous parle séries par contre. Et Youtube, aussi, ma télé à moi.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : ah, ça, je tiens… ok sur la fin de l’année mais on s’en fout, à l’heure du bilan, ça marche.
carnet de note pour roman

La photo la plus méta du blog avec l’article que vous êtes en train de lire dessus

Et du coup, en 2017… Je compartimente. Ici, on garde ma vie pour ce que j’en raconte, mes coups de sang, mes histoires de réseaux sociaux et de guide de défense du gauchiste, là, la culture et l’écriture. Et je dégage sur un autre blog la vie de Nina et son voyage intérieur, ça s’appellera “Nina feels good” (ça fait juste 3 mois que j’en parle) et je parlerai sport, cuisine et trucs que je teste ou découvre. Avec peut-être des petits résonances par ici, je dis pas, mais j’ai un peu envie de partager mes expérimentations.

Femme scientifique tient une pipette avec une plante à l'intérieur

Bref en 2017… Je continue à jouer avec mon doudou.

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Dies irae

Par Lucas
C’était il y a quelques années, à Paris X Nanterre. J’étais alors étudiant en Droit et chaque matin je garais la Lucasmobile devant le bâtiment F. S’en suivait alors un petit rituel, nonchalant. J’attendais mon ami Walter et nous allions nous chercher un p’tit café avant de nous poser sur les marches, devant le hall. Walter s’installait à ma gauche pour rouler sa clope avant que le vent me balance toutes les volutes de fumée dans la tête. A vrai dire, je ne m’en plaignais pas : j’adorais ce mélange matinal ; ces odeurs de café, de poussière et d’Amsterdamer. Pour rien au monde je n’aurais changé de place.
 

Mais un matin, Walter n’est pas venu et j’ai donc pris mon café à l’intérieur, en solo, à la cafète. Normalement, je n’aurais jamais dû me trouver là.

 

A une table mitoyenne, il y avait une chargée de TD que je connaissais de vue. Une femme discrète, un brin timide, presque transparente : de celle qu’on croise dans les couloirs sans trop prêter attention. Pour autant, la rumeur disait d’elle qu’elle était très bien comme prof. La rumeur… A cet instant précis c’est tout ce que je savais d’elle.

 
Et puis Monsieur Donadini est arrivé.
Furieux.
Dès le matin.

Monsieur le Professeur Donadini, un homme connu pour ses coups de sang et son orgueil. Maître de conférence, responsable d’un DEA, d’un département de recherche et, donc, accessoirement, des thesardes chargées de TD égarées à la cafete le matin.

 
La scène a duré moins d’une minute.
 

Violent, âpre, véhément, Donadini a commencé à s’acharner sur la demoiselle en accumulant les reproches. En un rien de temps, tout le monde les regardait. La jeune femme était bouleversée, elle ne savait plus où se mettre, ni comment arrêter le feu roulant. Cherchant une échappatoire, ses yeux ne tombaient que sur des étudiants. Voire même ses étudiants, qui baissaient les yeux en croisant son regard. Debout dans la tempête, face à Donadini, elle restait seule.

Elle avait honte.
 
Et moi j’ai continué à touiller mon café.
Au lieu d’aller voir Donadini et lui dire
 

Monsieur, votre comportement est inacceptable! Mademoiselle Salengro est peut-être fautive, mais à vrai dire je ne suis pas là pour en juger. Et tous les gens autour de vous non plus. Par contre, ce qui est ignoble, c’est que vous vous permettiez de l’humilier en public, de la dégrader devant tout le monde au lieu de faire ça en privé. Votre attitude est odieuse, détestable, abjecte. Je ne vous salue pas, Monsieur.

 
Mais je n’ai rien dit.
Lâchement, je suis resté à ma place.
Et j’avais honte.
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