Tu flirtes là ou… ?

Une histoire d’amour ne commence pas au premier baiser mais bien avant, à l’heure des échanges de regards complices, des effleurements volontaires, des doux flirts agrémentés de rires de gorge, jeux de cheveux et sourires en coin. Ces heures de flirt vues comme une douce période… après avoir conclu.

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Parce que le flirt, c’est quand même compliqué. D’abord, comment savoir si l’autre, en face, est en train de flirter ou s’il est naturellement affectueux, tactile, cordial voire excessivement poli. S’il me demande ce que j’aime lire/écouter/regarder, est-ce parce que ma petite personne l’intéresse ou qu’il entretient la conversation ? S’il met sa main sur mon bras quand il me fait la bise, c’est parce qu’il est tactile ou qu’il a envie de me toucher ? Etc. Etc.

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Parce que tout est question de prisme. Petite mise en situation parce que j’aime ça et vous aussi (si, si, vous le savez pas forcément mais vous aimez ça). Donc imaginons que j’ai en vue un jeune homme, Henry (comme Cavill oui parce que comme dit Loxy, je place super bien mes crushes people). Comme je suis pas tout à fait godiche, j’arrive à adresser la parole au jeune homme qui discute tranquille avec moi. Une interaction humaine tristement classique. Sauf que moi, je suis à fond les ballons donc mon décodeur amoureux s’emballe. Il se passe la main dans les cheveux ? Il me veut. Il me regarde dans les yeux ? Il me veut. Il me sourit ? Il me veut. Il termine la conversation par un “bon ben à plus”, il me sur-veut, la preuve, il dit qu’il souhaite me revoir. Alors que dans les faits, il en a peut-être juste rien à faire de moi, a passé sa main dans ses cheveux par tic, me regarde dans les yeux car je le fixe direct dans les pupilles, il sourit par par politesse. Quant au “bon ben à plus”, je m’attendais à quoi “Bon ben dégage connasse et à jamais, j’espère”.

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Simple interaction ou signe manifeste d’un intérêt ? Peut-être que Henry, il me trouve bien jolie, qu’il a passé sa main dans ses cheveux pour montrer qu’ils sont soyeux, s’est noyé dans mes grands yeux bleus, m’a adressé des sourires complices et que son “bon ben à plus” voulait bien dire “à très vite et puis tiens, on irait pas au ciné demain pour se rapprocher l’air de rien dans le noir ?”. Bref, chacun de nos gestes est-il une invitation ou un mouvement anodin sujet à interprétation ?

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Evidemment, on me dira que si on veut savoir, on n’a qu’à demander. Mais toute histoire d’amour qui se respecte comporte toujours cette zone d’incertitude, ce “je te parlais sans savoir si je t’intéressais ou pas, tu comprends…”. Et puis y a des moments où c’est pas si évident de faire le premier pas non plus. Reste donc à décoder, décoder, décoder. Comment parle-t-il aux autres filles ? Est-ce qu’il se retrouve souvent proche de moi ? Est-ce que son bavardage est poli ou réellement intéressé ?

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Heureusement, la plupart du temps, on finit par démêler le réel du fantasmé. Et au pire, on se prend un râteau mais c’est pas si grave… Des garçons avec qui minauder en se demandant s’ils flirtent ou sont juste cordiaux, ça ne manque pas.

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Le débat n’existe pas

Le saviez-vous ? Ce week-end, on vote pour élire notre futur President, youpi ! Qui dit élections dit débat. Enfin, « débat » ne me parait pas le mot puisque quels que soient les protagonistes de la discussion, ce ne sont que chicaneries, chacun restant sur ses positions. Et c’est assez normal.

Diner au McDo avec Anna après le navrant Young Adult, on commence à discuter un peu politique. Après lui avoir exposé ma théorie de « 2014-2015, virage du siècle, un grand soir se prépare », on parle de prochain élections à base de « quel que soit le candidat élu, rien ne changera fondamentalement », elle me répond « moi, j’aime pas parler politique, ça sert à rien… (d’en parler, s’entend) et je suis assez d’accord. Anna et moi ne sommes pas du même bord (oui, de mon trio de plongeuse, je suis la seule de gauche d’où sans doute le manque relatif de discussions à ce sujet. Hormis mes théories mais les théories, c’est comme les métaphores, je peux pas m’en passer). Nous avons chacune une opinion politique née de nos expériences de vie, de notre éducation, des milieux fréquentés. Jeune, j’étais dans une fac très (très) à gauche, certain choses me paraissent plus essentielles que d’autres (l’éducation est notre avenir par exemple), mes valeurs sont de gauche, c’est comme ça. Je ne connais pas le parcours d’Anna en matière de réflexion politique mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas du même bord que son opinion a moins de valeur que la mienne. Surtout qu’elle n’est pas Sarkozyste (ça, ça l’aurait éliminée de mon cercle d’amis d’office !) et est plus proche du çentre que de la droite-droite… Bref.

Nous avons donc chacune notre opinion. Tout comme la plupart des individus. Certains ont une opinion molle due à un manque de réflexion ou d’intérêt pour la chose politique et adoptera l’avis de celui qui çrie le plus fort pour avoir la paix (mais crier n’a jamais donné raison). Mais si on prend 2 individus lambda avec un avis solides, construit au fil des années, l’un de droite, l’autre de gauche, il est inutile d’espérer un débat constructif. Au mieux sera-t-il cordial mais en conclusion, chacun restera sur ses positions. On pourra avoir quelques concessions de ci de là, des consensus mous mais jamais ô grand jamais une totale conversion de l’une des parties. Dommage, çe serait drôle dans un débat tele, un candidat ou un politique qui fait unt totale volte face « Mais vous avez raison Mme Berthier. J’étais dans l’erreur depuis 30 ans, vous m’avez ouvert les yeux ! Demain, je rends la carte de mon parti et je viens m’encarter chez vous.  » Ce serait tellement génial. Malheureusement, les conversions sont souvent plus opportunistes qu’idéologiques (coucou Eric B.!).

Non, ça ne se passe pas comme ça et j’ai envie de dire « heureusement ! ». Non mais imaginez un peu le drame : vous avez une opinion construite depuis 30 ans et il suffit d’un débat pour tout détruire. Désespoir total ! Attention, je ne dis pas qu’il faille être buté, l’opinion la plus construite du monde souffre toujours de failles, d’approximation et je pense que quel que soit notre bord, y a toujours un truc qui peut nous plaire en face (mais si allez !). Il ne faut pas être stupidement buté, il faut aussi écouter l’autre et même si on n’est pas convaincu par son système de pensée, ça ne fera de mal à personne de chercher à le comprendre (car comprendre n’est pas cautionner). Le problème, c’est que l’opinion est quelque chose de profond, limite de viscéral, le débat posé est rarement possible. Déjà à mon niveau, quand je lis certains tweets de droite, j’ai envie de tâcler les personnes, surtout celle qui pensent qu‘attaquer Hollande sur sa coiffure ou sa perte de poids est un argument. Ou ceux qui pensent que Poutou est forcement stupide car ouvrier et qu’il ne connait pas la vraie vie. La vraie vie de qui, de quoi ? Mystère. Mais je ne dis rien car je ne vois juste pas l’intérêt, il n’y aura pas de débat, on en restera à des « j’ai raison, t’as tort » – « non, toi d’abord ! » pour finir dans le pire des cas aux insultes. Bof.

Les politiques, eux, c’est pire : admettre que l’adversaire a raison à la télé, c’est lui refiler un paquet de voix et en perdre pas mal vers d’autres candidats, plus solides. Non, mais c’est vrai, imaginez que vous hésitiez entre Sarko et Hollande et que l’un des deux admette que l’autre a raison, vous vous dites « ah ben même son adversaire reconnait qu’il est dans le vrai, je vote pour lui ! ». Naufrage.

Mais bon, le débat politique, ça divertit, on renoue avec la bonne vieille tradition des tribuns et ça permet de constater qui est de droite (Sarko a mis une fessée à Fabius) et qui est de gauche (Fabius a mis la fessée à Sarko) sur vos réseaux sociaux et sourire quand chacun se reproche son manque d’objectivité.

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Soyez explicites les mecs

Par PinkLady

Je sais pas si je vous ai dit mais je suis officiellement célibataire depuis un petit moment déjà, Wannabe John-John s’en est allé. Après la période de deuil obligatoire puis la période de célibat festif, me voici back dans les tracks pour tenter de trouver un nouvel amour, un wannabe K-P (dire key-pi). Comme Karl-Philip de Suède que voici :


Mais Karl-Philip, c’est unsex au possible donc Key-Pi. Parce que c’est pas tout ça mais le célibat festif, ça me prend beaucoup de temps et j’aimerais trouver mon wannabe K-P (WKP) avant les premiers frimas car un mec, c’est plus grand qu’une bouillotte. Faudrait juste qu’il soit pas trop chaud parce que WJJ, tout adorable qu’il soit devait avoir une température corporelle proche des 60° et ça me faisait un peu chaud dans mon corps. La phrase précédente ne parlait pas de sexe. Oui je sais, je critique les magazines qui nous poussent à une surconsommation sexuelle l’été pour trouver un doudou l’hiver mais je dis pas que mon envie est universelle non plus.


Bref, je veux un WKP rien qu’à moi et j’ai une liste de prétendants. Enfin, eux ne prétendent à rien (à ce que j’en sais) mais je les trouve très hiiiiiii, tu ferais tellement bien dans mon lit et autour de la table familiale. Alors du coup, telle une bachelorette occulte, je jauge mes prétendants. Sauf qu’aucune prod ne me paie de tête à tête à Venise ou New-York et ça, je trouve que ça craint un peu. Bref, je jauge et j’essaie d’interpréter les signes.

– me regarder fixement pendant 30 secondes, c’est un signe ?

– me parler de sexe en me regardant direct in the eyes, c’est un signe ou c’est juste parce que je suis en face ?

– m’envoyer des images trop lol, c’est un signe ?

– draguer une autre fille sous mes yeux, c’est pour me rendre jalouse ? (non, celui-là, je rigole… Quoique…)


Des fois tu te dis que oui et tu fais la roue en chantant Love is in the air. Puis après, tu remarques que ce long regard appuyé ne voulait peut-être rien dire, que sa taquinerie vis à vis de toi est la même qu’il utilise avec les autres filles et que, bordel, tout ça manque cruellement de clarté.


Alors j’envisage de mettre au point une love machine qui permettrait de décrypter le comportement masculin histoire de voir lequel de mes prétendants qui ne prétend à rien a follement envie de faire de moi sa princesse de Suède et lequel est juste super cordial. Ou un truc qui mesure les phéromones. Je suis pas sure que la machine va déterminer s’il veut faire de moi sa princesse ou la petite catin que l’on butine sur les bottes de foin mais après tout, la bachelorette a aussi le droit de coucher sans transformer.

Ah, j’entends que les hommes aimeraient une machine similaire pour les femmes ? Mais messieurs, j’ai déjà du mal à être cohérente dans mes comportements, comment voulez-vous que j’en fasse une machine ? Aaaaah, c’est pareil pour vous ? Bon, alors je crois que je vais faire une machine « tu veux ou tu veux pas ? ». Un gain de temps magique.

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La liste qui fucke le world

– Bon, le piercing au nez, c’est fini. Il s’était légèrement infecté et en plus, je l’ai un peu arraché par accident dans la nuit de vendredi à samedi, je pense que je ne retenterai pas l’expérience. Et l’hexomédine, c’est pas le mieux pour désinfecter, apparemment.

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– Dans la série « on s’éclate avec les bugs », cette semaine, le gros bug qui tue : « monsieur l’anim, monsieur l’anim ! Je suis ptitangekrokromignon_27 et
là, je suis sur l’administration de petitpoulpeviolet16, je comprends paaaaaaaaaaaaaaas ! ». Hé oui, les administrations se sont mélangées et donc certains en wap se connectaient sur le compte d’un autre, pouvant donc lire ses messages privés, écrire sur son blog et tout ça. Quand j’ai vu ça, j’ai frémi, ça va encore me faire une révolution. Et bé non ! Je pense que beaucoup ont aimé lire les pv des autres.

 

– Quand on cherche quelque chose, toujours le chercher là où il est censé être. Par exemple, mon papa a cherché son appareil photo deux heures dimanche… Il était dans sa boîte, bien rangé. Tout comme Vicky qui a cherché trois plombes ses télécommandes qui étaient à leur place.

 

– Cette semaine, j’ai eu droit à des perles (comme d’hab, quoi), je vous mets quelques dialogues entre moi et mes amis blogueurs. « Anim, je comprends pas pourquoi mon article est censuré. J’ai un bac L et je sais que rien n’est vulgaire dedans ! – Bonjour, malgré vos diplômes, le mot chier est bel et bien vulgaire ». « Anim, lis mes PV avec Zigouigouibogoss, il me traite ! Fais quelque chose ! – Bonjour. Non, je ne ferai rien puisque c’est vous qui commencez les insultes donc merci de respecter la cordialité de la plateforme – Hé mais je l’ai même pas insulté ! – Si, lui parler de sa « mouille crasseuse », c’est quand même une insulte ! ». Bon, après, y en a un qui me pond un roman pour me dire que la modération lui en veut mais je lis même plus alors je sais pas ce qu’il dit. Sinon citons le charmant monsieur qui m’a suggéré de « mettre mon poing dans le cul des modérateur en espérant qu’il chope des MST ». Hop, je l’ai mis en liste noire sans lui expliquer qu’une MST se chope pas par le poing.

 – Mme Bon Point est venue s’excuser de sa conduite. J’ai gagné !!!
 

– Cette semaine, mon papa était à Paris donc on est allés au resto se péter le bide (j’ai pas réussi à finir mon plat). Ma sœur me raconte une anecdote qui m’a fait marrer, je ne résiste pas à l’envie de vous la raconter. Ma maman est donc infirmière en plateau technique dans le service où mon papa travaille de temps en temps. L’autre jour, elle reçoit un monsieur « Mais c’est quel docteur qui a prescrit cet examen ? – Heu… C’est le docteur Mandibule. – Ah, c’est pas le docteur Bartoldi ? Je l’aime pas, il est nul ! » Donc ma mère prend sur elle « Non, non, c’est le docteur Mandibule. – Ah tant mieux parce que ce docteur Bartoldi, quel nul ! ». Ma mère commence à respirer fort. Et là, évidemment, mon papa
passe dans le couloir ! « Ah bon sang, sa gueule me revient pas au docteur Bartoldi, c’est un connard ! – Mais qu’est-ce qu’il vous a fait le docteur Bartoldi ? – Rien mais sa gueule me revient pas ! » Et là explosion : « Ecoutez, monsieur, votre tête ne me revient pas non plus. Moi, ça fait 30 ans que je vis avec lui et je peux vous garantir que ce n’est pas un connard. Et c’est pas parce que sa tête vous revient pas que vous devez remettre en cause ses compétences ! – Oui, pardon. N’empêche que sa tête ne me revient pas ! ».
Là, on admire ma maman qui a fini son examen sans le faire souffrir.

 

– Merde, je dois aller chercher un recommandé à la Poste. Je vois absolument pas ce que c’est (sans doute un nouveau chéquier, je ne vois pas d’autres explications) mais la Poste étant fermée quand je rentre le soir, va falloir que je me lève plus tôt pour y aller, fuck.

 

– Titfayot a fait fort ses derniers jours pour avoir son trophée du jury, genre il me lèche les bottes qu’il en peut plus. Hier, il me fait « aaaaaaaaah, j’espère avoir une belle surprise lundi [surtout que les résultats sont mardi] parce que j’ai jamais de chance au jeu… ». Donc, je lui ai fait remarquer que me mettre la pression n’était pas cool. Surtout que comme c’est un mec qui a gagné l’an dernier, là, on a choisi une fille.

 

– Au boulot, cette semaine, ça a été plus détendu, sélection de dailymotion envoyés par mon collègue Claude.


Tournez manège
envoyé par J-Noel

Clio 747
envoyé par lopeprod


Sinon, j’ai bien ri quand nos amis Tchèques ont pushé la nouvelle homepage annonçant que les élections étaient finies et « viens vite voir les résultats ! ». Super le vote se termine lundi ! Heureusement, les gamins ont pas fait gaffe.

– J’aime la SNCF, cette merveilleuse entreprise qui méprise les usagers d’une façon à peine croyable. Vendredi, je pars tôt du boulot car j’ai des courses à faire (tôt, c’est 18h20, vous excitez pas non plus). Arrivée à la gare à 19h05, je rate mon train de 19h05. Pas grave, y en a tous les quarts d’heure. Sauf que le train de 19h20 saute. La dame de la SNCF nous explique bien que les trains des voies 14 et 22 vont partir avec du retard mais mon train à moi, personne ne nous a prévenu qu’il était annulé. A l’arrivée, je suppose qu’il a été supprimé pour régulation du trafic. Mais merci de nous prévenir, bande de connards.

 

– Oui, je sais, je parle que boulot mais le soir, suis trop claquée pour travailler ma vie privée. Moi, en ce moment, la seule chose dont j’ai envie, c’est d’un bon gros câlin à caractère non sexuel. Et puis avec la météo, j’ai globalement le moral en berne, je me sens à peu près aussi séduisante et sexy que Maïté qui viendrait de cuisiner de l’ail.

 

– Cette semaine, je suis pas allée à la piscine. Motif : mercredi soir, 0h passé, me suis rendue compte que j’avais plus de crème dépilatoire. Et moi, je me mets pas en maillot si j’ai trop de poils. Alors non, j’en ai pas tant que ça mais quand même, c’est pas net net et ça aurait été trop la honte.

 
– Et une petite bonne action. Un caillou dans l’édifice.
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Do you wanna hug ?

Ce blog étant à la pointe de l’actu, de la mode, de la trendouille attitude ou presque, il est de mon devoir de parler de ce qui réjouit la planète entière aujourd’hui. Je parle de
la manie hug. Enfin, quand je dis la planète, pas la France parce qu’on aime bien tripoter mais pas des inconnus.

 

Le hug, c’est quoi ? C’est un câlin. En gros, y a des mecs qui se baladent avec des panneaux « free hug » et qui serrent les gens dans leurs bras. Comme ça. Just for
fun. Oui, j’ai pour ambition de rendre ce blog bilingue ou d’en faire un truc genre « repeat after me » de France 4 avec Lily Allen. C’est cool, j’ai appris plein d’expressions
argotiques dont je peux pas me servir. Mais je l’aime bien Lily, elle parle avec les bras. Si, si, regardez, elle parle en agitant ses bras dans tous les sens. Mais revenons à notre hug. Donc l’idée, c’est de câliner, de façon chaste et amicale des gens dans la rue. Nyfah des deputamadre en a vu un à Londres mais elle est pas passée dans sa sphère.

 

Perso, je trouve ça marrant comme truc. C’est gratuit et ça fait plaisir à tout le monde. Perso, quand j’ai pas le moral, une paire de bras réconfortants, un peu de chaleur humaine
et ça repart. Je me souviens du bouclage cataclysmique de notre journal universitaire quand j’étais en master : arrivée à 9h30 en premier avec une cops, repartie à 15 ou 16h sans avoir
mangé, mes yeux pleuraient tous seuls, j’avais eu quelques envies de meurtre dans la matinée. Donc le moral à peu près dans les chaussettes. J’avais rendez-vous avec Gauthier (au départ, on devait déj ensemble, finalement, ce fut un goûter) et quand je l’ai retrouvé, je lui suis tombée dans les bras tellement j’en pouvais plus. Un petit câlin, ça fait toujours du bien.

 

Pourtant, je crois qu’en France, jamais ça ne marcherait. Pourquoi ? Parce qu’on n’aime pas l’Autre. L’enfer c’est les autres, comme disait si justement Sartre. On se méfie
toujours, on est totalement paranoïaque. Non mais imaginez, vous marchez dans la rue, lalala, quand un mec s’approche de vous et fait mine de vous serrer contre lui. Vous pensez, au choix :

– il veut voler mon sac/mon portefeuille/mon ipod
– il veut me peloter et me draguer et fait chier
– il veut me poignarder
– c’est un fou, ils ne sont donc pas tous enfermés ?

Quand je dis vous, soyons clairs, je m’intègre dans le lot. Non parce que moi, le seul mec qui m’a pris dans ses bras dans la rue, il a essayé de me rouler une pelle alors que je
le connaissais absolument pas. Oui, moi, j’attire les tarés mais quand même, quoi !

 

Mais pourquoi en France, on est aussi renfermé sur soi ? On n’aurait pas idée d’aller câliner un inconnu. Moi, pourtant, y en a quelques uns que je câlinerais bien… Alors que,
finalement, le hug, c’est de l’altruisme pur et dur, un geste gratuit qui fait plaisir et ne coûte rien. Mais alors rien. Lucas m’en avait parlé en octobre, déjà, et voulait le faire en France. Oui, Lucas, il est pas comme les autres ! C’est vrai que si je vois un mec dans la rue avec un panneau « câlins gratuits », si y a pas la queue, j’en prendrai bien un petit parce
que même quand tout va bien, ça fait plaisir de partager de la joie même pour 10 petites secondes. Et puis, pour une fois que le rapport à l’autre, cet inconnu, peut être cordial, pour une fois qu’on vous arrête pas dans la rue pour vous demander de la tune, une clope, son chemin, ton numéro de téléphone, ça fait du bien. Non mais vraiment.

 

En attendant que ça se démocratise dans la rue (je dreame un peu en blue, là, mais bon…), on peut déjà se câliner sur le net en allant là : http://www.contreladiscrimination.org/ . Moi, j’y suis, sous le pseudo de Nina (que c’est original !). J’essaierai d’y passer plusieurs fois dans la journée, venez me faire des câlins ! Hé oui, le fantasme de câliner Nina est désormais accessible à toutes les bourses. Je suis drôle des fois que ça fait peur !

 

(si en France, c’est un peu possible quand même, cf ce youtube!)

 

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