L’amour peut-il naître de pixels ?

Longtemps, j’ai cru que l’amour, même avec un petit a, ne pouvait naître sur un site de rencontre. Pourquoi ? Ca tient à l’avant relation, en fait : comment faire naître la petite étincelle quand on n’a pas l’obsession de l’autre ?
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C’est l’histoire de Lucie. Un soir de party, elle croise le regard de Renaud, un bien joli garçon qu’elle trouve bien craquant. Ils se glissent quelques mots, la machine à fantasme s’engage. Au bout de quelques soirées à se croiser, Lucie est au max de l’excitation et quand Renaud l’embrasse enfin, c’est feu d’artifice dans sa tête. Pendant des jours, des semaines, Renaud était devenu son obsession, elle guettait chaque signe, attendait le moindre de ses mails ou SMS le coeur battant, tentant de décrypter chaque mot pour deviner une réciprocité ou non de son intérêt pour lui. Donc forcément, quand la relation commence, Lucie est à fond. Renaud l’est peut-être tout autant.
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Quand tu prends rencard sur un site de rencontre, une fois que tu es rôdé, tu sais que ça ne se passera pas comme ça. Même si tu t’envoies plein de mails, tu as à côté de ton Renaud ou de ta Lucie des Sylvain, Pierre, Maud ou Sandrine qui t’occupent une partie de ton esprit. Au mieux des roues de secours en cas d’échec avec ta cible principale, au pire des chemins à explorer à tout prix. Je m’engagerai quand j’aurai fait le tour de mes potentielles conquêtes, bisou.
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La drague sur les sites de rencontre m’a souvent fait penser à la drague en boîte. Dans mes croyances personnelles, on ne rencontre pas l’amour en boîte à cause en partie de la forte offre et demande qu’il existe là-bas (et l’impossibilité d’avoir un semblant de conversation). Comme… sur les sites de rencontre, donc. Oh bien sûr, je connais des couples formés sur ces sites (alors qu’il ne me semble pas connaître de couples formés en discothèque, tiens…) mais ce manque d’excitation au départ me paraissait toujours être un frein. Quand je liste mes dernières histoires amoureuses, l’attachement naissait d’abord de l’incertitude « il me drague ou pas ? Je le veuuuuux mais est-ce réciproque ? ». A noter d’ailleurs que cette volonté de conquérir l’objet de mon attirance m’a parfois aveuglée sur les qualités de la dite personne alors que sur les sites de rencontre, j’ai pu réaliser assez vite quand j’avais à faire à des pervers narcissiques et mythos. Y a du bon, finalement, à ne pas trop se reposer sur l’envie et l’incertitude pour choisir son compagnon.
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Evidemment, certains jouissent de cette délicieuse énigme pré relation amoureuse sur les sites de rencontre aussi, ça peut arriver, j’en lis des paquets des histoires comme ça. Elles finissent rarement bien mais vous en connaissez tant que ça, vous, des histoires d’amour qui finissent bien ? Je veux dire si on prend un individu lambda non polyamoureux, il aura vécu plus d’histoires amoureuses qui auront pris fin que d’histoires qui dureront jusqu’à leur mort. Bien que j’ai toujours considéré que la fin d’une histoire d’amour n’était pas toujours forcément un échec non plus. Au fond, je considère peut-être qu’il est plus dur de trouver l’amour sur un site de rencontre car mes amis chassent de plus en plus dessus vu qu’il devient de plus en plus difficile de chasser ailleurs. Comme y a 15 ans, on chassait en boîte.

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Je te guette, tu me guettes

Vous avez eu de la chance : quelques mails envoyés, des sourires échangés, une histoire qui démarre. Vous n’y croyiez qu’à moitié mais vous avez réussi l’impensable : trouver l’amour sur un site de rencontre. Enfin, en tout cas, c’est bien parti pour transformer. Sauf que la tentation est là. Celle de cumuler quelques conquêtes de plus histoire de peaufiner votre tableau de chasse ? Non, celle de vérifier que votre only one ne continue pas à chasser dans votre dos.

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Les sites de rencontre sont de sales fouines. Si, si. Des engeances du diable qui font passer la Gestapo pour de doux agneaux. Après vous avoir questionné moults heures sur tout et à peu près n’importe quoi, ils caftent vos activités à tous les membres inscrits : êtes-vous connectés en ce moment ? Depuis quand n’êtes-vous pas venus ? Pire, certains vous filent un score permettant de mesurer en un coup d’oeil si vous êtes inscrits depuis longtemps et si vous êtes très actifs. Vous êtes pistés, c’est un fait.

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Du coup, puisque le site de rencontre raconte tout sur vos connexions, il en fait autant pour votre tendre moitié. Oh mon âme soeur, dis-moi que tu ne t’es pas connecté depuis notre premier baiser si romantique ? Mais… mais que vois-je ? Cet-te enfoiré-e de cochon-ne est connecté-e en ce moment-même ? Trahison et infâmie ! Je vais lui envoyer un mail pour lui dire ce que je pense et bousiller les bribes de notre relation naissante. On me la fait pas à moi !

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Sauf que. Point numéro 1 : comment reprocher à quelqu’un d’être connecté puisque, si vous l’avez découvert, c’est que vous étiez vous-mêmes logués sur le site ? Un peu comme si vous croisiez votre amour au bras d’une autre personne alors que vous vous baladez vous-mêmes au bras de votre illégitime, hôpital, charité, tout ça. Alors oui, il/elle est connecté-e et c’est dégueulasse sauf qu’on pourrait envisager que :

  • -il/elle soit connecté-e pour strictement les mêmes raisons que vous : vous pister. Ceci étant, la rupture semble alors une bonne option car si peu de confiance dès le départ promet de belles engueulades, crises de nerfs et parano. Ca va pas marcher
  • il/elle soit connecté-e pour effacer son compte. Oui, ok, ce serait un hasard un peu foufou de tomber piiiiiile à ce moment-là mais c’est une possibilité raisonnable.
  • il/elle soit connecté-e car il/elle a lié quelques relations amicales sur le site (si, ça existe) et discute avec des gens. Maintenant, ce serait bien de glisser que son adresse mail peut aussi servir à communiquer avec ses charmants correspondants.

correspondance

Alors oui, il est possible qu’il y ait quéquette sous couette et que votre promis-e ait encore un peu la dalle et cherche à croquer un peu de chair fraîche avant de s’engager avec vous. Ou alors il n’y a que vous qui croit en votre amour, l’autre vous prend pour un plan cul, ça peut arriver. Seulement lui sauter à la gorge comme ça, sans savoir bien de quoi il retourne, c’est la meilleure façon de passer pour un-e psychopathe et de se lancer dans une conversation souvent très désagréable à base “non mais je te dois rien”, “on n’a jamais dit qu’on était en couple” où, en plus, vous aurez le mauvais rôle puisque vous aurez le rôle du stalker.

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Alors quoi ? On se tait ? Il existe une méthode pour être sûr et certain de ce qu’il se passe : renoncer à toute dignité. Je vous raconte ça la semaine prochaine.

 

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Où trouver l’homme ? Episode 33 : à la mairie

A la recherche du prince charmant

(Petit lecteur, je te rappelle des fois que tu débarquerais que tout ceci n’est qu’une fiction même si, pour cet épisode, y a un gros

fond de vérité genre que je passe mon temps à la mairie en ce moment)

Ouais, super, mes parents ont eu une grande idée : un ultime voyage de famille tous ensemble avant l’arrivée de la 3e génération. D’ailleurs, ma sœur serait gentille d’y penser un peu, je veux être tata ! Donc voyage avec de l’avion et tout. Sauf que qui dit voyage dit pièce d’identité.  Permis, ok, passeport périmé depuis 2002 et carte d’identité (portée disparue) depuis 2007. Il faut donc refaire les papiers.

Après plusieurs tentatives refoulées par un « mais elle va pas votre photo, on voit pas bien vos oreilles ! ». Je sais que mes oreilles sont incroyablement mignonnes mais là, on voit bien que j’en ai deux, quand même. Et la mèche qui traîne sur le front, ça va pas non plus. Tu veux dire que tu veux vraiment que ma ridule apparaisse pour les 10 prochaines années sur ma carte d’identité ? Sérieux ?  Okayyyy. Après une ultime tentative, la photo passe (ouais !) mais voilà, il faut deux mois pour une carte d’identité, pas moins. Alors que je commence à pleurer en pensant aux vacances familiales que je suis en train d’assassiner, la dame me dit : « mais le passeport, c’est 15 jours ! ». Bouge pas cocotte, je vais acheter mes timbres fiscaux (88 euros dans la face) et je reviens.

Le lendemain, je suis fièrement avec mes timbres fiscaux, ma photo avec ridule intégrée, mon justificatif de domicile, bref, je suis parée. Alors que je vérifie toutes les pièces avec la gentille dame de la mairie [du genre trop gentille pour qu’on l’envoie promener quand elle refuse mes photos pour la 2e fois] entre un homme genre business man équipé d’une mallette qui vient refaire ses papiers lui aussi. Mmmm, un peu au dessus de l’âge de mes conquêtes ordinaires mais pas mal. L’effet costard peut-être.

Pendant que je remplis ma fiche pour dire qui je suis, qui sont mes parents, pourquoi je suis française, que mes yeux sont bleus et que je suis née dans le sud, un homme entre, le type businessman avec son attaché case qui se lave les cheveux avec Petrol Hahn genre quadra pas trop mal. Voilà qui devient intéressant. Pendant que la dame saisit mon dossier sur son ordinateur, option je tape avec un doigt, je jette des regards à la dérobée au quadra qui râle : « non mais ça fait la troisième photo que vous me refusez, tout ça parce que j’ai un reflet dans les cheveux, j’en ai marre maintenant ! En plus, les infos qu’il y a sur le site Internet du ministère ne sont même pas bonnes. Alors vous me prenez cette photo et si elle passe pas, je ferai une procédure, j’en ai marre maintenant ! ». Bon, ok, le coup de la procédure, c’est un peu bidon. Ensuite, le monsieur n’a pas de papiers d’identité vu qu’il les a tous perdus et quand il apprend le délai pour une carte d’identité, il re-râle (je valide, 6 semaines, faut pas déconner !). Du coup, je lui jette un œil et on s’échange quelques regards de connivence. Manifestement, il est ravi d’avoir un public.


« Vous avez toujours les yeux bleus ? »me demande la dame depuis son ordinateur. Alors soit les yeux peuvent changer de couleur entre 17 et 28 ans et je ne suis pas au courant, soit c’est une question très très con qui a le mérite quand même de faire remarquer à l’assemblée que mes yeux sont bleus. Pas si mal. Je surveille l’air de rien l’avancée de son dossier mais son scandale lui a fait perdre du temps et je récupère tout ce qu’il me faut bien avant lui. Or je dois aller bosser, je vais pas traîner dehors pour le plaisir. Miiiiiiiiiiiiiiiiinceeeeeuh ! Ah mais reste une possibilité : on a fait tous les deux un passeport donc si sa photo passe on viendra le chercher en même temps.


Dans 15 jours, je fais péter la jupette. Enfin, si l’hiver veut bien aller voir ailleurs si j’y suis.

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Société de consommation des corps

Situation type d’une vingtenaire ordinaire. Vous êtes dans un café ou ailleurs pour un papotage en règle avec un(e) ami(e) qui vous raconte sa dernière
mésaventure amoureuse : « alors, tu vois, on passe une super soirée, il me couvre de compliments et tout et le lendemain, plus de nouvelles. Il m’a bloquée sur MSN ce con ! ». Des fois, c’est vous qui racontez cette histoire. Ca marche aussi avec les femmes, hein « elle a pris mon numéro, elle ne s’en est jamais servi alors qu’on avait passé une nuit si torride ! ». Là surgit la systématique explication « tu sais, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, on prend, on use et on jette, c’est comme ça ! ».

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Et nous revoici en plein dans le complexe du « nous, de nos 20 ans, on a tout inventé au sexe ». Le délire du « c’est nouveau comme comportement » me fait lever les yeux au ciel. Je me souviens avoir lu un blog il y a très longtemps (je me souviens pas du nom donc pas de lien) d’un gars qui parlait de la baise facile
dans les années 80. Par exemple, il raconte l’histoire d’une nana qu’il croise aux toilettes d’un resto et ils s’enfilent joyeusement. Réel ou fictif, c’est pas la question mais cet écrit révèle bien la facilité de baiser à l’époque où le SIDA n’existait pas, de façon officielle et reconnue du moins. Les années 70, juste après mai 68, le mouvement hippie, faites l’amour pas la guerre, Woodstock… IL me semble que la jouissance des corps était très à la mode aussi. Et que penser de Don Juan et Sade, pour ne citer que des exemples connus, collectionneurs compulsifs de conquêtes ?

Une fois de plus, je dirais qu’on n’a rien inventé en matière d’amour et qu’il faut arrêter de se désespérer de cette époque qui pousse aux amours consommables et vite consommées. Meetic simplifie la chope ? Parce que vous pensiez sincèrement qu’avant meetic, il n’y avait pas le minitel ? Avant le minitel les petites annonces ? Des lieux de rencontre pour fast love ? Des individus qui disparaissent une fois leur coup tiré ? Bien sûr, d’un point de vue juridique, il est plus facile de se séparer qu’avant, la procédure de divorce se simplifie d’années en années mais en déduire qu’aujourd’hui, on se sépare plus facilement de ce conjoint devenu boulet est pour moi une erreur. Ce n’est pas une question d’époque, au fond, c’est une question de caractères. IL y a les hommes d’une seule femme et les femmes d’un seul homme et ceux qui, comme dirait ma mère, « naviguent ».

C’est dans tous les domaines pareils. Qui ne connaît pas, de près ou de loin, quelqu’un qui aligne les petits boulots car il démissionne à la première épreuve ?  Lâcheté ? Sans doute un peu même si ça ne doit pas être facile à vivre non plus.

Je parle caractère mais c’est aussi parfois une question de passade. Y a des moments où on veut aucune chaîne et dès que l’autre fait mine de
s’attacher, on disparaît. Parce qu’au moment M, on ne se sent pas capable de tenter le couple. Lâche, sans doute toujours, mais c’est pas tellement la question. Puis c’est aussi une question de lieu et de milieu : les grandes villes favorisent les rencontres et les attitudes consuméristes (même si ce n’est pas non plus une obligation). Les longues études poussent souvent à n’envisager la vie privée qu’une fois les études terminées, donc plus tard que ceux qui ont fait des études courtes et travaillent déjà. A l’arrivée, qui est concerné par cette volonté consumériste des corps ? Souvent les « intellectuels », les jet setteurs, bref, ceux qui prennent la parole et semblent donc être porteur d’une tendance, d’un mouvement. Mais qui a la vie d’une Catherine M. ou même d’un Frédéric Beigbeder en dehors d’un certain milieu qui est en effet très visible mais pas forcément représentatif ? Je vous pose la question. Maintenant, dès qu’on se plaint du connard (connasse) qui ne nous a pas rappelé, on nous répond, fataliste : « bah, oui, tu sais, aujourd’hui, les gens baisent et puis basta, c’est tellement facile… ». Et bien, je suis contre ce fatalisme, moi. Ce n’est pas la société qui veut ça mais l’abruti(e) qui s’en est allé sans demander son reste. Nous ne sommes pas forcément condamnés à des vies amoureuses en puzzle, c’est avant tout une question de chance et de contexte. Mais ce serait bien que tout le monde comprenne bien que le fait de ne pas parler de mariage au petit
déjeuner après une folle nuit de sexe n’est pas un accord tacite pour ne plus jamais se parler. Peut-être faut-il inventer ses propres codes amoureux pour faire comprendre à l’autre que même si on lui promet pas l’amour pour la vie dès le premier petit déjeuner, on aimerait bien partager un bout de chemin ensemble. En général, je demande quand on se revoit. Si on me répond « j sais
pas, on en reparle »,veuillez comprendre « non mais c’est bon, on a passé une nuit ensemble, ça suffit. Tu vas où là ? ». Au lieu de dire un bête « non, on en reste là » mais c’est sans doute pas très poli.

Bref, je pense pas qu’il y ait plus de sexe consumériste qu’avant, vraiment pas. Je pense juste qu’avec les blogs et tout ça, on peut tous en parler,
que certains en ont fait leur fond de commerce et que ça donne cette impression là. Mais ce n’est pas parce que blogueur X dit qu’il baise à tout va que c’est forcément représentatif de quoi que ce soit. Déjà que c’est même pas sûr que ce soit représentatif de sa sexualité à lui…

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Article aigri

Par Lucas

Bon amies lectrices, amis lecteurs, aujourd’hui c’est un article trrrès court, sujet à débat, alors n’hésitez pas à emettre un point de vue ! Z’êtes aussi là pour ça !

L’autre jour, j’ai eu la chance de faire un dîner en famille. Oui, parce qu’avec mon père qui bosse comme un fou (il est chirurgien) c’est pas tous les soirs qu’on mange tous ensemble.
Du coup, j’ai pas du tout senti venir son attaque, méchament frontale, juste après la salade :

« Bon, Lucas, quand est ce que tu t’maries ? »
Bim ! Le bon coup de pied dans les parties ! Ouha, ça taille ce soir !
Et ma mère d’en rajouter…

« Attends chéri, faut déjà qu’il se trouve une nana! »
Bim ! Vas y, Lucas, mange toi un uppercut en machant ta salade.
Et mon père de relancer…

« C’est vrai qu’des nanas, on a du en voir quoi..? Allez, une quinzaine en dix ans… A tout casser… C’est pas beaucoup…
Bah oui c’est ça.. Je vais te montrer toutes mes meufs et puis surtout te reveiller en pleine nuit quand j’en ramene une. Ouhai, vers 2h00 du mat’, histoire de t’la présenter poliment…
Mais j’enchaine :

« Bah, écoutez je vous rappelle que je suis étudiant à Reims et que je ne vais pas, à chaque fois que je choppe une nana, vous envoyer une photo d’elle avec son numero de série: « Choppe n° 5 de
l’année 2006 ».

De toute façon, j’prefere vous ramener « la bonne » un jour, parce que vues les remarques que vous faites sur les conquêtes de Marie et Arthur (ma soeur et mon frère) ça donne pas vraiment envie de
vous ramener une meuf à la maison… »

Et bam! Rire étouffé de ma soeur qui par là même aquiesce interieurement. Mon frère se pose en arbitre et m’accorde le point. Six jeux partout. « Taille » Break décisif. Mes parents au service.

 » Bah oui mais justement : avoir quelq’un de sérieux c’est ce dont on parle. Si tu veux pas finir en vieux célibataire aigri de 40 balais faudrait ptete y penser !
Jeu, set et match pour mes parents…
Je les kiffe comme pas permis…

Bon demain, j’rappelle Kritstin Scott Thomas pour voir si elle est libre…
(amis lecteurs, je vous parle de cet article )
Et si vous avez des commentaires, allez y: lachez-vous ! Ya pas d’soucis, le soir même du diner j’ai ingurgité deux anxiolitiques ! Donc, oui ça va mieux !

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La brouette en rythme

Ici, on parle (très) régulièrement brouette mais pas tellement du « décorum » : dans quelle ambiance faire l’amour ? Bon, très honnêtement, si je n’en parle
pas, c’est que je m’en fous royalement. En pleine lumière ou dans le noir, avec ou sans bougies, sur un lit couvert de pétales de rose ou sur la table de la cuisine (sans miettes, quand même, faut pas déconner).

 

Mardi dernier, je suis allée au sexodrome avec Emma. Bon, je tairai notre frustration devant les deux malheureuses étagères garnies (enfin pas vraiment) de gadgets peu variés. Ah, ça, du gode réaliste, y en avait, de la queue blanche ou noire avec la petite veine bleutée bien représentée mais franchement, je trouve que le seul intérêt d’un gode ou d’un vibro, c’est son côté fun. Si je veux un pénis réaliste, je préfère autant prendre un vrai amant, c’est bien plus sympathique. Bref, au sexodrome, outre les DVD et les pervers qui nous mataient, il y avait un théâtre érotique où des couples se reproduisent en direct « entrée gratuite pour les filles accompagnées ». Et là, dans ce haut lieu de sexe pas vraiment bon marché passait des musiques assez hallucinantes hautement excitantes comme le nouveau générique de la Star Ac ou encore « Toutouyoutou » et, là, effrayée, je demande à Emma s’ils diffusaient la même musique dans
le théâtre érotique. Quelque part, imaginer un couple en train de forniquer sur Véronique et Davina a quelque chose d’hilarant. Non mais franchement, voir monsieur en train d’exécuter une levrette en rythme, n’y a-t-il rien de moins excitant ?

Mais sur quoi faire l’amour ? Il y a quelques mois, Victoire et moi avions pris un délire sur le sujet sur le forum que nous fréquentions, une fille ayant posé la
question : sur quelle musique faire l’amour ? Hum, excellente question ! Il est vrai que certains titres nuisent irrémédiablement à l’ambiance romantique d’une brouette. Non mais imaginons, me voilà dans les bras de Brad en plein préliminaires. Déjà, Brad me quitte quelques instants pour mettre la chaîne, ce qui me pose un problème en soi : non, monsieur, on ne s’arrête pas en si bon chemin. Voilà pourquoi je range mes capotes sous mon lit et pas dans la salle de bain, certes très proche de ma couche. Donc Brad enfile un CD dans la chaîne et voilà que les enceintes crachent un merveilleux : « c’est à boire, à boire, à boire ! ». Bon, là, je pars dans un merveilleux fou rire et c’est terminé pour la
brouette.  

Bon, comme il est peu probable que j’ai l’indécence de sortir avec un gars qui non seulement a l’idée saugrenue de me passer un truc pareil pour la brouette mais qui a l’audace même de posséder ce CD, je ne pense pas me retrouver dans cette situation. Sauf si mon prochain amant lit cet article et a la bonne idée de me faire une blague. Comme si on rigolait avec la brouette, tiens ! Donc mon Brad, il est mignon, il va pas me mettre ça. Mais mettre quoi alors ? Lui cul nu devant sa chaîne, moi à point dans son lit, on va pas passer tous ses CD en
revue ! Mais il faut avouer, ce n’est pas évident à choisir. Il faut quelque chose qui reste dans l’ambiance mais il ne faut pas que ce soit trop rapide (faudrait pas qu’on s’épuise dès le départ) ni trop lent (risque d’endormissement au milieu, quelle honte). Le souci corollaire est de choisir un bon CD. Non parce qu’une brouette qui ne dure qu’une chanson, hum ! Or, le problème d’un CD album, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas forcément, on peut passer d’une jolie balade romantique à un rock atrocement bourrin. Je n’ai rien contre le bourrin mais y a des moments où on s’en passe.

La solution consisterait-elle à graver un CD exprès pour l’occasion. Non mais et puis quoi encore ? Et pourquoi pas un programme de la brouette à suivre ? En plus, n’étant pas vraiment naïve, j’aurais compris que Brad n’a pas gravé ce CD exprès pour moi mais qu’il a dû l’utiliser avec ses précédentes conquêtes et, quelque part, c’est un poil vexant de penser que Bradounet me fait l’amour comme il l’a fait avec les autres. Non, non, non !

N’allez pas croire que je sois une anti « musique pendant l’amour » mais je ne calcule pas ce genre de choses. Ce que j’aime dans la brouette, c’est l’imprévu, quelque part, que le coït va arriver sans qu’on sache exactement quand donc pas la peine de tout prévoir à la seconde près. Si la musique est déjà là, je ne la couperai pas. Si nous étions en train de discuter dans le calme, je vais pas allumer la chaîne juste pour l’occasion (et encore moins la radio, ça crachote, ça m’énerve).

Mes premiers coïts se sont pourtant souvent fait en musique, d’après les souvenirs que j’en ai. En fait, avec Pierre le pervers, on était allés boire un verre dans un bar
toulousain et on avait hérité d’un CD démo avec divers titres qu’on a écouté très souvent pendant son séjour et, donc, pendant nos coïts. Je me souviens pas de ce qu’il y avait dessus (je l’ai balancé depuis), y avait juste une chanson dont le refrain était « je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant, je ne sais pas conduire pas même un cerf-volaaaaaaaaaaant ». Avec Guillaume 1er du nom, aussi, nos premiers coïts furent musicaux pour pas trop que les voisins entendent notre coït. Je rappelle que c’est dans ce même immeuble que Gauthier et moi avons entendu en direct la chevauchée sauvage de ma voisine et de son mec donc, forcément…

Mais à part pour cette bête raison pratique, pourquoi écouter de la musique dans ces moments-là ? D’ailleurs, le verbe écouter ne me paraît pas vraiment appropriée puisque pendant la brouette, je suis complètement déconnectée, je n’entends plus rien (enfin, je ne fais pas attention, rappelons que l’amour ne rend pas sourd, juste aveugle), je suis juste branchée sur mon partenaire et je ne fais pas attention au reste. Ainsi, quand on me demande quelles chansons sont faites pour faire l’amour, autant me demander la capitale des îles Samoe occidentale (Pago-Pago, je suis culturée comme fille) : j’en sais rien et au fond, je m’en fous royalement. J’ai tendance à répondre donc des titres qui m’inspirent, sans que je sache pourquoi. Oui, y a des chansons qui me donnent envie de faire l’amour, c’est comme ça. Lesquelles ? Mais comme tu es curieux lecteur ! Disons que ça dépend mais y a des chansons que je verrais bien dans
un film, lors de la scène coquine. Exemple : sous-marin Marion de Jorane. C’est curieux, je sais pas pourquoi cette chanson m’inspire ça, ça commence tout doux et soudain, ça accélère, ça éclate, c’est quelque part assez violent avant que la chanson se termine sur une note plus calme. N’est-ce pas une merveilleuse métaphore de l’acte amoureux ? Préliminaires, la pression
monte, pénétration, ça monte, ça monte, ça explose, orgasme, puis les deux partenaires se laissent aller à un apaisement bien mérité. Autre chanson excitante à mon goût : Femme fatale, d’Emilie Simon. Chanson calme au possible où la douce Emilie susurre le refrain en compagnie d’un monsieur dont je ne connais pas le nom, voix qui me font penser aux ressacs des vagues… Oui, cette chanson me fait penser à l’amour sur la plage. On pourrait aussi citer « Protège-moi » de Placebo, avec le même effet de voix chuchotées.

Mais comme un coït dure rarement 4 minutes 32, je trouve la question de « quelle chanson pour faire l’amour » assez curieuse. Quoi qu’il en soit, si un homme veut un jour brouetter sur Toutouyoutou, je pense sincèrement que je le laisserai se « pignoler » tout seul (expression que m’a apprise Laurent l’obsédé y a quelques temps) et je rentrerai chez moi. Non mais le sexe, ça se fait pas n’importe comment ! Ce n’est pas un exercice de gymnastique et ça ne se prépare pas, de toute façon, ça se fait parce que les deux en ont envie. Avec ou sans musique.

Article écrit en écoutant le nouveau CD d’Emilie Simon. Pour faire l’amour, je sais pas ce qu’il vaut mais pour m’agiter comme une pintade sur ma chaise de bureau, il est nickel.

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Bilan amusant

Allez, je jauge mes conquêtes du blog ! Bien évidemment, je ne compte pas Arnaud dans ces petites données, ça fausserait tout, sinon ! Donc, voilà, c’est subjectif, ce n’est basé que sur mes impressions et c’est tout. Sont donc en lice : Louis, Benoît, Reno, Laurent et Raphaël
 
Le plus mignon : Reno et Laurent
Le mieux foutu : Benoît (natation oblige)
Le mieux habillé : Laurent
Le mieux coiffé : Raphaël (c’est surtout qu’il avait des cheveux très doux)
Les plus beaux yeux : Laurent
Le plus beau sourire : Reno
Le plus beau nez : Laurent
Le plus poilu : Reno (le seul, en fait !)
Le plus beau sous-vêtement : tous en boxer sauf Laurent, donc pas de gagnant
 
Le plus bavard : Benoît et Raphaël
Le plus marrant : Reno
Le plus silencieux : Louis
Celui avec qui j’ai le plus de points communs : Laurent
Le plus intéressant : Laurent (il m’a montré des documentaires, quand même)
Le plus bel accent : Reno (facile, c’était le seul à en avoir un qui ne soit pas ce foutu accent parisien!)
La plus belle voix : Laurent
Le plus ronfleur : Louis
Celui qui a les meilleurs goûts musicaux (quand je les connais) : Laurent, Louis (Raphaël pour  la BO de Requiem for a dream)
Le plus bizarre : Raphaël (pourquoi m’a-t-il viré de sa vie ? Je n’ai pas compris…)
Le moins en accord avec son paraître : Raphaël
Le plus timide : Louis
Le plus charmeur : Laurent
Le plus dragueur : Raphaël
 
Le meilleur « embrasseur » : Benoît et Laurent
Le plus doué avec ses mains : Laurent
Le plus inventif : Benoît et Reno
Le plus classique : Louis
Le plus câlin : Laurent et Reno
Le plus joueur : Reno et Raphaël
Le plus gros fou-rire post-brouette : Reno et Raphaël
Celui avec qui j’ai le plus brouetté : Laurent
Celui avec qui j’ai le moins brouetté : Louis
Celui avec qui j’étais le plus à l’aise : Louis et Laurent
Celui avec qui j’étais le moins à l’aise : Raphaël
 
La meilleure relation post-brouette : Louis (le seul avec qui j’ai vraiment gardé contact)
La fin la plus nulle : Benoît et Raphaël
Le plus connard : même réponse.
Celui avec qui j’aurais aimé rester en contact (amicalement) : Laurent
Celui avec qui j’aurais aimé un dernier coup : Laurent et Reno
Celui que j’aurais pu présenter à ma mère : Laurent (Breton oblige)
Celui dont j’aurais pu tomber amoureuse : Laurent et Reno (Benoît ?)
Voilà! J’ai dû oublier plein de rubriques donc si vous voulez en savoir plus, demandez-moi mais je me réserve le droit de ne pas répondre à tout!
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Edito/Présentation

Les amours des trentenaires ont la côte ! Entre les aventures sexo-urbaines des girls de « Sex and the city » et les états d’âme acidulés de la française Clara
Scheller, on connaît tout des angoisses amoureuses de ces filles qui ont fini de faire la fête et partent à la conquête d’un mari pour la vie.

Les ados ont aussi leur lot de séries les représentant, plus ou moins fidèlement, ce serait trop long d’en faire la liste, d’autant que je ne suis plus de cette génération et qu’il en sort tous les deux jours.

Mais qu’en est-il des jeunes entre 20 et 30 ans ? N’existe-t-on plus à partir du moment où on passe la majorité ? Quand on détaillera le film de notre vie, sur notre lit de mort, serons-nous face à un abîme de 10 ans durant lesquels il ne se passe rien ? Même le dictionnaire ne parle pas de cette période : on est adolescent ou trentenaire, mais rien entre les deux. A la limite, la plupart d’entre nous fêteront leur catherinettes au milieu de cette triste décennie, histoire de dire qu’il s’est passé quelque chose.

Pourquoi personne ne parle des vingtenaires alors que leur vie (notre vie, puisque j’en fais partie) est tout aussi fascinante ? Peut-être parce que nous sommes de la mauvaise génération : génération SIDA, génération chômage, génération sacrifiée… Pourtant, nous nous amusons, aussi, nos vies amoureuses n’ont rien à envier à celles des autres tranches d’âge !

Partant de ce constat, ce blog va narrer la vie de six vingtenaires comme les autres, entre boulot, amourettes et soirées entre copains… Car nous sommes finalement au bel âge : on garde un certain romantisme de nos années adolescentes, on espère sans l’avouer que le prince charmant viendra frapper à notre porte. Mais nous ne subissons pas encore l’appel de nos ovules qui se demandent bien à quoi elles servent. On a encore le temps de se caser et on en profite. De plus, à force d’entendre qu’on mourra tous de notre tumeur du cerveau à force d’utiliser nos téléphones portables, ordinateurs et micro-ondes, d’un cancer du poumon ou de la peau dû à la pollution ou encore que la planète explosera lors de la prochaine guerre mondiale, on est poussé à vivre notre vie à fond !

Ici, vous suivrez les histoires d’Anne, Clara, Lucie, Victoire et Gauthier racontées par votre humble servitrice, moi. Un peu romancées, nos histoires n’en sont pas moins vraies. Les prénoms ont cependant été modifiés pour ne pas nuire à l’intimité de notre joyeuses troupes et celle de nos conquêtes. Comme je suis « responsable » de ce blog, ma partie sera forcément plus étoffée mais ce n’est pas pour autant qu’elle est plus trépidante que les autres.

Venez vous éclater avec nous !

Nina

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