La liste de la fille qui se barre en Thaïlande

En attendant, je suis sous humex parce que je suis malade et putain-bordel, ça fait chier. Mon humeur ne s’arrange pas trop, donc.

– J’essaie de rendre le monde meilleur à mon niveau. L’autre soir, j’attendais donc le bus à son départ avec pas mal de gens. Etant l’une des premières à saluer le chauffeur, j’ai lancé le mouvement et tout le monde lui a dit bonsoir. J’étais fière de moi. On a les fiertés qu’on peut.

– Quand une blogueuse mode se prend en photo dans un centre commercial, ça donne des montrages de culotte involontaires et des confettis partout après. Parce que la blogueuse mode se met en scène mais ne nettoie pas, c’est ça la célébrité. Par contre, je ne l’ai pas du tout reconnue (mais je ne les connais pas bien).

– Le hammam, notre nouvelle passion avec Anaïs et Anna… Quand on arrive à nos fins. Première tentative, un dimanche avec en prime le cousin d’Anaïs. Parce que oui, c’est un hammam mixte. Le monsieur nous dit que c’est plein mais qu’on revienne dans une heure. Une fois au chaud chez Anaïs à boire de la tisane ou du café, on n’a jamais eu le courage de repartir. Sauf pour aller chez Anna manger des crèpes. La semaine suivante, nos trois drôles de dames y retournent, le mec nous reconnaît de suite et une fois dans le hammam, on comprends pourquoi. En fait, ce hammam mixte, ça veut dire “que des mecs et tes copines”. Pof.

– Anaïs me tire les cartes sur le plan amoureux “il y a un événement surprise, quelque chose que tu n’attends pas…”. Elle retourne la dernière carte : une femme blonde. Ah oui, en effet, je m’y attendais pas.

– Depuis un an que je hurle sur mon ordinateur, je suis un peu entendue. Je vais donc voir notre monsieur ordinateur. “Hé salut, tu m’installes un nouveau pc ?” “Ben, écoute, t’as qu’à prendre celui de Lise et utiliser le webmail”. Oui alors le pc de Lise étant à peu près aussi pourri que le mien (mais bénéficiant d’office 2007 alors que j’en suis à 2003). Comme cette semaine je me suis beaucoup énervée très bruyamment sur mon pc, mon manager a fait un mail pour qu’on me file un nouveau pc. Réponse “mais je lui ai dit de prendre celui de Lise et j’aurais connecté le mail”. Je réclame un formatage sur ledit pc. Ca, c’était mardi et depuis, plus rien. Je sens que c’est pas gagné.

– Quand je suis fatiguée, j’ai la paupière qui vibre. Là, en ce moment, c’est la paupière supérieure gauche qui n’arrête pas de clignoter. Tellement fort que j’ai l’impression qu’on me tire par le cil. Ca fait un peu mal. Mais courage mon petit corps, tu auras bientôt le repos que tu mérites.

– La semaine dernière, j’ai été une grande fille, j’ai sollicité un entretien pour une augmentation. Et mon manager m’a répondu qu’on en parlerait après mon entretien d’évaluation. A mon retour de Thaïlande donc.

– Anaïs et Nina, un cerveau pour deux. Samedi dernier, nous nous retrouvons dans le même groupe pour l’entraînement en fosse avec Isa blonde. Ce fut une fosse très drôle mais pour ceux qui ne font pas de plongée, nos histoires n’ont pas le moindre intérêt. Bref, après une séance en fosse, on débrieffe avec l’encadrant (en l’occurence, une encadrante), on refait la séance pour voir ce qui a marché ou non. “Ouais alors, Isa, ton parachute, y a,pas de plomb au bout, ce n’est pas normal”. Mon parachute… Je me souviens pas l’avoir replié comme il faut… Oh bordel, je l’ai laissé au bord de la piscine avec mes palmes. Je redescends donc tout récupérer et qu’est-ce que je trouve à côté de mon parachute ? Celui d’Anaïs ainsi que ses palmes. Moi aussi, ça me fait un peu peur.

– Avant, je râlais pour les boulangerie qui te rendent 10 cts en pièce de 1. Mais dimanche, j’ai découvert pire. Après une nuit chez Anaïs, j’avais proposé à Anna de venir petit déjeuner avec elle car on avait prévu d’aller toutes les deux à une expo sur les loisirs créatifs. Comme je suis pas trop une connasse, je vais chercher des viennoiseries (quitte à faire des invitations dans des apparts qui ne sont pas à moi). Je demande donc au monsieur “3 chocolatines, 3 croissantes et des chouquettes”. Est-ce le 3 ou le chocolatine qui l’a perdu ? Il me sert deux chocolatine puis m’explique que les chouquettes sont par 5 et pas par 2. “Oui mais moi, je veux trois de chaque et…hmmm, 10 chouquettes.” Il me sert une 3e chocolatine et les chouquettes. Je réclame à nouveau les croissants. Je donne un billet de 20 € pour un total de 8,65, il me rend 1, 35 €. Après avoir réclamé (et obtenu) mon dû, je suis rentrée chez Anaïs et lui ai fait jurer de plus retourner là-bas.

– Soirée St Valentin. Avec Anaïs, nous avions prévu une soirée dans un bar entre célibataires mais la fatigue et la faim aidant, on s’est finalement repliées sur un resto. On rentre et le serveur nous présente deux tables : une entre deux couples se caressant les mains avec ardeur et une à côté des escaliers menant aux escaliers. Devinez laquelle on a choisi.

– Comment savoir que tu es fatiguée ? Quand tu appelles un prestataire et que tu lui laisses comme message vocal “Ouais, Nina, c’est prestataire”. N’im.por.te.quoi

– Mercredi, nous avons visité nos nouveaux locaux. Oui, en fait, mon service bouge et descend d’un étage. Nous voici donc dans nos nouveaux bureaux et qu’avons nous retenu ? Les immenses toilettes pour mec, “aussi luxueux que dans un hôtel”, dixit Adrien. On a le sens des priorités. Tous les individus sans pénis ont été assez jaloux de ces toilettes de luxe.

– Y a des moments, t’es fatiguée, très. Alors quand la poche qui contient tes pamplemousses se rompt en pleine rue, de 1, ça ne te fait pas rire, de 2, tu soupires d’abord longuement, de 3, ah ben tiens si tu ramassais…

– Des fois, tu veux bien faire et tu décides de faire un traitement anti paludisme pour la Thaïlande. La pharmacienne te dit gentiment « ah, c’est pas remboursé », tu hausses les épaules (en souriant parce qu’elle est gentille). Donc un traitement anti paludisme non remboursé, un vaccin non remboursé, du nurofen, du humex, du stérimar et je sais plus quoi… « 160 € . Pif paf. Tout ça pour un traitement juste un peu conseillé…

En résumé : je suis fatiguéeeeeeee mais jeudi, je me caaaaaaaaaaaasse

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A la recherche du prince charmant

Par Laurent

J’aime me balader sur les blogs afin de capter les préoccupations des gens, comprendre comment cette société raisonne. Mais depuis quelques semaines j’arrive à une certaine saturation, plus je lis, plus les sujets tournent en rond, se résumant en grande partie à : moi petite fille gentille en quête du prince charmant mais qui ne tombe que sur des connards.

Au début je regardai ca d’un œil plutôt attendri, ravi de voir qu’espoir et insouciance étaient encore présents chez certaines personnes (chez moi ca s’est envolé il y a des années). Mais au bout du 15° texte disant : j’arrive pas à trouver un mec bien, une petite voix me susurra avec de plus en plus d’insistance : mais quel bande de gourdasses.

Sans vouloir jouer au pseudo docteur love, j’ai quand même envie de vous passer un savon, parce qu’y a rien de pire pour les mecs « civilisés » que de voir une jolie fille bien sous tous rapports dans les griffes d’un tocard qui saura pas en prendre soin.

J’ai bossé pendant 5 saisons comme G.O dans des camps de vacances, et j’ai vu suffisamment de couples (au sens large) se former pour remarquer que c’était souvent les grandes gueules à 2 balles qui remportaient le gros lot, alors que les vrais mecs biens, eux, pouvaient se la mettre sur l’oreille. Ca me dépassait de voir à quel point certaines nanas, pourtant sur le papier normalement constituées, pouvaient gober absolument tout ce qu’on leurs racontaient. Mais l’étiquette ne correspond pas nécessairement au produit! Pour reprendre mes cours de marketing, c’est les produits les plus nazes qui ont le plus gros service marketing. Les « princes charmants », eux, ne ressentiront pas le besoin de se mettre en avant, ils n’ont rien à prouver à personne. Alors SVP, arrêter d’être naïve, de céder sous les sirènes du premier beau parleur venu, pour ensuite venir pleurer que tous les hommes sont des connards.

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Surtout que quand on y réfléchit, un connard, ca reste facile à identifier. Le type qui va picorer à tous les râteliers en soirée, le type qui commentera absolument tout ce qui se dira, ca parait évident qui a rien à en attendre ! Surtout que le test anti connard ca existe ! Vous lui dites que vous ne coucherez pas avant deux mois et vous regardez une
semaine plus tard s’il est encore la… imparable (ca vous empêche pas de vous amuser dès que vous avez la réponse à votre test !). Mais quand je vois le nombre de nanas qui essayent avec des mecs qui de notoriété publique sont des gros cons, des fois je me dis que vous aimez vraiment qu’on vous marche dessus et qu’on vous fasse mal. Si vous voulez qu’on vous respecte, exigez qu’on vous respecte.

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Aujourd’hui, les femmes ont beaucoup plus de pouvoir que les hommes dans notre société. Pour preuve, vous en voyez souvent vous des nanas dormir dans la rue ? En pratique ca se traduit par le fait que c’est à l’homme d’aller séduire la femme, qui la plupart du temps lui répondra : next … et oui la femme propose ET dispose. Vous êtes très clairement en
position de force : une fille même moche arrivera toujours à ramener un mec en une heure si elle le désire. Nous on a quoi comme solution pour plaire à une belle inconnue ? Essayer de se faire remarquer durant les 4 secondes que vous voudrez bien gracieusement nous accorder. Pour vous dire la vérité, faire la démarche de sortir de son petit confort pour venir discuter avec les meilleurs intentions du monde avec une fille qui nous plait réellement, et se faire jeter en beauté, c’est terriblement blessant. Au final la majorité des mecs 
n’abordent des filles que s’ils en ont rien à faire d’elles, c’est moins douloureux si ca tourne mal, et ca explique pourquoi la grande majorité des mecs qui vous abordent se conduisent comme des lourdauds. J’imagine que ca doit être assez gonflant pour une nana plus séduisante que la moyenne de se faire accoster par des relou en permanence, mais reconnaissez le, si on ne ressemble pas à ca, on à même pas droit à un regard :

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Ne pensez vous pas que le prince charmant a dans sa liste de qualités la discrétion et le respect envers les femmes ? Il n’est donc probablement pas du genre à se la péter ou à accoster les filles sauvagement. Et si c’est la seule manière que vous lui laissez de faire votre connaissance, il ira voir ailleurs. J’avoue que ca me fait assez rire de voir le comportement d’un bon nombre de fille qui s’amuse à snober les mecs. Je peux comprendre qu’une nana n’aie pas forcement le temps de papoter en allant au boulot, mais rien n’empêche de discuter avec son voisin dans le métro, ou de discuter avec une table voisine dans un bar (si c’était soirée privée entre amies, autant faire ca chez soi, non ?). Peut être que si vous vous rendiez plus accessible et laissiez les gens vous approcher, vous auriez l’occasion de faire connaissance avec les 80% immergé de l’iceberg, et surement la partie la plus intéressante.

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Des mecs bien moi j’en connais un paquet : doux, intègre, bonne présentation, bonne situation, mais ils ne trouvent pas preneur. J’en conclus qu’au fond malgré leurs dires, un mec bien c’est pas ce que les filles recherchent. Elles cherchent juste un mec un peu con qui leur donnera l’illusion de sortir quelques instants de leur morne et ennuyeuse existence.
En y réfléchissant un mec bien c’est trop sage, trop plat, et surtout ca fait pas flashy devant les copines. Des mecs biens y en a partout, faut juste savoir ce que vous voulez.

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Et à la fin, tout ira bien

Quand je joue les docteurs du cœur avec mes amis, je me trouve souvent devant cette interrogation : pourquoi ? Prenons un exemple fictif que nous appellerons Mélanie, un mix d’au moins 3 cas croisés en un mois. Mélanie est jolie, intelligente, cultivée, drole, douce… Bref, Mélanie a des tas de qualités mais elle accumule les relations foireuses, les mecs naturellement doués pour nous faire souffrir. Pourquoi?

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On pourrait penser que Mélanie n’est pas regardante sur la marchandise, trop pressée de se caser mais ce n’est même pas forcément le cas. Alors j’ai une nouvelle théorie, pas du tout scientifique mais je l’aime bien donc je la partage. Je me dis que ces histoires foireuses ne sont pas inutiles, elles sont un espèce de chemin de croix avant un espèce d’Eden ou équivalent. En gros : « oui, là, de suite, tu en chies mais à la fin, tout ira bien ». Bah oui, y a une certaine logique.

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Prenons toujours notre amie Mélanie. Au fur et à mesure de ses expériences amoureuses (j’hésite à mettre des guillemets, là), elle s’enrichit, elle apprend. Pas forcément le plus positif mais elle apprend à poser des limites, à dire non, à détecter le nuisible avant qu’il ait le temps de l’embobiner. En grandissant (je n’utiliserai le terme vieillissant qu’à mes 40 ans, n’insistez pas), elle devient plus forte, plus équilibrée dans ses relations amoureuses. Et j’ai envie de croire qu’en face, dans le lot des hommes restant disponibles, c’est pareil. Ou femmes, après tout, on a tout le droit de virer sa cuti. Peu importe, c’est pas le sujet. Donc déjà, ma théorie écrase celle qui dit « passé 30 ans, les hommes restant sur le marché sont nases ». Non, pas du tout. Ils sont en-ri-chis. Ou plus névrosés et paranoïaques à cause des 3 hystériques qui nous ont précédé mais là, à la limite, le fait d’être globalement normale vous rend déjà totalement inestimable à ses yeux, c’est pas si mal.

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 Si je prends la liste de mes histoires passées, évidemment, il me reste des cicatrices, j’ai développé une certaine peur de l’engagement mais déjà, l’avoir remarqué, c’est pas si mal… J’essaie de me guérir mais du coup, je suis plus zen. Je sais que si ma relation ne doit pas durer, je survivrai, j’ai déjà vécu plusieurs ruptures, des faciles et des difficiles. Je pleurerai sans doute mais j’ai ma Vicky pour me consoler, au pire. Et si ça marche… Arrivera un moment où je m’aventurerai sur de nouveaux terrains mais l’essentiel, je maîtrise pas trop mal. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas (ou plus), je définis à peu près la zone grise du pourquoi pas car un couple, ce sont des compromis, aussi. Ouais, ça, je l’ai appris de mes précédentes expériences, comme je suis mature, houlala.

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Donc de façon là mathématique, on gère mieux nos relations, on ne commet plus les mêmes erreurs et on détecte plus facilement les « n’y touche pas, il est nocif ». Donc j’ai envie de dire que ma théorie qui stipule qu’à la fin, tout ira bien est presque mathématique. Evidemment, certains me diront que j’oublie légèrement de faire entrer en ligne de compte le côté désabusé de notre Mélanie, voire une pointe d’aigreur, la difficulté grandissante de faire des rencontres et bien entendu cette part de malchance que certaines traîneront
jusqu’à leur mort. Parce que oui, je pense qu’attirer des relations foireuses n’est pas que de notre fait, faut arrêter de toujours se culpabiliser. Puis ça permet de pleurer sur le thème du « mais meeeeeeeerde pourquoi, pourquoi ça me tombe encore dessus ? », ce qui est ma foi non négligeable. Mais justement, je refuse de croire en la malchance pure et éternelle. Tout ça ne peut pas être vain. Tous ces connards (non parce que certains sont quand même de beaux spécimens) que l’on croise dans nos vies, ce ne sont pas de simples hasards, de simples morsures de la vie, ça ne peut pas être juste ça. Il y a une raison à tout ça et la raison, c’est la relation magique et merveilleuse que Mélanie finira par trouver.

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N’empêche que vous trouvez pas ça beau qu’à 30 ans, je sois à ce point gonflée d’espoir ? Moi si, je m’auto émeus.

PS : Si j’ai mis une photo de Simone de Beauvoir, c’est parce que je la trouve très mature sur cette photo, voilà. Puis elle était quand même charmante, Simone. 

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Mais où trouver l’homme pour de vrai ?

 En cette morne matinée, j’aurais pu vous parler du fait que mon train avait encore eu du retard hier (40 mn car un train en sens inverse a dégommé un sanglier. Con de sanglier), du fait que j’ai repris le travail et que je crois que je vais être toute seule au bureau aujourd’hui. Mais non, j’ai pas très envie de chouiner donc on va parler de rencontres amoureuses, ouééééé !


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Y a plus d’un an, j’ai débuté où trouver l’homme, une série qui m’a amusée mais que j’ai fini par laisser filer. Du coup, aujourd’hui, j’ai des milliards d’idées sur la question mais j’ai un peu perdu la flamme. Puis je me suis trop éloignée de mon objectif de départ, je crois. Bref, faudrait tout reprendre de zéro mais ici, ce ne serait plus tellement le lieu. Peut-être créer un blog dédié ou un livre en auto édition ? J’en sais rien, faudrait déjà que j’ai le temps. On verra.


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Il n’empêche que la question se pose avec de plus en plus d’acuité. Parce que ce n’est pas si simple, surtout si on bosse. Prenons ma vie type : je me lève, je me prépare, je pars au boulot, j’y passe 9-10h, je repars, je vais ou non au sport, maison, dodo. Parfois, je sors avec mes amis soit dans des bars de type lounge soit chez eux. Alors ok, il paraît que la salle de gym est un super lieu de drague (ou la piscine) mais je l’ai déjà dit dans les où trouver l’homme justement, je n’y crois guère. D’abord parce que je suis là pour faire du
sport et j’ai tendance à faire mon autiste dans ces cas là. Je ne parle pas en nageant ou en ramant ou en torturant mon corps dans des cours d’abdos fessiers, hautement féminins au passage. Tout n’est question que de contexte et en salle de sport, je ne suis pas dans le contexte.

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En fait, c’est le cœur du problème, je ne suis jamais en conditions idéales. Par exemple, la drague au boulot. Non mais vous croyez que c’est le lieu. Bon, déjà, dans ma boîte actuelle, on n’est que 11 et tous dans la même pièce donc mise en situation : imaginons que je chope le seul célibataire de l’open space, je vais l’avoir sous le nez toute la journée. Bon ben pardon mais c’est juste impossible. Je ne suis pas une fusionnelle, j’ai besoin de mon espace et vivre avec un mec que j’ai sous le nez toute la journée, non, je ne peux pas. Non mais c’est vrai, comment se créer une intimité dans de telles conditions ? Je ne vois pas. Et dans le métro ? Non, je ne suis pas dans le trip surtout que le mec peut être tout à fait charmant à l’œil mais profondément crétin, comment savoir ? Accepter un verre avec un mec avec qui on n’a rien en commun, y a des expériences plus sympa. Quant au bar, si j’y vais avec mes amis, c’est pour passer la soirée avec eux. Point.

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Alors reste la drague sur le net, idéale pour les travailleurs et travailleuses. Oui, quand on est étudiant, on se dit que c’est un truc de désespérés puis on se rend compte que quand on est la tête dans le guidon de 9h30 à 20h, ça laisse de suite vachement moins d’opportunités de rencontre. Sauf que perso, j’en ai ras le bol des sites de rencontre, véritables nids à connards qui ont trouvé moyen de baiser gratos. Et arrive un moment où avoir la sensation d’être juste une pute gratuite n’est pas super flatteur. Chercher du fun sur les meetic, adopteunmec et autres conneries, ok mais pour du sérieux, passez votre chemin. Et le passer où, justement ? Telle est la question. Puis c’est pareil, le contexte n’est pas le bon, j’y vais par ennui et désoeuvrement plus que par réelle volonté de rencontrer quelqu’un.

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Avant, j’étais étudiante, j’avais rencontré Guillaume 1er sans le faire exprès, au détour d’une cafétéria. Et maintenant ? Bah, il est vrai que ça ne me préoccupe pas trop car j’ai  pas mal de trucs sur le feu en ce moment mais quand je vais vouloir une présence pour me réchauffer les pieds en hiver autre que mon chat, va falloir agir. Parce que le « gna gna gna, ça vient quand tu t’y attends pas », c’est bien gentil mais y a que dans les mags féminins que l’amour frappe à la porte sous les traits d’un nouveau voisin craquant. Mais dans la vraie vie, les voisins sont soient vieux soit mariés. Des fois, je me dis qu’il serait tellement plus simple de vivre dans un magazine !

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Le temps ne fait rien à l’affaire

Par Diane

(NB:tous les personnages décrits dans cet article sont des personnages on ne peut plus malheureusement et piteusement REELS dont n’ont été modifiés ou inventés que les noms)

1/Benjamin est un petit garçon de 8 ans dont les parents ont décidé de l’envoyer en colonie de vacances, où il se trouve que j’oeuvrais en tant que joyeuse animatrice avec tout le packaging chansonspetitsjeuxmoyensjeuxgrandsjeuxjeuxdébilesetinutilesonsebrossepaslesdentsavecdugeldouchebordel de circonstance. Benjamin, que je me casse le cul et passe des nuits blanches à leur préparer des putain  de bordel de chasse au trésor avec moultes super (non mais vraiment super, j’vous jure) énigmes, déguisements, décors et j’en passe, il en a pas grand chose à carrer. Benjamin, ce qui l’intéresse, c’est la destruction. Tandis que je m’évertue à apprendre à jongler à ses petits camarades (tout en révisant intérieurement les 10 commandements des vertus de la patience
shintoïste), lui, il tue les fourmis, araignées,mouches, chat du cuisinier et toute bête vivante qui fasse moins d’un mètre 40 qui peuple les environs. Benjamin aime également déchirer les dessins de ses congénères (j’aurais du mal à les appeler « camarades », déja parce que ça fait colo communiste, et ensuite parce qu’il leur tape sur la gueule dès qu’on a le dos tourné), dégommer les cabanes fraichement  construites (et pas seulement de schubert) ou, le vicelard, aller piquer des trucs pour les mettre dans les placards des autres… Alors là, on est en droit de se demander: benjamin est-il le fils envoyé sur terre de Mephistophélès pour faire concurrence à Jésus, ou a t-il été élevé par Landru et les Thénardier?  

2/Micheline a 28 ans (oui, je sais, comment peut-on décemment avoir 28 ans et s’appeler Micheline, mais laissez moi tranquille un peu, c’est mon article j’fais c’que je veux), des yeux bleus, des gros nichons (wouuuouuu, rien qu’avec ces mots là et l’aide de google, j’ai dû récolter quelque 15478 lecteurs en plus), et absolument aucun amour propre ni même sale d’ailleurs. Micheline est cultivée, elle fait des études, et ne fréquente que des gens cultivés, mais surtout pas intelligents. Ce qu’elle aime, c’est jouer. Et particulièrement avec ceux qui eux ne veulent pas jouer. Elle aime faire croire aux garçons qu’elle est fragile et ingénue, et surtout qu’elle est disponible. Elle aime s’asseoir sur leurs genoux, jouer un peu avec leurs cheveux en riant à leurs blagues et soupirer sur son « physique ingrat » et sur ses « kilos en trop » pour les entendre dire que « elle est fooollle voyons, elle est super belle comme fille », [NB: un petit coup de culture confiture pour briller en société: quand quelqu’un vous dit « mais j’suis trop mooooche » dans l’unique espoir de vous voir affirmer le contraire, ça s’appelle un Chleuasme] tout cela bien sûr, pour finir, une fois que le garçon en question aura mis sa personne et sa dignité à ses pieds en lui déclamant des sonnets qu’il aura lui même écrits à la gloire de ses gros nichons (wouuouuu, 14874 nouveaux lecteurs), par lui signifier qu’ elle n’a absolument aucun sentiment pour lui mais qu’on reste amis, hein, surtout.

3/Louis a 52 ans. C’est un fringant homme mûr, dans la force de l’âge. Il fait du sport et s’active beaucoup, et il a plein d’amis. Louis, son super kiff, (car Louis sait parler aux jeunes), c’est le pouvoir. Il est atteint d’une certaine et pathologique névrose qui fait qu’à 6 ans déja, quand Mozart composait ses premières oeuvres, le petit Louis persistait à se prendre pour Napoléon, ce dont il a d’ailleurs gardé quelques séquelles qu’il tentera de compenser avec des talonettes. Armé de sa folie des grandeurs, ainsi que de sa rolex et de son nouveau jouet qu’il a fait venir directement d’iltalie, (livré avec la guitare) Louis pense qu’il sait tout et peut tout faire. Avec l’aide de Dieu et du Public,un jour peut-être il règnera sur la terre et tous les connards qui la peuplent. Amen.

4/Jean Jacques Rousseau disait: « la jeunesse est le temps d’étudier la sagesse. La vieillesse est le temps de la pratiquer ». ….et Huguette n’a manifestement pas bien saisi la chose. Huguette a 80 ans, elle est à la retraite et habite un petit appartement parisien. Huguette, ce qu’elle aime, c’est son caniche nain « pépètte » qui, lui, n’aime personne. Pépètte est un chien délicat et de caractère, il ne faut point le contrarier, même s’il jappe lamentablement à la gueule de tout ce qui bouge et pond des étrons puantesques en plein milieu de la rue, sur lesquels on ne manquera pas de venir joyeusement glisser alors qu’on est en blanc, et en jupe bien sûr. Et tandis que son insupportable roquet prend bien le temps de renifler en vrac tous les poteaux du coin, mes jambes (en y laissant bien sûr au passage un peu de canigou au canard laqué du repas du midi qui était resté dans ses adorables bouclettes de menton) et le cul des autres petites merdes chihuahuasantes qui polluent les rues et le calme de nos appartements, Huguette finit tranquillement son paquet de gâteaux et, sans même jeter un coup d’oeil à la poubelle qui lui tend son sac à 2 mètres de là, le balance par terre avant de se remettre en route en évitant soigneusement l’étron encore fumant de son gremlins fétide.   Bref, je suis consciente que l’expérience est un atout majeur de la vie, qu’elle forge l’esprit, qu’elle aide à se définir une morale, des principes de vie; que c’est en faisant des erreurs, en souffrant et en expérimentant les choses qu’on peut vraiment en saisir les enjeux et en tirer les leçons qui s’en imposent, mais quand même, y’a des fois, j’ai juste ces quelques mots (tellement vrais) de Brassens qui me reviennent en tête…
Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan

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De toute façon, c’est de la merde ce que tu fais

C’est l’hiver et les trolls sont de sortie. A priori, ils n’hibernent donc pas. J’en vois partout sur les blogs. Comme on dit, c’est un peu le revers de la médaille, on ne peut pas passer au travers même si je ne comprends toujours pas. Alors attention, les trolls ne sont pas des gens qui ne sont pas du même avis que le bloggeur. Le troll est celui qui poste un comm insultant sans donner une vraie adresse mail et certains poussent même le vice à cacher leur IP. Oui, il y a des trolls professionnels.

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Pour ma part, j’ai pris le parti d’effacer les comms en question. Je pars du principe que si la personne n’a pas la politesse de se présenter et de me parler sans m’insulter, je n’aurai pas la politesse de respecter sa liberté d’expression. Au début, j’étais parfois touchée par ces méchancetés. Et oui, derrière l’écran, il y a une vraie fille qui, selon les périodes, a la sensibilité à fleur de peau. Maintenant moins. Déjà, je vais plutôt très bien en ce moment, mes soucis sont de l’ordre de l’accessoire donc des insultes anonymes me font l’effet d’une piqûre de moustique : c’est pas agréable mais on oublie vite. C’est vrai que des fois, je trouve un peu débile le principe du « c’est comme ça, tu peux pas y couper », vu que j’estime que n’importe quel bloggeur a le droit au respect comme n’importe quelle personne. Mais quelque part, c’est logique : à partir du moment où on prend le risque de faire quelque chose, on a le droit à des mauvais esprits.

Il est vrai que j’ai pris plus d’insultes méchantes et gratuites sur ce blog que dans tout le reste de ma vie. Non pas que je sois différente mais en vrai, quand je parle, on voit quand je ne me prends pas au sérieux, ce qui n’est pas forcément le cas à l’écrit. Du coup, on peut passer que je pète plus haut que mon cul alors que je tiendrais le même discours oralement, ça passerait différemment. De la même façon, quand on me connaît en vrai, l’image qu’on a de moi est plus complète et subtile. Sur un blog, on ne peut pas tout montrer de soi et je ne le souhaite pas pour ma part. En vrai, je peux être aussi très cash et secouer les gens pas très gentiment mais ce n’est pas que je me trouve mieux qu’eux, c’est le principe de l’électrochoc. Etre toujours gentille n’est pas aider les gens. Si je prends la peine de discuter une heure avec une personne et de la secouer, c’est que je tiens à elle sinon, je prendrais même pas la peine de lui parler. Donc oui, on juge sur les éléments qu’on a, je n’y peux rien et tant pis.

Mais surtout, il y a autre chose : j’ai pris le parti de me créer un espace de parole public. Il y a eu des fois où j’ai été tentée de fermer mon blog pour ne plus du tout me faire agresser pour peanuts par des gens que je ne connais pas (ou que je connais et qui parlent anonymement derrière leur cache IP), revenir dans mon anonymat total où les gens me causent correctement. Mais à ce niveau là, plus personne ne fait rien. Prenons n’importe quel artiste (je ne me mets pas dans cette catégorie, hein) qui fait son métier. Forcément, il ne fera pas l’unanimité vu qu’on ne la fait jamais. La seule œuvre qui a récolté l’unanimité, à ma connaissance, c’est l’élégance du hérisson de Muriel Barbery, j’ai beaucoup aimé, aussi. Dès qu’on s’expose, on est forcément objet de critique. Ca doit quand même faire mal de passer des jours et des nuits à se défoncer sur un truc et entendre 3 connards qui ne sont pas capables d’en faire autant démonter ça en deux minutes « c’est vraiment de la merde ». Ceci étant, je peux pas juger, je n’ai pas toujours été tendre avec des oeuvres que je n’ai pas aimées du tout. Même si je ne le dis jamais directement à la personne concernée vu que je connais pas tous les artistes produisant un truc.

 

Alors quoi ? Doit-on ne rien faire et rester sagement dans son coin pour être sûr d’éviter les crachats ? Mais si tout le monde fait ça, ça va devenir épouvantable. Bien sûr, ce serait exagéré de dire que les blogs sont nécessaires à la bonne santé d’une nation, ce n’est pas de la culture avec un grand C. Pourtant, c’est un espace de parole facile à créer et ce serait dommage que certains disparaissent à cause de 3 insultes. J’en ai parlé cette semaine avec Babillages (par mail) et Sonia (par comms interposés) qui en subissent pas mal en ce moment et je trouve dommage qu’elles (comme d’autres) perdent un peu de plaisir à
blogger à cause de ça. Babillages se demandait même si son blog valait vraiment la peine. Mais si les gens viennent vous lire tous les jours, les filles, c’est pas par charité. Des blogs, il en existe tellement que si un ne nous plaît pas, il suffit de ne pas y aller, ce n’est pas difficile. On ne pourra jamais empêcher les trolls mais si on doit tous se taire pour ne plus être importunés, c’est vraiment faire gagner les sauvageons du net. Quand on produit quelque chose, même des écrits qui n’ont aucune prétention littéraire, il faut s’attendre à ça. Mais au moins, on fait quelque chose. Et ça ne pourra jamais plaire à tout le monde. Et quand mon chef Simon me dit que TGGP devrait racheter mon blog, je me dis que je dis pas que des conneries, quand même. Même si j’en dis beaucoup mais des fois, c’est fait exprès !

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Coup de gueule

Par Marine

Ceci est un coup de gueule.
Pas contre les grèves.
Pas en faveur des grèves non plus.

Cela fait maintenant pas mal de jours que je suis bloquée chez moi. Quand on habite le nord de Paris, les 3 lignes desservant le reste de la ville sont bloquées. Ceux qui ont dit que la 12 fonctionnait à un rythme de 1 rame toutes les 40 minutes vous ont menti. Le service n’est pas assuré. Ceux qui ont dit que la 4 fonctionnait presque normalement ont menti. Elle fonctionne à peu près 1 jour sur 2. Hier, c’était 1 rame toutes les 25 minutes. Ca fait cher payé pour boire un verre vers Montorgueil, je me suis abstenue. Je pourrais me servir de mes pieds mais la perspective d’une pneumonie m’enchante trop peu. Je reste travailler chez moi. Ne pensez pas que ce soit de gaité de coeur. Mais il est vrai que je peux me le permettre, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui sont bloqués par ce mouvement, j’en conviens totalement.

Mais quand je regarde Facebook, à titre d’exemple, avec tout le respect je dois à certains de mes ‘Friends’, avec tout le respect que je vous dois, même à certains Vingtenaires, ça me fait gerber. « Pour que les connards de la RATP et de la SNCF soient remplacés par des machines », « Pour que les enfoirés de grévistes soient fusillés au Père Lachaise »… Ce ne sont que les titres. Vous les trouvez amusants? Ou en phase avec votre haine? Moi ils me font bondir. Ils me dépriment. Avant de vous trouver super drôles et follement spirituels parce que merde, vous avez mis 2h à rentrer chez vous, réfléchissez aux présupposés de ces phrases et à leur caractère scandaleux. Ce sont des propos haineux, ni plus ni moins, et certainement pas légers. « La grève me fait chier », ou « Je m’en fous des grèves, je rentre chez moi en hélicoptère », c’est une chose (le coup de l’hélico est même plutôt rigolo). « Je veux tuer tous les grévistes », même dit au second degré, ce n’est pas acceptable. C’est très grave et malsain. Je n’aime pas les positions du type « en tant qu’historienne », ou « en tant que… », comme si on s’octroyait une quelconque voix au chapitre par ce procédé. Mais j’ai effectivement fait des études d’histoire qui me permettent de juger la position de certains qui auraient mieux fait d’en faire autant.

« Pour qu’on réponde au droit de grève par un droit de licencier ». Lu sur je ne sais quel groupe. Cher ami, ce n’est plus un droit de grève dans ce cas. Et ce n’est plus du sarkozysme. C’est du Mac-Mahonisme.

« Pour qu’on fasse fusiller ces cons comme les Communards qui ont pris en otage la France ». Là, je bondis. La rhétorique versaillaise est gerbante. Même Thiers en a rougi après coup. Ceux qui se réclament de cette rhétorique savent-ils seulement ce qu’étaient les revendications des Communards, ou ne font-ils qu’un amalgame facile avec ces trotskards qu’ils méprisent tant? Ce ne sont que
des questions innocentes. Evidemment, je ne vous ferai pas l’insulte de resservir le cliché selon lequel ce sont ces « connards » qui nous ont garanti certains droits aujourd’hui, parce que je ne veux pas me placer dans la filiation de ceux qui rêvent d’un « Décembre 2007 » ou d’un « Mai 2008 » (position à peu près aussi naze). Traduction : Marine n’est ni à la LCR, ni à LO, ni rien de tout ça, merci.

Ce qu’il y a derrière est très simple. L’argument de la « prise en otage » tient compte de ce que les revendications des grévistes nuisent à ceux qui ne peuvent plus aller travailler. Mais pensez-vous que les grévistes n’aient que pour objectif de faire du mal aux bons travailleurs? J’avoue très sincèrement que je ne suis convaincue ni de l’utilité de cette grève (Sarkozy ne cèdera pas, et faire chuter le gouvernement est sans intérêt puisque, actuellement, ce n’est pas le gouvernement qui gouverne, mais le président), ni de l’inutilité d’une réforme des régimes spéciaux (même si j’aimerais assez peu que mon chauffeur de TGV ait 65 ans et une presbytie aggravée, pour tout vous dire). Mais ce qui est derrière ça, c’est la dichotomie entre une France qui travaille, et une qui serait rétrograde et anti-travail. Je ne fais que retranscrire ce que j’ai lu, je précise (j’espère que ce disclaimer sera perçu). Seulement, le travail n’est pas la seule valeur morale dans ce bas monde, et c’est pourtant l’impression que j’ai en lisant ces forums de discussion. Si les grévistes nous bloquent c’est bien pour mettre en évidence la notion de service public. Pour signifier que s’ils sont à notre service, ils ne sont pas nos domestiques et que eux aussi peuvent en chier. Un service public, c’est fondamental à la bonne marche de l’Etat civil.
Quand il n’y a plus ce service public assuré, tout le monde en chie, c’est la logique même d’une grève que de chercher à mettre en évidence ceci. Je sais que je ne convainc personne, mais je m’en fous. Cette grève m’emmerde et je ne suis pas convaincue par les revendications des grévistes, mais je les respecte. Au final, pourquoi cet article somme toute aussi stérile que ce que j’ai lu?
Parce que ce qui ressort de tout ça, c’est surtout la dichotomie entre une « bonne » France, celle qui travaille, et une « mauvaise » France, celle qui prend en otage la première et qui par ailleurs ne fout rien. Mais depuis quand les grévistes ne veulent qu’emmerder le monde gratuitement? Je comprends l’agacement à être bloqué chez soi, mais la notion de respect me paraît plus importante que cela. Et la rhétorique de haine et de division en deux de la France me déprime encore plus que l’isolement chez moi.

Et oui, je suis dans la fonction publique. A l’attention de tous ceux qui considèrent les fonctionnaires comme des connards de privilégiés : on a un boulot fixe et garanti jusqu’à la retraite. Mais échangeriez-vous ce travail qui vous fait gagner en 6 mois ce que je mets 18 mois à gagner, ce que certains mettent plus à gagner? Je ne pense pas. Echangeriez-vous notre condition de « privilégiés » contre vos 2 semaines dans un hôtel au soleil au moment des vacances? Je ne pense pas. J’aurais bien participé à la grève contre la loi LRU. Parce que, et je sais de quoi je parle, cette réforme va nuire aux universités, et, une fois n’est pas coutume, les étudiants qui manifestent ne disent pas que des conneries. Je ne le ferai pas car je n’en ai tout simplement pas les moyens. Vous me reprocherez de vous servir des clichés honteux. Vous aurez raison. Comme la dernière fois que je l’ai fait. A ceci près que la dernière fois je plaisantais. Aujourd’hui, j’assume pleinement la partialité de mes propos, écrits sur un coup de sang. Qu’ils soient clichés est délibéré. Ce n’est qu’une réponse aux horreurs et aux insanités que je lis et entends partout.

Ensemble, tout est devenu possible. Même une France divisée qui hait ou méprise l’autre. Je vous méprise dans votre rhétorique minable, autant que je respecte les grévistes. Bien à vous,

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Mister Personnality

Par Summer

Voilà, je suis sure que comme nous, la fin de Secret Story et de L’île de la Tentation vous rend nostalgique. Vous attendez avec impatience le début de Pop Star et de la Star Ac mais bon faut bien avouer que c’est pas aussi croustillant tout ça. Mais alors que faire ?

Heureusement votre blog préféré est là, les vingtenaires pensent à tout.

Suite à une conversation avec Nina, où elle me fait cette remarque sur le coup de l’énervement que « tous les mecs célibataires sont des connards, parce que sinon ils seraient en couple c’est bien connu » aouch, dur dur à lire hein. Je sens déjà la révolte chez vous messieurs. Ben justement, voilà, à travers ce petit concours préparé par nos soins, nous vous offrons la possibilité de vous défendre à corps et à cris. Alors toi, l’homme célibataire qui lit ce que j’écris, prouve nous que tu es l’homme idéal. Forcément, au fil des épreuves de part ton charisme, ton humour, ton originalité et ta personnalité tu vas nous subjuguer !!

Alors voilà, est lancé à partir d’aujourd’hui, l’ouverture officielle du concours

« Mister Personnality »

En gros si tu es jeune, beau, riche… ah non c’est pas ça, donc si tu es l’homme idéal, participe à notre grand concours de la rentrée !! A gagner : une soirée en
compagnie de la girly team.

Pour participer, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à cette adresse : misterpersonnality2007@gmail.com
avec ton pseudo, une petite présentation et une photo originale de toi qui soit publiable parce qu’elle sera publiée (donc pas forcément de portrait en gros)

Les participants seront dévoilés ici : http://misterpersonnality.over-blog.com/

 dans deux semaine, on espère que vous serez nombreux à relever le défi. On le sait la bataille sera rude pour élire le meilleur, mais malheureusement toutes les semaines il
faudra en éliminer un. Toi aussi, lecteur (ice) tu pourras choisir ton candidat préféré en votant dans les commentaires et en plus tu sais quoi ? on se la joue même pas Castaldi parce qu’ici c’est gratuit !

La suite dans 15 jours dans http://misterpersonnality.over-blog.com/

 
 
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Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

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Votre vie rêvée

Bientôt un an que ce blog existe et il y a toujours un truc qui m’étonne : le nombre de lecteurs. Ici, c’est un blog écrit, on ne rigole pas tous les jours (même si des fois, on s’en paye une bonne tranche), ça prend du temps à lire nos proses. Et pourtant, vous êtes quotidiennement plus d’un millier à venir ici, très peu commentent et se font connaître. Mais qu’est-ce que vous foutez là ?

 

Parmi les commentateurs qui sortent de l’ombre, revient souvent la phrase suivante : « je ne vis pas du tout comme vous, je lis pour comprendre. » Ah ? Il y a souvent une idée de fascination/répulsion pour notre style de vie. Mais c’est quoi notre style de vie ? Certes, on est un peu bobos, un peu métrosexuels, un peu adulescents. Mais en quoi notre vie est-elle enviable ou détestable ? A 26 ans, je trouve que ma vie est normale : je galère dans ma vie professionnelle et ma vie privée (même si là, je suis dans ma bulle merveilleuse), je sors, des fois, je bois. Je baise et j’assume mais rien d’extraordinaire. Seulement 8 hommes ont partagé ma couche en 2005, ça n’a rien d’exceptionnel. Sur le lot, seuls deux
ont été des one shot et j’ai eu des relations suivies avec deux d’entre eux. Certes, par rapport au reste de ma vie, ce fut la fête du slip mais je ne suis ni une tombeuse ni une acharnée du sexe. Je ne suis pas non plus une nonne. Une fille normale, en somme, avec ses coups de cœur et coups dans la gueule, rien d’exceptionnel.

Nos vies ne sont pas que strass, sexe et alcool, loin de là. Nous avons des ambitions et nous donnons les moyens de les obtenir. Je n’ai pas fait 7 ans d’études pour me retrouver dans un boulot qui ne me plaît pas. Désolée mais être caissière au supermarché et rentrer le soir m’occuper de ma marmaille, ça me stimule pas. Mais voilà, en France, avoir des ambitions, c’est mal. Mes études me destinent à faire partie d’une sphère intellectuelle, idem pour Gauthier. Nous sommes snobs ? Sans doute mais peut-on nous reprocher de vouloir le meilleur ? Ce qui est amusant, c’est qu’on nous prend parfois pour des êtres futiles et superficiels mais vous seriez surpris par nos conversations. Avec Gauthier, nous parlons souvent de politique internationale, j’ai travaillé sur le Québec et l’Irlande du Nord, lui sur le Japon, nous suivons l’actualité et nous avons des idées politiques, des opinions construites. Mais sur ce blog, on ne parle pas politique, ce n’est pas la ligne éditoriale.

On ne voit ici que notre vie privée et encore ce qu’on en voit. Si on met en avant le côté festif, ce n’est pas par provocation mais raconter mes soirées à la maison ne me paraît pas des plus excitants. Je pourrais disserter sur ma demi-heure de rameur, sur les conneries qui passent à la télé, sur le roman que je lis, la musique que j’écoute, ma grille de sudoku avant le dodo… Je pourrais même donner les horaires de mes pauses pipi, soyons subversifs ! Forcément nos aventures surviennent surtout quand on sort de chez nous, quand on va dans des lieux peuplés d’autres individus. Dans des soirées, en somme. Mais ce n’est pas pour autant que nous sommes de sortie tous les soirs, nous n’en avons pas les moyens. On se prend des cuites mais pas tant que ça.

Après, il y a la question de nos relations amoureuses. Je suis une femme, 26 ans, mes ovules n’ont servi à rien pour le moment et ma principale ambition dans ma vie n’est pas de me reproduire. Je n’ai pas une affection particulière pour les enfants qui me laissent plutôt de marbre, je ne fonds pas sur les bébés. Quand j’entame une relation, je ne commence pas à faire des plans sur la comète. Je ne planifie rien : le premier câlin crapuleux survient quand le désir est le plus fort, je vais pas m’imposer une période d’abstinence d’un mois « parce que c’est pas bien de coucher le premier soir ». Honnêtement, je reste persuadée que de ne pas coucher le premier soir ne protège pas des connards. Si un mec ne veut que me sauter, il attendra que je cède (ou même pas) et il me balancera une fois qu’il aura obtenu ce qu’il veut. De l’autre côté, les mecs qui visitent mon intimité le premier soir ne sont pas forcément des fieffés salauds, ne catégorisons pas les gens comme ça. Sauf qu’on a beau dire, au début du XXIe siècle, une fille qui assume une vie sexuelle devient une salope, une « fille comme ça », comme a dit un lecteur récemment. On n’avance pas.

Alors, voilà. Des tas de gens lisent ce blog et jugent sur le peu qu’ils connaissent de nous. On nous crache dessus, sur notre vie, on nous trouve désespérant, on prétend qu’on lit notre blog « pour comprendre des gens comme nous ». J’admire cette curiosité anthropologique et sociologique de ces personnes tout comme j’admire leur hypocrisie. Personnellement, lire
des blogs de personne dont la vie ne m’intéresse pas, voire même me dérange, je ne lis pas. Je suis suffisamment confrontée à la vie des autres dans les journaux pour ne pas en plus pousser la curiosité à polluer mes loisirs. Je lis la vie de gens qui m’intéressent, que je ne me permets pas de juger parce que, d’une part, je ne les connais pas et que, d’autre part, ils sont libres de
faire ce qu’ils veulent. C’est déjà dur d’essayer de conseiller ses amis les plus proches sans le faire en plus pour des inconnus. Mais je lis aussi la vie de gens que j’envie. Bon, globalement, 
je n’envie que des détails : celle-ci a l’air d’avoir un boulot passionnant, celui-là a une vie de couple vraiment marrante… Après, je ne vais pas lire un blog pour vivre une vie par procuration, faut pas exagérer non plus.

Je continue à me demander : pourquoi les gens qui nous trouvent pitoyables continuent à nous lire ? Ca me rappelle l’arrivée de Loft Story en France, une fille m’avait expliqué qu’elle trouvait ça « sociologiquement intéressant ». La sociologie et l’anthropologie ont bon dos, tiens ! Je me demande dans quelles mesures les gens ne nous crachent pas sur la gueule parce qu’au fond, ils nous envient et ça leur fait mal au cul de pas pouvoir vivre comme nous. Ici, il n’est pas question de moyen. Quand on sort, avec Gauthier, on ne va pas dans des restos à 50 euros l’entrée, on ne va pas dans les boîtes où on paye 15 euros le cocktail. Non, nous, notre boîte de prédilection est petite et chaleureuse, il n’y a pas de people et on s’en fout bien. Parfois, nos sorties se font chez les uns ou chez les autres, on dîne, on discute, on rigole. Comme n’importe qui.

Ce qui m’amuse le plus, ce sont ceux qui critiquent le vide de nos vies. C’est sûr, leur vie doit être super pleine pour qu’ils prennent non seulement le temps de nous lire mais de cracher leur fiel sur nous. Par ailleurs, ces charmantes personnes se cachent souvent derrière des pseudos inconnus qui viennent juste nous insulter un petit coup et repartent sans demander leur reste. Mais, Seigneur, quel est donc l’intérêt ? Attention, je ne fustige pas la critique, je peux envisager qu’on ne soit pas d’accord avec nous (enfin, j’ai du mal… je plaisante !).  Ce qui me dépasse, ce sont les gens qui nous détestent tellement qu’ils viennent nous lire tous les jours et ne ratent pas une occasion de nous snipper. C’est du masochisme, à ce niveau là !


Mais je dirais plutôt que c’est de l’envie. Tout ce que nous faisons dans nos vies (pas grand-chose d’exceptionnel à mon sens), ça en démange certains. Mais notre vie est ce que nous en faisons.

 
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