Trop de loisirs tue le professionnalisme ?

Je vous racontais l’autre jour que j’aimais mettre à jour la partie loisirs de mes CV. Alors au chapitre lecture, qu’aime-je lire en ce moment ? Puis on va mettre plongée, chant (chorale). Voyages ? Je pourrais, avec mon nouveau blog de voyage et tiens, faudrait que je le rajoute…

Je suis une touche à tout limite hystérique qui veut tout faire, tout le temps. Plongée, chorale, langues, loisirs créatifs… Et je vous parle pas de tous les sports qui m’appellent comme le yoga ou le kayak et je serais pas contre quelques baptêmes aériens (parapente, paramoteur). J’aimerais aussi faire des ateliers artistiques pour prendre la confiance. Non parce que moi, je veux bien coudre mais je serais plus à l’aise si on me montrait quoi. Entre tout ça, j’aimerais bien écrire aussi… Bref une sorte d’hyperactive même si j’ai parfois du mal à passer de l’envie à l’exécution.


Dans ma petite tête de salariée, ma rubrique loisirs veut dire « fille polyvalente qui n’hésite pas à se lancer dans de nouvelles activités et qui a su trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée ». Mais est-ce que pour un recruteur, ça veut pas un peu dire « fille dispersée qui ne fera aucune heure supp parce qu’elle a un cours de poterie ou de yoga onsaitpasquoi. Laisse tomber ». Trop de loisirs tué le professionnalisme ?

Lors d’un stage en 2006, j’avais discuté avec une femme mariée de 30 ans qui m’expliquait qu’elle avait du mal à trouver du boulot car jeune mariée sans enfant sous entend congé maternité dans les prochains mois. Ce qui est discutable en soi, une femme n’a pas obligatoirement une horloge biologique greffée dans le bide mais passons. Du coup, elle avait fini par omettre de signaler son statut marital. Gonflant.


Un enfant, c’est un peu comme les loisirs : si t’en as, tu ne consacreras pas à vie à l’entreprise et c’est gênant. D’une part, je ne considère pas qu’un employé corvéable à merci et qui a limite son sac de couchage sur place soit un bon employé. Si je prends mon cas, il m’arrive de terminer tard sauf qu’arrive le point de non retour, celui où mon cerveau lâche l’affaire. Je me souviens d’un soir, un vendredi, où j’étais déterminée à venir au bout de ma to do list. Ce n’était pas un impératif en soi : tu sais bien que si tu envoies un document le vendredi après 19h, le client ne le lira pas avant le lundi 10h (au mieux). Mais bon, je n’avais rien de prévu ce soir là et ça me permettait de partir sur autre chose le lundi matin. Sauf que vers 19h30, bug du cerveau qui ne produit plus qu’une bouillie de mots fade et sans réel intérêt. Continuer à tout prix pour tout reprendre lundi ou s’arrêter ? Comme dirait ma sœur « non mais le doc, il n’est ni fait ni à faire ! ». Mon corps est formel : la journée de travail est terminée. D’un autre côté, 19h30 un vendredi soir, c’est pas déconnant de rentrer.


Quant à mon incapacité de rester tard un soir à cause de mes activités ? Ben si j’ai pas le choix, je reste. Les nocturnes doivent rester exceptionnelles mais je ne lâche pas le gouvernail pour un cours de chant ou de plongée, même si ça me met en colère sur le coup. Parce que je ne suis que salariée, que je paie moins de 2500 € d’impôts et que le monsieur en numéro privé n’a même plus voulu me parler des que j’ai annoncé ce fait. Donc comme je disais dans mon article sur la génération Y, je rends ce qu’on me donne et surtout, j’équilibre ma vie. Parce que si un jour, un pan s’effondre, le seul sur lequel j’ai misé, je me retrouve sans rien. Et là, c’est officiellement la merde.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retour en grâce


Première tentative d’évasion foirée. Mais ma vie s’emballe et je n’ai plus guère le temps de loucher ailleurs. Je déménage mais surtout ma grand-mère meurt et là, je remets tout en question, j’ai la sensation d’avoir mal choisi mes priorités. En fait, le soir où ma mère m’a annoncé que ma mamie était condamnée, j’ai fait un rêve : c’était mon mariage, j’étais somptueuse dans une robe bustier top, j’étais hors de l’église avec mon papa et ma sœur (ma mère était à l’intérieur) et soudain, ma sœur me disait que ma grand-mère ne serait pas là pour voir ça. En me réveillant, je me suis dit qu’il fallait peut-être arrêter de s’emballer professionnellement et construire plus sa vie privée.




Le même jour ou à peu près (entre l’annonce du cancer généralisé et le décès de ma grand-mère), je reçois un coup de fil de Jeanne, la rédac chef de TMF.fr. « Ouais, Nina, c’est Jeanne. Voilà, on voudrait faire une revue de blogs et je me suis permise de suggérer ton nom pour le faire, ça ne te dérange pas ? ». Oh mon Dieu, quelqu’un se souvient de mon existence ! Bon, en gros, il a été suggéré de proposer toutes les semaines une revue des blogs, Jeanne et Louise ont soumis ma candidature vu que je rappelle que j’ai été embauchée un peu grâce à mes connaissances de la blogosphère. Mais Jeanne Baron (toujours elle) hésite et préfèrerait confier ce boulot à une pigiste. Oui, il est désormais plus qu’évident que je lui pose problème. Mais je n’ai pas assez de combativité pour relever, je suis un peu KO. Mais là, j’ai la révélation ultime du pourquoi notre chère Jeanne m’a dans le nez.

Tout vient du recrutement. En fait, c’est Simon qui m’a contactée et vue en premier avant que je ne passe un entretien chez TGGP, entretien qui ne s’était pas hyper bien passé, j’avais trouvé la RH terrifiante. J’avais appris quelques mois plus tard que mon embauche avait été très serrée. Pas que mon profil était mauvais mais juste que le gang TMF n’avait pas apprécié de ne pas m’avoir rencontrée en premier, de ne pas m’avoir élue. Le 4e community manager a d’ailleurs été sacrifié juste après moi. Or notre amie Jeanne Baron a peur du net, c’est vilain, bouh. Donc pour gérer ce domaine si mystérieux pour elle, elle a besoin de s’entourer de gens qu’elle a elle-même choisis. Ce qui n’est pas mon cas. Je serai donc toujours hors jeu.


Et pourtant, l’espoir renaît, encore et encore. Juste à mon retour du congé décès, je passe mon entretien d’évaluation annuel qui est très bon. En gros Simon admet tout à fait que mes difficultés sont essentiellement liées à mon manque de contact chez TMF et à la placardisation dont nous sommes tous victimes. Hé ouais. On s’entend sur le fait qu’une formation en marketing communautaire pour les DIF serait une bonne chose également. Bref, je me sens un peu mieux dans mes baskets. Et pour combler ce mieux, revoilà Louise, de retour de son congé maternité. Après avoir passé une heure à apprendre à utiliser un blog, on va déjeuner ensemble, Simon nous accompagne et elle me rassure. « Tu sais, avec le déménagement, tu vas être plus sollicitée, tu vas pouvoir faire plus de choses avec TMF. Même si tu ne fais pas la revue des blogs, il y aura autre chose pour toi, ne t’en fais pas ».




Du coup, je me sens plus confiante, j’ai finalement plus envie de m’investir dans mon boulot actuel que de papillonner ailleurs. Surtout que je n’ai pas la force. Alors je vais faire la revue blog, je vais m’appliquer. Mais alors que j’étais dans de bonnes dispositions, mon téléphone sonne…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le diable s’habille en…Heu, je sais pas


Jour J de mon entretien, j’ai vraiment à coeur de réussir pour réaliser mon nouveau rêve du mois : devenir responsable éditoriale blog avec plein de pigistes blogueuses sous mes ordres.


Arrivée une heure en avance à Lavande sur Seine où se situe le siège de TGGP car j’avais peur de la facétie des bus, je vais prendre un café dans un bar du coin avec un croissant, je note les dernières idées, relis mes notes (en fait, j’avais oublié mon livre donc je n’avais vraiment que ça à faire) et pars fièrement au siège de TGGP. Je suis accueillie par l’assistante qui me propose un café en attendant que Jeanne ait fini le comité de rédaction du mardi matin. Après m’avoir laissé poireauter 20 mn (on note donc de suite qui est le chef), l’assistante me fait enfin pénétrer dans le bureau de Jeanne à qui je serre la main. Poignée de main faiblarde de son côté, je ne suis pas très fan mais soit. Je m’installe, sors mon carnet et là, elle me regard et me dit : « Bon, alors ? ». Heu… Elle ne me présente pas le poste ? Elle ne me parle pas de ses attentes ? Non, ici, y a que moi qui parle, jette toi dans la fosse aux lions ma fille.

Pendant 30 bonnes minutes, je lui explique donc ce qu’on pourrait faire mais je la perds très rapidement quand j’évoque la possibilité de rémunérer les blogueuses. Et en fait, quand je dis possibilité, je devrais dire obligation mais c’est normal aussi. On demande à des nanas de créer un contenu, contenu qui pourrait idéalement se retrouver même dans le magazine et elles feraient ça par amour du journal et contre un abonnement ? Non mais non, on ne veut pas les rémunérer. J’insiste sur le fait que bon, une blogueuse influente se fait entre 300 et 600 euros le billet sponsorisé mais non, non, non. A la fin de l’entretien, j’ai droit à un « non mais de toute façon, ça va être compliqué » puis un « mettez moi tout ça par écrit, merci ».


Je repars de là avec une vague envie de pleurer. Non, ça ne s’est pas bien passé. Hier encore, le projet était super urgent, ils ont fait un pont d’or à Adèle pour l’embaucher mais quand une de leur employée arrive avec en main un projet élaboré en interne, il n’y a plus ni urgence ni budget. J’enrage. Et je commence  avoir la légère sensation que Jeanne Baron ne m’aime pas et qu’il y avait une légère hostilité dans son attitude. Mais je me raisonne : une directrice de publication n’a pas une demi-heure à une heure à perdre à écouter une nana déblatérer dans le vide, non, ça ne se peut pas. Et puis j’ai le soutien de Louise, même si elle vient de partir en congé maternité, mon big boss qui ne me connaît pas a donné son accord (grâce à Louise), Simon me taquine sur le fait que je vais piquer le boulot pour lequel la stagiaire a postulé (sans jamais avoir eu de réponse) car pour lui, c’est évident que je vais avoir ce poste.

Je m’applique donc à faire un beau power point résumé de ce que j’avais raconté  avec même captures d’écran des sites concurrents pour donner une idée, des bonnes idées, des écueils à éviter. Ceci étant, suite aux conseils d’une bonne amie, j’enlève finalement la page des bonnes idées à développer pour la garder sous le coude et ne pas tirer de
suite toutes mes cartouches. In fine, je rends un dossier de 30 pages. Je n’ai jamais eu de retour.

Mais l’aventure TMF- blogueuses ne va pas s’arrêter là et une fois de plus, je vais me sentir merveilleusement exclue et inutile. En attendant, je sens que la Baron ne m’aime pas et d’après Simon et Gabriel, elle doit avoir du mal avec les gens de caractère. Je n’apprendrai que plus tard que le problème venait d’ailleurs…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le projet ultra secret TMF



15 jours après mon arrivée chez TGGP, Louise vient me voir : il y a un projet secret chez TMF et je vais en être la cheville ouvrière. En gros, le site voudrait travailler avec des blogueuses « influentes » comme on dit donc première étape : sélectionner les heureuses élues.

Au départ, je suis sérieusement aidée dans le projet par Jeanne (la rédac chef de TMF.com, pour mémoire), on fait une sélection de trente blogueuses mode, beauté et cuisine avec quelques autres en réserve. Dans ma liste, elle me dit qu’il y en a une qu’elle n’aime pas du tout et ne veut pas bosser avec elle. Perso, je n’y tiens pas non plus…


Le projet se montait petit à petit mais Jeanne part en congé maternité et une fois de plus, c’est le début de la fin. A la réunion suivante, j’apprends qu’une nana reprend plus ou moins le projet. En gros, cette fille, Hélène, trouve le projet super trop cool et ça l’amuse de faire la RP gratos autour du projet et elle a hâââte de me rencontrer. Ok, pas de soucis, les RP n’étaient pas dans mes attributions de toute façon. Elle entre en contact avec moi et me demande la liste des blogueuses que nous avions arrêtée avec Jeanne. Suite à ça, première éjection du projet. J’apprends par hasard qu’un raout avec blogueuses est organisé sans qu’on ne me demande rien mais si je pouvais quand même venir à la soirée pour parler avec les blogueuses, ce serait cool. A noter que ma présence à la soirée est demandée par Louise.


En préambule de la soirée, nous avons droit à un discours de la directrice de publication, Jeanne Baron et Hélène. Louise me dit de m’asseoir au premier rang avec elle pour prendre la parole sur les blogs au besoin. Heiiiiiiiin ? Avant la conférence, elle me présente à Jeanne Baron en lui expliquant qu’elle peut faire appel à moi pour les questions de
blog. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi transparente de ma vie, Jeanne aurait répondu un « rien à foutre » que ça n’aurait pas été plus clair. Help ! La présentation se fait, Hélène et Jeanne s’éclatent, on fait grimper sur scène les journalistes star maison mais à aucun moment je ne suis sollicitée. A la fin du discours, Jeanne Baron lance un appel aux
blogueuses : « On aimerait bien bosser avec vous alors venez nous voir! ». J’ai envie de pleurer. Je suis une « spécialiste » de la blogosphère, c’est pour ça qu’on m’a embauchée et personne ne m’a demandé mon avis car si on me l’avait demandé, j’aurais dit de ne surtout pas dire ça. Les blogueuses n’ont absolument pas besoin de nous, même si on est The Magazine Féminin, elles veulent une proposition concrète, quelque chose, pas du « venez nous voir ».

Soirée, je discute avec lesdites blogueuses et ça confirme ce que je pensais : « Heu mais vous nous voulez quoi ? Non parce que j’ai déjà un blog, je vois pas l’intérêt d’en créer un sur votre site en plus… Et en plus, on le sait bien que les journalistes et la presse traditionnelle ne nous aiment pas! ». Si je m’étouffe avec un macaron, là, j’ai le droit de pas répondre ? Bon, j’essaie de baragouiner un truc, évoquant quelques pistes que nous avions ébauchées avec Jeanne et Louise, le contact passe bien. Ouf !



Finalement, je repars de la soirée assez contente. J’ai l’impression d’avoir marqué des points et d’avoir réintégré l’équipe en renouant contact avec la rédaction de TMF.com. Avec le recul, je pense juste qu’une coupe de champagne suffit à me rendre inutilement euphorique.



Mais le projet n’allait pas en rester là…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Baby boom chez TMF


 

Chez TMF, mon site principal, l’année 2008 fut celle des reproductions en chaîne.  La première à accoucher fut Valentine, la pigiste qui travaille sur le forum. Il faut savoir que quand je suis arrivée chez TMF, le forum avait en moyenne 75 messages par jour donc un tiers facile assurés par Valentine et moi. Autant vous dire qu’on faisait furieusement doublon mais puisque TGGP la paye, moi, ça m’allait très bien.

En mars, Valentine accoucha d’un petit garçon mais ne disparut de ma sphère que quelques semaines, le temps de récupérer un peu. N’est pas Rachida Dati qui veut. Autre grossesse : Jeanne, la rédactrice en chef de TMF.com, une de mes principales référentes. Quand je suis arrivée chez TGGP, elle m’avait rapidement été présentée et j’avais pu intégrer assez facilement les conférences de rédaction du site, ce qui me permettait de travailler le forum en fonction, de lancer des sujets qui intéressaient la rédaction, de faire des propositions pour les blogs… Sauf qu’au bout de quelques temps, je remarquai que le ventre de Jeanne était bien rond et qu’au vu de sa silhouette, il ne s’agissait pas d’un abus quotidien de nutella mais bien d’une grossesse. Jeanne est partie en congés maternité vers février-mars, au moment du déménagement de mémoire, laissant  pour la remplacer trois rédacs chef temporaires dont une qui a claqué la porte juste après. A partir de là, je n’ai plus jamais assisté à une conférence de rédaction. Les filles ne passaient plus par moi
pour le forum, j’étais effacée des cadres de la rédaction.

Mais pas de panique, mon travail porte sur la communauté et non la rédaction et il y a du travail, notamment le projet secret dont je reparlerai et l’évolution du site sur les parties communautaires. Pour TMF, ma principale interlocutrice est Louise, l’éditrice pour qui j’ai énormément d’affection. Mais à peine partie dans mon placard, j’apprends que Louise vient de faire son « coming out »: elle aussi est enceinte de trois mois. A partir de là, j’ai fait une dernière réunion sur TMF et ce fut terminé. Louise partie en congé maternité, le site était vaguement géré par big boss qui ne doit même pas savoir qui je suis vu qu’en 1 an et demi, il ne m’a jamais adressé la parole. Et là, me voilà seule sur TMF, sans mes interlocutrice et spécialement Louise qui a été mon meilleur soutien dans cette affaire avec une petite mention pour Sylvie, la chargée de comm interne qui m’a toujours adorée et chouchoutée. Et c’est réciproque, d’ailleurs. Mais les faits sont là : TMF  me prenait alors plus de la moitié de mon temps et je n’avais plus aucun interlocuteurs, une des rédactrices en chef ne m’a jamais été présentée, il n’y a plus de pilote dans l’avion. Quelques derniers coups d’éclat comme la formation d’une célèbre chroniqueuse télé quand j’avais le nez morveux et des plaintes judiciaires à régler (enfin, je ne m’occupais pas du côté juridique mais
juste technique du genre effacer les messages, prévenir l’internaute de la disparition de ses messages pour mise en demeure et récupération d’IP quand une plainte a été déposée) et je sombre définitivement dans l’oubli et l’inutilité pour ce site.


Heureusement, il me restait Joséphine, l’autre site féminin du groupe et Gossip, le site people. Sauf que là encore, point de salut, je sombre.

Le naufrage, au prochain numéro

PS : Certains trouveront à raison que j’ai manqué de pugnacité dans cette affaire mais ce point s’éclairera quand je parlerai du projet secret.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Rachida, tu m’épuises

Allez, moi aussi, je me jette dans la polémique top fascinante du moment et même si mon avis arrive plus tard que tout le monde, je ne peux m’empêcher de l’exprimer car on touche là à un sujet qui me tient à cœur : les droits des femmes.


Résumons un peu la situation : une femme d’une quarantaine d’années financièrement indépendante tombe enceinte d’on ne sait qui et décide de zapper son congé maternité. Et là, tout le monde se sent obligé de commenter ce fait. Evidemment, cette femme est une Ministre mais l’identité de son père ne changera pas la face du monde, ça ne changera même pas ma journée si un jour, on apprend qui c’est. Je dirai : « Ah ouais ? C’est ce que j’avais entendu dire » ou « Ah ben j’aurais pas cru ! » et j’oublierai aussi sec. Parce que globalement, j’en ai rien à faire de l’identité du père, elle couche et se reproduit avec qui elle veut. Quoi qu’apparemment, d’après mes sources peu fiables, ce serait bien Aznar.

Mais pour ma part, j’aime avoir des théories surréalistes qui seraient :

– y a pas vraiment de papa, c’est un bébé éprouvette pour se rendre plus sympa auprès du public

– d’ailleurs, en vrai, elle n’a jamais été enceinte et n’a pas eu de bébé, d’où le retour aux affaires après 5 jours du faux accouchement (très Sunset
Beachien)

– pour qu’elle taise le nom du père comme ça, c’est que c’est trop la honte de donner son nom. C’est donc George W. Bush.


Bon, on rigole (on va pas pleurer non plus) mais je reviens à cette histoire d’accouchement et de reprise de boulot au bout de 5 jours et de la polémique qui en découle. Perso, qu’elle reprenne ou non le boulot ne m’intéresse absolument pas, c’est son problème et pas le mien. Ce qui me turlupine plus, c’est ce qu’on en dit, en fait, parce que je me rends compte que là aussi, le féminisme a encore de beaux jours devant lui.



D’un côté, on s’insurge qu’elle reprenne le boulot si vite parce qu’elle a besoin de créer un lien avec son bébé, gna gna gna. Ben, oui, justement, c’est SON bébé. Evidemment, elle a les moyens de faire garder la petite mais est-ce qu’on peut déjà la cataloguer comme mauvaise mère ? Dati n’est pas la seule à reprendre le boulot à peine l’accouchement terminé, c’est le cas également des commerçantes, certaines ne prennent pas le congé parental et c’est leur compagnon qui le fait… Bref, il n’y a pas une façon d’être mère mais des dizaines, ce n’est pas parce qu’elle a choisi d’être mère de cette façon qu’elle en sera forcément une mauvaise, c’est peut-être un peu trop tôt pour être si affirmatif.

De l’autre côté, les ultra féministes se gaussent : « ouais, enfin une femme qui, à peine sortie de la salle d’accouchement, reprend le travail, quelle executive woman ! ». Ouiiiiiii mais moi, ce que je crains légèrement, c’est que ça vire au « le congé maternité ne sert à rien, la preuve ». Parce que si Rachida Dati a choisi de reprendre le travail de suite, c’est un choix. D’autres femmes ont envie ou besoin de se remettre de l’accouchement et de bichonner leur bébé, s’occuper de lui. Je pense que la maternité n’est pas vécu par chacune de la même façon. D’ailleurs, à chacune de choisir sa priorité, certaines sont à fond sur le travail, plus sur la vie privée.


Bref, au fond, ce qui m’énerve le plus, c’est que tout le monde se permet d’avoir un avis sur un choix de vie privée qui fait parler essentiellement parce que ça parle de maternité. Un homme reprendrait le travail à peine quelques jours après une grosse opération, par exemple, personne n’aurait l’idée de commenter réellement la nouvelle. Alors que là, affaire d’Etat entre les pro maternité et anti maternité. D’ailleurs, on notera qu’apparemment, être féministe, c’est refuser d’envisager que la femme peut vouloir être mère à temps plein aussi. Mais enfin, le féminisme devrait se battre pour nous laisser avoir le choix, qu’on puisse profiter de notre congé maternité ou y renoncer sans que personne ne trouve rien à redire. Si un homm prend son congé parental, personne ne trouve rien à redire. C’est un droit qu’il a. Evidemment qu’il s’agit d’une Ministre et que ça nous concerne un peu mais la Rachida mère, on n’a pas à s’en mêler. Ça ne regarde qu’elle et éventuellement le père s’il est dans les parages. Mais ne commençons pas à plaindre son bébé. Même pas 15 jours et déjà, Rachida est qualifiée de mauvaise mère…


Encore un bel exemple de tolérance.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Au nom de l’esthétique, interdisons le botox

De temps en temps, je me plonge dans la presse people, un peu pour mon boulot même si j’ai ordre de ne plus trop m’occuper du site people pour concentrer mes efforts sur mes deux autres site, mais aussi pour le côté gossip qu’on trouve sur certains sites. Ok,
se moquer, c’est mal, gna gna gna mais on ne va pas non plus pleurer des liftings ou liposuccions ratées non plus.

Or depuis quelques temps, nous avons de plus en plus droits à ces visages figés plastifiés effrayants : le botox a encore sévi. Quand on regarde des Nicole Kidman, des Madonna, des Rosanna Arquette, des Demi Moore, j’en passe et des meilleures, j’ai peur, franchement. C’est le bal des sorcières et pas des sorcières sexy à la Charmed, non, les vraies sorcières qui font peur. A l’arrivée, on ne sait plus si c’est la star elle même que l’on voit en photo ou sa statue de cire, c’est troublant. Et quelque part, ça me navre.


Je peux comprendre que quand on a un métier public, on est obligé de faire attention à son image. Les femmes que j’ai citées, leur visage et leurs corps sont un outil de travail qu’elles sont contraintes de plier aux canons de beauté en vigueur. La minceur et la jeunesse sont à la mode, faisons du sport voire liposuçons nous, botoxons et liftons nous. Quand nous, on fait un bilan de compétences, elles, elles passent chez leur chirurgien esthétique. On pourrait les blâmer, leur cracher à la figure que c’est leur faute si nous, pauvres anonymes, sommes obligées de rester minces quoi qu’il arrive et de s’étaler des dizaines de crèmes sur la tronche pour paraître éternellement jeunes. Perso, je fais du sport pour avoir un corps au top et je m’étale tout un tas de produits sur mon petit corps qui ne demande rien mais j’assume : c’est aussi parce que j’aime bien. Surtout parce que j’aime bien. J’ai même commencé l’antirides mais on subit les influences que l’on choisit, finalement.

Seulement, arrive un moment où la course à la beauté provoque des dégâts considérables. Je ne relancerai pas le débat sur la minceur, la minceur est un critère de beauté comme les cheveux longs : tous les hommes n’en sont pas fans, question de goût. Mais certains aiment. Par contre, ne me dites pas que ces visages plastiques et effrayants puissent réellement plaire à quelqu’un et en premier lieu aux propriétaires de ces dits visages. On se retrouve avec des stars de 40 ans qui en paraissent 20 quand elles sont botoxées et maquillées mai elles ont toute la même tronche et je ne parle même pas des implants faciaux pour avoir de bonnes joues rebondies, les injections de collagène qui les font ressembler à Daisy Duck ou autre… Du coup, on se retrouve avec une Meg Ryan qui ne ressemble plus à rien, à part à une starlette qui refuse son âge. Mais au secours quoi ! Et que dire de Madonna qui, sur certaines photos,
ressemble à une sœur cachée des frères Bogdanov… Brrrrr, ça m’en fait froid dans le dos. On gueule parce que ces femmes n’ont pas le droit à un kilo en trop. Là, on oublie la question de la morphologie, certaines femmes sont naturellement minces. Quand je vois ma collègue, Louise, qui revient de son congé maternité aussi mince qu’avant sa grossesse, c’est naturel. Cette femme est taillée pour être mince, elle ne s’est pas fait liposucée. Mais par contre, notre visage se marque au fur et à mesure du temps et ce n’est pas un drame, c’est juste la vie. Dans ma famille, on ride peu mais je sais quelles rides j’aurai parce que c’est génétique, je sais que j’en aurai sur le front et autour de la bouche en premier mais je vais pas commencer à m’injecter du poison dans la figure pour retarder l’inéluctable.  On peut retarder l’inéluctable, rendre son corps tonique et utiliser des crèmes pour garder une élasticité de la peau mais se la figer, pitié. Nous connaissons l’âge de ces femmes, qui veulent-elles tromper ?

Et quelque part, ce qui est dramatique, c’est de lire des articles comme dans Biba qui exalte ces quadragénaires et quinquagénaires qui font de la pub en nous expliquant que le jeunisme est mort. Mais c’est archi faux. Le jeunisme est plus que jamais d’actualité, au point que des femmes ne peuvent plus rire, qu’elles ont perdu tout leur charme pour se ressembler les unes les autres et sortent même avec des petits jeunes. Et on veut me faire croire qu’elles acceptent leur âge ? Heu… Comment dire ? Vous êtes sérieuse là ? Quand on voit Demi Moore avec sa fille, on a du mal à savoir qui est la mère de la fille. Elle a limite l’air plus jeune que moi avec ma mini ridule sur le front.

Ceci étant, moi, j’attends. Le botox est une technique récente, on ne connaît pas les effets à long terme. Pas sûr que dans une dizaine d’années, quand je flirterai avec la quarantaine, on se précipitera encore à se faire des piqûres pour se faire injecter un poison végétal pour avoir l’air plus jeune. Peut-être que d’ici là, on se rendra compte que pouvoir rire ou avoir des expressions faciales est finalement plus important. Ou que, comme les hommes, les femmes ridées ont un sacré potentiel de séduction.

NB : Ayant mis deux heures (pour de vrai) à mettre les deux images, je laisse tomber. Vieux pc agonisant (pas celui du virus, l’autre, 6 ans d’âge). Mais bon, des gens meurent en Palestine, bordel.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Liste de la fille qui passe le week-end dans le sud

(y a intérêt à ce qu’il fasse beau)

papounou.jpg

– La semaine dernière, on m’a proposé un poste à Toulouse ! J’ai refusé vu que je suis sur Paris et que j’ai un CDI (mais ça en était un aussi et pour un site orienté féminin. Je sens que dès que j’ai vérifié si je peux rapport à mon contrat, je vais essayer de piger chez eux). Ma voyante aurait-elle eu raison du coup? Parce qu’on en est à 4 mois de la consultation, 2 propositions d’emploi, on y est. Par contre, y a toujours pas de voyages donc je sais pas. Puis il reste quand même que ma relation amoureuse de février, elle a complètement
foiré. Alors ouais, elle m’avait dit que ça durerait pas longtemps et que j’aurai d’autreS relationS ensuite mais elle m’avait expliqué que j’allais gagner en confiance en moi grâce à cette relation. Ouais, super, un mec qui me fait le coup du silence radio, ça me redonne trop confiance !

– J’ai définitivement une bonne tête, plein de gens inconnus me parlent tout le temps. Genre, je fume une clope devant l’agence, une nana me parle de son arthrite, y en a toujours un ou deux pour me demander leur chemin (les inconscients). Dans le métro, aussi, une dame me parle pendant deux minutes parce que mon manteau a effleuré sa jambe et elle a cru que c’était un chien. Heu…

– Jeudi à la piscine, je me suis retrouvée dans le même couloir que le mec super bien gaulé, j’enlevais de temps en temps mes lunettes pour faire voir mes splendides yeux bleus mais c’est un acharné des longueurs. Par contre, il a l’air d’avoir un visage pas super top. Par contre, le toucheur de fesses a récidivé. Mais bon, je pense que ce sont des accidents parce qu’avec des lunettes de plongée qui cachent mes yeux, un sourire absent et un maillot sport, je vois pas trop comment je pourrais séduire qui que ce soit.

– C’est fou cette capacité que j’ai à me perdre tout le temps. Au moins, ça me fait visiter Paris mais y a des jours où c’est lourd.

– Des fois, j’aimerais ne pas avoir de soucis de transports. Non parce que ça devient impossible d’être à l’heure à Paris et je supporte pas d’être en retard. Jeudi matin, réunion au siège de notre client en banlieue. Mappy me dit que je mettrai ¾ d’heures donc je pars une heure à l’avance. Quand j’arrive à Montparnasse, il me reste 25 minutes pour faire 5 stations de métro et 3 de bus, je suis confiante. Je suis naïve que ça fait peur des fois. Au bout de 15 minutes, j’arrive enfin à la bonne station de métro (au lieu de 6 mn normalement mais vu qu’on s’arrêtait trois plombes à chaque station ET dans les tunnels…). Là, je trouve le bon bus, je monte dedans. Et le chauffeur se casse. 10 minutes plus tard, on repart enfin. Comment arriver avec 25 mn de retard par Nina Bartoldi. La prochaine fois, je fais le trajet du métro au siège à pied, j’ai repéré. Ca va plus vite. 

– Cette semaine, j’ai fait un rêve du type érotico-romantique avec un choupinou de mon entourage, j’adore. Avec plein de câlins et de complicité. Bon, remarquez, tant mieux vu que dans mon rêve, la brouette a été interrompue peu après son début par un mec qui nous engueulait parce qu’on n’avait pas le droit de copuler et nous « mais non, on faisait rien, voyoooooooooooons ! ». Mes névroses vont bien, merci.

– Au boulot, la big boss est revenue, je la connaissais pas. Oui, elle était en congé maternité mais elle a fini d’accoucher et de récupérer donc mardi, je vois une frêle jeune femme arriver, dire bonjour à tout le monde. Elle s’approche de moi et me tend la main « Nina ». Ah ouais, c’est donc elle la boss. Oui, elle s’appelle Nina aussi, c’est très rigolo comme ça, on est deux à répondre en même temps, des fois. Je sais pas pourquoi mais je l’imaginais pas cool du tout genre chiante, pas drôle. Mais non, en fait, elle a l’air plutôt cool, genre je me promène pieds nus dans le bureau (vu l’état de la moquette, elle a pas peur), souriante, tout ça. Me voilà rassurée ! Du coup, on a tous rangé nos bureaux, c’était un peu nécessaire !

– Conséquence du paragraphe précédent : vends lot assez fourni de Matin + et de 20 Minutes Vintage. Retrouvez l’actualité et les analyses d’il y a un mois, voire deux !

– J’ai initié mes coupines (Vicky, SoLong et Summer) à la belote, je suis trop contente. Par contre, j’aimerais savoir pourquoi j’ai toujours que des jeux de merde.

– Je pense que la fin du monde est proche, mon proprio m’a filé de la tune pour trop plein de charges perçu. J’ai peur, j’ai très très peur.

– Je suis une loseuse, c’est pas une nouveauté. Mardi, je décide d’aller à la piscine nocturne : 2h de piscine par semaine, j’augmente la dose. Je prends mon sac puis le métro et je me plonge dans 20 minutes ou Matin +. Arrivée à ma station je descends et argh ! Mon sac de piscine, je l’ai laissé dans la rame, j’ai juste le temps de resauter dedans mais pas de redescendre. C’est pas grave, la suivante n’est pas si loin, ça me rallonge juste le trajet de 5 minutes. Le soir avant de partir du boulot, je regarde les horaires. C’est ouvert tous les
jours jusqu’à 23h45… Sauf le mardi où ça ferme de 19 à 20h15. Vu l’heure à laquelle je m’en rends compte, c’est mort.

– Petite musique de la semaine, j’ai pas la version radioblog mais j’aime très beaucoup. Des paroles qui me parlent très beaucoup, parfois.

Rendez-vous sur Hellocoton !