The lobster de Yorgos Lanthimos

Je vous avais promis la semaine dernière de vous parler d’un bon film. Sauf que quand j’ai écrit cette phrase, je n’avais pas encore vu The lobster de Yorgos Lanthimos . Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un TRES bon film.

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L’histoire : David part dans un hôtel pour 45 jours. 45 jours pour trouver une nouvelle moitié (sa femme l’a quitté) ou sinon, il sera transformé en l’animal de son choix. Pour gagner des jours et augmenter ses chances, des chasses “aux solitaires” sont organisées : les pensionnaires de l’hôtel chassent des gens célibataires qui traînent dans la forêt et les capturent à l’aide de fléchettes anesthésiantes pour qu’ils soient transformés en animaux. David a choisi : s’il échoue, il sera un homard  (lobster). Il va croiser dans sa quête des hommes et des femmes prêts à tout pour trouver une moitié, quitte à mentir car, dans ce monde, seule la règle du qui se ressemble s’assemble prime.

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Je ne vous en raconterai pas plus pour pas vous spoiler mais… Bordel quelle claque. D’abord une claque visuelle, les images sont folles, l’ambiance est oppressante, c’est très bon. Particulièrement la scène de la première chasse avec le bois qui vole, la boue, les chutes, ça sent le humus et la mousse, c’est magnifique. A propos d’ambiance, la musique relève les moments de tension avec brio.

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Sur le fond… c’est un film à multiples lectures et c’est ce qui nous a rendu fous avec Victor : on y a vu des critiques sur l’amour, la superficialité, le totalitarisme, le conformisme, tout es analysable, tu peux pas juste regarder le film et après, tu passes à autre chose, y a des possibilités de meta lectures qui vous occuperont un petit moment et je me sens frustrée, là, de pas tout vous raconter mais je ne peux pas en dire plus sinon je vous casse un twist. C’est un film qui suscite des émotions. Lors de sa critique, In the Panda (je vous balance du Youtubeur à mort en ce moment, j’ai limite envie d’en faire des articles) regrettait le rire des spectateurs alors que le film n’est pas une comédie. Et je vous confirme qu’il ne l’est pas. Mais certaines scènes prêtent à rire par leur incongruité, leur côté surprenant. Ce n’est pas un rire de moquerie ou de gamin attardé car la personne parle de fellation ou de sodomie, c’est juste un réflexe lié à une surprise, un clin d’oeil un peu complice. Parce que oui, il faut regarder l’arrière plan, parfois, on y revoit certaines références.

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Ca pourrait être un film d’amour, c’est une critique sociétale. Avec un Colin Farrell absolument grandiose, une Rachel Weisz lumineuse. Léger bémol sur Léa Seydoux qui est pas mal du tout en activiste acharnée mais manque parfois de justesse dans le ton, surtout dans les passages en français qui sonnent un peu bizarres.

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Bref, on a tellement aimé avec Victor qu’on va vite se choper Canine du même réal, chroniqué ici par In the Panda (alors par contre, léger avertissement : c’est dans son émission Unknow movies qui est tourné un peu comme un polar un peu dark, âmes sensibles s’abstenir. Mais sinon la critique est super). Et si j’aime : 1/ je vous en parlerai et 2/ je materai The Alps du même réalisateur.

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Il faudra que je vous parle prochainement de 2 bons films (oui, 2). Finalement, ma cinéphilie commence presque à se réveiller (il était temps).

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Arrête de hater

Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

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Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.
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Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !
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Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…

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Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.

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Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.

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Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

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Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

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Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

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Moi, je veux me marier et pas par convention

Allez, cette semaine, je fais dans le familialo-matrimonial, youhou ! Alors quel est ce titre énigmatique ? Toi, Nina, tu veux te marier maintenant ? C’est à cause des robes de mariée de ta soeur que ta mère a laissé pendre dans ta chambre ? Que nenni. Cette phrase a été prononcée par Loxy quand nous étions à Venise. Ce à quoi j’ai répondu “c’est dramatique, tu es obligée de préciser pourquoi tu veux te marier, je trouve ça triste.”


Loxy n’est pas en cause dans cette histoire, j’ai juste été choquée de voir que désormais, faut se justifier d’avoir envie d’un mariage, d’une famille conventionnelle ou je ne sais quoi. Mais si les gens ont envie du tryptique maison-gosses-labrador, où est le problème ? Personne n’en meurt, il n’y a rien de mal à ça. Oui, ce n’est pas précisément ce que je souhaite pour ma petite personne mais qui suis-je pour juger ceux qui auraient envie d’autre chose ? Qui êtes-vous pour dire que ceux qui veulent se marier sont forcément influencés par les normes judéo-chrétiennes alors que vous, vous n’êtes influencés par rien. Ah mais laissez-moi rire. Comme j’aime à le dire, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme.


Déjà, j’en ai un peu marre de cet argument des normes judéo-chrétiennes. Arrive un moment où il faut aussi reconnaître que nous avons chacun un caractère et que certaines choses nous attirent avec ou sans ces foutues normes. Est-il à ce point incompréhensible que deux êtres qui s’aiment aient envie de s’unir de façon on ne peut plus officielle au cours d’une cérémonie, religieuse ou non, qui n’est pas bâclée dans un coin d’un tribunal et ont envie de fêter leur amour avec leur entourage ? Franchement, qui est dans le vrai ou dans le faux ? Personne car l’envie de se marier ou non n’est pas une question de valeur morale (parfois si) mais d’envie avant tout. C’est pour ça que je suis à fond pour le mariage gay : parce que chacun a le droit de faire ce qu’il veut. Je ne suis pas attirée par le mariage de façon personnelle mais soyons honnêtes, ce n’est pas parce que je ne suis pas influencée par les normes judéo-chrétiennes de mes fesses. Non, c’est juste que je préfère investir l’argent du mariage dans d’autres choses et que ça me paraît une galère sans nom à organiser. Mais ce n’est que MON avis. Un peu comme les avis politiques : on croit toujours que celui qui n’est pas d’accord avec nous est influencé par les médias. Comme si on ne pouvait pas être en accord de façon intime avec des théories de droite ou de gauche. Même d’extrême-droite, la xénophobie n’est pas le fruit des médias, faut arrêter de se rassurer avec ça. Le rejet voire la haine de l’autre, ça reste un sentiment humain.


Au fond, cette bien pensance athée m’amuse car elle est finalement identique à la bien pensance à laquelle elle est censée s’opposer. Expliquez-moi en toute sincérité pourquoi la morale judéo-chrétienne n’a pas le droit de nous imposer une norme alors que la bien pensance athée (je dis athée mais c’est pas vraiment le bon mot, je n’en trouve pas d’autre) tente de nous en imposer une autre. Est-il à ce point impossible de concevoir que chacun fait ce qu’il veut ? Si je prends ma soeur, en terme de normes judéo-chrétiennes, elle a quand même vécu 6 ans avec son mec avant de l’épouser et je sais bien que parfois dans l’intimité de leur chambre, ils ont commis le péché de chair. Mais voilà, le mec de ma soeur est pompier professionnel, un métier où il risque malgré tout sa vie et si un jour ma soeur doit se retrouver veuve, mieux vaut qu’elle soit mariée avec lui que pacsé. Mais j’espère de tout mon coeur que ça n’arrivera pas, bien entendu. Puis le mariage reste toujours plus intéressant que le pacs quoi qu’il en soit. D’ailleurs, je suis un peu étonnée que les anti mariage se ruent sur le pacs. Finalement, c’est moins lourd comme chaîne mais c’est une chaîne quand même, non ? Du coup, c’est quoi qu’on dénigre dans le mariage ? La robe blanche et le prêtre ? Hmmmm… Hello, ça n’a rien d’obligatoire. Si un jour je devais dire oui (parce que je ne dis plus “jamais” par superstition), j’ai envie d’une cérémonie païenne dans une vieille forêt avec des arbres tous tordus, de la mousse et un quatuor à cordes.


Bref, la question n’est pas là. La question est qu’aujourd’hui, t’es obligée de spontanément justifier tes choix y compris à une personne qui n’a rien dit. En l’occurence moi pour revenir à l’essence de cet article. Oui, le mariage, ça ne me parle pas, ça n’empêche pas que je suis heureuse pour ceux des autres, que j’ai presque pleuré quand ma soeur a annoncé le sien, que je suis ravie d’aller à celui de ma copine Lena au printemps et à celui de Yohann mon presque frère à l’automne. Et que pour moi, le seul truc intolérable dans les mariages… Ce sont les powerpoints de plus de 2 mn.

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Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

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La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

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Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
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Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
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Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

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Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

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Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

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Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

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De l(‘)a normalité

J’aime observer mes congénères et me moquer un peu des comportements caricaturaux, notamment les anticonformismes qui ne sont finalement qu’une obéissance à un autre conformisme. Pour ma part, je ne sais pas bien me positionner sur la question, je fais comme à mon habitude : à la carte. Mais tu te rends vite compte que même quand tu ne revendiques rien en soi, la pression sociale est terrible.

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La semaine dernière, voyage en famille à 7. Ma sœur et son mec, mon presque frère et sa copine, mes parents puis moi, le boulet célibataire. Enfin, célibataire, tout est relatif puisque suite à une histoire de médicaments, mes parents sont persuadés que j’ai un compagnon. Ce n’est pas faux en soi mais c’est compliqué et surtout non exclusif et j’ai juste pas envie de leur expliquer. Mais voilà, je provoque le chiffre impair. Et quand ça parle mariage ou bébé, je me sens exclue. Quand je vois qu’on ne me compte aucun +1 éventuel à une fête qui aura lieu dans un an ou qu’on me demande si je peux envisager de vivre toute mon existence seule (sans compagnon et sans enfants), je me sens vieille et desséchée.

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Et pourtant, parallèlement, je n’ai pas forcément envie du schéma traditionnel mariage et gosses. Surtout pas mariage, d’ailleurs, ça coûte un fric monstre, on doit se supporter des gens qu’on aime pas, ça met une éternité à s’organiser. Moi je me dis qu’à mes yeux, le seul mariage tolérable, c’est celui de Lily et Marshall au pied d’un arbre avec juste les amis proches dans How I met your mother. Non parce que soyons sérieux, le mariage, fiscalement, ça reste intéressant, plus que le pacs. Mais à force de te sentir la bête curieuse, tu finis par ne plus si bien vivre ta vie de… De quoi d’ailleurs ? Je n’avais jamais cherché à me définir jusque là, j’aime me voir comme un papillon même si je manque parfois de légèreté sur certains points.


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Finalement, se range-t-on des voitures par pression sociale ? J’en parlais l’autre jour avec un homme et on était assez d’accord pour admettre que les femmes à la sexualité débridée se comportaient souvent comme ça pour ne rien regretter quand viendra the big one. Moi comprise. J’ai souvent « peur » de ne pas vivre toutes les expériences qui me tentent car une relation forte de type monogame me sera tombée dessus un beau matin. Il n’y aurait pas drame en soi, je sais que mes fantasmes ne sont pas immuables et même casée, monogame et heureuse, je fantasmerai sur des personnes ou situations pas forcément réalisables. Mais on en revient au point de départ : pression sociale ? Si je considère ma relation non exclusive avec Amant chouchou, personne identifiée par mes parents mais qui ne savent pas que je ne suis pas la seule dans le tableau, je ne suis pas sûre d’être capable de leur expliquer très précisément la situation. D’ailleurs pas qu’à mes parents, la plupart des gens ont du mal à comprendre… Pourtant ma mère envisage tout à fait que, moi, je puisse avoir plusieurs hommes en même temps vu que quand j’évoque un ex dont elle a déjà entendu parler, elle me demande spontanément si je le fréquente toujours alors que je suis censée être avec Amant Chouchou. De toute façon, comme elle me répète
sans cesse, je navigue, je n’ai pas de port d’attache.

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Je parle de relations amoureuses mais c’est pareil pour l’éducation des enfants. Je suis tombée deux minutes sur un reportage l’autre jour sur une famille qui voyage autour du monde en voilier (si j’ai bien compris). Réflexion n°1 : et bien les gosses, ils sont pas à l’école ? Et bien bravo! ». A noter qu’ayant pris le truc en route et l’ayant quitté rapidement pour aller au lit donc je ne sais pas si ce voyage se fait hors période scolaire mais pour la suite de la démonstration, partons du principe que ces enfants sont donc déscolarisés pour
faire un tour du monde. Opprobre, scandale, des enfants échappent à notre système scolaire pour voyager ? C’est pas comme ça qu’ils vont trouver du boulot plus tard. C’est vrai, moi aussi, j’ai pensé ça. Sauf qu’à l’arrivée, malgré une scolarisation continue et un bac+5 (et 2 bac+4), j’ai été au chômage pendant un an et demi. Là, encore, on montre « l’anormalité » du doigt mais en y réfléchissant bien, un enfant apprend-il plus sur le banc d’une classe ou en prise directe avec la vie ? Là, franchement, je ne trouve pas la réponse si évidente et je suis même tentée de pencher pour la 2e solution. Il y a quelques années, je suis sortie avec un mec qui avait fait l’école libre, vous savez, là où il n’y a pas de notes, ni rien, enseignement que j’avais rangé dans la catégorie « vaste connerie ». Mais à l’époque, en discutant avec Gaetan, je me suis rendue compte que ce n’était pas si mauvais que ça, il avait pu épancher sa curiosité, toucher à beaucoup de
choses… Bon, il se trouve qu’il a une orthographe déplorable, qu’il est un peu immature et assez beauf mais je ne pense pas que ce soit lié à l’école libre. Je m’égare un peu mais tout ça pour dire que pourquoi la voie « normale » serait forcément la meilleure ? Finalement qui est le mieux placé pour savoir où est le bien de ses enfants ? La société ou ses parents ? Oui bon, ok, c’est pas pour autant que j’approuve tout, le délire des mamans hyper abusives avec le co-dodo et l’allaitement jusqu’à 3 ans « pour ne pas rompre le cordon », je ne suis pas sûre que ce soit pour le bien de l’enfant, je pense surtout que c’est un égoïsme de la mère qui veut que son bébé ne grandisse jamais. Idem pour l’éducation « à la maison » parce qu’à l’école, « y a des voyous ». Pourquoi pas mais tu sais, ton gosse, un jour, il faudra bien qu’il côtoie « les autres ». Brrrr ! Mais bon, après tout, je n’ai pas d’enfants, Dieu seul sait quelle voie je choisirai.

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Bref, « l’anormalité » est souvent assez pénible, d’autant plus quand vous ne vous sentez en rien anormale. Parce que tout est question de contexte. Dans ma famille, tout le monde se case et se marie, ok. Par contre, dans mon entourage amical, hormis Anne qui est toute casée, les autres, c’est le bordel. Et quand je dis bordel, je suis gentille. On valse toutes d’un homme à l’autre, on tombe sur des cas (va falloir que je parle perversion narcissique, tiens)… Donc j’ai dans ma manche de très nombreuses trentenaires célibataires et nullipares
qui ne le vivent pas mal. Ce n’est ni un choix ni une croix à porter, c’est juste un état de fait, limite un hasard de la vie. Alors, non, être célibataire à 30 ans n’est pas anormal. Choisir de vivre des relations « hors normes » n’est pas anormal. Ce n’est pas pour autant que j’envisage de finir seule et sans enfants, je n’envisage juste rien. Je vis et c’est déjà pas mal. Il n’empêche que j’étais quand même un peu ravie de retrouver mon milieu parisien de célibataires en goguette parce que dans ma famille où tout le monde est lié par une bague, je me sentais légèrement en trop, par moment… Et c’est là que tu te rends compte que chaque choix de vie est à assumer, même quand on pensait pas, et que tu finis par te poser des questions… qui n’ont pas lieu d’être.

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Clichés en folie, neurones en sourdine?

Par Summer

Je suis une fille et j’aime les trucs de filles. Jetez moi la pierre pour ça, ça changera rien. Je vois pas pourquoi il faudrait à tout prix combattre le
cliché de la femme « jolie ». Je comprends pas d’ailleurs pourquoi il faudrait à tout prix combattre les clichés du seul fait que ce sont des clichés .

 

 J’aime avoir de jolis cheveux longs et soyeux comme dans la pub Dove ou Elsève .

 

 J’aime sentir bon Paco Rabanne plutôt que le parfum prisunic.

 

J’aime que mon maquillage ne ressemble pas à celui de la bombasse du coin avec son trait de crayon à lèvres plus foncé que son rouge à lèvres.

 

 J’aime quand mes lèvres brillent et coller quand je fais des bisous à mon namoureux à cause du gloss.

 

 J’aime que mes yeux ne ressemblent pas à ceux de mon panda préféré et je serais pour cela prête à damner un saint pour acheter ma touche
éclat YSL.

 

 J’aime que mes sous-vêtements soient jolis et assortis même si personne d’autre que moi ne les voit.

 

 J’aime avoir la peau douce à coup de tartinage de crème et d’huile en tout genre.

 

 J’aime avoir de belles chaussures et entendre le clac clac clac quand je marche dans la rue.

 

 J’aime encore plus en avoir toute une collection et ressentir le besoin d’en avoir une nouvelle paire, et je raffole de pouvoir les assortir à mon sac.

 

 J’aime parler du nouveau Cosmo ou Glamour et du nouveau gommage Lush qui fait la peau toute douce avec mes copines.

 

 J’aime avoir plein d’échantillons à essayer à la maison dans les réunions très girly.

 

 J’aime croire que tous ces efforts paieront un jour quand je ne verrais apparaître mes premières rides qu’à 40 ans.

 

 Et même si je suis un panneau publicitaire à moi toute seule, la confiance en moi que tout ce rituel si ridicule pour certains, me procure
est irremplaçable.

 

Alors oui c’est futile, oui c’est ridicule mais pas plus ridicule que de vouloir continuer sa crise d’ado rebelle à 25 ans et des brouettes. J’ai passé l’age de
m’insurger contre des règles ou des stéréotypes juste pour m’insurger contre quelque chose de standardiser. J’ai aussi passé l’age de mettre des tshirt sans forme et des bas de jogging en éponge.

 

Je me sens deux fois mieux dans ma petite vie de fille futile qu’à l’époque de mes années grunges rebelles.

 

J’aime les clichés du moins certains et je ne vois pas en quoi ça fait de moi une personne dépourvu de personnalité.

 

Oui j’aime les coucher de soleil sur une belle plage comme des milliers d’autres personnes et alors ?

 

J’aime pleurer de joies à chaque mariage comme une petite fille devant un conte de fée et alors ?

 

 J’aime les fleurs que m’offre mon amoureux même si ce sont des roses rouges et que manifestement c’est trop cliché, et alors ?

 

 J’aime qu’il pense à notre anniversaire à minuit et une seconde et alors ?

 

Est ce que ça fait de moi une fille qui n’a aucune personnalité ? Est ce que ça fait de moi une midinette dépourvu d’une once de culture voire même
d’intelligence ?

 

 Faut croire, quelques fois, à entendre certaines personnes. C’est dingue le nombre d’a priori que l’on peut avoir et l’étroitesse d’esprit
de ces personnes qui appuient moult et fracas que c’est MAAAALLLL d’être conformiste !!! Mais moi qui adore les clichés y’en a un autre qui me plait bien, celui de penser que ce sont ceux
qui aiment à dire haut et fort à qui veut l’entendre qu’ils les détestent que ce sont eux justement qui ont besoin d’être rassuré sur l’existence de leur propre personnalité. Après tout, ne pas
aimer les clichés juste par peur de ressembler à monsieur tout le monde me semble bien plus futile que de vouloir être jolie. Je dois être très opportuniste d’aimer les clichés qui me procurent
du plaisir c’est un fait mais je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais changer. Jusqu’à présent personne ne m’a convaincu de changer, même pas mon amoureux qui pourtant a des arguments de
chocs mais je pense que tout simplement on ne change pas sinon par choix. Le plus dur est d’accepter la différence de goût et ça c’est valable pour tout, surtout en amour. La tolérance n’a pas de
prix, alors open your mind !

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