Mets-toi en danger

Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :
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Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.
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Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?
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Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.
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Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.
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Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.

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Ah, t’es revenue !

J’ai tendance à penser que nous sommes multiples, notre moi évolue en fonction des épreuves de la vie ou de ses joies, aussi. Il y a la Nina joyeuse, la Nina neutre, la Nina extatique mais aussi la Nina défaitiste et/ou déprimée. Les Nina down, je ne les aime pas, comme la plupart d’entre nous, je suppose, même si certains se droguent au spleen. Mon spleen m’emmerde car il ne génère rien si ce n’est de l’inactivité et de la frustration.

En 2011, j’ai plus souvent qu’à mon tour revêtu ma tenue de Nina la déprimée mollassonne. La faute à mon marasme certes mais j’ai eu des manques de combativité que j’ai eu un peu de mal à digérer, certains me restent encore en travers de la gorge. Si je me félicite aujourd’hui de certains choix de vie durant cette période, certains « à quoi bon » me rendent furieuse rien que d’y repenser.

Puis il y a eu la Thaïlande et cet incroyable moment de sérénité alors que nous discutions, Anaïs et moi, face à la mer. Vous savez, cette petite claque qui vous fait dire que, là, de suite, nous vivons un moment parfait. Puis l’annonce de la grossesse de ma soeur. Puis la naissance de la petite d’Anne. Bonheur, bonheur, bonheur. Quand soudain a surgi l’épreuve, la montagne dans mon océan rose bonbons, petits coeurs, petites fleurs. Après quelques instants de calimérisme, j’ai pris le problème à bras le corps, j’ai relevé le gant, grimpé sur le cheval pour mener mon combat. La phrase précédente est épouvantable mais enchaînons. Et là, face à mon miroir, je l’ai reconnue : Nina la lionne est de retour.

Et bien laissez-moi vous dire que ça fait un putain de bien. Si je traînasse toujours dans mes projets artistiques (adjectif prétentieux pour dire que j’ai décidé de me lancer dans la confection de bijoux et de vêtements en amateur, bien entendu), m’étant arrêtée à l’étape « achat du matériel », le reste s’enchaîne. J’ai fait preuve de force et de courage, sous l’admiration de mon entourage (et la mienne aussi, j’avoue, on a des réactions parfois surprenantes en temps de crise) et cette nouvelle force enclenche un cercle vertueux : je réécris ici et sur mon pc (j’atteins la page 20 de mon nouveau roman), j’ai des envies, des projets et je vais plus loin que de dire « j’aimerais tant », cf mon article d’hier. Mieux : je retrouve confiance en moi. Je sais ce que je vaux et je le vaux bien. Même à la chorale, je donne plus de voix qu’avant. Mieux dans ma peau et dans mes baskets, je suis là et bien là. Et y a quelques vieux dossiers que je dois solder.

Nina la lionne est de retour et j’en éprouve, outre de la joie, une certaine fierté et une nouvelle confiance. Parce que ces derniers temps, je m’enfonçais un peu dans les regrets, notamment par rapport à certaines renonciations sans se battre. Là, j’ai mené mon combat et je ressens comme une occasion de prendre ma revanche. Et c’est pas fini. Maintenant que je suis bien la tête hors de l’eau, je compte devenir une sorte de machine de guerre. En terme de performance et non de violence. Arrêter de me dire que certaines choses ne servent à rien. Oui, apprendre le russe ne me servira sans doute pas dans ma vie quotidienne mais et après ? Si ça me fait plaisir… Oui, peut-être que mes romans sont de fait sans intérêt mais si ça me plaît de les écrire… Oui, peut-être que je serai pas très bonne en couture ou confection de bijoux mais ça me permettra de m’occuper sans être le nez collé à mon pc. Et j’aurai essayé, au moins. Tout n’est pas utile mais faut bien se faire plaisir un peu.

Nina, version 2.012, lancement réussi.

NB : J’ai tout à fait conscience du côté abscons de cet article mais en gros, retenez que je vais bien, merci.

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Le complexe de la boîte

Quand je parle de boîte, je parle du fait que je traîne la jambe mais j’aimais bien le titre comme ça, ça fait un peu théorie métaphysique.


Comme tu le sais, petit lecteur, un soir de fête et pas tellement d’alcool, j’ai chu et mon plateau tibial n’a pas beaucoup aimé. Deux mois de convalescence plus tard, me revoici, belle mais pas vraiment fringante. Et oui, je boîte. De moins en moins certes mais j’ai pas la démarche sensuelle et chaloupée façon femme fatale, graouuuuu… Et je me sens totalement transparente par conséquent.


 Comme toute femme, je joue de mon corps pour envoyer des messages de séduction. Le regard par en dessous de mes grands yeux bleus qui pétillent, plein d’espoir et d’attente, ma crinière souple (faut que j’aille chez le coiffeur au passage) et la démarche féline de la femme sûre d’elle. Ben, là, la démarche, je l’ai plus. Quand je me déplace, je suis bancale, la jambe gauche qui traînasse, je lâche parfois quelques grimaces. Mais paie ton sexyness ! Et je ne vous parlerai même pas de la balafre de 13 cm qui me défigure le genou. L’autre jour, je me suis mise en bermuda (c’est plus long qu’un short, ça cache une partie de ma cicatrice), mon manager m’a regardé en plissant le nez genre “aaaaaaaaaaah, rien que de te voir, je souffre”. Enfin, moi, ma cicatrice, je le torture pas mon manager. Non mais voilà, je suis l’Albator du genou, mon modjo est resté quelque part sur les rives méditerranéennes de Provence, au pied du bar où je me suis fracassée le genou.



Or il se trouve que je déteste ces périodes où je me sens transparente, dépourvue de tout modjo. Et encore, heureusement que j’ai ma réserve personnelle de friends with benefit qui me réclament à corps et à cri… Oui, enfin, j’exagère peut-être un chouïa mais j’ai passé deux mois chez mes parents sans une once de romance, de sensualité ou même de sexe alors pardon mais j’ai un peu le droit de m’imaginer que certains d’entre eux ne rêvent que de toucher mon corps et ma peau douce. Oui parce que j’ai peut-être la patte qui traîne et le genou défiguré, je conserve ma peau douce (et ma crinière et mes grands yeux).



Mais le modjo est avant tout un pouvoir psychologique basé sur le cycle de la confiance, cycle vertueux ou vicieux, c’est selon. Quand on se sent au top, le cycle de la confiance est vertueux, on attire les hommes (ou les femmes) comme le miel les mouches. A l’inverse, pas de confiance, on se sent de plus en plus transparente et pouf, le miel devient vinaigre. Magie des théories, on crée même des réactions physiques qui n’existent pas dans les faits. Mais bon, une fois vinaigre, comment redevenir miel ? Bon, dans mon cas, y a déjà de l’amélioration notable dans la démarche et ma cicatrice s’estompe de jour en jour. Mais c’est long et je commence à en avoir marre. Non parce qu’entre ma rémission suite à la rupture de début d’année et ma convalescence, mon année 2011 est amoureusement catastrophique. Et voilà que je me la joue boîteuse en plus. Et faut arrêter de dire que c’est sexy. C’est sexy pour le Dr House mais c’est qui la boîteuse dans les séries américaines ? C’est Kerry Weaver et franchement, elle suscite pas grand chose. Alors si c’est pour virer lesbienne et se tirer Elisabeth Mitchell, ben merci bien. Oui, elle m’énerve Elisabeth. Alors je vais encore prendre mon mal en patience mais c’est loooong ! Demain ou un autre jour, faudra que je vous explique d’ailleurs que j’ai envie d’une belle romance. Pour changer, un peu.

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Je suis officiellement traumatisée

Mais je me soigne.

La semaine dernière fut particulièrement pénible pour moi. Vous savez, ces semaines où les pépins s’accumulent, où un dossier n’avance pas, où votre prestataire vous prend clairement pour une conne et vous vous faites engueuler par votre client car le presta est rentré chez lui sans avoir terminé l’appli Facebook et que c’est forcément de votre faute. Dieu merci, cette cliente qui s’est bien énervée après moi (moi en tant que personne étant encore au bureau et non pas en tant que Nina, c’est important de le signaler) est une fille extra et a fini par s’excuser de s’être emportée. 

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Bref, la semaine dernière, j’étais déjà un peu à fleur de peau quand je reçois une invitation à une réunion « point projet Pouet ». Pour ceux qui en douteraient, Pouet n’est pas le vrai nom du projet… Ce projet m’a été confié il y a un peu plus d’un mois, c’est un peu mon bébé. Ceux qui jouent au Sims savent bien ce qui arrive quand on ne s’occupe pas de son bébé : une assistante sociale vient le chercher. Ben pour le projet Pouet, elle est passée parce que je suis coupable d’abandon parental. Donc je m’attendais à un soufflon monumental, pas forcément légitime vu que j’ai pas le temps de m’en occuper car les dossiers en cours me prennent tout mon temps. Laurent, le directeur du pôle, m’invite à le suivre à la cafèt’, je prends mon air détaché mais dans ma tête, la petite fille bonne élève pleure. On s’asseoit face à face. « Alors, tu en es où du projet Pouet ? T’as pu avancer ? »; Le ton est calme, la question directe et néanmoins surprenante : Laurent introduit dès le départ la possibilité que je n’ai pas eu le temps d’avancer.

« Non, je suis vraiment débordée avec client Number One ». Notez ma franchise. En même temps, je sais pas mentir.

« Oui, je me doute. Ecoute, demande à Guillaume de voir quelle stagiaire peut te seconder, on va y arriver. Y a pas de date précise donc pas de panique ».

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NOM DE DIEU ! Du coup, je suis reboostée à mort, je lui ai parlé des idées que j’avais, de ce que j’avais envie de faire. Après cette petite réunion, j’ai réalisé alors à quel point j’avais été traumatisée par Pubilon et dans une moindre mesure par la-boîte-qui-n’a-pas-de-nom avec des managers accusateurs qui te reprochaient juste de ne pas avoir fait certaines choses sans chercher à comprendre pourquoi. Et j’ai pris une leçon de management au passage. Bon, il est à noter que j’avais signalé ce problème de temps sur ce projet précis lors de
mon entretien de fin de période d’essai (auquel Laurent n’a pas assisté) et l’agence tourne clairement en sous effectif. Parce que concrètement, me dégager du temps pour le projet Pouet signifie charger la charrette déjà à rabord d’un autre collègue. Pour le moment, nous ne sommes que 2 community managers – chef de projets SM, un troisième arrive mais les projets étant distribués par
affinité, je serai toujours la chargée des marques de cosméto, un de nos gros secteurs. Et je suis l’experte 2.0 donc la seule habilitée à communiquer avec des blogueurs ou presque. Bref, je suis charrette de chez charrette.

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Mais cette petite anecdote professionnelle m’a permis de respirer, de gagner en sérénité et j’en avais cruellement besoin suite à mes dernières expériences navrantes et, in fine, traumatisantes. Je reconstruis petit à petit ma confiance en moi sur le plan professionnel, j’essaie de ne plus avoir un ulcère à l’estomac in progress dès que je reçois un mail d’un de mes supérieurs hiérarchiques. Mon entretien de fin de période d’essai a été plus que concluant. On ne peut pas faire illusion pendant 3 mois si on n’a pas un minimum de compétence et de sérieux. Respire ma fille, ça va bien se passer.

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Travailler en bonne intelligence, ça détend. Ce qui n’a pas empêché Laurent de me coller un nouveau projet (plus léger) en fin de journée. De toute façon, la vie privée, ça sert à rien.

PS : ma dernière phrase est une boutade, pas taper, surtout toi, qui te reconnaîtra !

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2010, ce sera mieux quand ce sera fini

Chaque année, à Noël, y a des traditions : le foie gras, le saumon, la bûche, le sapin et le bilan de l’année. A quatre jours de cette fin d’année, j’ai envie de dire : ouf, je vais pouvoir respirer ! Non parce que 2010, y a eu des trucs bien, je ne peux pas dire que ce fut une année pourrie. Non, ce fut une année montagne russe. Mais j’ai pas vomi.

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2010 commençait avec une belle ambition : changer de taf pour ne plus jamais prendre de lexomil. Mission réussie après 6 bons mois de recherche pas vraiment intenses. Je vous ai relaté ça dans journal d’une démissionnaire auquel il manque la conclusion et l’épilogue. Je vais le faire. 6 mois de course, d’entretiens cachés, de stress, de déceptions. Jusqu’à la délivrance. Puis le préavis qui ne s’est pas forcément très bien passé, jusqu’à ce jour où j’ai littéralement pété les plombs au bureau. Vous en connaissez beaucoup des démissionnaires qui terminent quotidiennement entre 20 et 22h, vous ? Et pourtant, ce n’était pas encore assez, manifestement. Grosso modo, si je résume cette première partie de l’année, ce fut stress, grande fatigue. Parfois, j’avais envie de m’asseoir par terre et juste pleurer pour me vider de toute cette lassitude, de tout ce stress, me laver de l’intérieur. Avec le recul, je vois ce que m’a apporté cette expérience dans le positif au niveau du travail et aussi au niveau humain, j’adore mes anciens collègues.  Mais reste une blessure, une vilaine cicatrice qui a considérablement compliqué mon intégration dans mon nouveau boulot car j’ai perdu confiance et sens de l’initiative. Jusqu’aux mots magiques de ma chef actuelle « arrête de toujours demander la permission, fais les choses ! Tu es capable de faire de très belles choses, c’est dommage. » Ah oui, tiens. Je sais que j’ai encore du travail sur ce point mais j’avance, j’avance.

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2010 a été une année très riche d’un point de vue sentimental aussi avec l’arrivée d’Amant Chouchou qui n’est plus du tout un amant mais un vrai amoureux. Je me souviens de notre premier échange de regards, en janvier, cette pensée immédiate « lui, je le veux ». Notre première nuit qui me fait penser que lui, il n’est pas comme les autres. Les premiers jours où j’ai un peu peur qu’une nouvelle fois, le Prince charmant m’échappe. Prince charmant qui a quelques particularités, dirons-nous mais sur le coup, je ne fais pas attention.  Ce n’est pas grave, profitons de l’alchimie de nos corps et quand j’en aurai marre, je partirai. Puis il y a eu cette matinée de juillet, une matinée d’orage, où j’ai avoué mes sentiments. L’aimer, lui, c’est un peu comme se jeter dans le vide, je ne sais pas encore si le parachute va bien s’ouvrir. Ou plutôt c’est se lancer à toute vitesse sur une piste de ski, foncer tout schuss à travers un mur de brouillard sans savoir si derrière on trouvera une falaise, un sapin ou une piste délicieuse. Qui vivra verra comme on dit. Pour l’heure, la vitesse est enivrante, excitante, totalement flippante et parfaitement jouissive. Alors je continue. Quoi qu’il arrive, j’ai réappris à lâcher la carapace, à faire confiance, en lui et en moi, à dire je t’aime sans avoir l’impression de déclencher un cataclysme.
Même si je le dis pas beaucoup non plus, pas besoin, ça se voit (enfin je pense).

 

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Et puis, gros point positif de l’année, quand même, ce sont mes relations amicales, aussi. Outre mes ami(e)s habituel(le)s qui ont eu fort à faire avec moi cette année, notamment à cause de mes déprimes professionnelles et quelques atermoiements sentimentaux (je vous aime, faut pas l’oublier quand je suis chiante !), j’ai fait de belles rencontres. A la plongée, j’ai gagné des amies précieuses avec qui on parle beaucoup, on se soutient, on se confie. On rigole beaucoup aussi. Le fameux club des 5 passé à 6, peut-être une 7e en approche. Et tout ces gens qui sont là pour moi ou me font confiance pour m’ouvrir leur cœur, ça m’émeut presque aux larmes.

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Parce qu’en 2010, j’ai aussi beaucoup pleuré. J’ai appris à lâcher prise sur mes larmes et du coup, je suis une vraie fontaine. Je pleure parce que je suis triste, je pleure de colère, je pleure d’émotion, je pleure de jouissance. Je pense qu’à notre cantine, je suis la pleureuse officielle tellement je pleure dans les bras de Vicky devant. Bon, ok, je l’ai fait que deux fois et demi mais en un mois, ça fait beaucoup. Bon, j’ai encore un peu de mal à accepter mon droit à pleurer mais je progresse, je progresse.

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Comme je disais 2010 fut très riche. Ce qu’on peut me souhaiter pour 2011 ? Du CALME.

PS : Je suis en train de déménager mon blog donc si vous voyez un blog complètement différent à  l’adresse www.vingtenaires.com, c’est juste que le transfert a été fait. Ce sera sans doute dans la semaine.

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Dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu es

Depuis 2 ans et demi, je fréquente twitter de façon plus ou moins assidue. En fait, pas tant que ça, je n’ai qu’un petit compte, je poste 4 ou 5 messages par jour. Et pourtant le média est fascinant d’un point de vue sociologique et sans doute psychologique.

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Pour les non pratiquants, j’explique : Twitter est un système de micro blogging en 140 caractères. Juste 140 caractères, un sms en fait 160 pour comparer. C’est court, bref, percutant, un véritable exercice de style. Et c’est là que c’est fascinant : voir quelle image les gens donnent d’eux. Veulent-ils passer pour des cultivés ? Ils donneront brièvement leur avis sur un livre, un film, un disque du genre « le livre de Mona Ozouf est époustouflant, je vous le conseille à tous ! » ou un « Avatar, techniquement réussi mais scénaristiquement raté ». De la même façon, on peut mettre en avant des choses plus prosaïques : sa vie sexuelle (« J’ai baisé toute la nuit, j’ai la
chatte en feu »), son côté allumeuse-ingénue (« Oups, je suis en jupe et j’ai oublié ma culotte ! »), sa vie de teufeur (« en direct du Showcase, je suis bourré ! ») ou sa vie absolument passionnante (« je mange des sushis krokro bons »). Bref, dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu veux être (car ça peut grave se la raconter, comme partout).

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J’exagère ? Voyons voir : 140 caractères, faut faire bref, percutant, concis, légèrement provocateur en espérant générer du RT ou retweet (une reprise de votre message par des membres de vos réseaux pour une diffusion plus étendue). Ca ne vous rappelle rien ? Moi, je suis obligée de voir une analogie avec un slogan publicitaire. Et que vend un slogan ? Un produit. Sur twitter, nous sommes des produits marketings définis par une série de slogan mettant en avant une ou plusieurs de nos qualités.

 
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Petite analyse des tweets des copines :

Badhairdays (Vicky) : Look « premier rencard/je descends les poubelles » selon Grazia, 3364,50€ http://bit.ly/6YEwPA. Sous entendu, je ne suis pas une fashion victim, j’ai un regard critique et moquons nous ensemble de ce look. Elle a raison, au passage, ce look est atroce, on dirait que la fille a un vieux sac sur la tête. Mais quelque part, je suis rassurée : en ce moment, je me fringue totalement n’importe comment et finalement, je suis pile à la mode.

So Long : oh no ! ma petite sieste d’une heure a finalement duré 3h…. suis à la bourre dans mon boulot maintenant #fail . Sous entendu
je suis épuisée par mes révisions, mes études, c’est pas aussi facile qu’on ne le croit mais malgré tout, je reste studieuse puisque malgré mon retard, je ne baisse pas les bras.

Shesapinklady (Pink Lady) : Bon, je pourrais lever mes fesses et faire quelques courses quand même… Sous entendu je suis une fille comme les autres, quand il pleut, je n’ai pas envie de sortir. Peut aussi s’interpréter par je n’ai rien à dire mais comme je m’ennuie, je traîne quand même ici.

Miss Blabla ( Tatiana) : va acheter ses billets pour le bresil #selapetegrave . Sous entendu, je suis tellement contente de partir au Brésil que j’en parle et je fais passer ça sur le compte de la prétention alors que j’en peux juste plus d’attendre le départ.

Virgo blog ( Lil Virgo) : L’avantage du China bus: quand on le rate on peut se faire manucurer pour patienter… Sous entendu en attendant mon bus et pendant que je me fais manucurer, je vous fais partager ma vie américaine parce que je sais que vous aimez ça.

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Bon, comme j’analyse celui de mes copines, forcément, ils sont gentils et mes commentaires aussi mais certains sont gratinés. Mes préférés ? Les faux subversifs, ceux qui diffusent du contenu hautement discutable juste pour faire office de poil à gratter. C’est au début rigolo, à la fin assez navrant. A une époque, il y avait une fille qui tweetait dès qu’elle se faisait draguer (pas toutes les 2 mn non plus), on finissait par se dire : si elle se sent obligée de signaler à tout le monde que oui, elle se fait draguer, c’est qu’elle doit n’avoir aucune confiance en elle sur le plan de la séduction.


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Hé oui, à force de trop insister sur un point, ça finit par faire douter. Si une lessive avait comme slogan « la lessive la plus meilleure du monde et de l’univers, élue 4 fois meilleur produit de l’année dans 15 pays et qui  la ve plus blanc que blanc, plus noir que noir et que ton linge sent encore meilleur que l’air pur des Alpes », on va dire que c’est lourd, très lourd. Et que tant de qualités dans une même lessive, ça finit par être suspect.

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Du coup, Twitter nous aide à mettre le doigt direct sur certaines névroses. Pratique, non ?

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L’amour, l’amour, l’amour

Mon cher moi d’avant,

Voilà, tu es une jeune fille romantique toute en fleur (mets ton biactol, je t’ai dit), tu passes des heures à rêver de tel ou tel garçon, de préférence celui qui est « loin là bas », à qui tu ne parleras probablement jamais. Et un jour de déprime, tu réfléchis « un couple,
c’est un mec qui veut sortir avec moi et moi qui veux sortir avec lui. Impossible ». Mais si, ma chérie !


En fait, depuis que tu as l’âge de t’intéresser aux garçons, ça colle pas bien et de façon générale, ça continue. Enfin, non, tu vas vivre de belles histoires et même une qui durera 4 ans et demi (héhé) mais faut dire que t’es un peu chiante aussi. Revenons au lycée, puisque tu devais avoir 16 ans quand tu as fait ce terrible constat. Toi, tu veux toujours le mec « là bas » qui n’a pas le moindre copain en commun avec toi. Tu vois, là, tu es en seconde et tu es raide dingue de Pierre, le grand brun de 2nde 3 mais désolée de te décevoir, les seuls mots que tu lui adresseras seront : « oh pardon ! » quand tu lui rentreras dedans sans même faire exprès (ce qui est étonnant, nous connaissant, on peut être assez tarées pour parler à un mec, tu vas bientôt le découvrir, le prochain aura droit à un coup de fil anthologique). Donc pendant que tu te pâmes d’amour pour le beau Pierre (et ensuite des Fabien, Julien, re un Pierre et y en a eu d’autres mais je me souviens plus), tu dis non à tous les mecs qui s’intéressent à toi car tu veux rester disponible pour ces bellâtres à qui tu ne parles pas.



Dinde ! Déjà, pose-toi 5 mn et réfléchis un peu. Tu es typiquement le genre de fille à tomber amoureuse de l’amour plutôt que d’une personne. Tu ne tombes pas amoureuse d’un garçon parce qu’il te plaît mais parce que tu ne supportes pas l’idée de ne pas être amoureuse. Sauf que tu as l’espèce de réflexe idiot  de ne pas tomber amoureuse qui pourrait éventuellement l’être de toi, histoire que tout le monde soit content, noooooooon, le mec là-bas, beau gosse ou pas, d’ailleurs, c’est tellement plus drôle. Et après, tu ne comprends pas pourquoi tu as une vie amoureuse toute pourrie. Mais c’est si simple ma fille : c’est parce que tes problèmes sentimentaux, tu te les créés toute seule comme une grande.


Alors si tu lis cette lettre un jour des fois qu’on inventerait un moyen de faire voyager les écrits, ouvre tes écoutilles et écoute bien, prends même des notes. De 1, non, tu n’es pas moche, t’es juste habillée comme un sac mais je te parlerai fringue un autre jour. De 2, malgré tes plans tordus pour éventuellement parler au beau mec là-bas dont tu as décidé de tomber amoureuse, tu n’arriveras jamais à rien parce que dans ta tête, tu es toujours très motivée pour aller leur parler mais une fois en face… Rassure-toi, avec le temps, tu prendras confiance en toi. De 3, sortir avec un mec ne signifie pas se marier avec lui. Si ça ne le fait pas, tu as le droit de rompre, ce n’est pas grave mais va savoir ce que tu manques si tu ne tentes pas le coup.  Les princes charmants ne sont pas tous lointains… Quoique vu ta passion pour Guillaume le crétin, lui, il aurait été loin, ça aurait un peu pardonné ton coup de cœur…



Bref, souffle un coup et dédramatise. Les mecs, c’est pas si compliqué, faut juste vouloir. Soigne-toi, sois moins bloquée sur le beau mec là-bas qui ne doit avoir aucune conscience de ton existence et tu verras, de suite, ça ira mieux.

La prochaine fois, je te parlerai fringues, tiens.

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Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

- Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

- Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

- Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

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Courrier des cœurs, réponse à Julia

Cette semaine, Julia nous a posé la question suivante : « Ma vie amoureuse est un éternel recommencement : je suis toujours
la roue de secours, celle qu’on prend en attendant de. Depuis mon adolescence, c’est comme ça, les garçons sortent avec moi faute de mieux mais dès que le mieux se présente, je suis gentiment (ou pas) dégagée. Pourtant, j’ai pas l’impression d’être pire qu’une autre… Au secours, que faire?
 »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons

Ella Sykes : Déjà si tu te poses ce genre de questions, c’est mal parti. Faut arrêter de se sentir soumise comme ça à la volonté
des autres. Il faudrait pouvoir se remettre en question. Avoir confiance en soi, le montrer et même en rajouter avec un soupçon d’arrogance, bref être fière de soi, est un des éléments qui éloignent ce type de minables qui te prend pour un tampax.

Tatiana : Bon je réponds même à des milliers de kilomètres d’ici. Quelle grandeur d’âme j’ai. J’ai coutume de penser que lorsque
quelque chose se produit de manière systématique c’est que nous avons un comportement qui amène à cette situation récurrente (putain je parle trop bien aujourd’hui). Bref, analyse chaque situation et regarde si il y a quelque chose de commun. Essaie de voir ce que tu peux changer.

Lucas : Tout pareil que Tatiana. Les hommes préfèrent les chieuses. Je veux dire celle qui ne sont pas en extase devant nous,
béate d’admiration à avaler… nos couleuvres (tu pensais à autre ?)

Au lieu d’être passive quand tu es en couple, propose, discute, ne sois pas d’accord, apporte ta portion d’énergie (purée qu’est ce
qu’il fout là ce mot portion ? moi je parle pas bien je parle culinaire) et va de l’avant. Tu n’es peut-être pas pire qu’une autre mais tu es peut-être trop effacée, voire trop facilement copié-collable ce qui est encore pire à mes yeux.

Keira : Fais comme moi, devient nonne. Ca évite les ennuis. (comment ça pas inspirée ?)

Summer : Pour ma part pas de réponse vraiment à cette question si ce n’est qu’elle doit être un peu trop gentille sans doute,
bref tout le monde sait que les mecs préfèrent les chieuses, je sais plus qui l’a dit avant sans doute Lucas

Enzo : Réponse Courte : « Tous des connards ! »Réponse Longue : …en fait j’ai un peu la flemme là…

Diane : Et de 1/ es tu vraiment sûre que tu sois une roue de secours « en attendant mieux? » Est ce que ça serait pas un peu dans
ta tête tout ça? Si le mec te quitte pour une autre, c’est pas forcément qu’il te considérait comme une « en attendant mieux » mais peut-être juste que bon, vous deux c’était pas ça et puis voilà!
Chose qui arrive à tt le monde tt le temps! ce qui m’amène à 2/si tu te penses, si tu te vois comme une troisième roue du carosse, eh bien tu en es/seras une! L’estime que l’autre va avoir de toi dépend en grande partie de celle que tu as pour toi même. Le côté « j’suis nul(le) j’suis un(e) loser, bouhhh » ça peut éveiller les instincts protecteurs de certain(e)s, mais en général ça finit très vite par saouler plus qu’autre chose… BREF, il me semble que la solution de ce genre de problèmes ne se situe pas dans les autres, mais ds l’estime que l’on a de soi. Sois à tes yeux qqun digne d’être aimé, et tu le seras. Et si c’est pas le cas avec l’un, eh bien ça le sera avec un autre.

Nina : Posons plutôt la question à l’envers : te considèrent-ils comme une roue de secours parce que toi-même tu te considères ainsi ? Peut-être n’exprimes tu pas assez ton désir d’une relation plus sérieuse, plus aboutie et que, du coup, ils considèrent que tu t’en fous et que tu ne cherches rien de plus que ce qu’ils te proposent. Impose-toi un peu plus, peut-être ?

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à soumettre à notre cellule, n’hésite plus, nous sommes tous ouïe !

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La perfection n’est point de ce monde

Hier j’ai dit qu’il était plutôt rassurant de constater qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser tous les paramètres de séduction, exemple était donné avec la peau. Et j’ai même dit que je trouvais ça rassurant. En effet, ça prouve par A+B que quoi qu’on fasse, la machine de séduction parfaite n’existe pas.


L’avantage quand on travaille sur des sites féminins, c’est qu’on en découvre pas mal sur la nature féminine et ça vous nourrit un blog. Et je lis souvent les propos suivants : « si je me fais refaire le nez/les seins/une lippo, je n’aurai plus aucun problème avec les hommes. » Oui mais non. Quelque part, c’est pas tout à fait faux vu que je l’ai déjà dit, la meilleure arme de séduction reste la confiance en soi, ok.  Mais ce n’est pas pour autant une garantie. Une fois que j’aurai un nez tout neuf, ne trouverai-je pas mes seins trop petit et/ou mon cul trop gros ? Certaines tombent dans l’addiction à la chirurgie, toujours un truc à corriger. A la fin, on devient un véritable monstre de foire.

 

Le problème de la beauté, c’est qu’on court après des chimères inaccessibles. Ces belles filles dans les magazines n’existent pas, ce sont des filles livrées avec défaut et retouchées plus ou moins subtilement sur photoshop. Y en a qui ont des ventres plus fins que leurs cuisses, j’adore, elles sont si belles dans leur difformité. La beauté parfaite n’existe pas tout simplement car la beauté n’est pas une affaire de mathématiques mais de goût. On peut m’expliquer que les visages parfaits qui rentrent dans un carré compliqué sont à
s’extasier, moi, j’ai pas le compas dans l’oeil. La beauté est une affaire de goût et personne au monde ne fait l’unanimité. Même Angelina Jolie, y a des gens qui la trouvent moche. Pas moi (enfin, si, jeune, elle faisait super vulgos quand même) mais par contre, je ne comprends toujours pas ce qu’on trouve à la fade Scarlett Johansson ou à l’insipide Kate Moss. Et ça ne sert à rien 
de m’expliquer vu que ce sont mes goûts.

Mais j’ai beau être consciente que cette beauté parfaite n’existe pas, j’en fais des caisses pour être dans le haut du panier. Savon bon pour ma peau et qui sent bon, shampoing qui rend le cheveu souple et brillant, crèmes en tout genre qui hydratent, affinent, sculptent et refont monter ce qui sera bientôt menacé par la gravité, anti cernes, crèmes de jour et de nuit, maquillage zéro imperfection. Comme j’ai dit à mon père, j’entame les travaux d’entretien avant les travaux de réparation. En attendant, je pleure sur ma ridule sur le front et sur le fait que ma paupière gauche soit plus tombante que la droite. Je sais, faudrait un peu que j’arrête de me regarder dans la glace, personne d’autre n’a remarqué ma ridule et ma paupière, sauf depuis que j’en parle.


Pourtant, nos défauts ne sont-ils pas les artisans de notre charme. Par exemple, la myopie. Ca rend le regard trouble et un peu mystérieux… alors que le seul mystère, c’est d’arriver à voir précisément ce qui se trame sous nos yeux. Ou prenons le grain de beauté de Cindy Crawford à l’époque, une des plus belles femmes au monde dans mon classement perso. Ce grain de beauté pourrait être vécu comme une calamité vu qu’il attire le regard et casse la symétrie du visage.  Il a fait d’elle une star. Regardez tous les gens dont on dit qu’ils vieillissent bien car les pattes d’oie leur donne un charme fou. Pourtant, les pattes d’oie, ce n’est pas très parfait dans le style, y a qu’à voir la longue liste des botoxées qui ne ressemblent plus à rien genre Madonna (elle est franchement affreuse maintenant) ou Carlita Bruni-Sarko qui a perdu toute sa beauté depuis qu’elle est figée comme une momie. Pourtant, jeune, oui, elle était belle (même si d’après le livre de Justine Lévy lu par Pink, elle a été refaite de A à Z dès le départ).


Finalement, à bien y réfléchir, la perfection en matière de beauté, qu’est-ce que c’est laid.

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