My english is bad… I guess

Parler anglais, ah,la traditionnelle angoisse ! Quand j’étais une jeune lycéenne bien glandeuse, c’était pas ma matière préférée, loin de là. J’ai toujours considéré que j’étais nulle en langue… Essentiellement parce que ce sont des matières qui ne s’improvisent pas et que si t’as pas étudié ta leçon, les échappatoires sont maigres. Je capitalisais certes sur ma mémoire d’éléphant et apprenais toujours 2 ou 3 phrases avant le cours histoire de faire illusion mais je me cassais toujours la gueule en devoir surveillé, navigant tranquillement entre 9 et 11. Et encore, je ne vous parle pas de l’allemand, cette langue que je n’ai jamais piné en 7 ans (mais j’arrivais à arracher un 10-12 Dieu seul sait comment).

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Obtenant un inespéré 13 dans cette matière lors du bac alors que je n’étais même pas sûre d’avoir compris le texte, je décide de choisir cette langue à la fac, vexée par mon petit 11 en allemand (mais je crois que j’avais pas tout compris au texte non plus). Bon alors “anglais à la fac”, c’était un QCM en 1ère année (petit 15 de moyenne, easy) et quelques questions avec une traduction en deuxième année… dico autorisé, bien sûr. Suite à ça, j’ai pas vraiment cherché à entretenir mon anglais : beaucoup de surf sur Internet, quelques livres en anglais pour mes mémoires sur le Canada et l’Irlande, quelques films et séries en VO mais voilà. Puis en 2004, je passe le TOEFL ou TOEIC (je sais jamais lequel) à l’arrache pour attester que je parle anglais, je chope un 13/20 je ne sais trop comment vu que je devais répondre à des questions sur le venin de serpent et la sismologie… Déjà qu’en français, je suis pas sûre que j’aurais tout bien saisi alors en anglais.

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On va la faire courte : l’anglais et moi, nous avons des relations que je qualifierais de “convivale”. Je comprends quand on me parle, je peux même répondre mais j’ai quand même le stress quand on me dit que je vais devoir faire une pres à l’anglais. L’écrit, ça va, quasi finger in the nose mais c’est l’oral qui me stresse. Parce que je fais parfois une sorte de blocage et soudain, je ne comprends plus que des “bloublablou” et je hoche la tête, légèrement terrorisée. Bon, je fais ça aussi quand on me parle en français des fois parce que j’ai une audition merdique et que je n’ose pas faire répéter 10 fois (j’ai des vrais problèmes). Mais je sais pas, des fois, en anglais, si c’est une conversation à enjeu, je bloque sur un mot et c’est fini, je comprends plus ce qu’on me raconte.

Blablablou

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Pourtant, je sais faire. J’ai eu pendant peu de temps un amant exclusivement anglophone et nous avions de grandes conversations philosophiques que je tenais sans le moindre souci. Je lis des romans en anglais sans trop froncer les sourcils (sauf Game of Thrones sur le nom de certains personnages quand tu passes du français à l’anglais mais en fait, même de français à français, y a des persos, je sais jamais qui c’est), je peux regarder un film sans sous-titres et ne pas me sentir perdue. So what ?

Parler anglais

En fait, le souci majeur, c’est pas mon niveau d’anglais, c’est la confiance en moi. Vous vous souvenez du syndrome de l’imposteur ? Je l’ai complètement en anglais car : j’ai glandé à mort au lycée, j’en ai quasi pas fait à la fac et je n’ai eu que peu d’occasions de l’utiliser par la suite (en voyage, ça compte pas, je sors 3 phrases en passant pour commander à manger ou demander ma route, ce ne sont pas des conversations). Pourtant, l’histoire m’a prouvé que je pouvais tout à fait m’en sortir, j’ai écrit je ne sais combien de reco en anglais, j’ai fait des conf calls, des rendez-vous clients. Mais quand je cherchais à changer de taf l’an dernier, dès que je voyais “bilingue anglais” ou “anglais courant”, j’hésitais à postuler parce que j’avais peur que ça se voit. Alors qu’in fine, je me rends compte que mes collègues ont le même french accent que moi et j’ai déjà vu ma chef faire un tour sur Google translate (moi aussi, hein). Je ne suis pas parfaitement bilingue et j’ai un accent… mais les autres aussi. Du coup, ben… ça passe. Quant aux personnes en face, ils ne semblent pas gêner par mon anglais et trouvent mon accent charmant… Même si une cliente allemande m’a dit que j’avais un accent british. Damned !

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Mais je reste complexée. Il faut que je bosse ça… Mon anglais certes, pour être rassurée mais surtout arrêter de complexer alors que je suis pas plus mauvaise qu’une autre, in fine. Mais ce complexe me paraît assez français : si je parle pas correctement, je préfère m’abstenir. Par peur des moqueries ? De passer pour un-e incompétent-e ? Dans un pays où on a du mal à apprendre correctement les langues, c’est paradoxal, non ?

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L’objet de ma rêvasserie

Je vais débuter par une confession : j’adore rêvasser. Le matin, quand je m’éveille tirée de mon sommeil par mon réveil et que je ne me lève pas car je suis infoutue de tenir ma résolution de stopper le snoozing, j’aime me prélasser sur mon matelas et rêvasser. Objet de ma rêvasserie préférée : les hommes. Sauf qu’en ce moment, je suis un peu à sec niveau objet de fantasme.

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Quand j’étais ado, il fallait toujours que je sois amoureuse. Parce que les cours, c’était long et pouvoir s’évader quelques instants pour s’imaginer dans les bras de X ou Y, c’était très sympa. Je suppose que cette propension à la rêverie m’encourageait à tomber amoureuse du “beau mec là-bas” avec qui je n’avais pas la moindre interaction. Parce que comme ça, je ne risquais pas de me prendre un râteau et, donc, de casser ma rêverie. Alors j’imaginais qu’ils venaient me parler et me déclarer leur flamme. J’ai pu éventuellement imaginer que j’allais moi-même leur parler mais à cette époque, j’étais bien trop godiche pour faire le premier pas. Parce que d’abord, paraît que c’est au garçon de le faire et puis surtout, j’étais aussi bien dans ma peau que dans une paire d’escarpins deux pointures trop petite. 

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Evidemment, en tant qu’adulte, la donne est légèrement différente. J’ai parfois eu des crushes de boulot qui me servaient uniquement à fantasmer mais là, je sais pas, malgré les quelques mecs comestibles de l’open space, bof, la machine à rêvasser ne suit pas. Oh, j’ai une explication très simple : le crush, ça doit se produire dans les premiers jours, après, c’est mort. Or les premiers jours, j’étais encore dans mon drama amoureux dans pas vraiment disponible pour activer la machine à fantasme. Puis je sais pas, dans l’univers du boulot, je bloque pas mal. Je veux dire peut-on réellement fantasmer dans un endroit où on passe nos journées à faire des excels, powerpoints et gérer des projets où l’on parle de k-euros, reportings, stratégies, conf call avec des clients… Même en rendez-vous clients, je suis là pour défendre une stratégie, coller des mots marketing sur une mécanique que l’on souhaite vendre cher. Il semblerait que mon neurone sexuel ne soit pas excité par l’argent. 

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Alors où trouver un objet de rêvasserie ? La question est la même que celle d’où trouver l’homme même si l’univers des possibles est plus vaste. Je veux dire on peut fantasmer tant qu’on veut sur tous les hommes, y compris sur ceux qui ne sont pas disponibles du tout. Ce que peut me faire un mec en couple dans mon imagination ne fait de mal à personne, sa femme n’est pas cocue dans les faits et lui n’est même pas au courant, pratique. Sauf que bon, en ce moment, niveau rencontre masculine à haut potentiel fantasmatoire, c’est un peu sec. Je mise pas mal sur l’anniversaire de Jade samedi prochain qui a des mecs célibataires à nous présenter et qui a des goûts très sûrs. Enfin, en matière de célébrités masculines, on a les mêmes goûts. Et elle a même un frère, certes quadra et en couple mais si la beauté sensuelle est de famille, ça va me donner matière à fantasme pendant quelques temps. Enfin, je dis ça, à J-6, j’ai pas de news de ladite soirée donc c’est pas dit que j’y trouve matière à fantasme si elle ne se tient pas.

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Piocher dans les souvenirs alors ? En cuisine, les plats réchauffés sont toujours moins bons que les plats tout juste sortis du four. En fantasme, c’est pareil. Le réchauffé n’est guère utile surtout que si l’objet des fantasmes a bien été usé, on a un peu fait le tour de la question. Et certains doivent être interdits de manipulation sous peine de raviver certaines petites blessures qui ne demandent qu’à cicatriser. Me reste alors les people mais en ce moment, y en a pas un qui m’excite particulièrement, je crois que je suis dans la zone des célébrités fantasmatoires trop âgées (Clooney, Brad Pitt, trop vus et revus) ou trop jeunes (Zac Efron, même s’il a des poils maintenant, Pattinson et je ne parlerai même pas du mineur Justin Bieber). C’est quoi la came des trentenaires ? Sur qui peut-on fantasmer, dépenser des sous pour le voir dans un film/en concert ? C’est quoi ce trou générationnel ?

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Ou alors la vie cherche à m’encourager à respecter ma résolution du snoozing… Pffff…

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