Pourquoi se lever le matin ?

Ceci n’est pas un article sur la dépression. Au contraire, j’ai une bonne pêche cette semaine malgré le froid et cette sensation de nuit sans fin. En fait, cet article aurait été parfait pour mon blog Nina feels good mais vu que je l’ai toujours pas créé… Donc c’est ici même que nous allons nous poser la question : pourquoi se lever le matin ?

pourquoi se lever le matin

Un début d’année, c’est une motivation, un nouvel élan. On laisse les échecs de l’année passée derrière nous, on se promet d’essayer de faire mieux. Et si vous me lisez depuis quelques années, vous savez à quel point j’aime ces dates symboliques (nouvel An, mon anniversaire, la rentrée), que j’adore faire des voeux pieux pour une vie meilleure… même si mon taux de réussite de mise en application est dramatiquement bas. Mais je ne renonce pas (sinon, là, je serais en dépression, les lendemains qui chantent sont mon moteur) et de temps en temps, je me pique à lire quelques ouvrages de développement personnel. C’est ainsi que suite aux conseils de ma bonne amie Amy, je me suis penchée sur “The morning miracle” de Hal Elrod dont je vous reparlerai sans doute en détail. Parmi les tas de choses évoquées dans le bouquin, cette question “c’est quoi qui vous fait lever le matin ?”. Ah ben, oui, tiens, c’est quoi.

Réveil difficile

Je ne suis pas du matin. Je pratique ardemment le snoozing (moins depuis que je vis avec Victor, cet homme est merveilleux), j’ai jamais trop envie de quitter la couette, surtout en ce moment. Mais ce n’est pas une vérité générale et immuable, il peut m’arriver de me lever sans trembler très tôt si j’ai une carotte : je peux me lever à 6h pour prendre un train, un avion, ou shooter un sublime lever de soleil aux Philippines. Je peux me lever dès potron-minet parce que j’ai décidé de réaménager mon appart et que j’ai pas envie d’attendre une minute de plus. J’ai même pu me lever tôt pour préparer un concours de journalisme… certes aidée par l’horrible accordéoniste qui squattait le carrefour juste en bas de chez moi et qui attaquait dès 7h30. Idem quand je faisais mon stage dans un journal local où je me levais fraîche et dispose à 7h30, la fleur au fusil. Donc oui, la motivation, ça joue. Et il me semble un peu difficile d’être à fond tout le temps. Mon boulot me plaît mais y a des jours, bof. Pire, comme je disais à Victor récemment, “c’est pas que j’ai pas envie de travailler, c’est juste que j’ai pas envie d’aller travailler”.

s'habiller pour le froid

Bon, par contre, la fourrure, c’est nul…

Alors j’ai réfléchi. C’est pas le quotidien et la routine qui va me donner envie de chanter dès le matin, je dois trouver ce que j’aime, ce qui me fait lever d’un bond, le sourire aux lèvres… Comme cette semaine, tiens. Et que fais-je cette semaine ? J’apprends, j’expérimente. Oui, je suis actuellement en formation et je me régale. Tiens et qu’est-ce que j’aime dans mon travail au quotidien ? Quand j’apprends des trucs ou que je teste quelque chose Et c’est ça un peu la magie de mon poste de… nom pas encore trouvé mais en gros, j’analyse de la data pour en tirer des histoires et j’apprends toujours des trucs, c’est hyper intéressant. Oui, en fait, c’est ça mon moteur : apprendre, découvrir, expérimenter, m’enrichir. J’aime voyager parce que j’aime accumuler des images sur ma destination, apprendre des nouveaux us et coutumes, me remplir de la petite anecdote sur tel lieu, remarquer les habitudes, goûter, sentir… J’aime lire parce que même dans la fiction la plus niaise,il y a quelque chose à trouver. Par exemple, j’ai découvert le violent placement de produits dans les fictions romantico-perverses de type After… Bah oui, la meuf qui passe sa vie à dire que les fringues Karl Marc John, c’est trop de la balle, je croyais que c’était une métaphore pour des marques types Zara mais NON, ça existe. Ah oui, l’apprentissage, c’est pas toujours pour un truc cool mais du coup, je sais que ça existe.

Boutique Karl Marc John

C’est un peu comme si la vie était une immense collection de perles de rocailles que je recueille précieusement pour m’en faire des colliers. Je tisse mon savoir de ces petits riens que je raconte ensuite quand l’occasion se présente. Sans pédance (j’espère), juste pour le plaisir de partager. En septembre, par exemple, quand notre stagiaire est parti, elle a mis à propos de moi sur son mail de départ “merci pour toutes tes petites histoires et anecdotes pendant les pauses”. Ca m’a fait la journée, vraiment, j’étais super touchée. Parce que bon, avoir du savoir, c’est bien mais faut le partager (et savoir le recevoir aussi).

broche chat en perle miyuki

Petite photo piquée à ma copine Nelly (qui doit m’apprendre à faire ça d’ailleurs), clic sur la photo pour aller voir l’article (pattern inclus)

Du coup, j’entrevois une nouvelle vie. Je veux changer des choses et laisser plus de place à l’apprentissage, que ce soit de la culture gé, du bidouillage informatique, du loisir créatif… Parce que ça fait partie de mon fameux voyage intérieur dont je parlais dans mes résolutions mais surtout, on ne sait jamais de quoi demain est fait. Et si ma carrière m’a bien appris un truc, c’est qu’on ne sait pas quel savoir ou compétence va t’ouvrir des portes.

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Le samedi, je suis de sortie

Ladies and gentlemen,

Ce week-end mes parents sont sur Paris ce qui veut dire que je serai pas là ou presque doooooooonc que j’ai pas méga le temps d’écrire des articles et qu’en plus, je suis pas méga inspirée en ce moment (enfin, si, l’inspiration, je l’ai, le temps, beaucoup moins). Donc aujourd’hui, plutôt que de vous faire un article méga trop drôle et débile comme tous les samedis, je réponds à une chaîne filé par M. Tto que je conchie sur plusieurs générations parce que j’aime pas être
enchaînée, je suis wild. Mais à la prochaine chaîne que je subirai, il sera dans le peloton suivant, na.

Alors le principe de cette nouvelle chaîne : prendre les années en 2 et en 7 et voir à quoi ça correspond dans ma vie. Moi, les 2, je les aime pas alors que les 7, ouais, plutôt.

1977 : Mes parents se marient un jour de juin et essaient d’avoir un bébé. Sauf que je suis déjà un peu une star et je me fais désirer, je n’arrive que 3 ans plus
tard.

1982 : Fin de ma vie de fille unique. En novembre, ma sœur Alice débarque, je m’en souviens. En fait, je me souviens surtout que derrière la porte de la chambre à la maternité de ma mère, y avait un tampon pour éviter que la porte ne claque contre les murs. Je sais, c’est con mais j’avais bloqué dessus. J’étais une grande sœur très consciencieuse, paraît-il.

1987 : Pas beaucoup de souvenirs, une année calme entre deux années de merde. Mort de mon grand-père en 86 et de mon oncle en 88. C’est donc les années impaires qui me réussissent. Je crois que c’est cette année là que j’ai appris que le père Noël n’existait pas. J’étais en CE1 avec une institutrice vieille fille très dévote, on faisait la prière tous les matins et quand on avait des bonnes notes, on avait des vignettes panini et au bout de 10 vignettes, on avait un poster.

1992 : Là, je suis au collège. Je m’habille en jogging, j’ai les cheveux courts (et gras), de l’acné et une surcharge pondérable remarquable. Bref, j’étais moche
et encore, j’ai de la chance, j’avais déjà plus mon appareil dentaire. J’étais amoureuse d’un garçon qui voulait devenir prêtre plus tard et ça me désespérait (finalement, c’est son frère qui l’est). D’ailleurs, 6 ans plus tard, j’ai appris qu’une rumeur avait circulé au collège et au lycée comme quoi on était sortis ensemble. Damned !

1997 : Je passe mon bac français, je m’en sors bien même si ma note à l’écrit me déçoit un peu, ma prof de français estime que je méritais plus aussi (bon, ça va, hein, j’ai eu 13 mais c’était ma matière forte, normalement). L’oral, je passe le vendredi, je suis avant dernière et c’est vite expédié, je gagne un point
par minute à peu près ! Deux ans plus tard, ma sœur est passée avec la même examinatrice, marrant ! Arrivée en terminale, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mon bac et de partir vivre seule donc je le veux pas. Mais je l’aurai quand même. Mes deux dernières années de lycée ont été les meilleures, on était 21 en 1ère puis 19 en terminale, bonne ambiance. Y avait des rivalités dans la classe mais elles me concernaient pas.

2002 : Année de merde. Mais vraiment. Premier échec scolaire (je valide pas ma maîtrise en un an, rien de dramatique non plus), je me chie le concours de
journalisme dans les grandes largeurs mais à ma décharge, il a eu lieu le même jour que l’enterrement de ma tante. 3 décès dans mon entourage proche, Yohann (mon presque frère) a failli être le 4. Heureusement, j’ai Guillaume qui me soutient dans toutes ces épreuves. Pour l’heure, ça reste vraiment la pire année de ma (courte) vie

2007 : Bof pour le moment, janvier n’a pas été top. Enfin, j’ai quand même décroché une pige rémunérée et j’ai eu un entretien où j’ai fait une prestation
« excellente » (c’est pas moi qui le dis). Là, je suis en train de régler des trucs entamés en 2006, je vais enfin pouvoir passer à autre chose.

Et voilà ! Bon, je rentre ce soir pas tard de mes balades donc soyez sages les enfants !

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La malédiction de l’’accordéon

A ma naissance, des fées se sont gentiment bercées sur mon berceau, faisant de moi une fille canon, intelligente, drôle et pi tout ça (et modeste, of course). Mais évidemment, tout ne pouvait pas être rose : toutes ces qualités concentrées sur une seule fille, ça n’était pas possible. Alors la méchante fée Grognassia se pencha aussi sur mon berceau et m’affubla d’une terrible malédiction, celle de l’accordéon. Ou comment ne pas pouvoir prendre le RER ou le train sans me prendre un accordéoniste au talent douteux.

 

Tout commença à Toulouse en juin 2003, d’après mes souvenirs. A l’époque, je passais mes journées chez moi pour préparer mon concours de journalisme. En gros : matin, lecture de la presse, après-midi, anglais et culture G. Or j’habitais au dessus d’un carrefour agrémenté de feux rouges. Il faut savoir qu’à Toulouse, au feu rouge, c’est comme dans le métro parisien, il y a une tribu étrange qui fait des choses pour gagner de l’argent. Donc, moi, dans ma grande chance, j’ai hérité de l’accordéoniste. Dès 7h30 le matin jusqu’à 18h (au moins), j’avais donc droit à la même mélopée. TOUTE LA JOURNEE !! Toujours le même refrain, imaginez ! Du coup, dès 7h30, j’étais devant mon ordi avec mon café et mon casque sur les oreilles pour écouter une musique que j’avais choisie et non qui m’était imposée. Heureusement pour moi , il a fini par être dégagé par un gang de laveur de pare-brise. Au moins, eux, ils font pas de bruit.

Seulement, les accordéons sont partout, si, si, si. Surtout dans mon wagon de métro ou RER. Vous vous souvenez la pub pour je ne sais plus quel opérateur téléphonique qui montrait une nana dans le métro qui se retrouve à côté d’un accordéoniste et qui tire une gueule pas possible « une minute, c’est long ». Ben, ça, c’est ma vie. Par exemple, y a 15 jours, j’avais une réunion de travail avec le scénariste de Modo. Je monte dans le train, je m’assois sur un strapontin avec mon livre, tout va bien. Mais là, làààààààààààà ! C’est le drame. Un accordéoniste monte pile sous mon nez dans la rame et commence à jouer. La prochaine gare est à 10 minutes, je vais mourir ! J’essaie de me concentrer sur ma lecture mais c’est pas forcément évident non plus… Heureusement, mon rendez-vous m’a appelée, j’ai eu une bonne raison de partir à l’autre bout du wagon sans paraître impolie. Mais bon, c’était pas l’idéal non plus. Du coup, j’étais toute perturbée et en sortant du train, je suis allée droit vers un mec chelou, pensant que c’était Gildas mais Dieu merci, c’était pas lui. Non parce que le mec, il comprenait rien à ce que je lui disais et me regardait étrangement, genre je suis une extraterrestre qui essaie d’entrer en contact avec lui.

Jeudi dernier, ça recommence. Je vais à mon entretien, bouquin, tout ça. Je suis tranquillement en train de lire quand un accordéoniste monte (bon, sur cette ligne, j’ai le choix entre ça ou les nanas qui chantent des chansons en espagnol avec une voix nasillarde). Et bordel, c’est reparti. A chaque arrêt, je retrouve ma foi en Dieu et prie très fort pour qu’il descende AVANT le terminus. Non mais comment vouliez-vous que je sois parfaitement concentrée sur mon foutu questionnaire après ça ? Bon, ok, je me cherche des excuses, là.

 

Alors n’allez pas croire que je déteste l’accordéon. Ce n’est pas mon instrument préféré (et de très loin) mais ça peut être bien quand on sait parfaitement en jouer. Mais sinon, c’est chiant, surtout quand on entend la même chanson, touuuuuuuuuuuuuuuute la journée. Foutue malédiction !

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Nos voisins les chieurs

A moins de vivre dans une campagne reculée, nous avons tous un point en commun : des voisins. Chacun les siens, chacun sa merde, si j’ose dire. Depuis ma naissance, j’ai vécu dans cinq lieux différents (enfin, six mais le premier, je l’ai quitté, j’avais six mois, je ne m’en souviens pas). Donc, des voisins, j’en ai eu. Et quelques uns, je les aurais tués.
 

En 2001, je passe le concours de journalisme de l’école de Toulouse pour lequel il faut faire un petit reportage en une journée. Je me creuse la tête pendant toute la soirée et, finalement, le lendemain, j’opte pour un reportage sur la police de proximité. Que ça tombe bien, j’ai un commissariat dans mon immeuble ! Donc, j’appelle, j’ai le feu vert, je rencontre le commissaire. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point c’est étonnant car lors de mon CDD, je n’avais pas pu interroger le commissaire local ni aucun flic car je n’avais pas l’autorisation de la préfecture. Enfin, bref, je l’interviewe et il m’explique que la plupart de leurs interventions concernent des problèmes de voisinage. Sujet qui fait les beaux jours des émissions de Julien Courbet avec ces scènes hallucinantes :

(voisine à voisine) :

« Casse-toi avec ton gros cul de devant ton portail !

– Ta gueule connasse, le trottoir est à tout le monde.

– Je veux plus te voir devant chez moi, t’es trop moche.

– Et toi alors, espèce de grosse baleine ! Ca me fait vomir quand tu bronze à poil dans ton jardin.

– Et ben ton cochon de mari n’est pas de cet avis. »
Vous voyez le topo.
 

En temps normal, pour moi, mes voisins n’existent pas ou peu. Un bonjour, au revoir quand on se croise mais rien de plus. Parfois, je sympathise. Petites, avec ma sœur, on avait sympathisé avec les voisines de l’autre côté du grillage, on passait pas mal de temps à jouer sur le parking entre nos deux immeubles. Dans cet immeuble de mon enfance, tout le monde se connaissait et s’entendait bien, même si le voisin du second avait couché avec la voisine du rez-de-chaussée (ils étaient mariés…mais pas ensemble), ce qui a forcément fait des histoires. Y a aussi eu une histoire de table de ping pong achetée en commun et que tout le monde revendiquait lors des déménagements des uns et des autres.

Ensuite, on aménagé dans la maison actuelle de mes parents, petit pavillon de banlieue tranquille. Vu que le précédent propriétaire avait eu des soucis avec une voisine, il a construit un grand mur entre son jardin et le notre, y a des haies de 2m50 tout autour de la baraque. Comme on vit au fond d’un chemin privé, on a pas moins de 7 voisins directs mais on n’en connaît vraiment que deux : un couple de retraités très gentils qui gardent nos clés et nous ont recueillies un jour, Alice et moi alors que la foudre avait fait pété les plombs de la maison et qu’on avait paniquées comme des idiotes. Et un jeune qui commence à approcher de la quarantaine depuis le temps, vieux garçon qui a un chat qui vient manger à la maison et avec qui mes parents partagent désormais un chaton. Finalement, le seul voisin avec qui on a eu un problème, c’est un vieux qui a un terrain juste à côté de chez nous où il y a trois malheureux pieds de vigne. Son grand plaisir au monsieur ? Passer le motoculteur à 8h du matin, de préférence le dimanche et les jours fériés. Ma mère, excédée, a donc décidé de réagir. Travaillant à l’époque à 6h du matin, elle se levait, prenait le téléphone et appelait le gars. Elle attendait qu’il décroche (le téléphone n’était même pas dans la chambre) et elle raccrochait. Elle se préparait, déjeunait et
tout et juste avant de repartir, re-coup de fil. Ma mère est une garce, je l’adore !

Bon, je quitte le nid familial pour mon premier appart dans une résidence étudiante. Trois premières années, tout va bien dans l’ensemble. Bon, j’ai bien entendu ma voisine en pleine levrette (mais c’était marrant), on a eu des histoires de parking. Comme je le disais plus haut, on partageait l’immeuble avec la police municipale et à un moment, les bourgeoises des flics venaient se garer là pour faire leurs courses en ville, empêchant les locataires de se garer (déjà qu’il y avait une vingtaine de places pour 80 apparts). Un de mes voisins, un des seuls que je connaissais (oui, j’étais pas forcément toute la journée chez moi) s’était d’ailleurs engueulé avec un flic et s’était pris une amende pour outrage à agent. Sinon, une fois aussi, je rentre chez moi avec Guillaume the first, on sortait ensemble depuis… 24 heures. Bref, on marche dans la rue quand on voit deux mecs sortir du commissariat en courant, sortir un flingue et le
pointer sur un troisième qui marchait dans la rue en hurlant « bouge plus ! ». Ben nous, on est vite rentrés dans l’immeuble, au cas où… Puis ça s’est gâté. Une bande de copains s’est installé dans l’immeuble donc c’était fête tous les soirs dans le couloir jusqu’à pas d’heure. Le pire fut atteint un soir où, à 4h du mat, ma voisine et ses copains rentraient et sortaient de son appart en gueulant, j’ai appelé les flics qui ne sont jamais venus. Le lendemain, je bossais donc à 8h30, me voilà en bas de l’immeuble. J’appuie sur l’interphone de ma voisine, bien longtemps. Quand elle répond, je vais au local poubelle jeter mes déchets, je purge ma boîte aux lettres de toutes les pubs…Et je resonne. Je suis la digne fille de ma mère.

Bon, je deviens littéralement folle, je ne supporte plus les nuisances sonores de ma voisine qui passe son temps à écouter la musique à fond, Guillaume commence à bien être énervé aussi. Le comble : je suis au 5e et j’entends la techno de la diva passiva du… 9! Qui habite côté rue alors que je suis côté cour. Bien, je déménage. Cette année-là, l’immeuble a perdu la moitié de ses locataires, dont nos amis les teufeurs, pour la plus grande joie du gardien qui n’en pouvait plus non plus des gens qui ne cessaient de se plaindre.
A un moment, j’avais même mis un petit mot à l’entrée de l’immeuble « petit guide du voisinage » où j’expliquais ce qu’était un voisin et tout ça… Il est resté qu’une heure mais le gardien qui avait eu le temps de le lire m’a félicitée car j’étais pas la seule à me plaindre.

Nouvel appart, rien de spécial à signaler si ce n’est le couple de poivrot qui s’est installé sur la fin et qui se battait dans le couloir à 6h du mat’ (mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec les couloirs ?). Tout le monde s’était engueulé avec eux à l’étage sauf moi et il y avait même eu une pétition pour les faire dégager. Sinon, je m’entendais bien avec le gars qui partageait le balcon avec moi, il me gardait Kenya des fois.

Arrivée sur Paris, nouvel appart dans un quartier tranquille, dans un immeuble tranquille avec 9 apparts. Bon, j’avais sympathisé avec la nana qui habitant au rez-de-chaussée qui avait aussi un chat mais elle est partie très vite. Les autres, c’est du bonjour, au revoir, quand ils daignent le faire, ce qui m’énerve au possible. C’est quand même la moindre des politesses de saluer ses voisins, ils m’énervent de bien m’ignorer (enfin, y en a deux qui font ça). En ce moment par contre, y a quelqu’un du quartier qui a décidé que la techno, ça s’écoutait fort. Donc, ça fait deux fois dans la semaine où je me retrouve avec de la musique que je n’ai pas choisi dans l’appart. Et la techno, en plus, ça fait « boum boum ! », y a rien qui couvre ce bordel.

Enfin, je ne suis pas forcément non plus la voisine rêvée : j’ai fait du violoncelle (hum !), il m’arrive de chanter à tue-tête et Kenya tape l’incruste chez les gens. La dernière fois, j’étais morte de honte, elle est rentrée chez une voisine qui était… en débardeur culotte ! Gloups !

Enfin, bref, les voisins, on peut pas faire sans donc, tant qu’à faire, autant que ça se passe bien, j’essaie de ne pas dépasser les bornes et tant qu’ils en font autant, tout va bien. Je sympathise rarement avec mes voisins mais bon, si y a bien un truc que j’ai jamais fait, c’est la classique aventure avec le charmant choupinou de l’étage… J’espère que le prochain locataire de l’appart de la fille au chat (vide depuis 6 mois) sera un délicieux jeune homme…

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