Oublie que t’as aucune chance et fonce…

On sait jamais sur un malentendu tu peux toujours conclure.

Par Tatiana

Récemment j’ai expérimenté un truc tout nouveau : j’ai couché avec un mec avec qui de prime abord je ne serais jamais sortie. Il ne me plaît pas ni physiquement, ni mentalement. Aucun point communs ni atome crochus en tous genres. En fait même, il se trouve que quand ça s’est passé je voulais sortir avec un autre garçon. J’étais à une soirée chez le boulet, je me suis trouvée seule avec lui sans même avoir le temps de réagir. Je pense que l’alcool que j’avais bu m’a sûrement rendue moins sauvage et c’est sans doute pour cela que je ne l’ai pas repoussé quand il m’a embrassée. Une chose en entraînant une autre me voilà à dormir à côté de lui. Enfin, je dirais plutôt essayer de dormir. Ce con il ronfle et puis j’aime pas cet endroit ça m’angoisse. Du coup je prends mes affaires et je me casse en lui disant que je partais quand même, histoire de ne pas faire ma sauvage jusqu’au bout.

Une semaine plus tard me voilà à un repas entre amis chez ce mec. Et là c’est moi qui ai déconné car je décide, de mon plein gré, de rester. A ma décharge faut dire que niveau sexe c’est assez cool alors j’aurais tort de me priver. Seulement voilà, deux nuits avec lui et il se croit le droit de m’inviter à boire des verres et à des soirées avec des amis à lui. A m’appeler tous les jours ou m’envoyer des textos. J’ai donc essayé de lui faire comprendre que c’était pas la peine de m’inviter à des soirées, que je ne voulais pas de relation, ni de sortie… Mais rien à faire il persiste. Même après que je lui ai dit cela, il me repropose d’aller boire un verre. Je lui redis donc que je ne préfère pas et que moi je suis ok pour finir des soirées ensemble à l’occas’ mais rien de plus. Là je me dis que quand même c’est plutôt clair. Ben non, il insiste en me disant qu’il a compris mais que lui aime bien sortir de temps en temps et parler et qu’on se donner la possibilité de sortir sans se prendre la tête. En fait je crois qu’il pense que j’ai peur de m’engager. Mais moi je ne me prends pas la tête, je ne veux juste pas sortir avec lui.

Là, le pauvre il a signé son arrêt de mort. Je déteste qu’on me dise ce que je dois faire où qu’on me juge. Car clairement dans sa dernière réponse il me jugeait. En plus il insiste lourdement. On lui offre une opportunité d’avoir juste du sexe sans rien de plus et lui il en veut même pas. Le lourd… C’est dingue la nature humaine. Plus quelqu’un nous rejette et plus on en redemande. Je me posais des questions vis-à-vis de lui. Je me disais « merde est-ce que je devrais pas lui donner une chance même si à la base il me plaît pas. Si ça se passe bien sexuellement après tout. Je suis peut être trop fermée (on en revient à tes questionnements Nina). Mais là, c’est bon mes idées sont revenues en place. Hors de question que je me « force » à sortir avec lui si j’en ai pas envie à la base. Un rdv ça ne dois pas être une corvée.

Le pire c’est que je suis sûre que je vais avoir encore des nouvelles de lui. Il va pas se décourager comme ça. Mais il devrait savoir pourtant que quelqu’un de coulant y a pas pire pour faire fuir l’autre. Ce principe a été vérifier tellement de fois « fuis moi je te suis suis moi je te fuis ». Bon en l’occurrence là, même s’il me fuis je ne le suivrais pas.

En ce moment, comme je disais à Cynthia, ma vie c’est ça : j’ai un boulot et un mec, mais c’est ni le boulot que je veux ni le mec que je veux.

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Faut-il parler politique au premier rencard ?

En ce moment, je rencontre des hommes, merci Meetic. Donc, premier rendez-vous, on se retrouve face à face dans un bar et faut meubler, on va pas se sauter direct dessus. Surtout
que des fois, on a aucune envie de se sauter dessus mais on va pas se tirer au bout de 5 minutes, ça ne se fait pas. Donc on discute. Or en cette année électorale, le sujet politique plane, menace. Faut-il donc l’aborder ou l’ignorer ?

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Moi de mai, je me retrouve à un charmant jeune homme dans un bar, Gabriel (oui, celui avec qui j’ai brouetté plusieurs fois depuis, fin du suspense). Après avoir passé 10 minutes
au mobaïle à essayer de se retrouver (très amusant) puis 10 autres minutes à trouver la Butte aux Cailles, nous voici installés dans un bar chelou à siroter lui une bière, moi un Martini rouge. Et voilà qu’inévitablement, alors que nous sommes entre les Présidentielles et les législatives, le sujet jaillit. Je ne sais plus comment, je ne sais plus pourquoi mais il est là. Chacun est sur ses gardes mais on le sent, on le sait, on n’a pas voté pareil. J’ai voté Ségo (par défaut), il a voté Sarko (par défaut). Un long débat sociétal s’engage, on n’est pas d’accord sur certaines choses. Gloups ! Heureusement une transposition au resto a fait dévier la conversation mais quand je vois que j’ai même pas le droit à un baiser alors qu’il me ramène chez moi, je me dis que nos désaccords politiques m’ont desservie. Finalement, non, j’ai conclu 3 semaines plus tard. J’ai eu le même souci avec Nabil, je sors une vanne et il me fait « quoi, t’as pas voté Ségo quand même ? » Heu… Pas grave, j’ai conclu quand même.

La politique relève quand même pas mal de l’intime selon moi et c’est vrai que parler politique dès le premier rendez-vous me paraît assez risqué. De façon personnelle, je ne

recrute pas les hommes en fonction de leurs opinions politiques, j’ai passé 4 ans et demi avec un centriste, à l’époque où c’était pas à la mode. Cependant, commencer une relation, même purement physique, par un débat houleux sur la France et sa société, on connaît plus romantique quand même. Et pourtant, pourquoi ne pas en parler ? Cette année, ça paraît quand même impossible, je savais en une semaine l’opinion politique de mes collègues, ma mère a (enfin) compris que j’étais à gauche, les blogueurs m’accusent d’être Sarkozyste voire lepéniste et anti-gitan (rien que ça). Bref, en ce début d’année 2007, il paraît impossible d’esquiver le sujet.

 

Mais en temps normal, faut-il éviter, aborder le sujet ? Bien sûr, quelqu’un qui n’en a rien à battre n’en parlera pas. Personnellement, la politique m’intéresse en tant que citoyenne et observatrice. Je ne suis pas militante et je pense être quelqu’un de raisonné, j’admets tout à fait les qualités et les défauts des uns et des autres. J’en parlais hier midi avec Romain et Gonzague, deux collègues de droite et ça s’est très bien passé. Oui, Ségolène Royal a été nulle de critiquer son propre programme, elle perd toute crédibilité à mes yeux. Oui, ça me
saoule les gens qui fantasment sur le méchant Sarkozy et préfèrent sortir 100 fois le même poncif plutôt que de parler de vrais sujets, de ses actions depuis son élection, là où y a débat. D’ailleurs, avec Gabriel, on a parlé de la TVA sociale. Bon, on était globalement d’accord pour s’indigner de cette mesure. Non parce que soyons honnête : si la TVA augmente et que le prix de base des produits ne bouge pas, les prix vont augmenter. 1+1+1, ça fait 3, sauf pour Jean-Claude Vandamme à la limite. Moi, la politique, ça me plaît comme sujet mais je ne quitte pas une table parce qu’un des convives a voté Sarkozy. Surtout pendant un tête à tête.

 

Après, mes opinions politiques font quelque part partie de moi. Mise en situation. Tête à tête avec un beau gosse que j’ai envie de mettre dans mon lit (ou de me glisser dans le
sien). Là, « moi, j’ai voté Sarkozy parce que ça, ça et ça. Et toi ? ». Deux options. Je roucoule un hypocrite et consensuel « moi aussi », aussi faux que ma couleur de cheveux. Ou alors j’assume mes idées. Etant une personne avec un caractère de merde entier, forcément, je vais assumer. En fait, c’est même carrément un bon test. Puisque j’accepte qu’il n’ait
pas voté comme moi, comme une personne censée que je suis, il devrait en faire autant. Honnêtement, un mec qui me jette parce que je suis de gauche, je crois que ça me fait gagner du temps. Je vais pas investir une minute de plus avec un crétin tête de pioche qui refuse d’admettre que les gens n’ont pas les mêmes opinions que lui.

Finalement, c’est plutôt un bon test… Reste qu’on peut faire plus glamour pour séduire un homme.
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La perfection est glabre

Grosso modo, il existe deux catégorie de femmes : les célibataires (y compris les amoureuses en attente) et les maquées (y compris les femmes mariées). Zoé et moi sommes des célibataires, elle très en attente de M. Zoé qui vient mais qui se presse pas quand même (je te lui foutrais un coup de pied au cul pour qu’il avance plus vite, moi !). Samedi, Zoé reçoit un texto de M. Zoé : « tu es chez toi ? ». Zoé étant un individu de sexe féminin normalement constituée, elle interprète ce message comme un « dis, je peux venir ? » légitime. « Oui », répondit-elle, ajoutant un petit plus voulant dire : je t’attends avec plaisir.

beautiful legs in spa 

Mais là, panique : son épilation laisse à désirer. Au secours ! Opération : éradiquons la toison. Résultat, voici notre Zoé zéro poils délicatement vêtue d’une nuisette sexy en diable. Bon, hélas, M. Zoé ne viendra pas, nous apprîmes plus tard que ce message était destiné à sa mère. M. Zoé, confondre sa mère et sa future moitié, je ne trouve pas ça bien, faut arrêter la drogue. Bon, du coup, avec Zoé, nous avons épilogué lundi sur la « malédiction du poil ». Si elle s’était pas épilée, il serait venu. C’est typiquement féminin, ça aussi : si on s’avance trop sur ce qui n’est pas acquis, on ne l’aura pas. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois d’aller à un rendez-vous parfaitement épilée dans l’espoir de…et rien. Par contre, il m’est aussi arrivé d’aller un rendez-vous avec une épilation un peu douteuse (pas de forêt vierge, tout de même, faut pas déconner) et bam, brouette. Foutue malédiction du poil.

 

Bon, au-delà de ce joyeux délire Zoé-Nina (oui, c’est un délire, on ne pense pas vraiment que les poils épilés se liguent contre nous pour nous empêcher de conclure), nous avons
réfléchi à cette triste réalité : célibataires, on doit toujours être nickel, « au cas où ». Par exemple, je ne vais jamais à une soirée mal épilée, on ne sait jamais… Oui, j’aurais très bien pu conclure avec ce beau et grand Marocain à la soirée costumée où personne n’était déguisé (véridique) s’il n’était pas parti se coucher avec les poules (ce qui est dangereux à l’heure actuelle). Je lui avais parlé pendant au moins 20 minutes les yeux dans les yeux en me cambrant un max pour mettre en avant ce qui se remarque déjà le mieux. Bon, en plus, j’étais saoule donc je faisais plus du tout dans la finesse. Peut-être qu’à la prochaine soirée, il y aura un beau Brad et qu’à force de se parler avec le langage de la langue, on aura envie de s’explorer mutuellement dans le secret d’une chambre. Non parce que même si les probabilités sont faibles (je sors soit dans le milieu gay, soit avec les camarades de promo de M. Gauthier qui sont physiquement… pas du tout mon genre), j’ai pas envie de me payer la honte. Parce que soit je suis sobre et je refuse, expliquant à Brad que je peux pas parce que mes poils ont eu droit à un sursis, soit je suis saoule et j’oublie la douce pelouse qui recouvre mes jambes et je pète la honte.

 

Certains me diront : mais on s’en fout de vos poils. Ben nous, non. On se doit d’être l’incarnation de la perfection en permanence. Je veux bien être celle qui a de la cellulite, celle qui n’a ni tatouage ni piercing, celle qui a les pieds grecs, celle qui a des pieds bizarres mais je ne serais jamais « la poilue »… Du moins les six premiers mois de couple après, on autorise à quelques poils de survivre. De la même façon, je n’irai jamais à une soirée avec mes vieux sous-vêtements. Ceux-là, je les mets pour la maison ou pour aller au supermarché mais c’est tout. Je ne veux pas non plus être celle qui a une culotte trouée. Par ailleurs, mes sous-vêtements sont toujours coordonnés parce que c’est plus joli, on imagine volontiers la fille qui passe du temps à choisir ses dessous, soigneusement rangés, le matin, et pas la souillon qui tire une culotte et un sous-tif d’un magma de tissus et qui enfile ça sans se poser de questions. Non mais sans rire : dans les films pornos, le livreur de pizza ne tombe que sur des nymphomanes totalement épilées, jamais y a de poil suspect (sauf dans les films « velues et cochonnes »).

 

Le pire quand on est célibataire, c’est quand on a un rendez-vous galant. Brad nous a invitée à boire un verre, c’est peut-être juste amical mais ne sait-on jamais, préparons-nous. Et c’est parti : on épile, on gomme, on hydrate, on nourrit, on lave, on sèche, on brosse, on pare, on parfume… Les princesses sont de sortie. Parce qu’on veut que Brad, il soit tellement ébloui par nous, avec ou sans vêtements, qu’on ne laisse rien au hasard, quitte à s’épiler les trois poils qui restent avec la pince à épiler car tout doit être ni-ckel ! Bon, ceci étant dit, c’est agréable de se bichonner puis là, y a quand même une perspective, on n’est pas trop prises au dépourvu. Sauf si Brad décide de passer nous prendre une heure à l’avance chez nous, là, c’est la cata intégrale. Messieurs, c’est très incorrect d’arriver en avance, sachez-le. Moi, je sonne toujours deux minutes après l’heure dite pour pas faire trop la fille « pile à l’heure , j’ai attendu la demi pile pile pour sonner ».

 

Comme me fait remarquer Zoé, tout ceci n’est pas très juste : quand on doit être célibataire, on doit être aussi parfaite qu’une fille en couple alors qu’on ne partage notre
couche, ni rien d’autre d’ailleurs, avec un homme. Moi, quand je suis célibataire, ça m’emmerde de passer mon temps à m’épiler parce que quand je constate que c’est plus très net, je pense : « à quoi bon, personne n’en profite, de toute façon ». Mais je le fais quand même, ne sait-on jamais… Alors que justement, les poils de célibataire devraient pouvoir avoir une espérance de vie plus longue, on devrait pouvoir mettre nos vieilles culottes et nos bas filés, gardant ceux intacts pour notre fut Brad. Mais voilà, une fille à poils, ça le fait pas. Imaginez qu’on rencontre un homme dans la rue avec nos poils, notre culotte trouée qui poche aux fesses, nos soutien-gorge sans baleine (oui, parce que des fois, elles s’évadent seules) et nos bas troués. Imaginez qu’on conclue. Bon, ça me paraît très improbable d’aller forniquer dans l’heure qui suit avec un mec rencontré dans la rue mais nous sommes dans une logique de l’absurde. La même qui m’a fait dire à Anne que s’il le fallait Bataille et Fontaine lisaient du Kant et du Hegel sur leur plateau mais qu’on pouvait pas savoir puisqu’on regardait pas. Bref, nous voilà dans une chambre avec ce délicieux inconnu qui plonge la main dans notre culotte et nous sort un charmant : « ben c’est la forêt vierge là-dedans » ou un : « ah non, je te fais pas de cunni, y a trop de poils ». Pourtant, ça te gêne pas que je me retrouve avec un poil coincé entre les dents après une fellation, abruti ! Bref, vous avez compris le topo.

 

Mais c’est fatigant d’être parfaites tout le temps, toujours prêtes, « au cas où ». Je ne suis pas une fille négligée et je ne veux pas qu’un homme ait cette fausse image de moi, juste parce que mon épilation n’est pas du matin et que j’ai pas les moyens de me racheter des dessous tout neufs tous les mois. Un jour, je serai pétée de tunes et je me ferai une épilation définitive mais en attendant…

 

Voilà quelque part le drame de la femme : célibataire, faut toujours être parfaite « au cas où », genre au cas où M. Zoé préviendrait 10 minutes à l’avance qu’il débarque (tout à fait son genre, en plus, un délice de spontanéité, ce garçon.) ou que mon Brad frappe à la porte parce que je vois pas pourquoi ça pourrait pas arriver ! Ensuite, une fois nos M. Zoé et Brad attrapés, faut encore être parfaites car nous partageons notre couche avec eux. On peut mettre de côté nos vieux pyjamas en pilou-pilou, notre chemise de nuit avec des oursons et/ou des chats dessus, notre bas de pyjama qui n’a plus d’élastique et qui laisse entrevoir une bonne partie de notre (charmant) fessier. Alors que ces messieurs ne s’épilent pas et nous sortent très rapidement leurs vieux boxers fanés ou leurs chaussettes aérées. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme dirait les Robins des bois : « être sexy en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé ». Comme c’est bien résumé !

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