Etre une femme sur le web : la curée

Semaine dernière, je traînasse mollement sur Twitter entre deux dossiers quand je vois fleurir un article “une Youtubeuse quitte momentanément Twitter après des menaces de meurtre et de viol”. Whaaaaaat ? Alors la Youtubeuse en question, je la connais très bien puisque je suis ses oeuvres vidéo, il s’agit de Ginger, une féministe assumée qui n’hésite pas à monter au créneau. Ici, elle avait expliqué en une demi douzaine de tweets qu’une miniature de vidéos de Squeezie posait problème dans le message qu’il délivrait à son audience (plutôt très jeune) et vlan, des kilotonnes de merdes déversées sur sa gueule. Car oui, être une femme sur le web, c’est souvent s’en prendre plein la gueule pour pas un rond.

ginger_force_adaptation_ être une femme sur le web

Je vis évacuer la dimension “féministe” pour aujourd’hui, j’y reviendrai à l’occase mais là n’est pas mon propos. Je vais juste parler des femmes qui ont l’outrecuidance de s’exprimer publiquement. Commençons par les blogueuses et vlogueuses mode et beauté, exemple ô combien parlant car elle s’en prennent systématiquement plein la gueule. “Idiotes”, “superficielles” et sans parler des attaques sur leur physique, le summum de l’intelligence. Alors je ne dis pas qu’elles sont toujours irréprochables mais sérieusement, arrêtons trente secondes. Une femme qui se maquille peut aussi avoir une culture G bien plus étendue que la vôtre. Quant aux attaques sur le physique… Là, ça touche carrément toutes les femmes. Regardez n’importe quelle vidéo de Youtubeuse et checker les comms, y aura toujours des commentaires sur le physique, soit pour dénigrer, soit des élégantes expression d’un désir brusque de faire des choses sales à la pauvre demoiselle qui n’a rien demandé. Vous avez le droit de ne pas être sensible au charme d’une personne, de là à le lui balancer… Même moi, alors que je n’ai jamais montré ma trombine en ses lieux, je m’en suis pris plein la gueule sur mon physique. Wokééééé…

Voilà, si vous arrivez à juger là dessus, faites-moi signe

Voilà, si vous arrivez à juger là dessus, faites-moi signe

A ce niveau, vous allez me dire que c’est pas grave, qu’il faut pas écouter les cons. Oui mais déjà, à un moment, si tu tapes sur le cuir à répétition, ça finit par l’attaquer. Est-ce que vous imaginez la force de caractère qu’il faut avoir pour réussir à ne pas être blessée par ces attaques incessantes ? Les gros cons limités qui s’attaquent au physique ont-ils seulement conscience du mal qu’ils peuvent faire ? Ont-ils seulement envisagé que la demoiselle qui s’exprime a pu souffrir de complexes physiques graves par le passé, que s’exposer est pour elle une véritable épreuve et que leurs attaques “pour le LOL” peuvent lui faire mal plus que de raison ? Et puis sérieusement, attaquer sur le physique, passé un certain âge, faut passer à autre chose les enfants. Vous n’avez rien d’intelligent à dire sur le fond ? Bah taisez-vous. Et tant qu’on est sur le physique, les remarques sur nos seins, nos formes qui vous mettent en appétit ou sur le fait que ça vous colle la trique et autre joyeusetés, ça ne fait pas plaisir non plus.

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Mais le pire, ce sont les menaces. Parce qu’une femme dit quelque chose qui déplaît, elle se prend des menaces de claques dans la bouche ou pire, de viol. Parce que si on n’est pas d’accord avec l’Homme, c’est souvent qu’on est mal baisées et qu’une bite bien placée nous ferait voir la vérité ou du moins nous dissuaderait de continuer à expliquer en quoi la personne a tort.

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Le problème, in fine, c’est qu’en 2016, on essaie encore et toujours de confisquer la parole aux femmes. Vous allez me dire “oh mais les mecs aussi, ils s’en prennent plein la gueule”. Sincèrement pas autant : ils ne sont pas systématiquement attaqués sur leur physique, sur la profondeur de leurs propos (je suis pas sûre qu’on reproche avec un tel systémisme la superficialité des blogueurs et vlogueurs geeks ou jeux vidéo), sur leur façon de s’exprimer, ils se prennent bien moins de menaces de violence ou de viol dès qu’ils ouvrent un peu leur gueule. La parole de la femme est bien trop souvent dénigrée. Et pourquoi ? Parce qu’une fois de plus, certains refusent à la femme d’occuper une place égale à celle de l’homme sur la place publique (souvent inconsciemment), parce qu’une femme n’aura jamais rien d’intéressant à dire, parce qu’elle sera forcément taxée “d’hystérique”, de “pas pédagogue”, de “mal baisée” et qu’évidemment, elle n’a pas d’humour… C’est fou cette propension d’une classe dominante à toujours vouloir imposer un humour oppressif en refusant de voir ce qu’est le problème.

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Etre une femme engagée sur le web, c’est dur. Même quand on n’est pas engagées, d’ailleurs. Parfois, on se dit qu’on va juste remballer et partir sur la pointe des pieds, revenir dans la vraie vie ou personne ne nous insulte ou nous menace juste parce qu’on a eu l’audace de partager son avis, de le défendre, de s’affirmer, de souligner qu’un propos de dominant est problématique. Puis on pense aux autres, à celles qui n’osent rien dire, à celles qui se défendent d’être féministes parce que les féministes, ce sont des misandres hystériques (révélation : non). Alors on va laisser Ginger se reposer, profiter des gens de la vraie vie et on va continuer à faire du bruit en attendant. Parce que si ton seul contre argument, c’est attaquer mon physique ou mon sens de l’humour, c’est bien que mon raisonnement est difficilement démontable.

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Le web journalisme ou la culture du vide

Dans ma prime jeunesse, je souhaitais devenir journaliste. Je m’imaginais devant ma machine à écrire puis mon clavier d’ordinateur taper le récit de grandes enquêtes réalisées sur le terrain. Avec le recul, je me rends compte que j’ai jamais vraiment imaginé dans quel domaine j’allais écrire mais c’était la seule certitude : j’écrirai. Puis la vie m’a fait prendre un autre chemin, intéressant mais différent. Et quand je vois la gueule du journalisme en version 2.0, je suis bien contente de pas être tombée dedans.

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Un fait divers se produit. Genre une prise d’otage ou un tireur fou dans Paris. Aussitôt, les journalistes du web doivent vite vite pondre un article pour espérer faire tache d’huile sur la toile et les réseaux sociaux et sortir au plus vite sur Google si quelqu’un les cherche. Du coup, on multiplie les articles et comme on a rien à raconter, on sort désormais des navrants « ce qu’en dit Twitter » en remplissant l’article de copier/coller de tweets en mode « ohlala, trop peur, beuh ! ». Excusez-moi, je vais m’évanouir devant ce contenu à ce point incroyable et pertinent !

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Plusieurs explications à ce phénomène. En un, flatter Dieu Google pour le référencement, je vous invite à découvrir cette super vidéo sur le sujet traitant essentiellement de l’univers des jeux vidéos mais ça marche pour tout le web, en fait. En très gros : on multiplie les articles sur les sujets tendance pour remonter le mieux sur Google et choper plein de googlonautes comme ça, ça fait plein d’affichage sur les publicités et ça rapporte plein de revenus. Ouais ok. Sauf que perso, à l’arrivée, je finis par boycotter ce genre de sites. Si c’est pour lire des tweets que j’ai possiblement déjà vus dans ma timeline, ça ne m’intéresse pas vraiment.

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Autre explication : l’amour du buzz. Alors je vais être honnête : en tant que salariée du web, je ne supporte plus ce mot. On crie au (bad) buzz dès que 30 personnes en parlent, c’est ri.di.cu.le. En général, pour prendre du recul, je me pose cette question « mes parents en entendront-ils parler un jour ? ». Autrement dit, est-ce que ce brouhaha sortira de son petit bout de toile pour passer sur d’autres médias qui conserve la majorité des parts de voix ? Non ? Alors calmez-vous deux minutes sur votre « buzz » qui sort à peine de votre mini cercle connecté. Et encore, je parle de mes parents mais j’ai pas besoin d’aller chercher si loin. Je prends mes amis qui bossent pas dans le web ou même ma soeur qui ne passe pas ses journées sur les réseaux sociaux et voilà, tous ces gens là n’entendent pas parler du dernier tweet crétin de Nadine Morano. D’ailleurs, lisons ce très bon article sur le journalisme tweet, il éclaire bien ce que je raconte.

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Bref, pourquoi envoyer un mec sur un événement quand il suffit de copier-coller des tweets. C’est sûr, ça vous économise le micro-trottoir. Mais quand on demande à des gosses les droits sur une image qu’ils vous donnent alors que l’image ne leur appartient finalement pas, quand on trouve qu’un texte ponctué d’un LOL ou d’un MDR est un contenu intéressant pour un article qui se veut un minimum sérieux. Et encore, je vous parle même pas des sites de « buzz » pur qui balancent tous la même vidéo à 10 mn d’intervalle avec deux minables lignes de texte histoire d’être sûrs d’attirer un max de lecteurs. Vidéo reprise par tous les sites « d’information » histoire de profiter eux aussi des trois lecteurs et demi que ça peut leur rapporter.

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Et ça me gonfle. J’en ai marre de cette paupérisation croissante des contenus. J’en ai marre de vouloir une info sur un événement et tomber sur des trucs creux où on me demande mon avis à la fin, histoire de choper un max de commentaires. Vos gueules, vos gueules. Les journaux en ligne ouvrent en très grands leur colonnes pour publier tout et surtout n’importe quoi, offrant à leurs lecteurs des tribunes leur rapportant des vues et du référencement sans débourser un kopeck. Au mieux, les journalistes improvisés ont un blog et profitent de cet espace de parole pour se faire un peu de pub, au pire… Au pire ils se font baiser dans les grandes largeurs juste pour espérer avoir 30 secondes de cyber gloire. Et tout ça nourrit la machine à produire du vide, du creux, du sans âme. Aujourd’hui, je ne suis pas une journaliste qui copie-colle des captures d’écran. Et j’en suis particulièrement ravie.

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PS : Ne généralisons pas, certains e-journaux conservent une volonté de produire du fond. Par exemple; j’aime beaucoup Slate, c’est mon chouchou et non, j’écris pas dedans, c’est un avis objectif.

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La meute

Ce matin, je lisais un article très long chez Presse-Citron mais néanmoins intéressant sur le phénomène de meute, phénomène bien connu par tout blogueur ne faisant pas l’unanimité… Soit par tout blogueur, quoi. L’idée ? Quand un détracteur ouvre la porte, une foule s’y précipite.


Si je n’ai pas la popularité et, donc, le nombre de détracteurs allant jusqu’au troll souvent de Presse-Citron (et Dieu merci, au passage, même si le mien de troll doit être mort, ça fait un mois qu’il n’est pas venu faire son gogol « anulingus…hin hin hin…anulingus », mes trolls sont très évolués), à mon plus humble niveau, je l’observe. Et sur pas mal de blogs aussi.


Imaginons que j’écrive un article (je me prends en exemple parce que c’est plus simple, c’est pas pour faire ma victime) sur n’importe quel sujet qui ne fait pas l’unanimité. D’abord, 3 ou 4 comms sympas de gens qui m’aiment bien, souvent me connaissent et ne me prennent pas au pied de la lettre. Parce que oui, en vrai, ça se voit de suite quand je fais une blagounette alors qu’à l’écrit, moins, surtout pour ceux qui sont aux aguets, prêts à me fondre dessus. Non parce que par exemple, savez-vous que le mec qui se faisait appeler Littré dans le temps qui est devenu Louis (heureusement qu’il a changé de pseudo parce qu’un mec qui s’appelle Littré, qui fait une faute du genre : « vous pensaient (véridique) » et m’explique qu’il ne lira jamais Lolita car ça fait l’éloge de la pédophilie, il n’avait plus aucune crédibilité), cette personne donc est venue sur mon blog via son netvibes.  Ce qui me rassure, c’est qu’il ne poste qu’un comm tous les 6 mois, ce que je suis irréprochable le reste du temps, dis donc ! Bref donc n’importe quel blogueur a droit à un lectorat hostile plus ou moins important selon la personne et attendant la moindre occasion de taper.


Et là, un commentateur décide de taper le premier. Quoi que des fois, il ne tape pas, il dit juste que vous avez tort selon lui parce que. Il en faut peu pour lancer la meute. Et tout à coup, les commentaires négatifs, allant crescendo dans l’agressivité pleuvent.  Un peu comme si dans la rue, un premier mec vous filait un coup de pied et comme vous êtes un peu diminué, les autres en profitent pour filer des coups, sachant que vous ne pourrez pas vous défendre. Quoi que moi, perso, au vu de ma taille, je pense pas qu’il faille attendre que je sois diminuée pour me frapper… Enfin, je me comprends. Et c’est systématique. Prenez n’importe quel blog, c’est toujours pareil, les comms sont sympas jusqu’à ce qu’un tape et que les autres se sentent en droit de continuer à taper, de façon désordonnée et disproportionnée.


Et ça me fascine. Pourquoi la meute attend que le premier loup ait mordu ? Quitte parfois à déformer ses propos premiers pour envoyer du bois lourd  à la gueule du blogueur ? Je veux dire qu’à poster un comm trollesque (je rappelle que le comm trollesque n’est pas un comm contre-argumentatif, soyons clairs, on a tout à fait le droit de ne pas être d’accord, le tout est de le dire sans traiter le blogueur de noms d’oiseaux) ne met personne réellement en danger, faut y aller vraiment fort pour que le blogueur puisse porter au mieux une main courante. Alors évidemment, ça peut démontrer que la meute n’a pas d’arguments en soi et qu’elle attend que quelqu’un daigne faire le détracteur pour applaudir et dire « ouais, trop pareil ! ». Mais quand même, j’ai du mal à croire qu’une contre-argumentation soit si compliquée à monter…  Ou alors la meute s’ennuie et veut voir dégouliner le sang donc met de l’huile sur le feu… Ouais possible.

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Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


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Pour un flirt avec toi

Par Lucas

Ce nouvel article va me valoir une mise au rebut par cedcox et surtout par ma belle Tatiana mais il faut que je sois fort et honnête et que j’avoue les choses…

Chères lectrices, chers lecteurs, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas bavé un truc et vous m’avez grave manqué, si, si. Coincé entre rédaction d’un bavardage qui se veut roman, recherche de boulot, déménagement, exil, rééducation et cætera. Les aigris diront « T’avais dit qu’tu’t cassais et te revoila, ça s’en va et ça revient ». Bah oui mais j’ai encore un an avant la limite d’âge alors prout (argumentaire imparable)

Donc pour renouer avec vous, je vais vous reparler des sites de rencontres !! Mon ami l’aigri va me dire « Tout a déjà été dit Louka, tu nous saoules« . Bah écoute justement, enfonçons des portes ouvertes, comme ça on ne se fera pas mal aux épaules ! (www.humour-de-merde.com)

Donc Louka a testé pour vous un site de rencontres ! Ouhai même que. Avec abonnement de 3 mois et tout le tintouin. Ouhai, quand je teste, moi, j’y vais à fond. C’était lequel allez vous dire ?

Pas Meetic, trop facile.
Pas les sites qui foisonnent ds la marge de FaceBook, là encore ça ne me disait rien.
Non, je vais encore vous parler de PC²,  PointsCommunsPointCom, PCC pour les intimes.

Comme son nom l’indique, PCC est un site de rencontres fondé sur les points communs entre membres (vous n’l’auriez jamais deviné). Perso au départ ça m’a un peu rebuté parce que paye ton ouverture culturelle avec un couple sclérosé sur ses p’tites préférences…

Mais mon amie Concupiscence aidant, j’ai donc passé le pas de la porte. Et là, c’est la fête…

Votre serviteur inscrit juste avant son coma est reviendu sur PCC en avril pour 6 mois. 6 mois afin de vous faire une fouille réglementaire And this is the end, beauty for friend.

Parlons des filles tout d’abord, histoire de faire une introduction bancale.
Elles se méfient les nanas…et elles ont raison ! Le ratio « nanas comestibles »/mecs affamés est de 68% au 17 Septembre 2008 (merci le module de recherche). Pour peu qu’elles aient un visage un
peu glamour, je suis sûr que les nanas sont littéralement agressées de demandes. Va donc faire ton tri, Mademoiselle… Surtout que sur PCC, on peut envoyer une « Good Vibration » aux nanas qu’on
kiffouille. Ya surement des femmes qui sont tellement sollicitées qu’elles n’ont plus besoin de vibros… (au fait Nina, comment va Etienne ? C’est comme ça qu’il s’appelait non ?)

Ici je n’évoque même pas les fake (profile). Avec des pratiques comparables au scam (1) mais Made In East (Pologne, Russie and co). Voire encore plus frustrant, les vraies quebécouéze, toute mimi. T’es rigolote Evangeline, mais Rueil-Paris c’est quand même plus pratique que Rueil- Montréhél.

Mais revenons à PCC…

Si on vire les Quénédiennes, les scam, les vieilles qui se sont faites larguées par leurs mecs pour une jeunette, les p’tites pouffes abonnées au LOL, quess qui nous reste ???

Bah pas grand-chose…

Ca veut dire que le ratio nana 3 étoiles michelin/mecs insatiables passe facilement à 1 pour 5. Vas-y Louka, paye ta mission « comment se démarquer ? »

La solution est donnée par PCC avec les « comm », équivalents aux articles des blogs et « les réactions aux comm » qui sont nos « commentaires » ici. Vous me suivez ?

Sur PCC on établit une liste de trucs culturels qu’on aime dans plus de 100000 références. Cinéma, Livres, Musique, Media (avec des sous catégories pour chaque). Histoire de trouver un(e) alter ego qui partage ces choix culturels. Or, sur les dits choix, on peut faire des « commentaires ». Dire pourquoi on a detesté le dernier Douglas Kennedy ou pourquoi on surkiffe Alain de Botton. Dans un bon tiers des cas, le commentaire est un prétexte honteux pour parler de tout et surtout de n’importe quoi et se faire mousser… « Regardez moi, je suis le plus beau de PCC« .

Comme tout un chacun peut re(d)actionner, ça peut donner des discussions rigolotes suite aux articles. Surtout quand on analyse ces réactions et qu’on se rend compte (qu’on est toujours tout seul au monde, certes) que moult congénères utilisent le comm d’autrui pour se faire mousser avec des réactions plus ou moins pertinentes… PCC est un monde sans foi ni loi où seuls les les modos (relativement cools et ouverts, notons le) peuvent nous dire fuck, ce qu’ils font uniquement quand on dépasse les bornes des limites.

Alors bien sûr le prétexte de départ est sympa. Trouver la femme de ses rêves par affinités culturelles, celles-ci pouvant être l’illustration de sa conception de la vie. Entre une nana qui kiffe NRJ et la Starac et un autre qui préfère Barthe et Miles Davis, ya comme un rift… (2

On fait l’bilan calmement ?

PCC nous vend du rêve, un idéal éthéré, cette croyance ingénue qu’on va trouver une naïade castelbrianesque, un être idéal qui aime prendre son p’tit dèj en lisant  Matin Serein et en écoutant le Best Of Chantal Goya. Une nana avec laquelle on aurait une connivence car la culture aidant on est proche l’un de l’autre… Vente de rêve, mais la vie est-elle un songe ? (Calderon, sors de ce blog)

Voili, voilou. Prochain article : La religion chez les Vingtenaires.

(1) Scam : pratique consistant à arnaquer les français crédules en disant être la fille richissime du président du pays en demandant un envoi de fric par la poste sur un compte bancaire Africain. Ouhai, on a tous reçu ça au moins une fois…

(2) C’est là que la nana mauvais esprit va me dire que c’est pas inconciliable et tu fais chier Louka avec tes coupures sectaires. Oh, j’te kiffe toi la commentatrice intègre…

(J’anticipe les propos des connasses et des connards qui voient le mal partout et qui vont voir ds cet article une pub déguisée. Allez donc baver ailleurs, c’est mal me connaître que de croire que je peux être aussi complaisant.)

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Vingtenaires : next gen’

Oyé oyé, lecteurs et lectrices, je vous annonce en ce vendredi une grande révolution : l’arrivée de nouveaux rédacteurs. Jusque là, tu vas me dire que tu vois pas la révolution, que c’est pas la première fois que de nouveaux rédacteurs arrivent mais là, si, y a du changement et je vais t’expliquer.

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D’abord, nous allons passer à 11. Mais surtout les deux nouveaux arrivants, des garçons, ont tous les deux 20 ans. Des vingtenaires tous frais. L’un gay, l’autre hétéro mais ça n’a pas tellement d’importance. Le premier, que tu découvriras lundi, je le connais depuis une paille, genre un an et demi, je crois, nous avions dégusté ensemble un cannelé au Louvre en rigolant. Il m’avait dit « quand j’aurai 20 ans, je rejoindrai les vingtenaires ! ». Et il n’a pas oublié ses paroles. Sur le coup, je t’avoue que j’ai un peu hésité car j’avais un peu peur de l’écart entre lui et les autres rédacteurs. Mais dans la foulée, j’ai reçu la candidature d’un autre jeune homme dont je connais les écrits. Deux vingtenaires de 20 ans, là, je suis.

Quel est l’intérêt ? Mais de parler de tout une période que je n’ai jamais traité parce que quand j’avais 20 ans, j’avais pas de blog. J’avais un site internet pourri où je ne racontais pas ma vie. Et finalement, quand tu vois la gueule du site en question (non, tu la verras pas, en fait), ça fait super peur genre y avait des gifs animés partout et autres gadgets genre « moi, je maîtrises trop, tu vois, je fais un site dynamique ! ». Mais y avait quand même pas de dauphins, faudrait voir à pas déconner non plus. Donc bref, pour un blog qui s’appelle les vingtenaires, il manquait quand même une moitié de décennie, une moitié qui n’est pas anodine. La première partie du vingtenariat, ce sont les études, l’insouciance, des questionnements particuliers… A une époque, j’envisageais de faire un peu un « ce qu’il s’est passé avant » mais sincèrement, je me souviens pas de tout, j’ai des anecdotes, bien sûr, mais quel intérêt de vous raconter en différé la fois où j’étais à la fac et alors…

Alors voilà la relève. Ils vont nous raconter leur quotidien de jeune de 20 ans en 2008. Alors évidemment, vous allez me dire que c’est bien trop téstostéroneux, tout ça (non, ça existe pas comme mot) et qu’en plus, 11, c’est bizarre comme chiffre. C’est vrai que du coup, je me demande si je devrais pas recruter une jeunette de 20 ans (ou un peu plus) pour rééquilivrer le tout, peut-être refaire une vingtenaire academy. Je verrai. Je vais déjà bichonner un peu nos petits jeunes ceux qui seront toujours vingtenaires en 2010. Ca ferait presque une chanson. Finalement, je ne pensais pas rajeunir la rédaction il y a quelques mois. Finalement, aujourd’hui, ça paraît une évidence. Mais pas de panique, les lol et autres joyeusetés du genre sont bannis, on recrute de qualité quand même. Sexe, fête et exams, ok, mais on n’est pas sur un skyblog !

Moi en tout cas, j’ai hâte, ça va me rappeler des souvenirs et je pourrais faire des commentaires genre « ah ouais, je me souviens, une fois, quand j’étais à la fac… ». Une petite cure de jouvence quoi.

PS : Comme je vous fous la pression les mecs !
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Trop de grève tue la grève

Aujourd’hui, c’est grève, j’imagine que certains d’entre vous résidant en banlieue lointaine n’iront pas bosser. Moi, comme une fille sérieuse que je suis, je vais me démerder comme je peux, je vais essayer de prendre un métro quelque part. Mais bon, je sens que je vais rire. Pour ceux qui ne vivent pas à Paris, je résume : quasi aucun RER, quasi aucun métro sauf ligne 14 car pas de conducteur (mais je m’en fous, la 14 me sert à rien pour aller bosser), pas de train non plus… Le Velib ? S’il en reste un, j’aurai de la chance. Bref, c’est la
merdasse.
 Je ne souhaite pas débattre des raisons de la grève car chacun va avoir son petit avis selon sa position donc je pressens le truc stérile. Non, moi, je vais parler de grève en tant que telle. Ca faisait longtemps qu’on n’en avait pas eu une, depuis l’hiver dernier, de mémoire. Mais là, elle est gigantesque, celle là. Je sais pas en province mais à Paris, c’est le cataclysme annoncé, plein de gens vont rester bloqués chez eux, tout ça, tout ça. Du coup, quelle que soit la cause défendue, les gens ne sont pas vraiment ravis de la situation. Demain, tendez l’oreille,

je vous parie que plus d’une personne sur deux pestera « font chier à la SNCF, ils en foutent pas une et nous, on a le droit d’aller bosser ». Au milieu, il y aura sans doute une petite brunette également excédée qui va pester en attendant son métro… Parce que moi, je veux bien écouter leur cause mais je veux bien aller bosser puisque les régimes spéciaux, tout ça, ça ne me concerne absolument pas. Ce qui me concerne, moi, c’est mon loyer… Solidarité ? Mais ce n’est pas mon corps de métier. Je veux bien être solidaire mais pas n’importe comment.

Ca me rappelle la fac. J’étais au Mirail, fac rouge cramoisie. J’ai subi deux piquets de grève, un dès la première année, un en 2e année de maîtrise, j’avais plus cours donc c’était moins dramatique. Mais la première, je l’ai mal vécue, je me suis sentie prise en otage. On ne pouvait plus accéder aux salles de cours à cause des piquets, donc, on se faisait traiter de fasciste si on ne partageait pas leurs revendications. Autant vous dire que ce genre de comportement n’aide pas à compatir à la situation, loin de là. Surtout que ça virait au n’importe quoi « on est contre le rapport Attali, le 3-5-8 et puis on veut une maison des étudiants dans tous les quartiers et les transports gratuits ! » Et pourquoi pas une
visite gratuite dans un salon de massage ? Un syndicaliste m’avait expliqué un jour que c’était le principe de demander un bras pour obtenir une main… Mouais. Sauf qu’à l’arrivée, leurs premières victimes furent les étudiants qui, démotivés par 3 semaines de grève dures ont laissé tomber.

Du coup, je me pose la question de l’utilisation de la grève. Bien entendu, remettre en cause le droit de grève serait un grave problème. Surtout quand on a fait histoire. Maintenant, la question est : quand faut-il faire grève et comment ? C’est vrai que quand la SNCF ou la Poste font grève, forcément, ça se voit. Quand il s’agit d’une petite PME, beaucoup moins. Mais il est vrai qu’être victime de ces grèves, ça agace. L’hiver dernier, il n’y avait quasi plus de train pendant 3 semaines par chez moi car ils refusaient les nouvelles horaires… Sauf que ce sont les mêmes qu’avant ! Là, y a sans doute aussi un problème de communication sur les causes de la grève, ça nous paraît ridicule, du coup, infondé et juste agaçant.

Bien sûr, le service minimum est une solution. Ma mère est infirmière, si elle fait grève, elle doit quand même travailler, tout comme les pompiers, par exemple… Bon, ok, entre un train et un hôpital, c’est pas la même utilité mais tout de même. J’avoue que je n’aime pas cette sensation d’être prise en otage, c’est obligée de « compatir » à une cause. A la fac, on était « face en grève » pour une poignée qui empêche les autres de bosser.

Mais surtout, la question essentielle que je me pose est : trop de grève tue-t-il la grève ? On n’écoute plus les revendications, on en a marre. Y a qu’à voir les
commentaires sur mon article sur les problèmes de transport, c’est sorti plusieurs fois. Par ailleurs, je me demande si toutes ces grèves ne risquent pas d’amoindrir les revendications futures ? Il est vrai que des grèves ont permis de mettre fin à certains trucs comme le CPE. Mais je sais pas si se battre contre toutes les évolutions est forcément une bonne chose. Ok, le CPE n’était pas une bonne proposition mais il y a des systèmes qui ne fonctionnent plus… N’est-il pas possible de se concerter avant de protester ? Des fois, j’aimerais que les syndicats soient aussi force de proposition plutôt que de contestation, on avancerait plus. Parce que bon, dire non, c’est bien mais on peut plus rester dans l’état où nous sommes…

Enfin, bref, en attendant, bon courage à ceux qui doivent prendre les transports en commun aujourd’hui, je sens qu’on va pas s’ennuyer…

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Faut qu’j’vous raconte…

Par Lucas

Cet article répond à une demande de pas mal d’entre vous, filles ET garçons.
Il s’agit de vous raconter un peu plus en détails l’histoire de la Fée du Métro. Histoire qui appelle des commentaires de toutes les couleurs alors n’hésitez pas. Certains parleront de lâcheté, d’autres de geste exemplaire. Lectrice, Lecteur, à toi de juger !!

Nous sommes à Paris en juillet 2006. Il est 8h30, le soleil est dejà haut sur la capitale et la journée va être chaude. Même sous terre ou la moiteur est déjà là. Eh oui, comme des milliers de parisiens à cette heure, je suis dans le metro et je me rends à l’Hopital Tarnier. Perso je kiffe à mort le metro. Avec mon éducation bourgeoise j’ai pas eu la chance de l’utiliser souvent. C’est bien simple, dans une rame je mate tout le monde et j’essaye de deviner la vie des gens. Je suis fasciné par mes concitoyens. Je crois qu’un jour je vais monter dans une rame et hurler à tout va : « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je m’excuse de vous déranger. Je voulais simplement vous dire que je n’ai pas d’enfants à charge, que j’ai un boulot de rêve, un salaire en conséquence, une copine canon, et je tenais à partager ce bonheur
avec vous qui avez tous des gueules d’enterrement. Bonne journée »

Et vlam, paye ton coup de déprime généralisé dans le métro…

Mais revenons y (dans le metro…)
J’étais plongé dans Aurelien d’Aragon, un roman d’amuuuuuur que j’adore. Et puis, innocemment, je releve le nez pour voir combien de stations il me reste
jusqu’a mon arrêt. Et là…
Là je tombe en pamoison devant une nana bellissima. A dire le vrai, aujourd’hui, son visage m’echappe (merci l’accident de ouature, merci le coma) mais elle était toute gracile. Comme par hasard, elle descend à Raspail, mon arrêt.

Je la suis.

Comme un pervers, je constate qu’elle a des guiboles magnifiques et un pas léger. Gloups.
Et puis on sort de la station.
Elle de continuer tout droit alors que je suis censé prendre à gauche.
L’intensité dramatique est à son comble (enfin je fais ce que je peux)
Dilemme… Que faire ?
L’inviter à prendre un verre et par là même inscrire sur mon front au rouge à lèvres:
« Je suis un dragueur de base, à ta place je dirais non, d’ailleurs je sens que tu vas dire non »
(oui j’ai le front de Frankenstein)
Ou tracer ma route et arriver à l’heure à mon rendez-vous ??
Comme un gros timide je pars à mon rendez vous, tout peiné, tout ronchon.

Bien sûr, je passe la journée à râler contre moi…
Et je préviens à la fin de la journée mon boss que j’aurai une heure de retard le lendemain…
Je quitte mon stage un peu en avance vers 18h30 histoire d’acheter une carte postale chez un libraire.
Une carte postale que je vois tous les jours en passant devant le panneau de présentation.

Le lendemain matin, je suis 10 minutes à l’avance à la sortie de Raspail.
Je m’assois sur un plot de beton et reprend Aurelien
Un quart d’heure plus tard la donzelle arrive
Imaginez un Lucas avec les deux premières secondes de Un Homme Pressé en mode repeat à la place du coeur…
Je me lève, je range Aurelien dans mon sac et sors la lettre.
Au moment de la croiser je l’interpelle avec un grand sourire niais :

« Excusez moi Mademoiselle… Heu Bonjour.. Heu, vous avez du courrier ! Bonne journée !

Et je m’enfuis vers la station. Limite en courant mais comme j’ai encore des restes de fierté en moi je me retiens…
La carte postale représentait un manège parisien en pleine rotation.
Et je lui avais écrit çà…

Mademoiselle,
Je tenais à vous dire que vous êtes éblouissante, merveilleuse et feerique…
Avec cette carte postale, ce tour de manège, je vous offre un cadeau : un peu d’air dans vos cheveux, pour rafraichir 
votre journée estivale…
J’espere simplement que je vous croiserai de nouveau un jour, par hasard, dans une semaine, une mois ou une dizaine d’année.

Je n’ai pas signé.
La beauté d’un acte gratuit.
Parfois, j’y pense en souriant et j’essaye de me convaincre qu’elle a aimé.

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Nota Bene

Je viens d’envoyer le mail pour miss vingtenaire, merci de me prévenir si vous ne l’avez pas reçu.

 

A noter que j’ai pas encore reçu le texte de la candidate 12, j’avais oublié de le dire dans le mail! 🙂

 

Edit : Merci de ne pas en trop en dire, la moitié des candidates ont déjà dû se reconnaître…

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