Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

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Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
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Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Fais moi une place…

 En tant que vieux vingtenaire,  je voudrai écrire trois lignes pour survoler un sujet que Nina a évoqué il y a quelques temps : se caser.

Je détèèèèèèèeste ce concept.

Dans caser il y a casa et qui dit casa (maison en espagnol) dit sédentaire et qui dit sédentaire dit esprit non aventurier et qui dit non aventurier dit insignifiant.

Purée, je viens de vous faire un tel ramassis de clichés et de liens faciles, je viens de vous faire un raisonnement tellement nase qu’on a du perdre au moins 1000 lecteurs par mot : chuis trop fort !


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Non mais sans rire…

Se caser ce n’est pas nécessairement trouver la femme de sa vie et pondre des gamins à tire larigot, acheter une Rono Espace et un pavillon en banlieue avant de
vivre la crise de la cinquantaine et se barrer avec une jeunette…
Quand je dis se caser c’est moins le fait de rentrer dans un moule social que de trouver l’âme sœur, même si l’idylle doit durer « seulement » 3 ans. Là on tombe sur un sujet qui va peut-être emmerder à mort les djeunz cool qui nous lisent par millions. Eh oui, la brouette c’est joli, les passades portent bien leur nom… Oh oui jeune vingtenaire, je te comprends… Mais vient un temps où on aimerait trouver another thing than relation cheap (jeu de mot nase, je sais) Trouver une complicité et un soutien, une compréhension mutuelle et une sérénité… Ah, quelqu’un l’a dit ! Bravo, c’est exactement ça !  Tomber amoureux… (mais en fait non, car tomber amoureux est un moment sublime qui est à mille mille de l’amour quotidien…)

Ya pas à dire j’ai pas tout récupéré de mon accident. Ou alors déjà avant  j’étais super con : je viens seulement de comprendre pourquoi on dit « Tomber Amoureux ». Eh oui, on est tous des êtres humains et des êtres humaines, on est donc pas des rhinocéros et on est hyppppppper sensible : l’émotion est censée nous faire défaillir et
chuter et…
Pff, n’importenawak !
Personnellement, je m’envole amoureux. C’est surement parce que j’ai des pensées légères…

Tomber amoureux, c’est une chute libre
(enfin, on est quand même esclave de son amour car on ne le maitrise pas donc on est pas vraiment libre..)
Chute libre donc ? Admettons.
Mais la chute, tomber amoureux, sous entend une durée alors qu’on est dans un domaine où l’intensité des sentiments prédomine. Jolie ambivalence, don’t you think ?
C’est un processus mais dans mon cas j’ai tendance à  le limiter au pas en avant esquissé pour « tomber » de l’avion. Pardon ? Que dites-vous ? Tomber amoureux, ce
serait
l’émotion surannée du vol plané, celle qui nous fait tressaillir et frissonner quelques jours, l’apesanteur de la chute ?… Non, ça c’est l’état
amoureux !

TOMBER AMOUREUX, ce n’est pas encore de l’Amour, ce truc qui va venir une fois qu’on sera à Terre.
Tomber amoureux, ce n’est pas non plus la passion comparable à la chute libre des premiers jours.
Tomber amoureux, c’est ce saut vers le vide avec le cœur qui bat. Un simple regard et tout s’en va.

D’aucuns diront que je vous parle du coup de foudre. Moi yen a pas être d’accord !! C’est un brin subtil…

C’était en Septembre 2006. Alejandro, futur coloc émérite et moi avions pris la Lucasmobile pour vagabonder jusqu’à la riante cité de Reims. Tout ça pour rencontrer
l’une de nos futurs colocs potentielles et lui dire ouste ou amen. Ouhai, c’est ca : comme en recherche d’emploi. Apres la lettre de motivation et le dossier, place à l’entretien…
Donc, petit rendez-vous pour un p’tit dèj dans un café, vers 10H00 un dimanche matin… Marie, future coloc,  s’était pointée à l’heure et au moment des présentations
j’ai eu un coup de foudre.
Un coup de foudre pour la demoiselle qui l’accompagnait…

Rien ne m’avait préparé à L. , petite lumière dans mes ténèbres.

Fort heureusement en moins de 3s les présentations ont été faites et j’ai respiré quand j’ai su que ma p’tite fée ne faisait que passer et que Marie était la demoiselle qui postulait pour la chambre ! Imaginez une coloc de 4, avec un couple au beau milieu qui rompt au bout de 3 semaines, qui ne peut plus se piffrer et qui ruine l’ambiance générale de l’appart. Merci bien…

Donc, à ce stade, on vien d’assister à un coup de foudre, le craquage physique qui se résume à une émotion « palpable » (sic.) et à un desastre mental. Notre futur
jeune homme amoureux est dans un état d’esprit feu follet qui lui impose de repenser 3 fois sa phrase dans sa tête en présentant les croissants : « tu veux une gâterie
viennoiserie ? ».

Mais pendant l’heure et demie qui va suivre, dans les échanges, les réparties, les sourires, les non dits, les mimiques, la gestuelle, bref tout le théatre social,
là, le petit Lucas va tomber amoureux. Breves, intenses, 90 minutes sur un nuage à gazouiller…Coup de foudre et tombage amoureux : si mon distingo vous parait débile n’hésitez pas à le commenter !

3 mois sont passés sans que je ne revois L.,
3 mois sont passés où j’ai gardé son image en moi, enfouie. Je suis même sorti avec une autre nana. Mais L. était toujours là…

Et puis accidenti, un an de perdu, jusqu’à hier soir…
15 mois, bordel…
Or, hier soir, une fois de plus, j’ai été subjugué. Recoup de foudre, puis deux heures au resto avec un petit coeur qui bat la chamade.

Pas facile de rester concentré, de ne pas rougir, de répondre intelligemment aux questions, de contenir un petit cœur qui retrouve l’ame de ses 5 ans…

Surtout que L. n’était à mes yeux qu’une image, pas même une ébauche de personnalité. Une blondinette avec un petit accent et une grâce qui vous coupe la parole tellement vous êtes ému…

3 jours plus tard, quid juris ?

3 jours plus tard, L. est parfois dans mes pensées. Mais elle ne s’impose pas de manière impromptue, comme ça ni vue ni connue : c’est parce que je pense à un sujet
ou une personne et que je fais le lien avec « elle ». Ca arrive ainsi de temps à autre dans la journée : son p’tit accent, ses remarques finaudes, son physique de rêve, son visage qui me fait fermer les yeux et soupirer…

Mais alors

serait-ce L.,
serait-ce la promesse du bonheur commun,
serait-ce son image sublimée

qui me fait frissonner?

La dernière solution évidemment. D’où on en déduit que Lucas est en train de retomber amoureux bercé par une symphonie idyllique qu’il entretient telle un chimère ? Bonne question… Dans 3 jours elle sera peut être une simple mélodie qui me fera sourire… Passionata

Tout ça me fait dire qu’une fois le stade amoureux dépassé, on aime en dépit du bon sens ! Je veux dire par là qu’on a ciblé le personnage de A à Z : à nos yeux, le
passif (les défauts) est compensé par l’actif (son amour, sa compréhension, sa finesse d’esprit, tout ça). De là à dire qu’on aime une nana aussi pour ses défauts il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Mais tout de même ! L’idéal amoureux en prend un coup !  

De la même façon, je me demande souvent quel rôle on doit donner à la sexualité dans tout ça ? Souvent, au petit matin, suite à la complicité physique de la nuit,
mes sentiments étaient dix fois plus intenses pour une nana simplement « choppée » la veille… C’est le même processus qui me fait renoncer à draguer une nana en boite simplement parce qu’elle a une plastique dementielle : trop dure serait la chute le lendemain matin…

Alors quid juris ?? Ya surement une thèse à faire la dessus, (avez vous lu le bouquin « Comment devient-on amoureux ?« )

L., si tu passes par là n’hésite pas à me donner ton avis !
Et toi lectrice, si tu veux relever un tchaleunge, me donner des ailes et me faire oublier L., oui toi lectrice, deviens une amie de Lucas d’Amore sur FaceBook, le nouveau site social auquel je m’en vais donner un p’tit coté « mythique »…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !