Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Moi aussi, évidemment

Il s’en est passé des choses durant mes 3 semaines de congés et notamment cette folle vague de #balancetonporc ou #metoo où les femmes révèlent enfin l’enfer qui est le nôtre au quotidien. Et comme le phénomène est toujours présent à mon retour, il est temps de parler. Parce que moi aussi, évidemment.

Assiette fêlée

Au départ, j’ai un peu réfléchi sur les exemples car il y en a pléthore qui ne sont pas particulièrement marquants. Le mec qui a essayé de m’embrasser après m’avoir demandé une direction dans le métro, celui qui m’a demandé en plein entretien si j’étais célibataire. Un responsable qui explique que sa femme est jalouse et qu’il lui a sorti “ohlala, tu verrais la nouvelle vacataire !” pour la faire râler. J’étais la nouvelle vacataire et j’étais assise juste en face de lui quand il a raconté ça. Le prof qui me parle en me regardant directement dans le décolleté, celui qui invite ses étudiantes boire des verres. Ce mec qui se frotte à moi dans le bus quand je passe devant lui après l’avoir ignoré sciemment. Celui qui manque de m’agresser car il est bourré et qui commence à me toucher malgré mes protestations. Les commentaires salaces doublés d’une insulte quand tu réponds pas. Classique, malheureusement, t’as pas une femme qui t’en raconteras pas une du genre à moins de vivre seule dans une grotte.

Harcèlement de rue

Les insultes parce que je parle de cul de mecs qui ont besoin de me rabaisser, ceux qui m’écrivaient pour me demander de coucher avec eux sans que je les connaisse, les dick pics non sollicitées. Classic shit. Celui qui du jour au lendemain s’est mis à me pourrir partout et à raconter les pires saloperies sur moi, mon corps, mes “performances” physiques, changeant les versions au fur et à mesure pour aller toujours plus loin dans le dégueulasse. Qu’avait-je fait, ça n’a jamais été clair, je suppose que j’ai dû froisser un ego, je ne sais pas. Heureusement, il n’avait aucune photo de moi nue, j’aurais eu droit à un revenge porn en règle vu comme cette petite blague a duré des mois avec des prises de parole là où il savait que je lirais.

Harceler une femme en ligne

Puis on creuse. Le mec qui m’a tripotée dans le train. Juste les fesses mais j’ai pas réagi de sidération d’abord. Puis la colère après, contre lui, contre moi. Alors que je n’avais rien fait, j’étais sidérée… C’est bien joli de croire que la solution au harcèlement sexuel, agressions sexuelles ou viol, c’est d’apprendre aux femmes à se battre mais c’est juste nier une réalité. J’avais cru à un accident, je voulais croire à un accident. Ca ne pouvait pas m’arriver à moi. Non… Et puis y a eu pire. C’était avant puis après mais j’avais pas compris sur le coup. D’écrire ces lignes, je tremble, je suis pas bien mais let’s go. Les fois où je n’ai pas dit oui. Cette fois où en pleine crise de spasmophilie, mon amant m’a saillie vu qu’il était venu pour ça et que nous étions nus, alors que j’étais mi évanouie, mi en panique car je ne comprenais pas ce qu’il se passait. J’ai pas compris ce que c’était, j’étais enfermée dans ma parano sur ce qu’il se passait dans mon corps. J’ai pas compris que ce n’était pas normal parce que j’avais peur de ce qu’il m’arrivait… Faut savoir que je suis un peu hypocondriaque et dès que mon corps agit bizarrement, je pars en mode “cancer/tumeur/infarctus/AVC/rupture d’anévrisme”. Je n’étais plus en état de faire du sexe, pas en état de dire oui ou non. Ca n’a pas compté pour lui. Et puis, avant, au tout début, alors que je découvrais la sexualité avec un homme plus vieux. Je n’avais pas dit oui pour ça, la question n’avait pas été posée. Il m’a pénétrée par derrière, j’ai été choquée mais après tout, on était en plein ébats, ce doit être normal, je suppose… Moi, je n’y connaissais rien, une oie blanche. Quand j’ai demandé à arrêter la fois suivante, il a refusé, me faisant du chantage en mode “oui mais moi, j’aime ça”. Toutes les autres fois où j’ai pas dit oui parce qu’il m’avait demandé, les fois où j’ai demandé à arrêter mais il s’en foutait. Mais après tout, j’étais nue dans son lit, il était nu dans le mien. Je n’avais pas compris.

Une femme angoisse

Alors oui, moi aussi. Je n’en avais jamais parlé par honte, parce que je n’avais pas su gérer, que ce n’était pas si grave. C’est pas traumatisant comme un inconnu dans la rue, quoi… On remet sa culotte et on reprend sa vie, ça arrive. Aujourd’hui, grâce en très grande partie à toutes ces femmes qui commencent à parler tant sur les réseaux sociaux que dans les journaux, j’ai compris que non. Je n’ai pas été coupable dans ces histoires. Dire oui ne veut pas dire oui à tout. Je ne savais pas. Je regrette un peu de ne pas avoir su même si je ne peux pas garantir que ça aurait changé quelque chose, au fond. Mais je ne peux pas garder mes petits traumas pour moi parce que peut-être, on ne sait jamais, qu’une personne qui lira ses lignes comprendra que ce qui est en train de lui arriver n’est pas normal. Qu’un oui pour coucher n’est pas un passeport pour réaliser tous ses fantasmes sans échanger avec sa partenaire avant. Je parle en espérant que demain, nous pourrons nous promener dans la rue sans craindre les connards ou que nous pourrons nous mettre à nu devant un homme sans craindre qu’il franchisse la limite sans même réaliser que sans consentement, on appelle ça un viol.

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Le snobisme géopolitique

Et je vous préviens : je vais être obligée de plaider coupable car je suis une passionnée de géopolitique.

 

Il y a quelques années, j’ai créé un blog d’actualités qui a vécu environ 5 jours. Le but : écrire quelques courts articles d’actualité factuels traitant de la politique étrangère… et française. Parce qu’on va pas se mentir : la politique française, ça m’ennuie. Parce que c’est de la politique politicienne, des petites phrases, des politiques stériles, des incompétents, toujours les mêmes têtes depuis que je suis née… Je n’y crois plus, je les méprise, je suis lassée. Alors qu’à l’étranger… ben, c’est très certainement pareil sur pas mal de ces points mais comme je le vois pas, ça m’intéresse de suite beaucoup plus. Mais au-delà de ça, s’intéresser à la politique étrangère, ça fait cultivé et intelligent…

Risk : allégorie de la géopolitique

L’intelligence de celui qui sait ce qu’il se passe ailleurs

J’ai toujours eu un réel intérêt pour la géopolitique et l’histoire des nations (au sens large du terme), je fais ma brillante en parlant de la révolution “citron” au Kirghizistan, en écho à la révolution orange de l’Ukraine (mais plus communément appelée révolution des tulipes, finalement), les délires mégalos de feu le dictateur du Turkménistan (il a fait une statue de lui en or qui tourne car il est si fort qu’il peut regarder le soleil direct dans les yeux et a envoyé son livre, le Ruhnama, sorte de Bible, dans l’espace) ou du Canada, ce pays si proche dont personne ne sait jamais rien in fine. Ouais, ça fait intelligent de savoir ce qu’il se passe à l’étranger et tiens, justement, c’est, je crois, le coeur du snobisme géopolitique : être (ou paraître brillant). J’eus un ami dans le temps qui se targuait d’être très intelligent et cultivé mais en fait, il s’arrangeait pour amener la conversation sur son sujet de prédilection pour paraître brillant puisque les personnes en face, moins au fait du sujet, écoutaient sans intervenir. C’est toujours drôle de voir que s’y connaître un peu en actualité des les pays étrangers vous fait de suite atteindre un statut de personne “cultivée” alors que vos commentaires ne volent peut-être pas plus hauts que ceux qu’on pourrait avoir au “café du commerce” rapport à la politique française mais vu qu’on ne maîtrise pas les paramètres, ça passe crème.

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Mais non, j’ai un amour pour un pays étranger, c’est pour ça que je m’y intéresse

Ce que j’appellerais aussi “l’herbe est plus verte ailleurs”. Choisissez quelques uns de vos amis, peu importe lesquels, je vais pas trop me mouiller qu’ils ont tous un pays de prédilection, un pays où ils rêvent d’aller visiter ou vivre parce que c’est mieux qu’en France. Moi, par exemple, je serais pas contre l’idée de partir vivre en Suède, Canada, Grèce ou Espagne pour différentes raisons que j’exposerai pas ici car on s’en fout mais en gros “la France, j’en ai marre, allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte”. Parce que nos politique sont tous pourris, qu’il n’y a plus de travail et que les Français sont tous des cons, t’as qu’à voir les dernières élections (j’exagère à dessein). Sauf que… la fuite en avant est rarement une bonne solution. On ne voit les choses que de façon macroscopique, on n’est pas englués dans le quotidien, les petits scandales politiques qui s’égrènent au fil des jours. Je suis de plus en plus amère vis à vis de nos politiques français (c’est le moins que l’on puisse dire) mais je ne suis pas dupe : ce n’est pas forcément mieux ailleurs. Reste l’attirance pour une autre culture que je comprends tout à fait mais si je devais suivre mes élans culturels, j’irais vivre en Italie… le pays où la sphère politique est encore plus moisie que chez nous.

France Italie géopolitique

En France, on est quand même en démocratie, c’est moins grave qu’en… [choisissez votre pays en conflit, la liste est assez longue]

En France, il n ‘y a pas d’urgence, pas de danger, on en reste à la politique politicienne, tout va bien. Alors oui mais non. Si je me réfère à mes communautés, il me semble avoir vu beaucoup d’indignation lorsque les manifestations étudiantes du Québec ont été durement réprimées ou lors de la volonté du gouvernement espagnol d’interdire les manifestations. Alors que quand ça arrive en France, grosse indifférence. J’en ai déjà parlé sur la manifestation lors de la COP21. Déjà, j’ai généré quasi aucun trafic sur cet article par rapport à d’habitude, démontrant une certaine indifférence de mes communautés vis à vis de ce sujet… Alors peut-être est-ce parce que l’écologie ne leur parle pas, peut-être parce qu’ils ont bien assimilé la rhétorique de la terreur (moins de liberté pour plus de sécurité, promis, c’est pour ton bien) alors même que l’on a déjà voté une bonne dizaine de lois liberticides en 5 ans et qu’on n’a jamais eu autant de morts que depuis qu’on est censés être mieux protégés. Peut-être juste parce qu’on est en France et que ce n’est pas une dictature, arrête d’exagérer. C’est vrai, nous avons encore pu exercer nos droits citoyens pas plus tard que le week-end dernier, suite à une campagne lamentable où on nous a encore pris pour des débiles “vote pour nous sinon la bête immonde” (on dirait un chantage affectif de parents sadiques sur leurs gosses “dors sinon le monstre va venir te manger”) mais oui, on a pu voter, avoir un choix entre différents partis… sauf que l’Histoire nous a appris que la privation de droits ne venaient pas toujours par coup d’Etat, c’est souvent du progressif. Croire qu’en France, on risque rien, c’est d’une naïveté… et je me permets de le dire parce que j’ai été tout aussi naïve (je peux plaider coupable sur tous les éléments de l’article, pour rappel), parce que je trouvais le village des Indignés français ri-di-cule à l’époque du Printemps Arabe. Pourtant, il est désormais temps de s’indigner car notre riante démocratie fait la gueule. Je dis pas qu’on sera en dictature demain mais il faut rester vigilant quoi qu’il arrive… même si la pente est douce, elle peut nous amener au fond.

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l'image)

(c) Je ne sais pas mais trouvé sur Associazione culturale Zenit (clic sur l’image)

Voilà, fin de mes articles politiques, on va passer à Noël maintenant, sauf si une news me met encore la rate au court bouillon. Mais ne vous inquiétez pas : dans mes résolutions 2016, il va y avoir « ouvrir encore plus ma gueule » #spoiler

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Réunionite aiguë

Il y a quelques années, j’avais poussé ce grand cri du coeur : je hais les réunions. A l’époque, je sortais d’une expérience professionnelle effroyable et m’apprêtais à entrer dans une autre (pas beaucoup mieux) où la réunionite aiguë régnait. Le but ? Masquer son incompétence en brassant du vent pendant 1h ou 2 dans une pièce qui finit par sentir le fauve.

Réunions le grand cauchemar

Je ne suis pas opposée en soi aux réunions, j’en programme et réclame même parfois. Mais il y a réunion et réunion. En gros : une réunion pour avancer sur un dossier à rendre : oui. Une réunion où je passe plus de temps  à faire des dessins sur mon carnet en luttant contre l’incroyable lourdeur de mes paupières, non. J’ai tendance à mesurer la compétence des gens à leur façon d’organiser des réunions. Une réunion bien bornée dans le temps, avec les bons interlocuteurs et qui se termine par une répartition des tâches et un plan de travail clair et précis avec des échéances : réunion parfaite. Une réunion où la moitié des interlocuteurs se demandent pourquoi ils sont là, se pincent discrètement le gras de la cuisse pour ne pas s’endormir ou se rejouent le film de la veille dans leur tête en se murant dans un silence malaisant, un blabla inutile où tu sors au bout d’une heure sans comprendre ce que tu es censé faire…Mauvaise réunion. Le pire étant les réunions d’équipe qui ne servent souvent qu’à donner au manager l’illusion qu’il maîtrise le travail de son équipe alors que la plupart du temps, on se contente d’ânonner notre to do list devant le dit manager qui hoche la tête mais n’aura aucune solution en cas de soucis. En résumé, t’as juste perdu une heure.

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Et les réunions, putain que ça stresse. Laissez-moi vous raconter mon mardi matin. Dans mon agenda : une réunion de 10h à 10h30, une de 10h30 à 11h30 et une de 11h à 12h. Bon, voyons : une sur un énorme dossier à rendre, une organisée par le DG et une où ma présence n’est pas nécessaire… Ok, donc toi, tu dégages, déjà. Ensuite, reprenons. J’arrive au boulot à 9h50 (pas de jugement, le gros des équipes arrive entre 10het 10h30), ma réunion de 10h commence à 10h15, je me fais harceler par téléphone à 10h45 pour ramener mes fesses à la réunion suivante… où je fais littéralement figuration, pensant au gros dossier que je dois rendre. Sachant que la veille, j’ai eu une réunion de 14h30 à 15h pour remplir un excel à la con (alors que je l’aurais fait seule, j’en aurais eu pour 10 mn max mais on aime se tenir la main et s’inventer des problèmes sur le remplissage d’une feuille de calcul), de 16h30 à 17h30 sur mon gros dossier, de 17h30 à 18h30 sur une prise de brief où je sers strictement à rien tout en me faisant harceler parce que y a un call à 17h30 et que faut vraiment que je sois dispo. Où j’en suis du gros dossier ? Bah toujours au même point*

Businessman with stacks of paperwork, covering eyes

Dès que j’entends réunion, j’ai une giclée d’acides qui me rince l’estomac. Parce qu’ici, il faut savoir qu’une réunion qui débute à l’heure, c’est un mythe. En gros, au départ, je considérais que si on me dit que la réunion est à 10h, je me lève à 9h55 pour retrouver le lieu de la réunion. Ce que je faisais au départ. Mais à force de rester à bayer aux corneilles en attendant désespérément les participants de la réunion, j’ai compris : commence à te déplacer à l’heure pile de la réunion. Et encore, je dois encore poireauter. Aucune réunion ne démarre à l’heure donc si tu dois enchaîner, c’est la merde. Tu cours dans les étages, tu cherches tes collègues qui se rendent mollement à la salle de réunion “Ah, attends, il manque Jean-Claude… Putain mais il est où ?”. Mais sinon, vous n’avez pas du travail les gens ? Parce que là, on perd du temps pour rien, en fait et j’ai franchement autre chose à foutre… Même si je suis en période d’accalmie, j’ai toujours mieux à faire que d’attendre Jean-Claude et Patricia qui “finissent un mail et arrivent”. Je vous hais.

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Alors tu finis par refuser des réunions. Parce que tu en as marre de perdre du temps, parce que t’en as marre de t’inquiéter pour ta santé car tu t’endors à chaque fois ou presque, parce que tu en as marre de boire ton café froid car une réunion impromptue t’a empêché de le terminer, parce que t’en as marre d’attendre tous les Jean-Claude et Patricia de la planète, parce que ton gros dossier n’a pas avanc d’un millimètre et que tu vas devoir rester jusqu’à trop tard pour faire tout ce que tu n’as pas pu faire pendant ces réunions totalement improductives. Sauf que refuser une réunion, c’est se prendre coups de fil et mails en mode chantage affectif sur le fait qu’on a à tout prix besoin de toi… Parce qu’il fallait un joli pot de fleurs, sans doute.

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* Pour être tout à fait honnête, je voulais me taper une petite nocturne lundi soir pour bien avancer mais mon pc pro a décidé que non et une fois chez moi, j’ai préféré écrire et mater The walking dead (j’ai tout rattrapé mon retard, je suis en même temps que les gens, maintenant… et c’est terriblement frustrant)

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C’est dur dur d’être un bébé

(Article tout plein de pathignonneries car je suis officiellement dotée d’un instinct tanternel très développé)


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27 juin, c’est parti pour l’aventure, avec ma soeur puis mon beau-frère et surtout mon neveu, nous voici partis sur les routes de France, destination les Landes pour les vacances en famille. L’occasion de jouer les observatrices et de me dire que la vie de bébé, c’est quand même pas mal chiant parfois.

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Saturnin a un an et demi, il marche, court, papote mais on comprend pas bien. Il maîtrise bien le papa, maman, « ayé », « auvoir », « doudou » et « a-iiiie » (tatie). Ma mère est aussi affublée du « maman » pour gagner du temps, mon père hérite des Dadou (son nom officiel de Papi), Baba. Parce que voilà, les bébés, on m’a toujours dit que ça faisait pas tout en même temps donc lui, il a commencé par le mouvement, enchaînant le 4  pattes-debout-marché en quelques mois à peine. Les dents ont un peu traînassé et maintenant, on en vient à la parole. Et il en dit des choses mais la plupart du temps, on comprend pas. Enfin, on sait ce qu’il demande mais on ne comprend pas précisément les idiomes et moi, je suis très au fait de tout ceci depuis que j’ai lu « Le linguiste était presque parfait » de David Carkeet (d’ailleurs, tiens, la suite est sortie, je me tâte à l’acheter : même si la fin était nulle, le roman en lui-même était sympa…).

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Du coup, on a décidé qu’il parlerait avant la fin des vacances et on le sursollicite. L’idée est qu’il maîtrise le « tatie », et « merci » avant la fin de ses vacances (25 juillet, on est bien sur le tatie mais le merci, pas du tout). Au moins. Alors toutes nos phrases se résument à « la voiture. Comment tu dis voiture ? Voi-ture ! » « Tibilibidibi » (à peu près). « Et c’est qui ça ? C’est Tatie ? Comment tu dis tatie ? Ta-tie, ta-tie ! ».
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Et encore, là, c’est juste pour le langage. On lui réclame aussi des bisous et des câlins. Alors sur ce dernier point, autant dire qu’il s’en fout pas mal. Souvent, on s’accroupit et on tend les bras pour avoir un câlin, il vient vers nous et au dernier moment, il bifurque en se marrant. Saturnin a un sens de l’humour très développé pour son jeune âge, je trouve… Mais voilà, on quémande caresses et bisous, ça devient même la condition sine qua non pour obtenir quelque chose. J’avoue avoir moi-même pratiqué le chantage affectif avec un peu de honte « Tatie, elle te met les Titounis si tu lui fais un bisou ». J’ai eu mon bisou* mais je me suis dit que cet enfant était encore un peu jeune pour plonger dans l’enfer du chantage affectif.

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Imaginez un peu le truc transposé à la vie d’adulte, si on passait notre temps à nous demander comment dire des mots, demander qui est cette personne devant nous qui fait quelque chose, devoir distribuer baisers et caresses sur demande pour obtenir quelque chose, se faire piquer nos dernières trouvailles sous prétexte que c’est pas pour nous. La vie de petit ? L’enfer, oui !

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*Bisou pour Saturnin, c’est coller sa bouche sur la joue de la personne à embrasser mais il maîtrise pas encore le smack avec la bouche. Mais c’est déjà mignon

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Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !

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C’est quoi l’amour ?

Des fois, je me demande ce qu’on nous a fait avaler durant notre enfance pour faire de nous de tels sado-masochistes amoureux. Hélène et les garçons certes mais m’est avis que c’est plus profond. Mais qui a réussi à nous faire croire qu’aimer, c’est (faire) souffrir.

Quand j’étais avec l’Ex, je m’étais fixée une limite : le jour où notre relation me rend plus malheureuse qu’heureuse, je m’en vais. Comprenez-moi bien : en un an, ce ne fut pas qu’amour, paillettes et arcs-en-ciel, non, non, non. Parfois, quelque chose n’allait pas et nous en parlions ensemble pour tenter de trouver une solution. Puis est arrivé le point où de solution, il n’y avait plus. Rester pour n’avoir plus que quelques miettes de bonheur et le reste du temps de l’amertume ? Nous méritions mieux. Cette rupture a été difficile pour tous les deux mais aucun de nous deux n’était un SM de l’amour. Je n’ai pas voulu souffrir plus que nécessaire, je n’ai pas voulu lui faire du mal en jouant la carte du chantage. De toute façon, ça n’aurait pas marché avec lui.

L’amour ne doit pas etre un océan de souffrance avec quelques ilôts de bonheur. Évident à écrire, je sais mais combien d’entre nous ont assisté à cette personne, homme comme femme, torturé psychologiquement par celui ou celle qu’il aiiiiiiime qui ne cesse de jouer l’arlésienne, les « oui, non, je t’aime, je sais pas, je vais te quitter mais en fait non ». Ceux qui distribuent des paroles blessantes l’air de rien, les « oui, tu es quelqu’un de bien mais je ne suis pas sûr de t’aimer ». L’honnêteté est louable mais à trop le dire, elle devient perverse.

L’amour est un jeu où le sadique trouve son masochiste, où l’un pleure tandis que l’autre lui arrache les ailes. Ah oui, vraiment ? Qu’on vive tous un jour ce type de relation, c’est normal, c’est l’apprentissage de la vie, dirons-nous. Sauf qu’il faudrait voir à en tirer les (bonnes) leçons. Tu tombes de vélo, tu essaies de comprendre pourquoi au lieu de t’enteter bêtement et retomber deux mètres plus loin. Tu n’abandonnes pas ton vélo, ta chute t’a appris quelque chose, ce serait con de partir avec un genou écorché, l’égo en lambeau tout ça pour rien.

Pourtant certains persistent, ils se jettent encore et toujours dans le mur et avec élan s’il vous plait. L’autre leur fait un reproche, il a forcément raison, ce ne sont que des merdes, la lie de la race humaine, blablabla. Processus de soumission classique, t’as beau les rassurer, parole de l’Aimé est parole d’évangile. Mais bordel pourquoi s’inflige-t-on ça ? Pourquoi croit-on que celui/celle qui prétend nous aimer a le droit de nous cracher à la figure. Je veux dire qu’il/elle a le droit d’essayer de nous pousser à nous améliorer mais y a des façons de faire. On ne dit « c’est vraiment le bordel chez toi, je sais pas comment tu peux vivre dans une telle porcherie » mais « tu vois, si tu achetais une étagère pour ranger, tu te sentirais mieux chez toi », par exemple. Les « t’es vraiment [adjectif péjoratif] » ne sont pas de l’amour. Quand vous aimez quelqu’un (je parle aussi d’amour familial ou d’amitié), vous l’insultez ? Non, je ne crois pas.

Masochistes de l’amour, réveillez vous ! L’amour, ce n’est pas les brimades, insultes et larmes qui coulent dans l’obscurité d’une chambre quand l’autre dort. Apprenez à vous respecter, à dire non. Une personne qui se comporte de la sorte ne vous aime pas. Il/Elle n’aime que lui/elle, vous ne gagnerez rien à insister. Sauf peut-être un aller simple pour Lexomiland.

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Courrier des cœurs : réponse à Jibs

Cette semaine (enfin, cette semaine de y a quelques semaines), Jibs nous a posé la question suivante :

« Salut les Vingtenaires! Je vous écris pour avoir plusieurs avis sur mon problème.
Cela fait 9 mois que je suis en couple avec une fille dont 4 qu’elle est en Australie et moi en France car elle est partie en Juillet pour un an d’étude universitaire là-bas. Cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture et tout ce qui va avec mais elle n’avait pas prévu de me rencontrer entre le moment où elle a fait sa demande et où celle-ci a été accepté… On a tout de même choisi de rester ensemble avant qu’elle ne parte. Tout se passe bien jusqu’à présent même si au bout de 4 mois le manque commence à être vraiment insupportable que ce soit de son coté comme du mien mais je vais la rejoindre fin Décembre jusqu’à fin Janvier, cette perspective de nous retrouver bientôt nous aide et nous remotive chaque jour qui passe. Mais après ce mois de retrouvailles, il va de nouveau y avoir 6 mois de séparation avant qu’elle ne revienne définitivement en France et je ne sais pas si je pourrai à nouveau supporter une si longue période sans elle car maintenant que je sais ce que ça fait d’être séparé de celle qu’on aime pendant 6 mois… Je n’ai pas non plus envie de la forcer à rentrer et d’écourter son rêve pour qu’elle vienne peut être me le reprocher plus tard…
Je ne sais pas qu’elle sera la bonne attitude à adopter quand je serai auprès d’elle… En sachant que je ne peux pas rester avec elle car j’ai des concours à passer le reste de l’année. Je sais très bien qu’il n’y a pas de solution miracle et que la clé est la communication et je pense que c’est en grande partie grâce à cela que notre couple dure malgré la distance. Je veux juste savoir si d’après vous, le fait de lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France fait de moi un gars égoïste ou pas. »

La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Enzo : [mode Ted]
Déjà OUI, c’est totalement égoïste d’oser penser lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France. D’autant plus égoïste que tu fais deux-poids-deux-mesures : elle devrait écourter et corrompre son projet universitaire / professionnel pour ton bon plaisir par contre toi tu « ne peux pas rester avec elle car [tu as] des concours à passer le reste de l’année » ?! Je doute que tu aies un mois de janvier rempli de partiels. Il faut les bosser ? Ah ben tu as eu des mois de soirées sans elle pendant lesquelles tu aurais pu bosser !
[mode Marshall]
Vous êtes amoureux ? C’est donc pour la vie. Qu’est ce que 6 petits mois par rapport à la soixantaine d’années que vous allez vivre ensemble ?!
[mode Barney]
Comme tu l’as dit, « cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture ET TOUT CE QUI VA AVEC », autrement dit : surfeurs australiens. Réfléchis un peu ! Il y a 20 000 km entre la France et l’Australie ! Selon le syndrome d’Erasmus, tu as une chance sur deux pour qu’elle reste là bas plus longtemps pour approfondir les mœurs locaux, parce que ‘bla bla c’est dur d’être si loin bla bla je me sentais seule bla bla c’est pas toi c’est moi bla bla et Hugh était si gentil bla bla j’ai rien vu venir bla bla’…

Lucas : Là dessus, j’ai un avis très sanglant. Laisse-la finir son année en Australie. C’est quoi 6 mois sur une vie ? Que dalle.
Mieux encore. J’ai le sentiment en te lisant que tu es un « jeune vingtenaire »… je peux me tromper bien sûr… Mais j’ai envie de te dire « laisse courir ». Tu n’imagines pas comme tu vas évoluer dans les 10 prochaines années, L’entité que vous formez aujourd’hui peut exploser comme se renforcer lors de son retour. Les romains disaient que « l’adolescence finit à 30 ans ». Arrête donc de te mettre Martel en tête. Qui plus est, elle va revenir d’Australie beaucoup plus mature que tu ne l’auras laissée. Déjà tu vas te rendre compte de l’évolution en janvier. Peut-être même ne vas-tu pas la reconnaitre. Donc, grandis un peu : ta naïveté fait rigoler le vieux con en moi… Un conseil:  arrête de penser à toi uniquement. Qui plus est, elle va peut-être trouver là bas un surfeur winner ascendant snowboarder. Pour patienter. Comme tu pourrais trouver une nana ici entretemps. En fait, perso, j’aurais plutot proposé une mise en pause pendant un an. S’autoriser à aller voir ailleurs chacun de son coté. Et voir si au bout d’un an la flamme peut-être ranimée entre vous deux. Les esprits intégristes vont me dire que c’est mal mais je ne vois pas où est le problème… Je dis ça car je vois ou j’ai vu plein de couples se mettre ensemble à 20 ans et se séparer à 25… Évolution de chacun, absence de cohérence, envie d’autre « chose »… Capiche
??

Summer : C’est vrai tu aurais du choisir la facilité comme te le conseille Lucas, Grand Naif que tu es! et puis tant qu’à ajouter des plaies à ton profil continue dans la connerie en faisant le gros lourd égoïste qui ne pense qu’à lui, histoire d’aller droit dans le mur parce que tu ne peux pas patienter un an. Petite question et tu verras que la réponse à ta question tombe sous le sens : quid de la position inverse? Et si c’était toi à l’autre bout de la planète qui réalise un rêve tu aimerais que la femme que tu aime te pose un ultimatum? que répondrais tu? Franchement il n’y a pas pire que l’amour égoïste! Enfin si l’amour lâche mais là je doute qu’il y ait amour tout court!

Keira : Franchement si j’étais à la place de ta petite copine et qu’on me posait un tel ultimatum la réponse serait quelque chose
du genre « Non mais tu rêves là, casse-toi pauvre con! ». Donc voilà, pour répéter le propos de mes collègues : six mois ça passe super vite (plus que deux mois avant Noël, imagine comme ça va aller vite pour le reste de l’année) donc tu la lâches un peu et tu la laisse profiter. Et dis-toi que tu vas découvrir un pays incroyable pendant un mois entier, alors tu comprendra peut-être un peu mieux son point de vue. C’est son avenir qui est en jeux, elle veut se forger à l’étranger pendant un an. T’auras le reste pour la voir tout le temps. Tu es jeune, elle est jeune. Bref, ne la joue pas vieux con avant l’âge. Laisse la vivre.

Jane : Non mais ils ont quoi les gens avec l’Australie en ce moment? Ok, c’est grand, c’est beau, il y a des koalas et des kangourous, tout est neuf et tout est sauvage (là-bas… Ouh ouh ouh ouuuuuuuuh Reste auprès de moi… Désolée, je m’égare) Bref, je voulais donc dire, lui demander de rentrer??? Et pourquoi ne pas décaler d’un an tes concours? Tu peux certes tenter le chantage affectif « si tu m’aimes, reviens » et si par le plus grand des hasards elle le fait, sache qu’elle te le reprochera ensuite. Tu seras le grand méchant qui a légèrement foutu en l’air un projet qui lui tenait à cœur, parce que la distance te faisait souffrir… Je ne suis pas totalement sûre que ce soit une bonne chose pour construire un couple solide!

Petite Cervoise : Ah, l’Australie. Dans les séries AB, c’est toujours là que les personnages partaient quand on devait se
débarrasser un peu d’eux… bon, par exemple, Hélène, elle était partie en Australie pour voir sa grand mère et elle s’est installée là bas. Nicolas a eu le coeur brisé mais s’est consolé dans les bras de Linda (je crois) et Jeanne et d’autres filles (j’ai pas tout suivi, je n’aimais pas beaucoup Nicolas).
Tu vois le rapport ?
Tu ne peux pas lui demander de revenir pour toi. Mais continue de jouer de la guitare et du synthé, avec ou sans les cheveux gras, et attends de voir à son retour. (au fait, les jumelles Suzy et Suzon, elles étaient parties en Australie, elles aussi ?)

Summer : c’est qui Suzy et Suzon? je me sens un peu larguée là! sinon le plus mieux c’etait José!

Nina : Ah non, pas forcément pour AB ! Hors la famille de Justine et d’Hélène, les personnages qui étaient dégagés partaient en
Finlande : « le pays de la fin ». Y en a une qui n’a pas lu feu le blog de Fabien Remblier !

Summer : Oui j’avoue! non seulement j’ai souvent déserté devant les épisodes de premier baiser et hélène et les garçons mais en
plus je crois que je serais incapable de dire qui fait sexe avec qui. Et non je n’ai pas lu le blog de FR, niveau blog j’ai encore des lacunes … ^^

Lucas : tout ça, ça nous rendra pas Mike Brant…;-)
Perso, j’ai jamais été très tourné vers ces séries là : par contre, qq année avant j’étais accroc à Tonnerre Mécanique, K2000, Supercopter, l’Aaaaaaamour du Risque, Sheriff fais moi peur (quess que ça pouvait être niais cette série), Ma sorcière bien aimée, Chips, l’Homme qui tombe à pic, Agence Tout Risque (remember the instrumental song…) Magnum qui se faisait tailler par Higgins,
Starskiiiiiiiiiiii et Heutch (ta da la la – la la) et bien entendu le fait que personne dans le monde ne marche du même pas et même si la terre est ronde on ne se rencontre paaaaaaaas…. Je crois qu’on est un tout p’tit peu en train de détourner le sujet initial !

Nina : Pour ma part, j’aurais tendance à te dire de déjà, en parler avec elle. Super le conseil, tu l’avais trouvé tout seul. Mais quand je dis parler, je ne parle pas de son retour (non mais laisse la réaliser son rêve !) mais de l’avenir de votre couple. Perso, j’ai tendance à croire que si les choses doivent se faire, elles se feront donc en gros, je crois que si tu te sens pas prêt à tenir ces 6 mois, dis le, vivez votre vie chacun de votre côté et quand elle rentrera, vous verrez où vous en êtes. Si vous êtes toujours disponibles, vous vous remettrez ensemble. Mais tu sais, avec les concours, je crois que t’auras pas vraiment le temps d’aller courir la gueuse. C’est un peu l’avantage des concours, c’est tellement chronophage que les 6 mois, tu ne les verras pas passer.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex, mail (nina.bartoldi’a’gmail.com) ou comm ou facebook, twitter, ce que tu veux. Et promis, j’essaierai d’être plus réactive !

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A la poursuite du super studio

JF ch F2

Dans l’épisode précédent, je visitais un appart que je trouvais trop bien et demandait à l’agent immobilier de me donner un dossier à remplir. C’est parti. Alors mon nom, mon prénom, mon adresse, téléphone, coordonnées de l’employeur… Mon numéro de sécu… Hein ? Ah et ils veulent celui de mon papa aussi vu qu’il est caution. On s’éclate.

La liste des pièces à fournir est toujours longue comme un jour de pluie. Parmi elles, une attestation d’employeur originale. Ouais super… Le reste, ça va, j’ai à peu près sauf le RIB mais ça… J’en parle à Simon qui me dit de passer directement au siège de TGGP le lendemain matin pour demander le papier en question sinon je ne l’aurais jamais à temps. Bon ben puisqu’il me le dit, je vais le faire, hein. Donc étape un : TGGP. J’arrive à l’accueil et on me laisse rentrer sans trop de soucis alors même que je n’ai pas rendez-vous. Je
retrouve mon RH qui n’est plus Lénaïc à qui je collais plein de vents par mégarde mais un autre qui est beaucoup moins attentif à notre sort, il me renvoie vers une autre femme. Et là, elle m’explique « non mais ce n’est pas possible, je ne peux pas faire ça maintenant parce que sinon, personne ne sera payé, tout ça, tout ça.

– Ah oui mais vous savez comment sont les agences immobilières, ils veulent toujours des tas de papiers et si je ne les donne pas
rapidement, l’appartement va m’échapper, ohlala..
».

Toi aussi, joue au chantage affectif tendance calimero. Résultat, en 5 minutes, j’ai mon attestation et en plus, on a été payés le 25 au lieu du 28-30 en temps normal. Heureusement qu’en insistant, j’ai mis nos payes en péril.

Je passe ensuite à la Poste faire mes photocopies, je suis fière de moi, je me dis que je gère comme une reine. Faudrait vraiment que j’intègre qu’il ne faut jamais mais alors jamais se réjouir trop vite, c’est fatal. Je dois donc chercher un RIB au distributeur et là, c’est le drame, souvenez vous, je vous ai parlé. Petit plus produit : en arrivant à l’agence, je leur demande de faire une photocopie de ma pièce d’identité vu que j’ai pas pensé à le faire et là… J’ai pas ma carte d’identité. En fait, je m’en suis servie le matin même pour rentrer dans TGGP, je l’ai mise dans ma veste en repartant et là, ma veste, elle est au bureau. Heureusement, j’ai mon permis, ça fera l’affaire.

Le lendemain, dans le métro, téléphone « oui, Mlle Bartoldi, vous m’avez donné une photocopie du permis mais c’est pas une pièce
d’identité
.

Mais euh, votre collègue m’a dit que ça iraiiiiiiiit !

Ah non, non, faxez moi votre carte d’identité, ça ira.

Mais euh, y a pas de fax à mon bureauuuuuuuu (véridique, ni d’imprimante ni de photocopieuse ou alors faut demander à une
rédaction pour l’imprimante).

Ah… Bon, ben on va dire que ça ira. »

Je balise. Le soir même, je scanne ma carte d’identité mais vu que j’ai plus le net (merci Free et tes prises d’alimentation qui meurent à une vitesse hallucinante), je dois attendre le lendemain pour envoyer mon scan. Je commence à baliser, surtout que je me rends compte que le numéro de la banque que j’ai donné est faux vu que les pages jaunes me donnent que celui du fax et j’ai pas vérifié. Et s’ils appellent mon proprio, j’ai tardé à mettre mon prélèvement à jour… Oh mon Dieu !

Vendredi matin. Il y avait marqué une réponse au bout de 48h, ça fait 72. Je vais vérifier sur seloger.com et je constate que l’annonce a disparu et moi, je n’ai aucune nouvelle. Traduction, c’est mort. Et là, je revis tout le traumatisme du chômage, quand j’attendais une réponse qui ne venait pas, cette attente insupportable. Et les agences immobilières, quand elles font pas affaire avec toi, elles ne rappellent pas. Je commence à déprimer sévère, me demandant si je vais trouver chaussure à mon pied. Va falloir que je reprenne mes recherches. Quelle déprime. Je ne vivrai jamais à côté du beau parc. A moins que d’autres apparts se louent dans le coin ?

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Courrier des cœurs : réponse à Coach

Cette semaine, Coach nous a posé la question suivante : « Je suis avec ma copine depuis 4 ans et demi et voici mon dilemme.
Quand j’étais étudiant j’avais des rêves, des ambitions, notamment de m’expatrier, ou du moins de partir à l’étranger, tenter l’expérience, l’aventure..L’année dernière nous sommes partis en chine en vacances, c’était bien, génial, mais pour des vacances.
J’ai alors compris qu’elle ne pourrait ‘quasi » jamais accepter de partir avec moi vivre qq années la bas. depuis je ronge mon frein, j’ai enfoui ce désir, mais aujourd’hui c’est trop dur, mon envie de tenter l’aventure est trop forte… Que dois je faire ? Dois je oublier cette ambition ?
 
J’aime ma copine de tout mon coeur et de toute mon âme mais j’ai besoin aussi de m’épanouir. Le dilemme se corse d’autant plus que nous attendons un enfant bientôt. Que faire ? Comment lui dire ?
 
Merci d’avance
 »



La cellule love and sex s’est réunie pour répondre à cette question complexe et voici ce que l’on pense.

Enzo : Avec un enfant, ce sera encore plus dur. L’idéal serait de le faire maintenant. Si tu renies tes envies profondes, tu craqueras à un
moment donné, que ce soit pour la crise de la trentaine ou celle de la quarantaine ! Plutôt que de tabler directement quelques années, penses peut-être plutôt à quelques périodes de six mois renouvelables.

Lucas : Déjà si tu es avec elle depuis 4 ans et qu’elle est enceinte, faut-il encore parler de copine ? Ta compagne serait plus adéquat…
C’est toujours le même pb. Hable con ella ! Parle avec elle ! Evoque avec elle les bons cotés de l’expatriation, l’aventure, la découverte… Et surtout le gamin ne doit pas être un frein… Demande lui clairement ce qui la gêne et si elle n’a pas d’arguments donne lui quelques jours pour qu’elle réfléchisse, puis parlez en entre quat’z’yeux… Plus facile à dire qu’à faire.

Summer : C’est dur comme question! A ta place je me demanderais ce qui est le plus épanouissant pour moi: être là bas sans elle et
accessoirement sans mon gosse si elle ne veut vraiment pas partir ou rester ici et ne jamais tenter l’aventure. Ensuite oui, comme le dit Lucas une discussion s’impose, c’est aussi une décision à prendre à 2.

Jane : Sans enfant en jeu, j’aurais clairement dit « Fonce et tente l’aventure, histoire de ne pas avoir de regrets dans quelques années ». Parce que malheureusement, il se peut que lors d’une dispute, le sujet soit remis sur le tapis, et généralement, ça tape là où ça fait mal.
Mais avec un enfant en construction… Ce n’est plus uniquement vous deux, mais vous trois maintenant, et décider de partir en prenant le risque qu’elle ne suive pas (si elle n’était déjà pas motivée avant, je doute qu’enceinte elle le soit plus) n’affecte pas seulement vous deux…
Une solution miracle? Il n’y en a pas, à part éventuellement mettre vraiment le sujet à plat, et tenter de lui vendre ton projet. Après tout, mondialisation oblige, c’est toujours bien pour un enfant de découvrir plusieurs cultures (si tu as besoin d’aide et de conseils en chantage affectif, mes tarifs sont très intéressants et les résultats quasi garantis!)

Tatiana : Je ne peux qu’adhérer aux réponses précédentes. Que me reste-t-il à dire ? Je rajouterais que ça te fera du bien d’en parler avec elle car sinon effectivement ta frustration risque de ressortir de la mauvaise manière à un moment ou à un autre. Aussi, apparemment vous vous aimez beaucoup donc je me dis qu’il y a des chances qu’elle comprenne ton envie d’expatriation. Peut-être pourrez-vous trouver un compromis : choisir le pays ensemble et réduire la durée.

Nina : Bon, je pars du principe que quand tu dis « un bébé bientôt », ça veut dire qu’il est déjà en route. Je me demande si tu as
l’opportunité de partir ou si tu veux juste partir à l’aventure parce que la deuxième possibilité me paraît un peu difficile avec un bébé. Je sais que certaines familles partent à l’aventure mais pas avec un tout petit bébé, il faut attendre qu’il grandisse un peu. Pour ma part, j’aurais tendance à dire que l’arrivée d’un enfant va être un grand bouleversement dans votre vie et je crois qu’une expatriation maintenant va être très difficile. Maintenant, je pense que tu ne dois pas renoncer à ton projet pour toujours car cette frustration risque de ressortir un jour et ça ne ressort jamais au bon moment. Mon conseil serait d’attendre que l’enfant ait deux ou trois ans, histoire d’arriver là bas en début de sa scolarité. En attendant, ça laisse du temps pour préparer le terrain. Je pense que si le départ est bien préparé, il sera moins effrayant pour tout le monde.

Et voilà ! Si toi aussi, derrière ton petit écran (ou plus grand, j’ai pas les stats sur votre matériel), tu as besoin de nos lumières, de nos avis, si tu es pris d’une envie irrépressible de voir ton nom écrit en grosses lettres bleues sur ce blog, n’hésite plus, pose ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même passe par mon facebook, mon twitter, envoie-moi des signaux de fumée… Et nous te répondrons.

PS : La question de cette semaine étant délicate, si tu as choisi la voie de l’expatriation, je pense que Coach sera ravi d’avoir ton avis.

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