Ah que le monde est petit !

(Et pour que vous me détestiez à vie d’avoir osé invoquer la chanson la plus entêtante du monde, je la mets même à votre disposition.


Je suis la pire des garces quand je m’y mets).

Avec la famille Bartoldi, il s’en passe des choses. J’avais prévu de vous raconter l’histoire des inondations mais on attendra parce que l’article est sur un autre pc et j’ai eu la flemme de faire un transfert hier donc je passe à la suite. Pour la bonne compréhension de l’histoire fascinante qui va suivre, il est important d’expliquer le contexte. Nous sommes donc arrivés samedi et le mardi, on se réveille sous des trombes d’eau, il pleut depuis 3h du mat. Au vu du temps, on se dit qu’on va en profiter pour faire des excursions vu que la plage, c’est même pas la peine d’y penser. Donc nous voici partis à Fort-de-France, « capitale » de l’île. Je suis désolée si des Foyalais me suivent mais je n’ai pas aimé du tout. Certes, il faisait mauvais et beaucoup de gens n’avaient pas pu venir travailler pour cause d’inondations (d’où le marché désert) mais j’ai pas adhéré. Ma famille non plus et finalement, on est rentrés assez vite aux Trois Ilets où il y avait notre hôtel.

Ne sachant trop que faire, on va se promener à la marina et dans le coin alentour. Juste à côté du 8 à 8, il y  une pharmacie dans laquelle on regarde en rigolant. Pourquoi en rigolant ? Il y a une explication simple. En fait, l’ex femme de mon oncle Bartoldi, une espèce de folle hystérique, est pharmacienne et elle a justement été mutée en Martinique, aux dernières nouvelles. Donc c’était un peu la blague récurrente de la semaine : « Hé, regarde dans la pharmacie si y a pas l’ex belle sœur ! ». Donc on regarde dans celle là et Alice commence à s’agiter : « Oh, regarde maman, on dirait ta cousine et son mari… Mais… MAIS C’EST EUX ! C’EST EUX ! ». Et voilà ma sœur partie en courant dans la pharmacie. Et de fait, c’étaient bien eux. Ce qui était fantastique, c’était la tête de ladite cousine qui nous a regardé avec toute la perplexité dont elle était capable avant de lâcher un « Non mais c’est pas possible… ».

Ce qui est encore plus dingue dans cette histoire, c’est qu’on croise précisément cette cousine là qui vit en temps normal du côté de Vannes, que j’ai vue trois fois dans ma vie (en comptant celle-ci). En gros, la première fois que je l’ai vue, j’étais ado. La seconde fois, c’était y a 5 mois, à la mort de ma grand-mère. La cousine et son mari étaient venus loger à la maison pour assister à l’enterrement. Quelles étaient les chances de se recroiser si peu de temps après, finalement (15 ans séparent les deux premières fois), dans une pharmacie de l’autre côté de l’Atlantique ? Ma mère, dans un moment de mysticisme dit : « Tu vois, je crois que ta grand-mère a agi là haut pour que ça arrive ». Propos très étonnants de la part de ma mère qui a perdu la foi il y a fort longtemps. Mon père, lui, eut une conclusion magnifique et ô combien pragmatique : « On ne peut amener sa copine nulle part dans le monde, tu croises toujours quelqu’un que tu connais ! ».




Et moi qui m’émerveillais il y a peu de croiser des gens dans Paris intramuros…

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