De la taille du sexe

Bon, comme y a un lecteur qui me harcèle pour que j’en parle, je m’exécute, même si j’attends toujours qu’il m’envoie la photo en MMS pour illustrer l’article (petit joueur, va !). Samedi soir, je vais chez Gaugau pour une gentille soirée à trois (lefroid étant la troisième). Après avoir mis en fond l’émission abêtissante de la 6, Gauthier nous met Pink, histoire de nous montrer un film porno gay. Mais avant, nous avons droit au petit documentaire sur le pénis. Quel est donc le pénis idéal ?

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Si y a une chose qui est sûre, c’est qu’il n’y a pas deux pénis pareils. Des petits, des longs, des fins, des gros, sans parler de circoncision, bien sûr, il y en a pour tous les goûts. L’émission nous explique d’abord que le pénis sert à uriner, on est content de le savoir. Puis ça part sur des choses plus…hum…sexuelles. Bon rien de très excitant mais c’était marrant, surtout quand ils filent un mètre à des nanas dans la rue pour qu’elles montrent leur taille de pénis idéale. Bon, quand on dit que les femmes sont pas très douées en géométrie, j’aurais tendance
à le croire car les demoiselles dépassaient allègrement le 20 cm, de quoi filer des complexes à cette pauvre gent masculine. Mais enfin, tout le monde n’est pas Rocco. Quant à la largeur, on parlait plus de pénis mais de poignet ! Bon après, y avait une scène marrante dans un sex shop canadien où les femmes s’entraînent à faire des fellations sur des godes. Mouais.

 

C’est fascinant comme le phallus passionne et excite (ok, je l’ai fait exprès, celle-là). Comme les femmes assimilent leur poitrine à leur féminité, les hommes voient en leur petit zizi un signe de virilité. J’avais déjà écrit un article sur le zizi culturel, pas le peine de reparler de ça. Mais ce qui m’épate pas mal, c’est que certains connaissent les mensurations de leurs engins. Il y a toujours eu une question qui nous interpelle, nous, les filles : ils mesurent à partir d’où ? Du pubis ou de la naissance de la verge ? Perso, les centimètres, je m’en fous, je sais jamais à quoi ça correspond. Je me souviens, quand nous sommes allées au sexodrome avec Emma, nous avons maté tous les DVD de Rocco Siffredi pour tenter de voir son objet qui mesure entre 24 et 28 cm selon diverses sources. Parce que nous, 24 à 28 cm, ça nous parle pas beaucoup. On sait que c’est long mais comment exactement ? Du coup, rentrée sur Toulouse, miss Emma est allé vérifié sur un triple décimètre et m’a gentiment informé du résultat par SMS : c’est énorme ! Je me souviens aussi d’un splendide étalon que la rouquine m’avait montré sur un site Internet : 32 cm ! Et bien, M . 32 cm qui met un rouleau de sopalin à côté de sa queue, sache que ça m’attire pas du tout, ce truc. Selon ce que j’ai lu dans je ne sais plus quelle revue féminine, le vagin fait 11 cm… La moyenne française étant de 13 ou 14 cm, le compte est bon.

 

La taille est-elle importante ? Déjà, il me semble que la largeur est bien plus agréable que la longueur. Un spaghetti tout mince, bof. En plus, les plus grosses quéquettes sont les plus susceptibles d’être demi molles… Ceci étant, la taille ne fait pas forcément le bon amant. J’avoue que quand un mec se vante d’être bien équipé avant que je puisse le constater, sur le coup, j’ai tendance à grimacer. Ouais, la taille, c’est bien mais encore faut-il s’en servir, comme on dit. Pourtant, je ne nie pas que l’apparence du pénis est important. Bien sûr, il faut qu’il soit propre mais pas que. L’autre soir, petite soirée chez Gauthier avec Le Froid, il nous met un film porno gay et on commente complaisamment le sexe de ces messieurs, je suis assez traumatisée par un bonhomme avec un énorme engin qui reste à moitié mou malgré les fellations qu’on lui administre. Du coup, on raconte des histoires de pénis. Personnellement, je ne suis jamais
tombée sur une remarquablement petite, j’ai plus souvent croisé des queues XL que l’inverse, paraît que je suis chanceuse. On rigole, on parle des fois où, quand on glisse la main dans le slip, on ne trouve rien, l’angoisse. Sans être obsédée par ça, j’avoue que j’ai toujours une certaine curiosité et peut-être une certaine appréhension au moment des caresses poussées quand il est temps
de découvrir la « bête ». Sur quoi vais-je tomber ? A quoi va-t-elle ressembler ? Pourvu qu’elle ne représente aucune anomalie… Oui parce qu’il y a des phénomènes curieux. Il y a quelques temps, Lucie avait ramené un jeune homme rencontré en soirée et là, le drame : il a un sexe tordu, un « canard WC » comme on dit entre nous. Le rapport fut un calvaire et notre pauvre Lucie est traumatisée, depuis.

Il faut dire que si le pénis n’est pas la seule source de notre plaisir chez l’homme, c’est quand même important. Il faut qu’il soit joli. Oui, bon, il est vrai que ce n’est vraiment pas la partie de l’anatomie masculine la plus sympa à regarder mais y en a qui inspirent plus que d’autres. Perso, j’aime pas quand ils sont trop rouges, ça m’inspire moins. Non parce qu’à l’arrivée, ils sont quand même censés visiter mon intimité et si ça me plaît pas, je risque de bloquer un peu. Gauthier s’amuse à faire partager les photos de queue qui traînent sur les
chats gays et on s’amuse à commenter avec Emma. Oui, bon, hein, vous insurgez pas, je suis sûre qu’il y a des mecs qui auraient du mal avec une chatte qui les inspirent pas.

Si un petit sexe peut être gênant, un grand aussi. Très franchement, il y avait quelques pratiques qui m’effrayaient un peu avec un pénis XL mais finalement, le corps humain est étonnant… Mais ce qui m’emmerde le plus avec un pénis XL, c’est la question de la capote. Outre le fait que j’ai pas toujours de préservatifs à la bonne taille à domicile, le monsieur est obligé de se retirer une fois l’acte consommé pour être sûr de ne pas me laisser un souvenir dans mon intimité et ça, j’aime pas trop. Après le coït, j’aime bien que le mec reste en moi quelques temps.
Physiquement, je ne ressens plus grand-chose à partir du moment où il n’y a plus d’érection mais c’est plus psychologique, en fait. J’aime pas quand le monsieur se retire, ça fait comme un vide et si on peut s’habituer doucement à cette future absence, c’est pas plus mal. Or, la dernière fois qu’un monsieur XL est resté en moi, quand je me suis levée, j’ai embarqué la capote, so glam.
Par ailleurs, vu la taille de ma bouche, c’est pas toujours évident de réaliser une fellation sans ressentir cruellement des tiraillements à la mâchoire. Bon, c’est horrible ce que je vais dire mais avec le temps, le problème est moins aigu mais c’est vrai qu’une crampe à la mâchoire peut casser mon plaisir. Ceci étant, d’un point de vue esthétique, un gros sexe en érection est autrement plus séduisant.

 Bon, revenons à nos pénis. A la question : quel est le pénis idéal, j’ai pas de réponse. A la question quel est mon pénis idéal, je peux pas dire non plus. Parce que finalement, peu importe la taille, c’est la façon dont on s’en sert qui compte.
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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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