Un dimanche à Tokyo (Jardin Impérial, Harajuku et Shinjuku)

1er octobre, 6h du mat. Le soleil entre tranquillement dans la chambre, nous réveillant paisiblement. Une douche et c’est parti pour l’aventure ! Première mission : trouver des adaptateurs car ceux que j’avais amenés et pourtant libellés ‘Japon” par Castorama ne s’adaptent pas. Donc on note : les prises pour le Japon sont juste constituées de deux tiges, laissez tomber celles qui n’y ressemblent pas.

Prise adaptateur Japon

Sauf que c’est dimanche et qu’à huit heures du mat, tout est absolument fermé. On croise ça et là des gens qui font la queue pour le café Square Enix, pour un spectacle ou pour l’Anime Center. On finit donc par se jeter dans le premier café ouvert pour notre petite dose de caféine et un petit grignotage ultra fat et on repart, les magasins ayant ouvert. Dans notre quête d’adaptateurs, nous sommes chanceux, nous habitons juste à côté d’Akihabara, “l’electric town” donc on remplit la mission sans trembler. Nous en profitons pour flâner un peu dans les rayons appareil photo puis on finit par repartir. Notre prochain arrêt : le Palais impérial et surtout son jardin. Motivé, Victor propose d’y aller à pied, allons-y gaiement ! Au bout de 500 mètres, on vire les surcouches. On nous avait prévenu : en cette saison, à Tokyo, il fait chaud. Et bien, sachez que c’est vrai. On se promène tranquillement, s’émerveillant d’un peu tout : une maison traditionnelle coincée entre deux énormes buildings, les boutiques organisées en quartier, assez pratique pour se repérer, les petites rues piétonnes qui surgissent de nulle part…

Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, quartier des affaires de sport restaurant dans Tokyo La rue piétonne Sakura à Tokyo Rue piétonne au coeur de Tokyo

Sans trop le faire exprès car mon guide (le Lonely planet, je balance) a décidé que les noms de rue, ça ne servait à rien, nous voici arrivés à destination. Autour du jardin impérial, des joggers qui abandonnent tranquillement leurs affaires (serviettes, eau) pour aller trotter léger. J’avais entendu parler de la légendaire sécurité qui règne à Tokyo, je confirme : la plupart des vélos sont simplement posés contre les barrières, les rares antivols semblent utilisés pour éviter les chutes de vélo pendant l’absence de son propriétaire.

La sécurité à Tokyo : les joggeurs laissent leurs affaires sans surveillance

Pont pour se rendre au jardin impérial de Tokyo Douves autour du jardin impérial

Entrons dans le jardin impérial, gratuit même s’il faut prendre un jeton en entrant et le rendre en sortant. Ce jardin est juste somptueux même si nous l’avons visité sous un soleil de plomb. Les maisons traditionnelles se succèdent, les points d’eau aussi, on aperçoit de rares carpes. Quelques bambous de ci, de là, des murailles, partout. Impossible d’apercevoir le Palais impérial où alors on n’a pas été du bon côté. Le jardin n’est pas sans me rappeler Central Park et sous pas mal d’aspects, Tokyo me fait penser à New York.

jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo

jardin impérial de Tokyo

Quand je vous parlais du soleil de plomb, cette photo est complètement cramée

Femme en kimono dans le jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo Muraille dans le jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo : porte

Après une petite balade de santé, on se pose dans un petit bouiboui pour avaler des boulettes avec une pinte de thé et on repart avec enthousiasme pour le plus grand temple shintoïste de Tokyo, Meiji Jingu.

Pinte de thé à Tokyo

Oui, ceci est une pinte de thé

C’est très surprenant : on sort d’une gare blindée (la marée humaine au sens propre du terme), on se retrouve entre deux grues et une pelleteuse et au détour d’un virage…

Todom !

La porte du temple de Meiji Jingu à Harajuku, Tokyo

Préparez-vous à une expérience particulière. On s’enfonce dans une forêt (enfin avec un bon gros chemin bien balisé au milieu) avec la pénombre, la fraîcheur… et le croassement des corbeaux. Oui, ici, on a pas mal de corbeaux du genre “gros poulet” et y a vite moyen de se raconter une histoire de forêt qui fait peur. Oui, j’aime me raconter des histoires. On avance dans la forêt, on croise des empilements de tonneaux de saké faisant face à des tonneaux de bourgogne (?), nous passons sous une deuxième porte, nous rapprochant du temple. Le temple en lui-même est assez vite vu : une esplanade centrale, trois arrivées avec chacune une petite fontaine et une casserole à long manche pour puiser de l’eau qu’on versera dans ses mains pour boire [NDLA : à ce moment là de l’histoire, je ne savais pas qu’il ne fallait pas boire l’eau sacrée, qu’on se rince la bouche avec mais on n’avale pas]. Sur place, des gens font la queue pour prier en réalisant une sorte de petite chorégraphie : on s’incline deux fois puis on tape deux fois  dans ses mains.

Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo

On continue notre promenade et on tombe sur un nouvel espace vert… oui, comme Central Park, oui… mais à un élément prêt : sur la pelouse, on voit de nombreux élèves du dojo voisin.

Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo Elèves du Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo

16h30, nous sommes priés de quitter les lieux car la nuit tombe. N’écoutant que notre courage et ignorant nos pieds, nous envisageons de nous balader dans le quartier d’Harajuku mais vu la marée humaine qui se pointe face à nous, on se rabat sur Shinjuku, quartier coloré et festif où on va déguster notre premier whisky et déguster des brochettes dans un bouiboui sympa. On se retrouve très vite Lost In translation, on commande un peu au hasard… tellement au hasard qu’en commandant 4 brochettes, on se retrouve avec 5… La cinquième était du coeur de volaille, un plat que je n’aurais jamais commandé sciemment… une expérience culinaire étrange mais pas si déplaisante. Par contre, le whisky plus les brochettes plus du saké, autant vous dire qu’à peine rentrée à l’appart, je m’abandonne au sommeil.

Tokyo Harajuku

Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Restaurant de brochettes à Shinjuku Restaurant de brochettes à Shinjuku

 

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La roadmap de la touriste

Tu peux découvrir une ville de deux façons : en te perdant (je suis très douée pour ça), errant dans les rues au hasard, ou en ayant ta check list de touriste. Si je me perdis dans Venise, Rome, Naples, Athènes, Mykonos, Honfleur, Lisbonne, en Sicile. Au gré de mon instinct, je tourne à droite, à gauche… Tiens, ça a l’air mignon. Parfois, je tombe sur de charmants petits coins, d’autres dans une impasse sans le moindre intérêt. A New York, mon temps était compté : 4 jours pour faire le grand chelem touristique afin de pouvoir revenir un jour avec Victor et errer sans but dans les rues.

Au détour d'une rue à Lisbonne

Au détour d’une rue à Lisbonne

Au détour d'une rue à New York

Au détour d’une rue à New York

Cet article vous présentera donc les incontournables du touriste. Pour me faciliter la vie et éviter trop de retrait d’argent à l’étranger, j’ai opté pour la solution de facilité : le city pass. Avec ce city pass, acheté pour la modique somme de 114 $ (je vous ai dit que New York était cher ?) et je peux désormais :

  • Monter en haut de l’Empire State Building
  • Aller jouer avec les dinosaures du musée d’histoire naturelle
  • Aller au Met
  • Aller au top du Rockefeller center ou au Musée Guggenheim
  • Faire un coucou à la statue de la liberté en direct de la Circle cruise ou aller à ses pieds et visiter Ellis Island
  • Visiter le Mémorial du 9/11 ou visiter le musée de l’aéronautique et de la conquête spatiale (y a un intrépide dedans, je me souviens plus du nom exact et j’ai la flemme de chercher).

New York vu d'en haut

Tout ça, oui ! La question devient dès lors : comment on s’organise. Facile, en fonction de la météo : les trucs dehors quand il fait beau, les trucs dedans quand il fait moche (il a juste plu le vendredi en fin de journée). Voici donc une petite review des trucs dehors, je vous parlerai des musées une autre fois

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  • L’Empire State Building

Peu avant mon départ, un collègue qui revenait justement de la Grosse Pomme (tout le monde est allé à New York cette année)  m’avait dit “si tu pars que 4 jours, évite l’Empire State Building, tu vas perdre 3h !” Mais quand même, ça me titillait… et soit on m’a menti, soit j’ai eu un bol de tarée mais j’ai accédé très vite au sommet. Après avoir pris un ascenseur qui monte si vite que ça m’a fait mal aux oreilles et avoir tenté de faire la visite avec l’audioguide qui freezait, j’accède enfin sur la terrasse et OH MON DIEU ! J’ai eu la chance d’y arriver en fin de journée avec un soleil magnifique, Manatthan dorant au soleil couchant. J’ai fait 30 fois le tour de la terrasse, fait 150 photos, tenté des selfies à contre jour (je suis nulle en selfie, j’aime pas ça de toute façon, voilà), réalisé un petit portrait d’une Japonaise avec son smartphone (et j’ai réussi à déjouer le contre jour parce que je suis une smartphotographe hors pair… quand il s’agit pas de selfie, donc). J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Franchement, j’ai passé un moment génial, j’ai aimé chercher voir New York de haut, j’aurais voulu y retourner tous les jours.

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  • Le Rockefeller center

J’adore le RockeFeller center. Pourquoi ? Parce qu’un mec a quand même créé un immeuble à son nom en mettant une représentation de Zeus sur le fronton et des drapeaux comme si c’était l’ONU. La petite patinoire est assez sympa, aussi. Mais évidemment, le Rockfeller center, outre ses émissions de télé dont le fameux show de Jimmy Fallon, on y va pour sa vue. On monte dans un ascenseur très rapide qui en profite pour vous diffuser un petit film sur le plafond transparent chantant les louanges de la NBC (je me moque mais c’est assez étrange comme expérience) et on se retrouve sur le toit pour une magnifique vue. Alors évidemment, si on a déjà vu l’Empire State Building, rien de bien neuf sous le soleil… Quoi que si, justement. D’abord, vous avez une vue magnifique sur Central Park (vue obstruée sur l’Empire State par… le Rockefeller Center) donc rien que pour ça, ça vaut le coup et on aperçoit au loin le ballet aérien de la Guardia (j’adore les avions, depuis que je n’en ai plus peur). Bref, ça vaut AUSSI le coup.

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Le Rockefeller center vu de l’Empire State Building

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Oui alors en fait, c'est pas Zeus, c'est la sagesse mais ma version est plus marrante

Oui alors en fait, c’est pas Zeus, c’est la sagesse mais ma version est plus marrante

Sinon là, c'est Prométhée

Sinon là, c’est Prométhée

  • Le World trade center

Oui, je le mets là car je vais parler du lieu et pas du Mémorial que je n’ai pas fait par manque de temps et je n’y tenais pas particulièrement, je suis pas une fana du côté “nous, le monde libre avons souffert !”. Je saisis tout le drame humain du 11/09, c’est ce que ça a légitimé derrière qui me fait violemment grincer des dents. Sans parler de ce nouveau building, certes magnifique… Ca me donne la sensation que la leçon n’a pas été tirée. Bref, un regard aux bassins du souvenirs, des noms de gens décédés, quelques photos parce que le bâtiment est beau et fait des reflets sur l’immeuble d’en face et je repars

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  • La statue de la liberté

Le plus typique pour la fin. Comme je disais dans mon article d’intro, j’ai souvent rêvé de la statue de la liberté, version monumentale (à peu près cette photo : mais c’est ce que je voyais entre les buildings).

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Lors de notre arrivée en shared bus, je l’ai vue, au loin, face à Manhattan, dans une semi pénombre, brandissant fièrement sa flamme. Dans mes oreilles, la BO parfaite : Again de Archives (Archives est la BO parfaite d’à peu près tout, ok). Grosse impression. Par la suite, je ne l’ai plus beaucoup vue, n’errant que peu au Sud de Manhattan. Je l’ai aperçue du haut de l’Empire State, puis par la suite en haut du Rockfeller center et du Pont de Brooklyn. Du coup, j’étais un peu excitée dans le ferry qui amenait jusqu’à la fameuse Liberty Island mais comme je suis un peu quiche, je ne me suis pas posée du bon côté du ferry et ne l’est pas vue alors qu’on approchait (et j’arrivais pas à bouger). Pas grave, je ferai les photos de la Statue de la liberté “vue de l’eau” au retour. Liberty Island a 2 intérêts : la statue donc, qui reste remarquable et une très belle vue sur la skyline de Manhattan. Mais c’est un peu comme la Tour Eiffel : il faut le faire une fois mais inutile d’y retourner.

(je ne retouche pas les photos parce que ça me saoule donc admirez le ciel bleu de ouf)

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Je fais plein de photos et j’embarque pour Ellis Island. Et je me trompe encore de côté pour le ferry donc les seules photos de la Statue de la liberté prises de l’eau seront un peu lointaines. Pas grand chose à dire sur Ellis Island en soi, je pense que c’est quand même à faire au moins une fois, ça fait pas mal réfléchir sur l’histoire des migrations, sur un pays de liberté qui parque ses nouveaux arrivants pour pas s’encombrer des trop pauvres, des pouilleux ou des fous… Et si, comme moi, vous avez eu droit à un texte sur Ellis Island chaque année dans vos cours d’anglais, vous aurez une petite pensée émue pour vos profs.

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Voilà un peu pour les grand spots touristiques, je vous parlerai de musée, de comédie musicale à Broadwa, d’architecture et de jolie rencontre une autre fois.

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La bise !

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De la verdure au milieu du macadam

Lors de mon périple à New York, j’avais en tête de liste Central Park. Parce que j’en ai tellement entendu parler que je devais voir de mes yeux. Et puis en plus, on m’a parlé des écureuils, j’ai envie d’aller voir ça.

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Le jeudi matin, je rentre donc fièrement dans le fameux parc, je croise d’entrée un couple qui joue de la musique, ça sent la cacahuète caramélisée, sympa ! Je repère quelques ponts, c’est vraiment très joli mais… mon Dieu mais qu’est-ce qui bouge ? Un écureuil ! Un écureuil qui grignote tranquillement sa noisette au pied d’un banc, dans l’indifférence totale du mec assis dessus. Oh mon Dieu mais quelle chance, je trouve un écureuil dès mon arrivée dans ce parc ! Je le mitraille avec mon appareil, mes 2 téléphones, je suis extatique, c’est trop mignon*.

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Je fais quelques pas de plus et je découvre un 2e écureuil. Mais voilà que je suis vernie, ahah ! Central Park me gâte. Photos, photos, je me retourne et… ah mais y en a un là, aussi… Ah oui, ok, en fait, c’est pas rare du tout…Effectivement, tout au long de mes 3h de balade, j’en ai croisés un bon paquet mais aussi des tortues, de beaux oiseaux (je suis nulle en ornithologie donc vous m’excuserez de ne pas les citer), des canards et même un petit rat. Non mais toute cette nature au milieu des buildings, c’est fou quand même !

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Oui parce que Central Park, y a vraiment des moments où tu te sens déconnecté. Oui,  à l’horizon, tu vois ces momumentaux buildings mais tu es tellement loin, sans les bruits et l’odeur de la ville, comme je disais… C’est juste magnifique. Et particulièrement immense : je pensais en faire le tour en 2h, j’ai renoncé au bout de 3 sans faire l’extrême nord du parc. Mais j’ai vu les principaux lacs, l’étrange château en toc du Belvédère et plein, plein, plein d’écureuils.

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Tant que je parle de parc, faisons un petit focus sur mon parc adoré aussi : Union Square. C’est beaucoup plus petit, voire franchement incomparable mais c’est très mignon, avec des écureuils et plein de petites souris partout ! On y trouve des petites tables et petites chaises, parfait pour se poser en fin de journée. Il y a également pas mal de personnages atypiques qui égaient les abords du square. Le tour est certes fait en 10 minutes mais c’est charmant et tu reconnais facilement les touristes, ce sont ceux qui courent après les écureuils avec leur mobile à la main (genre moi, quoi).

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Trouve l’écureuil sur cette photo

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(et c’est tout parce que j’avais plus de batterie sur mon numérique et j’ai jeté les photos prises avec  mon iPhone, pensant qu’elles étaient parties sur le cloud mais non. iPhone, c’est très franchement de la merde)

J’ai aussi croisé la route de Bryant Park, un charmant parc rincé certes par la pluie au milieu des buildings, une taille digne des squares parisiens.

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Et que serait New York sans la high line ? A Paris, on a la coulée verte, à New York, c’est la high line : une vieille voie de chemin de fer réhabilitée en promenade avec pas mal de verdure plantée. On l’a faite à la nuit tombée, chopant ainsi un beau coucher de soleil. Malgré nos pieds morts, on l’a remontée dans son intégralité, de la 14th à peu près à la 30th… puis demi tour car on voulait dîner dans un resto précis dans Greenwich Village. Soit 2.3 km aller puis 2.3 km retour (oui, 4,6 km avec des pieds douloureux), pour vous dire à quel point c’est sympa ! C’est assez étrange de déambuler entre des immeubles, pas mal de street art vous attend ici et là, il faut le faire.

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(pardon pour la qualité des photos, c’était le même jour que Union Square donc plus de batteries)

Conclusion ? Pourquoi on n’a pas de verdure et d’écureuil à Paris ? Et me parlez pas des buttes chaumont, y a trop de gens sur la verdure en été pour qu’on puisse encore la voir. Du coup, le week-end prochain, je vais faire un tour au bois de Boulogne (la partie balade, vous méprenez pas), j’essaierai de trouver des écureuils ! **

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Mais bon, en banlieue parisienne, y a des spots verts, aussi. Y en a même une qui a été prise à Paris-même, trouveras-tu laquelle ?
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* Oui, j’ai un vrai souci avec les animaux mignons

** Par souci d’honnêteté, je précise que j’avais vu un écureuil au bois de Vincennes

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New York, Neeeeew Yooooooooork !

Liza Minelli – 1977

 

J’ai longtemps rêvé de New York. Quand je dis rêver, c’est au sens premier du terme. J’ai rêvé je ne sais combien de fois que je foulais les rues de la grosse Pomme. Une grosse Pomme un peu difforme avec une statue de la liberté gigantesque (mais vraiment), un espèce de pont ave un demi cercle étrange (sur ce point, je suis pas si déconnante, ça pourrait être le Bayonne Bridge mais qui aurait plus le look du Pont de Lupu*) et des buildings aux reflets bleutés partout. Longtemps, ce rêve était associé à ma peur de l’avion et à la réussite : j’avais enfin réussi à dépasser ma phobie pour traverser l’Atlantique et ça me rendait très très heureuse. Il faut savoir qu’à cette époque, je rêvais aussi souvent que j’étais dans un avion qui se crashait ou un avion dans le ciel se crashait pile sur ma gueule (pas de chance). Y a même un cauchemar où je me suis sentie brûler avant de me réveiller en sursaut.

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Y a un avion sur la photo…

Bref, New York, j’en avais envie, très fort. Et des fois, dans ma vie, j’en ai marre de dire “j’ai envie de”, “je rêve de” et d’en rester là. Après un check de mon compte épargne et quelques tweets me permettant de trouver une compagne de voyage, c’était fait : New York, me voilà. Oui, je n’y suis pas allée avec Victor car il y est déjà allé et que je voulais me faire le grand chelem touristique, je vous raconterai. D’ailleurs, avec Zenobie, on s’était mises d’accord : on vit notre vie chacune de notre côté en journée, on se retrouve le soir. L’avantage : un hébergement divisé en 2 (c’est hors de prix sinon), des soirées sympas.

*Nolita spirit*

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Alors New York ? Tout comme Athènes, j’ai été ravie de découvrir une ville conforme à mes attentes. Différente de l’image que j’en avais mais en aucun cas décevante. Il faut savoir que New York, il y a des endroits que tu reconnais tellement tu les as vus dans des milliers de films ou séries. Exemple : Time Square. On a d’ailleurs démarré par là dès le premier soir, le but étant de ne pas se coucher trop tôt et oublier vite le jetlag. Du coup, pour le dépaysement, on repassera vu qu’on a l’impression de connaître déjà mais c’est encore plus fou que ce qu’on voit au ciné ou à la télé. New York, c’est génial parce que c’est totalement Gotham City, en fait. Pour peu que tu lèves le nez (et à New York, tu as de quoi regarder en l’air), l’architecture est folle, tu découvres d’étranges sculptures, des rebords de toits étranges, des constructions qui te donnent l’impression qu’il y a un manoir sur le toit. C’est énorme, étrange, fascinant.

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C’est celui là, mon manoir sur le toit

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New York, ça grouille, tout le temps. Mais en même temps, c’est tellement grand que tu ne te sens pas non plus oppressé. A certaines heures, tu as du monde dans le métro mais j’ai toujours un minimum de place pour respirer. Dans Central Park, dans certains recoins, tu es seule, tranquille, y a plus de bruits, plus d’odeur, plus que toi et les écureuils.

*alone in central Park*

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Le bruit et l’odeur,parlons en. Je vais un peu lister les points négatifs de New York comme ça, c’est fait et je reviendrai dans d’autres articles sur tout ce que j’ai aimé.

  • L’odeur : ça pue la bouffe partout, tout le temps, et pas trop le potage de légumes maison, en fait. Les hot dogs et moi n’étant pas très copains depuis une obscure histoire de vomi dans un téléphérique, y avait des moments où ça me soulevait un peu le coeur, je l’avoue.
  • Le bruit : coucou les sirènes ! Sirènes + gros klaxons vu que tout ce qui est ambulances et co sont de gros camions qui me paraissent plus faits pour la route que pour la ville mais apparemment, c’est ma petite vision d’européenne. Donc par moment, tu te balades quand soudain “niou niou niou paaaaaaaaw paaaaaaaw !”. C’est bon, ambulance, je suis là, viens me ramasser, je viens de faire un infarctus. Sinon la circulation en général, les piétons ne respectent pas les feux, les vélos encore moins, les conducteurs klaxonnent tu sais pas pourquoi. Le kiff.
  • Le métro. OH PUTAIN. Alors on m’avait dit que le métro new yorkais était plutôt sale et vétuste et bien non, ça ne m’a pas choqué, c’est pas là le souci. Le problème, c’est plutôt que c’est COMPLIQUE. Oui COMPLIQUE en caps lock. J’ai enfin compris le dernier jour les histoires de lignes express et lignes pas express, de qui dessert quoi. Non parce qu’autant vous dire qu’en 4 jours, je me suis retrouvée plusieurs fois beaucoup trop haut ou beaucoup trop bas mais jamais là où je voulais.
  • Les prix hors taxes et les pourboires non compris. Où comment préparer la monnaie juste mais non, en fait, t’as oublié la taxe ! Je ne comprends même pas l’intérêt du truc, sincèrement, pourquoi afficher un prix qui ne correspond pas à ce que tu vas payer ? Je peux comprendre que le service soit à discrétion mais le truc des taxes, ça n’’a aucune logique pour moi.

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Et c’est tout. Sorti de ça, j’ai adoré, sincèrement. Je sais pas si j’aimerais vivre là-bas (surtout au regard du prix de la vie) mais en tant que touriste, je dis oui, oui, oui! à New York. Même si mes pauvres baskets ont trépassé (pour de vrai). Ces prochains jours, je vous parlerai donc d’écureuils, de musées, de statut de la liberté, de Brooklyn, d’heureuses retrouvailles et plein de choses. Mais pas demain, non, car demain (si j’ai le temps d’écrire mon article donc sans doute pas demain), je vous parlerai d’autre chose.

Il reviendra...

Il reviendra…

*Wikipedia est mon ami, oui

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Courrier des coeurs : réponse à Cyril

Cette semaine, Cyril nous a posé la question suivante : « Ca fait 3 ans et quelques que je suis avec ma copine et je voudrais
qu’on se marie. Seulement, j’aimerais une demande en mariage originale, un truc dont elle se souviendra qui ne soit ni cheap ni too much. Des idées?
« 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons :

Petite Cervoise : Oké, moi je donne mon idée que c’est celle que j’aimerais bien qu’on me fasse.

 Benicio del Toro, si tu lis ces lignes, sache que n’importe quelle option m’ira bien.  Bref.
Tu achètes une bague, à sa taille tout pile (prends une de ses bagues pour avoir un modèle).
Pendant qu’elle dort, tu lui passes la bague au doigt (au besoin, s’aider d’un peu de vaseline, pour une fois, tu pourras dire que tu l’as VRAIMENT utilisé sur ta copine).  Le matin, tu la réveilles tendrement avec des petits bisous et de gentilles papouilles sur le cou, les épaules, les bras… les poignets…  et si tu te débrouilles bien, elle dira « haaaaaaaann mais… c’est quoi ?… » en ouvrant les yeux tout ronds et en regardant son doigt décoré.  Et là, tu lui demandes si elle veut bien t’épouser.
Fastoche.
(Si elle répond non, t’es un peu mal car elle peut se barrer avec la bague)
Sous vos applaudissements.

Jane : Le problème de la déclaration, c’est que soit tu fais ça dans les règles de l’art et tu combles le côté princesse de conte de fée de ta moitié, soit tu tentes d’être original et tu prends le risque de te vautrer. Ca ne veut pas dire que tu dois absolument te mettre à genou au restau, tu peux par exemple le faire n’importe où, du moment que c’est un endroit paradisiaque, et qu’il y a un truc genre un coucher de soleil, un dauphin, des pétales de rose (t’es pas non plus obligé de cumuler) Auchan, par exemple, tu oublies, ça marche pas, même un soir devant le rayon fleurs coupées.

Ca te semble niais? Normal, tu es un homme, tu n’es pas chromosomiquement équipé pour comprendre ça. Ok, je suis une femme et j’ai un peu de mal avec le dauphin, donc on va le retirer de la liste.

Ah oui, à éviter aussi: La demande en plein coït (on se marre pas, y en a qui disent des conneries plus grosses qu’eux avec un bon
shoot d’endorphines) Parce qu’on ne peut décemment pas raconter ça à nos copines / notre mère / nos collègues de bureau. Non en fait, je retire ma réponse, je veux juste que petite Cervoise me demande en mariage.

Keira : Je suis d’un genre classique pour les aspirations de demandes.

En plus n’ayant pas envie de me marier ça semblera encore plus ridicule.

Je suis assez fan de la déclaration au coucher de soleil.

Mais surtout pas le coup « au restaurant avec la bague dans le champagne ».

A mon avis c’est une décision très privée qui devrait être prise dans un lieu vide de monde.

Juste au cas où…

Enfin voilà.

Sinon t’as le coup de la balade en barque, mais si elle a le mal de mer, t’es mal barré.

Enzo : Faire une demande de mariage originale, oh comme c’est original comme idée…..
La (vaine) originalité est censée faire oublier que tu fais simplement comme la société t’a conditionné et encouragé ?
Bref, pour moi ça sera « joker » pour cette question Love&Sex histoire de garder mon capital sympathie (si j’en ai). Mais toutes mes félicitations quand même (il parait qu’il faut dire cela, enfin si elle dit oui) !

Lucas : Je ne répondrai pas à cette question car pour moi le mariage est une comédie sociale et je préfère laisser la parole à
Barbara chantant Brassens car il exprime très bien le fonds de ma pensée sur la question.http://www.deezer.com/track/894887

Ella Sykes : – Pour les friqués : Un week end à New York et une belle bague avec un diamant ni trop petit (ça fait mesquin) ni
trop gros (ça fait vulgaire) chez Tiffany (What else?) puis tu l’emmènes faire un tour dans Central Park la nuit, dans les carosses tirés par un pauvre cheval déprimé. Elle NE PEUT PAS dire non.

– Pour les … (Euh) … fauchés (?) : Invites des amis à la maison pour un dîner et mets les dans la confidence, files leur des
pancartes avec chacun un mot formant la phrase (Veux-tu m’épouser ?). Quand elle ira aux toilettes ou dans la cuisine, à la fin du repas genre au dessert, à son retour, tu leur demandes de tous s’aligner de façon à ce que les pancartes forment la phrase (Ouais, j’ai vu ça dans « Mon beau-père et moi », drôle non ce film ?), bien sûr n’oublies pas la bague hein.

– Pour les originaux et les inconscients : Tu peux faire un jeu, un week end, tu fais un jeu de piste avec elle, tu lui laisses des
mots partout dans l’appartement, chaque post-it donnera un indice pour trouver le suivant, etc, et le but est que dans chaque mot tu lui rappelles un souvenir heureux que vous avez partagé, tu peux même faire en sorte qu’un de tes mots soit en fait une vidéo genre photomontage que tu aurais fait avec toutes les photos ou vidéos sur lesquelles vous êtes, puis le dernier mot serait évidemment ta demande en mariage.  Si c’est sa réponse est « oui » dis lui de mettre sa plus belle robe et qu’elle te rejoigne quelque part en ville pour aller dîner ensemble et recevoir sa bague. 

Bonne chance.

Summer : hum, je crois que ce n’est pas l’originalité qui fera qu’elle s’en souviendra toute sa vie mais les sentiments que tu
exprimes à ce moment là, le fait qu’à ce moment précis tu sais que tu as envie de passer toute ta vie avec elle et que tu lui dises etc… Selon moi, il n’y a pas besoin de faire les choses en grand bien au contraire il y aurait plus des clichés et des actes à éviter en fait. Le coup de la bague dans le verre on oublie, de même qu’on oublie le restaurant bondé et toi un genou à terre, comme il a été dit précédemment, il vaut mieux un lieu plus intime et pourquoi pas un lieu qui signifie quelque chose pour vous comme celui de votre rencontre, votre chez vous, celui de votre premier baiser, premier je t’aime etc… bref, y’a le choix. Plus important encore, il y a le moment. Là aussi il faut éviter certains clichés comme la Saint Valentin, son anniversaire, le tiens, à la limite le jour de votre rencontre mais si tu veux faire de ce jour un jour unique autant choisir une autre date. En fait l’originalité réside essentiellement dans ce que tu lui diras et non dans le contexte et ca, ca ne dépends que de toi finalement.

Lucas : Les deux premières propositions de Hell sont déprimantes. Merde, on est là pour lui démontrer qu’on veut faire des
efforts pour elle, qu’on veut être présent, attentif, qu’on veut s »engager à la regarder tous les jours avec les yeux de l’amour, à se géner pour elle et en être content, la rendre heureuse car la voir sereine aura un impact alrededor. Ce serait moi, je ferais alors un truc que j’abhorre et qu’elle adore, un truc énorme montrant mon amour, juste pour lui faire remarquer qu’elle m’a donné envie de faire des efforts pour elle, pour passer dix ans ou une vie à ses cotés.

Tatiana : Ma réponse à moi qui va grandement t’aider : mets toi à pleurer ça va donner un effet émotionnel en plus (pour ça t’as
qu’à essayer de t’épiler les aisselles ou le maillot tu vas voir les larmes vont venir direct). Pour le reste, ben si tu te mets à pleurer t’auras déjà fait 80% du travail. Désolée, je ne peux pas mieux faire. Je n’ai jamais réfléchi à la question car je n’ai jamais souhaité être demandé en mariage. Du coup j’ai du mal à savoir ce qui ferait vraiment plaisir à ta copine.

Nina : Pendant le brossage de dents commun, tu lui dis : « tu sais, j’ai toujours été pudique avec mon brossage de dents mais avec toi, ça ne me gêne pas, veux-tu m’épouser ? » Oh bah quoi, c’est original. Sinon, je vote pour le jeu de piste parce que je crois que c’est ce qui me plairait le plus. Parce que bon, l’idée de mariage ne m’emballe pas des masses alors que jouer, si. Donc jeu de piste. Mais attention, faut pas qu’elle devine pour quoi c’est sinon, ça perd de son charme.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser, tu sais où nous trouver.

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