Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

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Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

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Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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Dimanche pluvieux, dimanche foireux

J’avais déjà expliqué il y a quelques années que je n’aimais pas le dimanche, un non jour. Petite, c’était le jour des devoirs (oui, je suis de celles qui bossent toujours dans l’urgence). Adulte, c’est le jour du ménage vu qu’en temps normal, je ne suis jamais chez moi avant 20h ou plus tard et j’ose plus passer l’aspi après. Bref, dimanche, ça a toujours été corvée et déprime à l’idée que le week-end est fini. Le pire étant quand je suis en week-end chez mes parents (ce qui n’arrive plus beaucoup, merci la SNCF qui me coûte un bras), rentrer me déchire toujours un peu le cœur.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dimanche qui s’annonce mal. Avant même de me lever, j’ai déjà crié trois fois sur Kenya qui a décidé que mon sommeil n’était plus sacré. Oui, il suffit que j’écrive dans un article que mon chat est devenue sage pour qu’elle recommence à faire la con à 6h du matin. Youpi. Et là, alors que j’essaie de dormir une heure de plus (quoi que vu mes rêves cette nuit, j’aurais pu m’abstenir, rien de sympa), j’entends des ploc ploc sur les volets. Sous entendu, il pleut. Suis-je donc obligée de me lever alors que je sais déjà ce que je vais découvrir derrière mes volets fermés ? Bon, allez, je tente. Volets ouverts, je découvre un paysage de désolation avec un ciel gris-noir, des feuilles mortes plaquées au sol par la pluie et l’humidité. La fin de l’automne est toujours une période sale, avez-vous remarqué ? Les feuilles qui pourrissent au sol, transformées en espèce de gadoue qui salissent les trottoirs, sans parler de l’odeur. Octobre-Novembre puent la moisissure. Alors que septembre sent bon la terre mouillée et les champignons, par exemple. Bref, tout est mort, gris, marron, pourri et Noël est encore un peu trop loin pour nous consoler.

Donc voilà, je me lève et j’ai déjà envie de me recoucher, sans pour autant avoir sommeil. Mais bon, on ne peut pas zapper une journée en entier comme ça. Sachant que ma productivité hebdomadaire flirte avec le néant pour cause, le soir, je suis claquée, je n’ai envie de rien faire. Alors si j’en fais autant le week-end, ma vie va se résumer à ma vie professionnelle… Pardon mais bonjour l’angoisse. Je ne veux pas juste être une salariée, je veux vivre ! Alors bon, déjà, faudrait que je fasse le ménage mais sans lumière, ça ne donne pas envie, pas du tout, du tout. On a juste envie de se rouler dans une couverture moelleuse, avec un bon bouquin et une tasse de chocolat chaud (ou de cappuccino). Mais je n’ai pas de quoi faire de chocolat ou de cappuccino et le bouquin que je lis est pénible. Mais vraiment pénible, ça fait deux mois que je suis dessus et le jour où je l’aurai fini, je vous écrirai un article en forme de victoire. Non, je ne le lâcherai pas, j’en suis à 500 pages sur 700, ce serait ridicule d’abandonner maintenant. Par contre, le Ulysse de Joyce attendra 2010. Bref, tout ça pour dire que rien ne pouvait réellement m’inciter à la paresse et vu les rêves peu intéressants de cette nuit (à la limite du désagréable mais je ne peux pas parler de cauchemar, plus de navrantes histoires qui me rendent de mauvaise humeur. Alors que normalement, les week-ends, je fais des rêves érotiques. Mais il est vrai que ma libido a profité de ma baisse de forme récente pour se faire la malle (la garce) et elle n’a pas l’air de vouloir revenir.

Alors puisque rien ne m’appelle à la paresse mais sans pour autant me motiver pour une activité, j’écris. Un mug de café, des clémentines (le point positif majeur de ces foutus mois de fin d’année), j’écris. Je bidouille des trucs pour le blog (il va se passer bientôt un truc, vous allez voir). Je langue de pute avec Vicky via MSN et c’est délicieux.

En fin de compte, ce dimanche merdeux ne s’est pas si mal passé. Repos, écriture, papotage et clémentines… Simple mais efficace. Mais je vous laisse, j’ai encore un peu de pain sur la planche !

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