Te rendors pas citoyen !

Les élections sont passées, nous sommes officiellement en Macronie et je n’avais encore rien dit sur le sujet… parce que j’ai pas eu trop le temps, en fait. Une retraite yoga à Barcelone le week-end dernier, du boulot cette semaine. Mais il est temps de sonner la fin de la récré : vous êtes contents de pas avoir Le Pen comme présidente ? Nous le sommes tous (enfin, sur ce coin du web, je pense). Mais va pas falloir crier victoire trop vite car je pressens que le pire nous attend. Te rendors pas citoyen, la vraie lutte commence maintenant.

lutte sociale

Durant la campagne, on a brandi les drapeaux du pire à coup de grandes comparaisons historiques souvent foireuses. Car si le nazisme n’est, in fine, qu’un effroyable accident de l’histoire, le fascisme, lui, s’incarne régulièrement ça et là sur le globe, sous des noms différents. Le nazisme était d’ailleurs l’un de ses pires avatars. Je vais pas vous faire l’histoire de tous les fascismes mais en gros, on a trois ingrédients : populisme, nationalisme et totalitarisme. S’il serait intellectuellement malhonnête d’affirmer que le FN contient le 3e ingrédient (bien que tout nous pousse à le croire), les deux premiers sont indiscutables. Mais comment ces gens-là arrivent au pouvoir, allez-vous me demander (si, si, je vous entends poser la question). Il n’y a pas une histoire précise mais on note souvent quelques éléments comme un pouvoir affaibli et impopulaire et une inflation galopante (cf Italie ou Allemagne)… Et sans vouloir jouer les Cassandre, ça s’annonce mal pour nous. Cf la République de Weimar qui glace le sang si on joue à comparer

Mussolini Si

Parce que là, qu’est-ce qui se dessine ? Un Président sans histoire ni consistance qui va nommer un gouvernement avec un peu de droite, un peu de gauche, un peu de centre. And so what ? La politique qu’il entend mener, s’il respecte son programme, s’annonce une catastrophe pour les classes moyennes, celles qui ont déjà tendance à voter FN. Or si dans cinq ans, les citoyens insatisfaits auront quoi comme alternative pour ne pas reconduire Macron et ses amis ? En poids lourd : le FN et la France insoumise (je compte pas les républicains et le PS (déjà, pourquoi même en parler…) car ils seront pour certains dans le gouvernement annoncé donc ils ne sont pas une alternative crédible). Tiens, voyons, les nationalistes et les communistes qui se déchirent un pays en difficulté, ça rappelle vaguement quelque chose. Oui, ok, la France insoumise, c’est pas non plus du communisme, laissez-moi un peu schématiser, vous l’avez bien fait pendant l’entre deux tours en criant qu’Hitler avait été élu (nope) et qu’il fallait faire barrage. Or au vu de l’entreprise de dénigrement systématique envers la France insoumise, correspondant à son envolée dans les sondages (c’est rigolo le hasard) et la volonté de Macron de ficher les militants d’extrême gauche, on sent que ça va être une putain de gueule de bois, 2022.

Antifascisme extrême gauche

On a évité le pire cette année, en partie parce que Marine Le Pen a fait une mauvaise campagne et n’a pas obtenu la première place au premier tour. Parce que je peux vous dire que dans ces conditions, j’aurais peut-être revu mon projet de m’abstenir. Mais là, c’était safe. Par contre, 2022, ça risque de craindre et assez méchamment. Heureusement, nous avons nos connaissances historico-politiques et cinq ans. C’est long et court à la fois cinq ans. Alors toi, la France des lettres ouvertes qui s’est sentie si impliquée pendant l’entre-deux-tours, ne crois pas que le péril brun est écarté et que tu peux te relâcher. Au contraire, il ne fait que commencer.

te rendors pas

Pour ma part, je vais utiliser ma meilleure arme : l’écriture. Pas ici, ailleurs, sur un blog dédié avec un autre pseudo (parce que trouver un pseudo fait partie de mes petits plaisirs coupables). Peut-être ferai-je des vidéos, je ne sais pas encore (je sais pas faire mais je dois essayer). Et puis j’irai manifester quand il le faudra.

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Et là, on a atteint le point François-Ferdinand ?

L’actualité glace le sang. Tous les jours, des citoyens qui ne demandaient qu’à vivre tranquillement leur vie meurent sous les bombes. Celles de sectes fanatiques (oui, j’appelle ça des sectes, moi), celles de dictateurs narcissiques. Pendant ce temps, nos gouvernants échangent, vitupèrent, essaient de se refiler le bébé, hésitent à intervenir ou pas, oui, non, ça va dépendre de qui fait quoi, on parle de guerre. Guerre contre quoi, contre quoi ? Guerre contre le terrorisme ou Troisième guerre mondiale ? Les tensions s’exacerbent, on a l’impression que la chute des dominos est lancé jusqu’à ce que… jusqu’à ce que quoi ?

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Quand vous étiez de jeunes collégiens ignorants de la vie, vous avez appris que l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand à Sarajevo avait provoqué la Première Guerre Mondiale. Alors oui mais c’est un peu plus compliqué que ça. Reprenons les faits. Oui, sur ce blog, on révise son Histoire, voilà. Bon, par contre, ça va pas trop rentrer dans les détails non plus.

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C’est le 28 juin 1914 que l’Archiduc d’Autriche François-Ferdinand, héritier de l’empire Austro-Hongrois et son épouse Sophie sont assassinés par le serbe Gavrilo Princip à Sarajevo. L’Empire austro-hongrois est fort mécontent et accuse le Royaume de Serbie d’être responsable… et effectivement, Belgrade est animée par de nombreuses manifestations de joie d’autant que l’attentat est formenté par Jeune Bosnie car à ce moment là de l’histoire, la Serbie est annexée depuis 6 ans à l’Autriche-Hongrie. D’ailleurs, un premier attentat a échoué le matin même, un des membres de la Main Noire a jeté une bombe sur le capot de la voiture de l’archiduc mais celle-ci a rebondi sur le capot pour exploser sur la voiture derrière. Ironie de l’histoire : c’est en se rendant à l’hôpital visiter le blessé que le chauffeur se trompe de route et doit s’arrêter pour retourner sur la bonne route… manoeuvre exécutée sous le nez de Princip qui saute donc sur l’occasion.

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L’Autriche-Hongrie ne peut pas laisser le crime impuni (même si ça les motive pas des masses de se lancer là dedans non plus) donc au bout de 4 semaine, Vienne envoie un ultimatum à Belgrade qui accepte l’ensemble des points sauf un : autoriser les policiers autrichiens à agir sur le territoire serbe. Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare donc la guerre à la Serbie. Pendant ce temps, les puissances européennes essaient de jouer les médiateurs pour en arriver là mais ça échoue. La guerre est déclarée, le Reich suit la Autriche-Hongrie, la Grande Bretagne et la Russie sont du côté serbe. L’Allemagne demande à la France de ne pas soutenir la Russie mais celle-ci répond en décrétant la mobilisation générale. Suite à un nouvel ultimatum à nouveau rejeté, l’Allemagne déclare donc la guerre à la France et à la Belgique (qui avait également reçu un ultimatum pour laisser passer les troupes allemandes). Or, la Grande Bretagne étant garante de la neutralité belge, elle entre à son tour en guerre. L’Empire Ottoman entrera plus tard en guerre après un traité signé avec l’Allemagne et le Japon déclare à son tour la guerre à l’Allemagne.  Et voilà comment un attentat qui a finalement plus réussi par le fait du hasard a fait tomber le premier domino et tout entraîné.

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Aujourd’hui, je guette. Je ne suis pas vraiment du genre à crier à la guerre tout le temps, on a tellement annoncé la 3e Guerre Mondiale qu’on finit par ne plus y faire attention (on pourrait débattre de si la guerre froide était la 3e Guerre Mondiale mais pour simplifier, on va continuer à dire 3). Peut-être qu’on exagère le déséquilibrage des forces, les tensions. Qu’après tout, on ne peut pas déclarer la guerre à des groupuscules terroristes alors du coup, on risque rien de ce côté là. C’est vrai mais quand tu vois les petites tensions diplomatiques du genre un avion russe abattu par la Turquie, tu finis par te poser la question : est-ce que finalement, on y est pas ?

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Cet article n’a pas du tout vocation à répondre, il reste toujours difficile de connaître les tenants et aboutissants des faits et de leur succession. Quand on apprend l’histoire, il nous apparaît évident que l’assassinat de François-Ferdinand précipite tout… alors qu’à l’époque, ce n’était pas si évident que ça. En premier lieu parce que le ballet diplomatique faisait tout pour empêcher cette escalade. Et c’est là que je veux en venir : les Cassandre nous crient à la guerre depuis des années et des années (remember 2001) et finalement, les tensions continuent d’augmenter mais personne ne dégaine… Enfin de façon globale, je suis pas sûre que l’Irak, la Syrie ou l’Afghanistan aient noté que “personne n’avait dégainé”. Mais reste la question : est-ce qu’une fois de plus, on nous brandit l’épouvantail de la guerre pour rien ou si le point François-Ferdinand arrive en courant… ou s’il est déjà arrivé. Est-ce que dans 50 ans, nos (enfin, vos) petits enfants apprendront l’histoire avec un fait qui était le début de la fin de la paix ?

Troisième guerre mondiale

Il ne reste qu’à espérer que tous les partis en présence arrivent à garder leur sang froid… Et je sais pas vous mais en ce moment, j’ai pas trop confiance là-dessus…

 

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J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

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Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

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Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

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Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

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2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

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Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

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Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

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Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

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De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

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