Trinidad, le joyau cubain

Le 13 mars – Trinidad ! La visite qui me fait le plus rêver. Mais d’abord, on débute la journée par deux plongées. La première est sympa, on tourne autour de l’embouchure d’une rivière, belle langue de sable avec des patates tout autour et un superbe tombant. La topographie est magique, j’adore ce genre de paysages, un décor parfait pour un royaume fantastique.

Un jardin de corail aux Philippines

Ceci est aux Philippines, j’ai jamais récupéré les photos de Cuba

L’eau est parfaite, niveau température, et la princesse peste m’a prêté une go pro, j’ai pu m’amuser un peu. Mais c’est surtout la deuxième plongée qui m’a enchantée. On descendait avec le plongeur en chef qui nous a amené à 36 mètres, il nous a montré plein de crabes, de poissons, j’ai trouvé des petites crevettes, j’étais fière de moi. C’est pour ça que je préfère les plongées encadrées, la personne qui nous encadre nous montre tellement de choses. Comme ce petit crabe flèche qui avait tout de l’araignée… Un peu dégueu du coup. On a vu des poissons chevalier, des poisson Caraïbes, des poissons soleil… Une beauté, cette plongée.

Le crabe flèche

(c) Aquasport Diving (clique sur l’image pour tout savoir du crabe flèche)

A peine le temps de se doucher qu’on repart pour une petite germe pour manger le cochon. Malheureusement, la fille du couple sympa est malade et ils rentrent à l’hôtel, ça m’attriste un peu. Ce déjeuner sous un arbre énorme est pas mal du tout, on passe un bon moment avec en prime le passage de quelques cowboys mener un troupeau de vaches. Puis retour dans le bus pour Trinidad.  

Un phare cubain en forme de fusée Campagne cubaine

Quarante cinq minutes plus tard, nous voici donc à Trinidad. Mes parents avaient adoré, j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir cette ville. Sauf que le guide ne voulait pas nous montrer uniquement le côté carte postale et nous fait donc traverser le quartier de la Popa, le quartier pauvre où les touristes ne se rendent pas… Anéfé, je comprends pourquoi. Les gens nous interpellent pour nous demander des stylos, du savon, des bonbons… Et comme une truffe, je n’ai rien. Je le savais pourtant mais je suis partie à l’arrache, je n’y ai plus pensé… L’architecture est assez aléatoire, des sortes de statues pharaoniques en guise de balcon ici, des escaliers qui semblent presque léviter de l’autre… Des églises où il ne reste que la façade… c’est assez déstabilisant.

Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad

On marche quelques mètres à peine et nous voici dans le quartier colonial qui n’a rien à voir… C’est magnifique avec ces façades colorées, sa ferronnerie ouvragée… On “visite” une maison coloniale (devenue un resto en fait) avec un joli patio dans lequel on découvre un crocodile en cage… un vrai crocodile, vivant, ce qui turlupine plusieurs personnes du groupe. On arrive à la place centrale avec de beaux bâtiments autour abritant des musées. Je vise celui avec une tour mais avant, on part en expédition pour acheter des cigares à mon adoré. Le guide nous amène dans une espèce d’arrière-cour cheloue pour acheter les fameux cigares, mmm… On repart ensuite vers le marché, je fais ma grosse touriste en achetant une casquette kaki avec l’étoile rouge et une boîte de dominos pour Saturnin pour l’aider avec les chiffres.

Voiture de collection, Trinidad

 

Au sortir du marché,on repasse devant une volée de marches menant à la Casa de la Musica, ces dernières étant aménagées en terrasse pour boire un verre, un orchestre est en train de s’installer. Tant pis pour la tour mais j’avoue que ce petit moment détente en sirotant un mojito(un peu chargé) est un de mes meilleurs souvenirs du voyage… du moins au moment où j’écris.

Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica

On récupère tout le groupe et on va déguster un apéro, spécialité locale, la Canchanchara, à base de miel, herbes et citron et, apparemment, pas d’alcool. On repart pour le resto mais il est trop tôt encore donc avec quelques uns de mes camarades, nous voici repartis pour un apéro daïquiri, cette fois. Puis resto buffet sympa avec une bonne conversation avec une fille du groupe et après, on part au bar salsa, la Casa De la Trova. Il fait chaud, on danse un peu avec ma coloc, et quelques autres. L’ambiance est un peu étouffante, l’orage commence à se lever… On finit par un dernier tour en ville avant de prendre le bus sous une pluie torrentielle, tout le monde rentre dedans en rigolant. Le retour est bruyant, le groupe des fêtards a décidé qu’il ne dormirait pas… donc nous non plus.

Daïquiri, Cuba Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad Canchanchara Trinidad

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Journée carte postale à Himeji

Le 08 octobre – C’est la journée carte postale ! En quittant Osaka, direction Hiroshima mais avec un arrêt au château Himeji pour y passer une partie de la journée.

Le château Himeji est appelé le Héron Blanc car sa couleur blanche évoque l’envol du gracieux oiseau. Oui, si on veut… Il n’en reste pas moins que dès qu’on approche du château, c’est la claque. Surtout que, cette fois-ci, le soleil est de la partie.

Le château Himeji

On s’approche des abords du château pour prendre les tickets d’entrée et là, on voit annoncé “une heure d’attente”. Encore une queue ? Pourtant, on peut payer nos billets directement, ce doit être un panneau abandonné là… On prend donc le ticket double entrée : le château et le jardin kokoen, un petit village samouraï reconstitué juste à côté. On télécharge l’appli qui va nous distribuer des petites vidéos tout au long de la visite (avec plein de fautes). La visite du château en soi n’est pas fofolle vu qu’il est vide mais ça reste un bon moment. D’abord parce qu’on a une jolie vue au sommet mais surtout parce que ça se visite sans chaussures ! Et oui, pour ne pas abîmer le plancher, on est priés d’abandonner nos chaussures à l’entrée. Visiter un château en chaussettes, quelle aventure ! Surtout que j’ai mes belles chaussettes japonaises… bon avec le petit orteil droit qui refuse de rentrer dans son logement donc ça donne une impression bizarre en mode je n’ai que quatre orteils ou le 5e est tout cassé.

Visite du château Himeji Visite du château Himeji Visite du château Himeji Visite du château Himeji

Marcher sur le plancher est toujours une sensation agréable, c’est presque apaisant… presque parce que bon, c’est très bruyant et pour monter aux étages, on doit passer par des escaliers étroits donc il faut faire la queue (ça nous change pas d’Universal Studio, quoi). Et c’est pour ça que nous avons fait une heure de queue en bas, après les caisses. Le centre qui surveille les séismes impose un nombre limité de visiteurs dans le château au cas où… et on nous informe de ça à peu près tous les quarts d’heure… j’étais super rassurée…

Intérieur du château Himeji Intérieur du château Himeji Intérieur du château Himeji

Château Himeji Château Himeji Château Himeji Château Himeji

Bref, le château est très beau et pas seulement l’extérieur, il vaut le coup mais surtout, ce serait dommage de passer à côté de Kokoen. Si vous aimez les jardins japonais, vous êtes obligés d’y passer. Bassins grouillant de carpes énormes, petits ponts, kiosques et même forêt de bambou, ça repose tellement après le bruit du château. Bon, ça ne repose pas les pieds mais on en ressort frais et reposés mentalement.

Château Himeji Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen

Un arrêt dînette plus tard, nous voici de retour à la gare. Un dernier regard au château et nous voici dans le Shinkansen, direction Hiroshima. On récupère les clés de notre AirBnB dont on ne verra jamais l’hôte (sur les 4 AirBnB jusque là, on n’a vu personne…) et petite douche froide : flaque sous le frigo (avec mon pied dedans du coup car je n’avais pas encore trouvé la lumière), grosse araignée sur le mur. On galère à trouver le pocket wifi (rangé sur la machine à air conditionné…) et on se couche sur le futon pour une nuit un peu courte car il faut se lever demain pour aller à la rencontre de l’un des trois plus beaux sites du Japon : Miyajima

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Première rencontre avec Osaka

Le 05 octobre – Retour fugace à Tokyo pour prendre le Shinkansen, direction Osaka ! Après avoir galéré à trouver notre chemin, on jette nos sacs dans le premier casier venu et on file à la découverte de la ville, notre AirBnB n’étant pas immédiatement dispo. Destination : le château d’Osaka.


Osaka, lampadaireOsaka, streetart à la gare
J’avais lu sur le guide qu’il avait été reconstruit et j’étais un peu inquiète du résultat mais franchement, ça défonce. C’était notre premier vrai contact avec l’Histoire japonaise et avec la foule vraiment touristique. En fait, Tokyo, c’est blindé de touristes (on reconnaît quelques Occidentaux, on les croise en masse au marché aux poissons) mais je n’avais pas trop eu la sensation jusque là de baigner au milieu des touristes. Là, on se retrouve vite dans une marée humaine avec beaucoup de touristes asiatiques, Chinois ou Coréens pour beaucoup.

Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Gourmandises au thé matcha

Le Château. Architecturalement parlant, ça claque. Nous mais regardez vous-mêmes, la noblesse du bâtiment… C’est un peu la carte postale typique du Japon que j’avais en tête. Parlons un peu de la visite. Pour les peu ou pas intéressés par l’histoire, il est possible de prendre l’ascenseur directement jusqu’au dernier étage pour profiter de la vue et shooter le panorama, merci, bisous. Mais si vous vous arrêtez au sixième étage, vous découvrirez la vie de Toyotomi Hideyoshi… en diorama ! Victor et moi nous retrouvons donc à mater des scènes auxquelles nous ne comprenons rien (vu que nous sommes Japonais LV jamais) mais avec les explications en anglais à côté, on finit par un peu resituer le sujet. Je trouve le concept génial (et en plus, j’ai appris des trucs). Autre point d’intérêt, l’exposition du 4e étage avec tenues et armures traditionnelles.

Osaka vu du parc du château Château d'Osaka, dioramas de la vie de Toyotomi Hideyoshi Château d'Osaka

Mais revenons au panorama, ce petit tour au sommet du Château qui va constituer notre première vision macro d’Osaka. Globalement, la ville n’est pas très belle, pas aussi remarquable en terme de fantaisie architecturale malgré quelques immeubles et bâtiments qui accrochent le regard et un immeuble traversé de part en part par une route. Je croyais que ça n’existait que dans les jeux vidéos…

Panorama vu du haut du château d'Osaka

Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Panorama vu du haut du château d'Osaka Panorama vu du haut du château d'Osaka

Une route traverse un immeuble à Osaka

Fatigués, on se dirige vers notre AirBnB et… la déprime. Si notre appartement de Tokyo était super petit et celui de Kawaguchiko bruyant (mais grand), là, c’est juste glauque. Un éclairage par un vieux néon qui a un faux contact, une vieille lampe avec une corde à tirer trois fois pour l’éteindre, une salle de bain en plastique… Bon, ce point là m’a fait marrer, j’ai pu jouer à “on ferait comme si on était dans un camping car !”. Affamés, on se rend dans le petit resto voisin où on passe un très bon moment : des boulettes, des tempuras, des boulettes (au sésame et pâte d’haricots rouges), whisky et vin de prune. Après ça, aucun souci pour s’effondrer dans notre appartement glauque !

Boulettes au sésame

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Déménager, c’est jeter

Déménagement J+12 déjà ! J’ai complètement délaissé ce coin, on a beaucoup à faire entre l’aménagement du nouvel appart et la remise à neuf des anciens, surtout quand ces abrutis d’EDF/Engie m’ont coupé l’électricité dans mon ex appart alors que je ne leur avais rien demandé. Vous avez déjà essayé de nettoyer une salle de bain dans le noir, vous ? Moi oui et autant vous dire, c’est pas très efficace. Mais voilà, retour sur mon déménagement et surtout sur ce point clé : jeter.

Jeter beaucoup

Je souffre du syndrome dit de l’accumulation ou syllogomanie… Enfin, non, pas à ce point non plus mais j’ai du mal à jeter, beaucoup, car :

  • Oh mais ça peut me servir pour ce projet que j’envisage depuis 5 ans mais que j’ai jamais mis en application (ex : créer ma marque de petites choses construites de mes blanches mains)
  • Oh mais cette fringue, je vais finir par la mettre, elle est pas mal (variante : je vais finir par rentrer dedans car je me suis plantée à l’achat et qu’à 10 kg près, franchement, ça passe)
  • Oh mais c’est un cadeau, on jette pas les cadeaux même si celui là, il est vieux, abîmé, moche, je m’en suis jamais servi…
  • J’ai la flemme de ranger

Reperez-vous-dans-la-jungle-du-desordre

Ok, je l’avoue, c’est souvent la dernière excuse qui fait que je jette pas mais le “ça peut servir” est pas mal placé aussi. Genre mon appart est truffé de boîtes vides genre My little box ou Biotifull box “bien pratiques” pour ranger les petites choses. Sauf qu’à un moment, tu te retrouves avec plus de boîtes que de trucs à ranger (essentiellement parce que ranger, c’est pas ma passion). Et puis de temps en temps, ça m’attrape, je décide de tout réaménager, tout ranger. Généralement quand je me retrouve en période inter contrat, sans doute parce que, pour une fois, je passe du temps chez moi (sachant que je suis en inter contrat une fois tous les deux ans en moyenne et que je compte pas démissionner dans les prochains mois, heureusement que j’ai déménagé), je pousse les meubles, je les replace et je fais de la place… en jetant. Et alors là, plus rien ne m’arrête : trucs inutiles, trucs abîmés, trucs “ça je m’en sers jamais et si jamais, j’en rachèterai, c’est pas le prix que ça coûte !”. Même une fois arrivés dans notre petit nid d’amour, alors que je rangeais la cuisine, je voulais tout virer “non mais on a trop de casseroles ! Et les couverts, les verres, les assiettes, les mugs… et on a deux batteurs, faut en virer un (là, j’avoue que c’est la guerre, on veut chacun garder le sien). Alors entendez bien, quand je dis “jeter”, je parle pas forcément de poubelle, j’ai mis mes fringues de trop au recyclage, on va faire un appel aux amis s’ils veulent récupérer notre rab et sinon, direct en ressourcerie.

petitdej

Jeter, c’est très symbolique, limite cathartique. En rangeant, on retrouve des cartes postales aux auteurs oubliés, les reliques d’un temps d’antan, d’époques révolues, d’amitiés disparues. D’abord, tu hésites, le geste est quand même fort : jeter les souvenirs de ces amitiés, c’est valider leur fin… même si dans les faits, y avait pas vraiment besoin de ça mais tu te détaches définitivement de tout ça. Il n’y a désormais plus rien d’eux dans ta vie, c’est terminé. Et ça fait du bien. Parce que faut laisser de la place à de nouvelles relations en cours d’éclosion, à de futures amitiés, oublier les déceptions passées pour s’investir sans crainte dans l’avenir. J’ai toujours trouvé les ruptures amicales plus violentes que les ruptures amoureuses car si j’ai acquis assez jeune que l’amour ne durait pas toujours, je croyais que l’amitié, c’était à la vie, à la mort. Sauf que non : on change, on évolue, on fait des choix, bons ou mauvais. On mûrit, ou pas, on a envie d’autre chose, ou pas. Parfois, on avance dans le même sens, d’autres non et forcément, arrive ce qui devait arriver, les terrains d’entente se font plus rares, l’envie de se voir aussi. Parfois y a des regrets mais après tout… c’est la vie.

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Alors, on jette, affaire classée. Et on fait de la place pour de nouvelles aventures.

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Le cahier d’écrivaine

Dans mes plus jeunes années, quand je me voyais déjà écrivaine, je m’étais achetée un cahier d’écrivains dont la première qualité était d’être joli. J’y notais quelques idées, quelques nom de personnages à utiliser ci ou là parce que j’aimais bien. Mais dans les faits, ai-je vraiment besoin de ce cahier d’écrivaine ?

cahier d'écrivaine

Quand on imagine le bureau d’artiste, il doit toujours y avoir dans un coin un vieux cahier gribouillé et raturé, recueillant croquis ou mots, embryons d’une œuvre future. On a souvent cette image d’Epinal d’un écrivain noircissant les pages de son carnet au fond d’un bar ou en terrasse, judicieusement accompagné d’un petit noir ou d’un ballon de rouge, voire une bonne mousse. J’avoue que le concept me fait rêver. Curieusement, j’aime à penser que j’écrirais mieux dans un environnement propice, un café ou une bibliothèque. Alors que c’est un peu comme imaginer que sa vie serait différente si on était plus grand, mince, musclé… Rayez la mention inutile. Mais les amis, c’est un leurre.

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J’ai en ma possession un joli agenda avec un hibou à lunettes dessus parce que… Pourquoi pas. J’ai élu cet agenda « cahier de l’écrivaine » car il est joli. Je le regarde droit dans les pages (blanches) et… Rien. Qu’écrire dedans ? Le nom des personnages, oui, ce ne serait pas idiot mais ensuite ? Les grandes lignes de l’intrigue, oui, mais ensuite ? Parce que le souci est là : un cahier, c’est chouette mais… Je déteste écrire à la main.

carnet d'écrivaine
Sans dire que je suis née avec un clavier entre les mains, je suis à la croisée des générations X et Y et je tapais sur des machines à écrire dès mes 8 ans. Parce que ça va plus vite et que je peux me relire. Oh j’ai certes écrit pas mal de choses à la main : un roman, exercice de français en 4ème (j’ai eu 16, je me la pète un peu) ou quelques pages de roman quand je faisais semblant de réviser mon bac dans ma chambre (la machine à écrire m’aurait grillee). Quelques bouts épars lorsque je bossais à la Poste et qu’il n’y avait pas de clients (mieux vu que de sortir un roman ou, pire, un magazine) ou quelques phrases dans les réunions m’amenant au bout de l’ennui. Mais je n’y prends pas de plaisir : ça devient vite illisible et ma main se crispe. Je vous jure, j’ai attrapé une crampe aux Philippines suite à l’écriture d’une quinzaine de cartes postales. J’ai tellement plus vite fait d’écrire au clavier, pourquoi m’emmerder ?
clavier-lumineux
Parce que la réécriture. L’avantage d’écrire à la main, outre de rentabiliser certaines réunions, c’est que je vais revenir sur mon premier jet, forcément perfectible. Ça ne veut pas dire que le second sera parfait mais sera sans doute meilleur. En plus, je me mettrai moins la pression sur la qualité vu que ça devra être tapé. Plus de fond, moins de forme. Et surtout, ne pas écrire sur un ordinateur, ça veut dire ne pas glander sur les réseaux sociaux et perdre du temps. Tu sais, ce truc là… ah oui, procrastination !

reseaux-sociaux-procrastination-humour

Mais le souci majeur de ce plan, c’est le temps. J’ai déjà du mal à trouver du temps pour taper sur un clavier alors écrire ? Oublions déjà le métro : déjà que j’écris mal, là, j’atteindrai le niveau hiéroglyphe… Dans le train peut-être…Mais pourquoi pas le soir ? Ça me coupera de l’écran encore plus tôt et je recopierai mes notes le week-end, comme quand j’étais à la fac. À tester !

Pages écrites : 8 lignes /21 pages.
Y a presque un peu de mieux !

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La flemme

Je vous écrirais bien un article sur mon voyage en Egypte mais :
– rentrée samedi à 9h (décollage 3h30 de Marsa Alam et on dort beaucoup moins bien en charter que sur Qatar Airways, voyez…)
– passé tout le week-end chez ma soeur avec mes parents.

Donc je suis fatiguée et en plus, j’ai une conjonctivite. Mais je vous mets une petite photo carte postale, pour le plaisir.

SG1L6538

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Les bienfaits du silence admiratif

En décembre, j’ai eu la chance de récupérer deux entrées pour l’expo Monet, celle hyper blindée, événement culturel incontournable pour tout Parisien qui se respecte. Enfin pour ceux qui ont pris leur place en avance ce qui n’était pas mon cas. Ni un ni deux, je prends la stagiaire Ashley sous le bras et nous voici parties faire la queue au Grand Palais.

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30 mn dans le froid plus tard (j’ai dit décembre, c’était à la sortie du boulot), nous voici enfin dans ce temple de la culture. Je suis toute frétillante d’impatience, j’ai toujours eu une affection particulière pour les impressionnistes. En fait, je les ai découverts quand j’avais 9 ou 10 ans, je crois, en CM1. Je suis incapable de dire comment ça m’est venu mais je me souviens que mon père m’avait offert un lourd ouvrage sur les impressionnistes. J’avais alors été choquée de voir qu’ils peignaient tous des femmes toutes nues, même Renoir mon préféré. Evidemment, ce coup de foudre artistique était purement esthétique, je trouvais ça beau toutes ces couleurs. Je me souviens également de mon premier voyage à Paris en 91 (à 11 ans donc) où nous sommes allés visiter le musée d’Orsay. Mon musée préféré encore aujourd’hui. J’avais fait des milliers de photos de chaque tableau (sans flash), les trois quarts des clichés étaient à jeter. Bien, ceci étant posé, vous imaginez donc à quel point je suis ravie de visiter l’expo.

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L’expo en elle-même est top, les explications visibles, bien intégrées à l’espace et écrites suffisamment gros pour que je puisse les lire. Mais si j’étais critique d’art et de scénographie, ça se saurait. Non moi, je suis une râleuse un poil cynique qui adore observer les gens puisqu’ils se sentent obligés d’investir mon espace vital. Mon espace vital est très étendu, certes. Et à cette exposition, j’ai entendu quelques perles qui m’ont contraintes à regarder dans les coins s’il n’y avait pas de caméra cachée. Cette expo était quand même un repaire pour de nombreux m’as-tu-vu. Monet ? Au fond, ils s’en foutent mais faut l’avoir vu cette expo, c’est géniâââââl tu comprends. Certains étaient venus avec leurs enfants, des tout petits assez vite saoulés, ce que je peux comprendre car l’expo prend plus d’une heure et quand on est petits, c’est vraiment très long. Il y avait également ceux qui faisaient l’expo au pas de charge, mes chouchous car moins ils restent devant un tableau, mieux je peux le voir. Y a ceux qui râlent parce qu’il y a du monde, ceux qui n’écoutent pas la conférencière. Mais surtout, surtout, il y a ceux qui commentent. Et là, ça fait mal.

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Première fulgurance entendue : un jeune homme d’une vingtaine d’années explique à sa compagne de visite que Monet, n’ayant pas de descendance à sa mort, ses œuvres avaient été léguées à un musée à condition qu’elles soient exposées. Bon, c’est un peu faux, un de ses fils est mort bien après lui mais ses enfants à lui n’ont pas eu de descendance par contre.
Bref, le mec raconte ça, silence de sa camarade qui digère l’information avant de sortir un définitif : « Comme ça doit coûter cher ces tableaux ! ». Oh la d’accord.

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Salle suivante, je me retrouve derrière un couple quinqua-sexagénaire que je devine en parade prénuptiale. L’homme explique des choses à la femme sur le coup de pinceau de Monet  ou sur sa période honfleuraise, je ne me souviens plus. Donc l’homme, sans doute pour impressionner sa compagne étale sa culture. La dame absorbe, silence, puis elle ouvre
la bouche : « il avait quand même une sacrée barbe Monet ! ». Oh mon Dieu. Et je vous passerai tous les « oh, c’est joli » qui ont fusé. Je suppose qu’il faut se féliciter de la démocratisation de l’art et oui, je trouve ça très bien. Mais un tableau n’est pas joli ou moche… C’est pas une carte postale… Même s’il peut le devenir, c’est vrai. 

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T’as vu mes photos de vacances ?

Au vu de la météo hivernale, le blog des vingtenaires est heureux de vous proposer la suite de sa série sur les vacances, histoire de réchauffer un peu nos corps glacés. Je sais pas vous mais moi, dès que je regarde par la fenêtre, j’ai le moral dans les chaussettes.

Donc revenons à nos vacances. Maintenant qu’on est sur place, on va sacrifier au rituel type de vacances : les photos. Il existe un loi mathématique qui dit que plus tu vas loin, plus tu prends de photos. Loi qui se conjugue à celle qui dit : plus tu vas dans un endroit où tu n’as quasi aucune chance de retourner, plus tu prendras tout et n’importe quoi en photo. Par exemple, si tu pars dans des pays à forte teneur en araignées, tu les prendras forcément en photo pour bien prouver que quand tu dis qu’elles étaient énorme-euh, tu
n’exagérais pas.

Pour les photos de vacances, je discerne trois écoles :

– celle dite « carte postale ». En gros l’idée est de prendre les monuments et autres lieux artistiques en photo mais de la façon la plus artistique qui soit : Tour Eiffel qui clignote, arc de triomphe avec les drapeaux français et européens gonflés par le vent et prise au milieu de l’avenue, Sacré Cœur au clair de lune. Après tout, touriste rime avec artiste.

– celle dit du « j’y étais ». Moi, je suis allée au bout du monde et pour prouver que je mitonne pas, je me mets sur toutes les photos. Là, c’est moi devant l’Empire Stade Building, là, c’est moi devant le Colisée, là, c’est moi devant un temple japonais… Honnêtement, je déteste cette école à laquelle appartient ma mère parce que quand je suis touriste, je privilégie le pratique à l’esthétique. Et j’ai tendance à planquer toutes les photos où je ne suis pas à mon avantage.

– celle du « je ne suis pas un touriste lambda, moi, monsieur », école rivale de la première qui consiste à prendre des photos insolites plutôt que les grands monuments. Par exemple, à Montmartre, au lieu de prendre en photo le Sacré Cœur, on prendra plutôt un panneau « eau et gaz à tous les étages », tout ça…

Choisissez votre camp. Pour ma part, je suis un et trois, paradoxale, quoi.

Mais pour faire toutes ces photos, il faut du matériel, c’est mathématique. Aujourd’hui, le numérique permet de s’alléger un peu, on n’a plus besoin de pellicules, juste de cartes mémoires qui pèsent à peine quelques grammes. Par contre, il est bien plus facile de perdre une carte mémoire donc faut trouver un bon système de rangement pour éviter d’en perdre une. Certains prendront leur ordinateur portable pour stoquer les photos dessus au fur et à mesure. Pourquoi pas s’il est léger mais sinon, c’est pas un peu du poids inutile ? L’autre avantage du numérique : on peut prendre à peu près n’importe quoi, on s’en fout. La photo est ratée ? On l’efface et on recommence. Plus de mauvaises surprises au développement quand on réalise qu’on ne reconnaît même pas la muraille de Chine tellement elle est floue. Mais ça peut être pénible aussi, de voyager avec une personne qui prend n’importe quoi en photo, jusqu’aux
pigeons parce que « mais je te jure, ils sont pas pareils que chez nous ! ».

Mais l’avantage de prendre toutes ces photos, c’est d’organiser ensuite une soirée diapo avec les potes pour tout leur montrer, tout leur raconter. Comme ça, on rapporte une petite part d’exotisme sur une carte de quelques centimètres.

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Mer, montagne, là ou loin ?

Les vacances sont décidément l’objet de bien des casse-têtes. Une fois qu’on a décidé quand on partait et avec qui, il faut bien se décider sur le où. Là encore, nous avons de multiples choix selon les goûts et les attentes de chacun. Petit tour d’horizon.

Dans la famille

Ouais, la famille a parfois de bien belles maisons en sa possession et idéalement situées ou presque. Par exemple ma grand-mère a un appart au bord de la mère, dans les Pyrénées Orientales, ce qui fait que j’ai pu y passer de nombreuses vacances avec Guillaume 1er sans que ça nous coûte grand-chose, juste l’essence et la bouffe. Le problème est que souvent, dans la maison de famille, y a justement la famille. Je te renvoie à l’article sur avec qui on part pour ce chapitre. Parce que bon, des vacances à hébergement gratis, c’est bien, mais supportera-t-on toute la semaine les blagues lourdingues de tonton Roger ou les moufflets braillards pleurnichards morvards et
mal élevés du cousin Olivier ? Faut tester pour voir mais si déjà, au bout d’un repas de famille, vous avez envie de tuer tout le monde, partir chez eux, sur LEUR terrain… Non, vraiment, on laisse tomber.

La mer

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs, la mer, la meeeeeeeeeer ! L’été, il fait chaud donc forcément, la perspective de passer des vacances à côté d’un point d’eau, ça motive et pas qu’un peu. L’idée de paresser à la chaleur du soleil pendant que notre peau se dore, bercé par le bruit des vagues, l’odeur de l’iode… Un peu chaud ? En trois pas, on est dans l’eau. Bon, ça, c’est la mer façon carte postale parce qu’en vrai, la mer, y a quand même quelques inconvénients. D’abord, il y a soit des galets, soit du sable. Alors
autant te dire que les galets, moi, je les fuis comme la peste. Comment on peut décemment s’étaler sur une plage de galets sans se tuer le dos ? C’est dur, pas confortable, ça fait mal aux pieds. Et dans l’eau, c’est pire : t’as des pierres de plus en plus grosses et comme tu ne les vois pas, tu te fracasses les pieds, voire les genoux dessus. Non, moi, je suis plage de sable mais là, encore, c’est pas forcément le pied. Les pieds, justement, ils sont cramés pour peu que le sable soit chaud. Puis le sable, ça cache pas mal de choses comme les saloperies enterrées par les gens avant toi, les crottes de chiens, les tessons de bouteille (aïe)… Mais surtout, le sable, ça colle. Je me souviens, enfant, c’était mon gros problème : je ne comprenais pas comment faire pour ne plus avoir de sable sur moi. Je sortais de l’eau, j’en avais plein les pieds donc je retournais me rincer, je retournais à ma serviette et… Ben j’en avais encore plein les
pieds. De toute façon, il est illusoire de penser s’en débarrasser d’un coup de serviette : le soir sous la douche, t’en découvres dans tous les replis de ta personne, dans les cheveux… Gommage garanti.

Mais surtout, le problème de la mer, à mon avis, c’est que tout le monde a l’idée d’y  aller. Etant légèrement misanthrope, la foule, ça m’exaspère. J’aime avoir la paix, mon espace vital. Et à la plage, rien n’est garanti. Les deux grands classiques de « l’enfer, c’est les autres », version plage :

– vous mettez un pied dans l’eau, brrrr, elle est froide. Alors que vous atteignez difficilement le genou, votre voisin de plage (son gosse ou son chien), arrive en courant et plonge dans une grande gerbe d’eau qui vous tombe bien dessus. Je suis en vacances, ça ne se fait pas d’insulter les gens.

– vous êtes tranquillement allongé sur la plage, le corps recouvert de crème solaire qui colle et là, votre voisin de plage secoue énergiquement sa serviette, vous envoyant un kilo de sable dessus. Et avec la crème qui colle… Marche aussi avec les gosses qui se battent à coups de poignets de sable à côté de votre serviette et chien qui creuse un trou tout à côté aussi.

Je ne parlerai pas de ceux qui écoutent la musique avec un transistor pourri parce que ça, à la limite,on a les mêmes à Paris avec leur foutu mobile qui crache de la musique à peine reconnaissable.

Pas envie de croiser votre voisin ou votre collègue sur la plage ? Demain, on étudiera d’autres possibilités de voyage.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Etre professionnelle avec le nez qui coule

Ceci n’est pas vraiment un article parce que voilà où j’en suis : 0h22, mon cerveau a dû se liquéfier et me sort par le nez, mes sinus grincent, ma mâchoire est bloquée, mes yeux pleurent, je suis au bord du coma éthylique grâce à un grog maison hypra corsé. Hé oui, vive les allergies. Du coup, je ne suis pas en état de faire un article avec un minimum de réflexion, je vais donc faire un mini vécu prospectif. Et essayer de parler français.


Lundi matin, j’arrive au boulot, la tête qui pèse 100 tonnes. But de la journée : faire le minimum vital et tenir au moins jusqu’à 18h. 10h30, par là, téléphone qui sonne.

« Allo ?

– Heu Nina ?

– Oui ?

– Bonjour, je suis une chroniqueuse dans une émission télé quotidienne et que même mon nom, tu le connais… [bref, elle se présente mais je vais pas dire qui c’est]

– Heu… Oui ? »

C’est une blague ? Ils n’ont que ça à foutre les gens ou quoi ?

« Louise vous a prévenue ?

– Non, je ne sais donc pas du tout pourquoi vous m’appelez, hihi. »

Ouais, je me la joue tu m’impressionnes pas. Bon, en gros, elle va tenir un blog sur TMF.com et elle a besoin d’une formation. Rendez-vous est pris pour ce matin, 11h. Dans 10h30, à peu près. Et j’ai mal partout, j’ai des crises d’éternuements, je suis pas bien du tout…

Alors je me demande si éternuer sur une chroniqueuse télé, ça peut nuire à ma carrière. Bon ok, j’exagère, on a tous le droit d’être malade mais faut comprendre que ce genre de formation, ça permet de rappeler que je suis super compétente, qu’on ne me paie pas pour rien… En général, c’est toujours là que la personne que je forme me trouve très sympathique et disponible et que je marque des points. Là, je me dis que j’ai au moins une bonne raison de ne pas rester au lit demain à agoniser de mes allergies mais je sens que je vais pas être au top. Mais je vais essayer. Déjà, faut pas que j’oublie d’enlever la carte postale que m’avait envoyée Vicky d’Australie et qui trône sur mon bureau : c’est un mec à poil « great beaches, great views ». Les fesses rebondies, moi, ça m’a toujours émue. Mais ça fait pas hyper pro, quand même…

Au moins, je pourrai dire que j’ai éternué sur une « star » de la télé, c’est pas donné à tout le monde.

Bon, douche et dodo, je suis morte. Si toi aussi, tu souffres d’allergies, t’as le droit de râler en comm. C’est open aujourd’hui.

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