Le gras, c’est bien mais que sur les hommes

L’avantage des week-ends de 3 jours, c’est que tu as le temps de glander et de fureter sur tes réseaux sociaux préférés (Twitter, Facebook et Instagram pour moi, si tu veux tout savoir) et se laisser aller au picorage d’articles divers et variés. Et c’est ainsi que je découvre ça : le dad Bod. Qu’est-ce que donc allez-vous me dire ? C’est le petit bidon que se tapent les hommes et qui est le new sexy. Et ce nouvel atout séduction envahit les magazines féminins. Heu, vous vous foutez de nous ?

 

A noter que le magazine Be remet direct les pendules à l'heure en entourant le bidou masculin de ventres ultra plats féminins

A noter que le magazine Be remet direct les pendules à l’heure en entourant le bidou masculin de ventres ultra plats féminins

Avant de poursuivre, juste un point sur mon opinion avec le ventre des hommes : je m’en fiche. Je suis sortie avec des hommes très minces ou des hommes plus replets parce que c’est pas du tout un truc qui m’attire ou me révulse. Alors pourquoi je tique sur cette nouvelle mode ? Parce que si, moi, je n’ai aucun souci avec le ventre des hommes, le ventre féminin reste tabou et je vois une nouvelle arme de soumission des femmes.

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Je suis ravie que ces messieurs soient désormais dispensés de nous déballer leur 6 pack à la plage. Parce qu’au fond, leurs bourrelets de daddy sont sexy, ça fait mec établi dans la vie, l’homme réconfortant comme un nounours en cas de gros chagrin et qui ne prend plus beaucoup soin de son corps, occupé à élever sa douce progéniture (d’où le “dad”). Bah oui, les hommes, quand ils deviennent pères, ont tendance à nous faire une petite couvade en solidarité avec notre propre grossesse, comme c’est charmant.

 Couvade

Sauf que voilà, si l’homme a le droit de s’épanouir passé la trentaine et d’exhiber au monde sa douce brioche, nous, nous restons condamnées à faire des régimes, encore et toujours. Alors même qu’en cas de grossesse, pour rappel, c’est la femme qui porte l’enfant, qui s’arrondit, qui délivre des petits bébés de plus en plus gros mais elle est priée de vite retrouver sa taille de guêpe. J’exagère ? Prenons Olivia Wilde, plutôt belle femme à la base. Un mois après son accouchement, la belle a eu l’audace folle de sortir dans la rue habillée court alors qu’elle n’a pas perdu tous les kilos pris pendant sa grossesse, exhibant ses “gros poteaux”, elle que l’on a connu “si bien foutue”, citations extraites d’un article de Première qui a fini par virer l’article mais vous pouvez le redécouvrir ici, un grand moment de poésie. Alors je veux bien éventuellement concéder que le corps des actrices est l’un de leurs outils de travail mais putain, elle est juste sortie dans la rue.

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D’ailleurs, à propos d’actrice, comptons ensemble le nombre d’actrices replettes ayant obtenu un premier rôle. Là, vous allez me parler de Roseanne Bar (Roseanne) ou de Brooke Elliott (Deap drop diva) voire de Mindy Kaling (The Mindy’s Project*). Tiens à propos de Mindy Kaling, jouons ensemble au jeu des 7 différences entre la couverture qu’Elle lui a consacré et celles mettant en scène des femmes plus minces (et blanches…).

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Voilà voilà. Et que dire de Lena Dunham et le scandale provoqué par le reportage photo et la couv de Vogue où elle est retouchée de partout ?

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Mais si j’ai bien noté les noms que vous m’avez donnés, je fronce les sourcils : aucune de ces demoiselles n’a pu obtenir un premier rôle au cinéma. Non car les actrices over size (et même average size) obtiennent rarement les rôles titres à moins d’être des personnages en marge et souvent très dérangés (Kathy Bates dans Misery, éventuellement Kathleen Turner dans Serial Mother). Mieux, quand une actrice abandonne ses attributs de beauté en acceptant d’être enlaidie, on salue automatiquement son incroyable performance d’actrice (elle a accepté d’être enlaidie, incroyable !) alors même qu’elle pourrait jouer comme une patate. Pour jouer les filles rondes, on préfèrera une mince qui prend 10 kilos (coucou Renee Zellweger). Quant aux belles actrices sujettes à de grandes prises de poids, leur carrière se ralentira à la moindre prise de poids, cf Kate Winslet ou Liv Tyler. Alors qu’en parallèle, la carrière de Jason Segel, ce gros nounours rassurant qui fricote régulièrement avec la bombesque Cameron Diaz dans les films, ne cesse de croître. Et ne me parlez pas de J-Lo (je suis pas sûre qu’elle soit encore actrice d’ailleurs), la fille a un ventre ultra plat et un boule rebondi, seules rondeurs admises avec les seins.

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Le corps de la femme est en permanence soumis à un diktat, il doit être mince et ferme quel que soit l’âge et les conditions, une grossesse ne justifie pas les capitons. Dès qu’une femme doit être agressée, ça part direct en attaque physique, bien plus souvent que les mecs. Les boutiques de fringues féminines s’arrêtent au mieux au 44 (et plutôt en province il me semble) alors que les hommes ont leur XXXL dans leurs boutiques sans partir dans les boutiques spécialisées grande tailles. Même quand on est conscientes de cette pression injustifiée et manigancée en partie par le marketing qui veut nous vendre du yaourt, du drainant et des crèmes anti gros cul (et on a beau savoir que ça ne marche pas, y a toujours un moment où on craque), les magazines qui nous rappellent en permanence qu’il faut maigrir, maigrir, maigrir. C’est un truc qui est intégré, on nous fait toujours croire que la vie est plus belle quand on est mince, qu’on nous donnera plus facilement du travail, qu’aucun homme ne pourra nous résister, qu’il faut souffrir pour être belle. IL.FAUT.SOUFFRIR.POUR.ETRE.BELLE. Jamais un magazine n’osera écrire que le bidou est permis pour les femmes car il est hors de question de nous libérer du joug de cette obligation de minceur…

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Et je ne suis pas la seule à le penser, au fait, petite réflexion sur le double standard


* Faut que je m’y remette d’ailleurs

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J’ai testé pour vous l’aquabike

Par PinkLady

Eeeeeeeeeet salut à tous ! Ca va bien ? C’est dur-dur en ce moment, hein ? Le mauvais temps, le froid, on a bien envie de rester sous la couette avec un bon livre, un bon DVD, un bon amant ou une bonne maîtresse ou encore une grosse paire de chaussettes. J’ai dit « ou », pas « et », le modèle amant n’est pas compatible avec les chaussettes au lit. Non mais c’est vrai, vous pensez que ça sert à quoi les pieds froids ? A jouer à « si tu m’embêtes, je colle mes pieds tous froids sur toi, mouahahah! ». Jeu à éviter cependant si M. a un syndrome de Raynaud. C’est du vécu, oui.

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Bref, on le sait, l’hiver est le meilleur ami du capiton, du bourrelet plein de raclettes, de fondues, de patates, chocolats chauds… Heureusement, lecteur honnissant l’adipeux, je suis là, je te guide et je te fais découvrir de nouveaux sports, genre l’aquabike. Oui alors quand je dis nouveau, c’est nouveau pour moi, te la ramène pas avec un « non mais t’es trop à la masse, petite, ça fait 3 ans que j’en fais! ». Pfffff. Donc je reviens à mon aquabike. 

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Tout est parti d’une supplique d’une camarade qui veut mincir car la vie de couple, c’est la menace number 1 de la silhouette. Moi j’ai de la chance, quand je suis amoureuse, je mincis. Là, tel que vous me lisez, mon cul est tranquillement carré dans mon pantalon sac d’os, le fameux pantalon dans lequel notre cuissot refusait de glisser il y a peu mais qu’on avait espoir de remettre. Ben moi, c’est fait, lalala. Mais pour continuer à mettre le pantalon sac d’os (et même en acheter des plus petits en espérant pouvoir un jour y rentrer), faut pas se relâcher. Donc avec copine-en-couple, nous avons lancé l’opération « arrêtons les capitons et pédalons ! ». Sauf que le vrai vélo, ça me fait peur (rapport aux voitures, c’est pas le vélo qui me fait peur, c’est gentil un vélo) et en salle… Ben l’abonnement coûte une blinde. Donc l’idée est d’aller dans des piscines et de louer des vélos exprès pour pédaler dans l’eau. Mais pour bien procéder, nous nous sommes offerts un cours dans un centre cosy via Dealissime (c’est un groupon like. Cet article n’est pas sponsorisé). 20 € au lieu de 35 ! Pour 30 mn de cours, oui… Je sais, à ce prix là, il peut être cosy le centre ! Mais venons en au sport en lui-même.


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Après une douche obligatoire (bon point), nous voilà dans un petit bassin avec 7 vélos : 6 élèves et un prof. On grimpe sur nos appareils et il nous explique : faut qu’on se donne à fond mais si on sent qu’on ne suit plus, on se calme. Attention à ne jamais s’arrêter de pédaler, c’est pas bon pour le coeur. Non mais mon petit poulet (j’aime me montrer mentalement familière avec le prof de sport, histoire de désamorcer le traumatisme de l’époque du lycée), tu sais pas à qui tu as affaire, je vais pédaler plus vite que Jeannie Longo, tu vas voir. 


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Pendant 30 mn, on fait donc du vélo dans l’eau avec pas mal d’exercices à base de paliers : on commence tout doux, on progresse en vitesse à chaque top : « allez, on donne tout! Au prochain top, redescendez à 70% de vos capacités ». Oui alors moi, je suis à 0, 50 ou 100%, je suis mauvaise en demi mesure. Typiquement, je jogge pas car je suis pas foutue de
doser mon effort, je pars comme une tarée… et je meurs 10 mn après. Mais je tiens bien, j’accélère, je ralentis et on passe en danseuse, youhou ! Curieusement à ce moment là de l’histoire, j’ai mal… au bras. Le gauche, celui qui ne sert qu’à m’embêter. On se met debout sur les pédales ! Allez repassez en danseuse ! Assis ! Danseuse ! Accélérez, ralentissez ! Et soufflez bien surtout ! Oui, monsieur ! A un moment, on reste assises mais on passe derrière la selle pour pédaler façon pédalo. Oh mais c’est bon pour mes abdos ramollos, ça ! D’ailleurs, en fin de séance, on s’en fait une petite séance. Mes mollets sont plus résistants que mon 6 pack… Après quelques étirements, fin de la séance, douche et rentrage maison.


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Bilan ? J’ai hyper bien dormi cette nuit là, c’est hyper efficace. Trop cher dans ce centre mais hyper efficace. Du coup, la prochaine fois, on va tenter de s’incruster aux cours à Joséphine Baker : 6 ou 10 € le cours (j’ai pas bien compris leur grille tarifaire rédigée en arial 4). De suite, ça fait moins mal aux fesses !

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La coquette et l’intello

Depuis quelques temps, je le confesse, je délaisse toute presse féminine. Lassitude, impression d’avoir déjà tout lu, j’en parlerai une autre fois. Or un petit nouveau qui se positionne différent apparaît dans nos magasins. Vais-je craquer ? Non car en lisant ceci et ceci, j’ai compris que ce nouveau venu, Causette de son nom, n’arrivait toujours pas à dépasser le sempiternel clivage de
la presse féminine. Soit t’es coquette et conne, soit t’es intello et négligée. Raaaaah !

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Petit point de sémantique avant de poursuivre : je parlerai ici de femmes intellectuelles et non pas intelligentes. Parce qu’on peut très bien être cultivée et avoir le QI d’une huitre (ce qui n’empêche pas une bonne mémoire) et avoir une culture proche du néant et être néanmoins intelligente. Maintenant que ce point est posé, poursuivons. Donc la femme, cet être à part, est souvent présentée comme polyvalente, capable de parler au téléphone tout en gribouillant la liste des courses et surveillant la cuisson du poulet. Par exemple. Ce qui n’est pas mon cas vu que je ne fais jamais de liste de courses ni ne cuis de poulet. Par contre, j’ai toujours un franc succès quand je sors ma botte secrète : être capable de taper sur mon clavier une phrase cohérente tout en discutant avec la personne à côté donc en ne regardant ni clavier ni écran. J’ai fait ça l’autre jour à ma stagiaire qui était persuadée que je tapais n’importe quoi. Même pas, et toc. Par contre, je le fais de façon totalement inconsciente. Mais je m’égare ! Donc la femme a beau être polyvalente, il semble qu’on ne soit capable que de ne s’adresser qu’à une partie de son cerveau : soit la partie coquette, soit la partie intellectuelle. Les deux ? Et bah non !

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Vous allez me dire (à juste titre) que j’exagère, qu’il y a aussi des reportages sérieux dans Elle et Biba, par exemple. Si, c’est vrai. Des reportages souvent consacrés aux conditions de vie des femmes dans des pays où ce n’est pas la joie, j’ai même lu un article sur l’excision dans Biba et ça ne te met pas super en joie. Mais bon, il est vrai que ce genre d’articles est un peu noyé dans la masse des mascaras, rouges à lèvres, it bag et photo de mannequins à l’IMC relativement préoccupant. Et encore, les mannequins des photos sont bien plus épaisses que les mannequins des défilés. A ce sujet, je me demande bien pourquoi les créateurs ne font pas défiler directement leurs tenues sur des cintres… Passons. De l’autre côté, on nous propose donc un magazine sans mode et beauté parce que les filles en talon sont des pétasses. Ouiiiiiiiii…

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Alors il est vrai qu’en général, quand je lis un Cosmo ou assimilé, c’est pas forcément pour me cultiver mais plutôt pour me détendre et avaler plus facilement les 5 ou 6h de train qui me séparent de chez mes parents. J’ai bien tenté les mots croisés mais dans un élan de modestie, j’avais acheté un jeu niveau 1 ou 2 avec comme réponse à la définition « pour jouer », il fallait inscrire le mot « jouet ». Ceci étant, j’ai cherché quelques minutes, tellement je pensais pas que ça pouvait être aussi simpliste. Ah ben si… Au secours. Si je veux me cultiver, j’irai plus prendre un Nouvel Obs, un Courrier International ou que sais-je encore. Choisis ton camp camarade. Mais ce qui m’énerve, c’est cette perpétuelle dichotomie. Doit-on, pour être intellectuelle, se foutre de la mode, avoir du poil aux pattes et une sacrée gaine de capitons autour des cuisses ? Franchement, que cette dichotomie vienne de la part de femmes, ça me rend dingue. Parce que pardon mais quand on dit que pour avoir un esprit sain, faut un corps sain, je trouve ça on ne peut plus vrai. Et puis tiens, tirons un peu la démonstration. La mode, le maquillage, ce n’est ni plus ni moins que de la science. Pardon ? Mais oui, nous avons un corps et sur ce corps, il faut placer des oripeaux qui correspondent au mieux à sa géométrie. Par exemple sur une fille petite comme moi, faut pas trop abuser des tailles basses qui peut donner une sensation de « « petites pattes » . De la même
façon, la coiffure ou le maquillage doit épouser la forme de notre visage et respecter ses couleurs. Du fait de mes yeux bleus et de ma peau claire, je dois plutôt jouer sur les couleurs froides.
Mets-moi du rouge à lèvres rouge et tu verras à quel point ça ne me va pas du tout. Et, oui, j’aime avoir la peau douce et sentir bon, reconnaître les effluves qui me parlent et se marient bien à
la chimie de ma peau, trouver des produits qui la rendent soyeuse parce qu’une peau bien hydratée ne tire pas. Quant au régime alimentaire et au sport, là, encore, c’est une question de physique.
Si je mange mal, je digère mal et je ne suis pas bien. En tant qu’adepte de la chrononutrition (enfin, je dis ça mais je petit déjeune pas, c’est mal), je sais que le midi, j’ai intérêt à privilégier les sucres lents sinon à 17h, fringale et perte d’énergie. Or ma journée de travail dure jusqu’à 19h, je peux pas perdre 2h à ne rien foutre.  2h sur une journée qui en dure 8, c’est énorme. Et je ne te parle même pas des régimes équilibrés à base de calcul de calories… Quant au sport, il permet de se vider la tête des conneries, se purger pour booster sa créativité. Sans parler de la magie des endorphines qui me donne de l’énergie à revendre. Etant d’un naturel stressé, je peux vous garantir qu’on n’a rien trouvé de mieux que le sport pour se détendre. J’ai même une théorie qui dit que tout problème est dissolvable dans l’eau chlorée. Testé et approuvé par moi.

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Bref, je suis navrée de constater qu’en 2010, il faille encore choisir son camp. Non mais quelqu’un peut-il m’expliquer depuis quand mettre des talons empêche de se cultiver. Oui, ok, c’est moins pratique pour marcher dans les musées, par exemple, mais n’importe quelle femme habituée à ses talons de 12 pourra vous faire toute une expo sans penser à ses pieds, concentrée sur les œuvres qui sont étalées sous son nez. Et quand on fait un régime, ce n’est pas les neurones que l’on perd, ce sont les capitons. Alors amies, unissons nos forces et crions ce slogan : « Moi, je suis intello même avec mes stilettos ». Non mais…

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Faudra que je pense à acheter des stilettos pour le coup.

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Où trouver l’homme ? Etape 1 : la piscine

(Article fictif à but humoristique, rappelons nous)

Bon, voilà, c’est parti, en 2008, je ramène un fiancé à ma famille. Pour ça, il faut que je sois appétissante comme un Iphone neuf. Forcément, je me dois d’être canon ou à peu près pour que l’homme sur qui je vais jeter mon dévolu ne puisse pas me dire non et ait envie de partager ma vie (et pas que mon lit). Je me mets en mode sirène, donc. Pas la mi-femme, mi-thon, plus le mode Yasmine Bleeth.

Alors la piscine, il faut s’équiper : un maillot sport, lunettes pour pas avoir les yeux explosés par le chlore et bonnet. La tenue réglementaire. Me voici donc en tenue de guerre… heu de sport. Je passe sous la douche et plouf, dans le bain. Et là, je découvre : la piscine, c’est plein de mecs en général merveilleusement faits en petit slip de bain. Avec mes lunettes, je peux mater ces petits corps sexy en plein effort, quel délice. Les plus lubriques diront qu’en plus, on peut avoir une bonne idée du paquet du monsieur mais je rappelle que la taille au repos n’est pas forcément indicative de sa taille dans sa superbe et j’ai rarement vu un mec en pleine érection à la piscine. Enfin, si, mais c’était dans une piscine privée alors ça ne compte pas.

Bref, la piscine peut vite se transformer en supermarché de l’Adonis. Sauf que faut réaliser que le matage restera essentiellement du lèche vitrine car si je peux mater les messieurs sous l’eau, la réciproque est vraie. Or, à la piscine, je suis pas au top de moi-même en terme de séduction, comme dirait Peggy. D’abord, le maillot sport, ce serait sexy, ça se saurait. Ca laisse voir à peu près toutes mes imperfections, mes cuisses capiteuses, mes jambes aux couleurs étranges (merci le lait autobronzant) et j’ai intérêt à ce que mon épilation soit nickel. Je ne suis pas un mec mais je ne crois pas que des poils disgracieux qui sortent du maillot, ça fasse rêver. Par ailleurs, je perds quand même deux atouts séduction majeurs : mes yeux, cachés derrière d’affreuses lunettes, mes cheveux cachés sous un bonnet qui me rend à peu près aussi sexy que Britney post rasage de crâne… Finalement, heureusement qu’il me reste mes
seins, même si le maillot de sport a un peu tendance à les écraser. Donc déjà, compter sur son physique à la piscine, c’est un peu mort. L’esprit, alors ? Et quand est-ce que je parle, hein ? Entre deux brasses ? Surtout qu’il ne faut pas oublier que je cherche un fiancé, pas un amant. Or le mec au beau corps, là, avec ses lunettes et son bonnet, je sais même pas à quoi il ressemble alors évaluer ce qu’il a dans le ciboulot, impossible. Et puis, enfin, il reste un dernier détail anti glamour au possible : l’odeur. C’est vrai que l’avantage à la
piscine, c’est qu’on ne sent pas la sueur vu qu’on est dans l’eau. Non, on sent juste le chlore. Et franchement, c’est pas une odeur qui me chavire, ça me rappelle juste les cours de natation de mon enfance.

Finalement, à la piscine, le seul endroit de drague possible, c’est au sèche cheveux, donc c’est un timing assez serré. Là, je peux essayer de faire des effets de cheveux sous le truc ignoble censé me sécher les cheveux piqué dans des toilettes. Le seul problème, c’est qu’en général, le seul de libre, c’est celui fixé à 1m80 du sol et je rappelle que j’atteindrai jamais le mètre 60. Du coup, je suis pas sûre d’être très sexy à me mettre sur la pointe des pieds pour essayer d’avoir un peu d’air chaud sur mes cheveux. Au pire, j’aurai l’air attendrissante. On peut aussi faire des effets de cil quand on se remaquille mais je rappelle que toute femme qui se remaquille a la bouche ouverte. Oui, ça empêche de cligner des yeux. En plus, pendant que moi, je me remaquille, qu’est-ce qu’il fait le monsieur ? Il remet ses chaussettes et ses chaussures. Alors imaginez un peu le truc :

« Comment vous vous êtes rencontrés ?

– Ben, je me remaquillais pendant qu’il remettait ses chaussettes ! »

Pour la mythologie du couple, on a connu mieux.

Donc, voilà, la piscine, c’est bien pour un corps de rêve mais pour la drague, non, vraiment, c’est pas le lieu. Alors la semaine prochaine, j’irai à la salle de sport.

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Printemps arrivé, graisse pourchassée

Télé allumée, je grignote mes Special K en tapotant sur mon ordinateur quand une série de pub attire mon attention : « peau flasque, mettez la crème super liftante restructurante lissante autobronzante », « tu fais baleine dans ton maillot ? Utilise la pilule qui facilite le transit et élimine la rétention d’eau » « perdez une taille en trois jours » (ça, c’est véridique). Bon, cette année encore, la mode n’est pas aux formes si chère à Le Titien (oui, je fais ma culturée).
 

Comme la plupart des filles, j’ai acheté ce type de crème. Au bout d’une semaine, j’arrête d’en mettre parce que ça colle et ça sent fort… Quoi que j’aimais bien l’une d’entre elles qui sentait bon mais je me souviens plus de la marque. L’an dernier, je mettais celle qui faisait froid, j’avais l’impression d’avoir mâché un freedent avec mes cuisses, brrrrrr ! Je me souviens, avec Amina et Douschka, on avait eu une formidable discussion sur le sujet, chacune parlant de sa crème. A l’arrivée, pas de solution miracle. C’est pas une crème qui va nous faire perdre nos kilos superflus, faut pas rêver.

Donc l’été se profile à l’horizon, il est temps de relancer mon programme « belle et svelte ». Oui, ça, c’est mon truc. Le principe est très simple : manger peu et
bien (bye le grignotage) et faire du sport. Le tout, c’est de ne pas craquer même si on peut s’autoriser un petit écart de temps en temps, genre un resto, pour pas virer dingue et faire un gros craquage, genre le pot de nutella. Par exemple, dimanche soir, petit coup de blues, j’avais le choix entre me commander une pizza dont j’avais envie et du riz. Bon, honnêtement, quand j’ai pensé à la pizza, j’ai déjà commencé à culpabiliser donc hors de question de céder. Si je veux être la plus belle cet été à la plage (alors qu’il est peu probable que j’y aille), hors de question de s’enfiler une pizza, aussi bonne soit-elle.

Je suis bien une femme des années 2000 pour ça : plutôt que de capitaliser sur mes rondeurs appétissantes, j’essaie de les éradiquer, coûte que coûte ! Bon, très honnêtement, je ne suis pas du tout énorme et, mine de rien, ça me fait du bien de faire du sport : ça défoule. Mais comme m’a fait remarquer mon petit cœur, c’est hypocrite de ma part de dire que je ne fais du sport que pour me défouler : « Non, mais tu t’entends ? Dès que tu parles de glace, tu associes ça de suite à ton rameur ! ». Oui, c’est vrai, dès que je me lâche un peu, hop rameur. Et mine de rien, mon nouveau contrat m’a incité à plusieurs reprises à avaler un sandwich. Même qu’hier, je l’avoue, je me suis acheté un McDo ! L’autre jour, je parlais avec Zoé sur le net qui me disait en gros: « Non mais tu les fais tous craquer, t’es vraiment une tombeuse! Arrête le rameur sinon il n’y aura plus d’hommes pour nous! ». Pourtant, je me considère pas du tout comme canon, j’ai du mal à concevoir que je peux plaire avec mon petit ventrou qui m’obsède.

Le problème, c’est qu’à force de voir des filles filiformes se pincer la peau en pleurant sur leurs kilos superflus (pour perdre un kilo de plus, faudrait qu’elle s’ampute un bras !), on se sent obèse dès qu’on ne fait pas du 34. Parfois, dans le métro, je regarde les autres filles pour voir si je suis plus grosse ou plus mince qu’elles, comme si ça avait une importance. On me répète tellement que je dois être mince, dépourvue du moindre bourrelet ou capiton que je crois que mon ventre sans abdos est rédhibitoire pour les hommes. Et quelque part, ça
m’agace. J’ai beau dénoncer la dictature des régimes et de la minceur (voire maigreur), je peux pas m’empêcher d’en être victime.

 

La faute à qui ? A la société, aux magazines qui ne photographient que les anorexiques, au publicitaires qui font promouvoir tous les produits régimes par des filles qui auraient plutôt besoin de se remplumer. Au fait que les gros n’existent pas dans le paysage audiovisuel, si ce n’est comme des caricatures de bon vivant. Si, si : par exemple, les gens forts, on les fout à présenter les émissions de cuisine : « ah, c’est de la bonne chair, ça, c’est les produits du terroir ! ». Dès qu’une femme ronde est médiatisée, elle finit toujours par maigrir, comme Sonia Dubois. Elle nous répétait à l’époque qu’elle s’assumait parfaitement… La preuve que non. Pourtant les médias s’en défendent : « Mais non, on
aime les femmes en chair, aussi, regardez Laetitia Casta, c’est une vraie femme ! ». Oui bon, ben là, je complexe définitivement. Même les chanteuses se font liposuccer graphiquement parlant comme Mariah Carey qui perd facilement 10 kilos par photos ou Shakira qui gagne des abdos sur ses clichés. Et puis c’est ma faute, aussi, faudrait que je suis moins influençable.

L’autre jour, j’ai découvert un blog, l’histoire d’une jeune fille qui raconte ses troubles de l’alimentation : elle se nourrit quasiment que de coca light et se gave de laxatifs pour tout éliminer. Puis, des fois, elle craque et forcément, ça la rend malade, elle culpabilise. Bon, je n’en dis pas plus, c’est sa vie et pas la
mienne donc allez lire son blog pour en savoir plus. Ces comportements sont extrêmes, je ne peux ni ne veux juger cette jeune fille qui m’a émue. Supplicier son corps à ce point ne peut laisser indifférent et je ne peux m’empêcher de demander qui pousse les jeunes filles à de telles méthodes. Il y a même des femmes qui font exprès d’attraper un ver solitaire afin de mincir. Pour en
rajouter au dossier, les médias ont parlé de cette semaine de deux femmes décédées après avoir pris des pilules minceur à base d’extraits thyroïdiens. Là, je suis proprement catastrophée ! Les déréglements thyroïdiens ne sont pas anodins, comment peut-on se flinguer la santé pour trois kilos de moins? Sans parler de la pilule miracle des années 80 qui a provoqué des crises cardiaques
en pagaille et je crois qu’il y a eu des cas de cancer, suite à ça. De toute façon, moi, tout ce qui est miracle, je me méfie. Le seul produit qui aide à éliminer que je m’autorise, c’est le thé vert mais faut dire que marié à la menthe, c’est plus un péché de gourmandise qu’un geste minceur!

Mais bon, voilà. La norme des femmes rondes qui a fait les beaux jours de l’art semble bien loin. Aujourd’hui, faut être toujours plus mince. Par exemple, la fille de la pub Purple est tellement maigre qu’on aperçoit sa cage thoracique sous sa poitrine. Mais c’est laid ! Il paraît que les hommes préfèrent les rondes… Alors pourquoi toutes les filles qu’on nous présente comme modèle sont filiformes ? Quel paradoxe ! En attendant, cette année, je m’achèterai pas de crème anticapiton. Si je veux mincir, je préfère la bonne vieille méthode : le
sport. Parce qu’en plus, c’est bien meilleur pour la santé.

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