L’appartement mystère

La vie est parfois pleine de surprise. En pleine recherche d’appartement, je fais des “expéditions punitives” sur Seloger.com : je rentre mes critères (5 villes ciblées, Paris proche banlieue compris), je mate les annonces et si ça n’a pas l’air trop mal, j’envoie un mail puis je rentre le numéro dans le Trello qu’on a mis en place avec Victor pour voir si je rappelle (bon sauf qu’il le regardait pas et une fois sur deux, le temps que je rappelle, l’appart n’était plus valable). Jusqu’au jour où je reçois le coup de fil pour… l’appartement mystère.

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“Mlle Bartoldi, bonjour, ici l’agence Immobilia, vous avez envoyé un mail pour un appart de 53m² à 1050 € à Trivelin, est-ce que vous souhaitez le visiter”. Ah bah oui, oui, monsieur ! Il me donne les coordonnées de sa collègue, rendez-vous est pris… Sauf que je vois pas du tout de quoi il me parle. Ca me rappelle un peu mes recherches d’emploi, quand je balançais mon CV à tout Paris et qu’on m’appelait “Oui, bonjour, société Bidule, vous avez postulé à une annonce, vous voyez ?””Ah ben oui, bien sûr, enfin voyons!” Non,là, de suite, non, j’ai pas mon excel de candidature sous le nez… Donc je recherche l’appart en question, je trouve pas dans ceux que j’ai mis de côté… En reprenant la recherche initiale, je finis par le retrouver et… ok, y a juste deux photos floues du balcon… Mais qu’est-ce que je suis allée envoyer un mail sur cet appart ? Bon, c’est pas grave, le coin nous intéresse sur le papier, ce sera l’occasion de se frotter au quartier pour de vrai.

appartement mystère

Un samedi matin, nous voici donc à Trivelin. Bon, la sortie du métro est pas ouf mais ça craint pas et on va pas vivre dans le métro donc bon… On marche un peu, on voit au loin une zone industrielle un peu en friche mais bon, on va pas vivre sur le trottoir, voyons l’appart. On finit par trouver, on se retrouve à monter au 10e avec une dame très charmante qui voulait me prêter une écharpe au bout de 2 mn, on arrive et… ah mais oui, ça le fait ! Une belle surface, bel état, une cuisine américaine, une chambre avec placard, une salle de bain assez grande, un salon parqué, une entrée avec un autre placard et surtout, surtout…. une terrasse avec vue… On signe où ?

VUE

Bon, je vous cache pas que j’ai manqué de passer Victor par la fenêtre. “Alors, voici la chambre avec parquet mais vous pourrez mettre un tapis, hein!””Oh vous savez, avec deux chats, on va éviter !”. J’arrête de respirer, la dame réagit pas. On finit la visite et il remet ça “oui parce que bon, avec deux chats…” Mais taiiiiiiiiiiis-toi putain ! “Ah vous avez des chats?” Ok, c’est mort “Ah les chats, c’est mieux que les chiens, ça fait pas de dégâts”. Quand je lui en parle plus tard, il me dit “non mais on va pas mentir non plus”. Non mais en entretien, par exemple, si on ne me demande pas expressément si je suis efficace dès le matin, j’évite de balancer gratos “embauchez-moi mais sachez qu’avant mon café, que je vais faire durer jusqu’à 10h30 au moins, ça sert à rien de me faire bosser, hihi !”

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Bref, le mercredi, je vais voir la dame dans une brasserie pour lui donner le dossier, elle veut à tout prix m’inviter à déjeuner puis m’explique les différentes modalités pour le loyer, le déménagement… Heu mais… vous voulez pas regarder le dossier avant, madame ?

Red folder and keys with rental agreement.

Et c’est ainsi qu’en ayant répondu à une annonce par accident, nous avons trouvé notre petit nid d’amour (et je pense que personne n’a postulé à part nous)… Comme quoi, le hasard fait bien les choses, parfois…
Du coup, c’est parti pour les cartons, les démarches administratives donc vous comprendrez que je vais sans doute moins repasser par ici… ouais, ça va pas trop changer par rapport aux derniers mois !

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Et si on les foutait tous dehors ? (mon rêve)

Je suis une citoyenne écoeurée, dépitée, blasée au dernier stade. En 2012, je souffrais dans la France de Sarkozy, je n’attendais que son départ, en espérant que ça nous apporte un peu d’oxygène. Je déteste la France de Hollande : riches contre pauvres, citoyens contre citoyens, les “bons Français” contre les “Musulmans d’apparence”, les Roms ou, pour certains, le “lobby juif qui dirige en souterrain la France”. En 2012, j’espérais une alternance qui apaiserait. En 2016, j’ai envie de pleurer en pensant à 2017 : quels que soient les candidats, il n’y a aucun espoir d’une réelle alternative. Sauf infarctus, rupture d’anévrisme ou énorme scandale, 9 chances sur 10 qu’on se ramasse Juppé. C’est mieux que Sarko, mais mieux que Sarko, ça veut pas dire que c’est bien. Bref, voici ma colère de citoyenne

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Et puis. Et puis il y a eu la dernière estocade, la loi Travail, un ultime crachat à notre gueule et un gros ras le bol. Les lycéens descendent dans la rue, les étudiants, la place de la République est désormais occupée toutes les nuits. On se lève et on dit stop, ça suffit l’enculade avec du verre pilé, on ne peut plus. Et là dessus, comme une fine couche de chantilly, paillettes au chocolat : les Panama Papers. Alors, j’écris cet article à 10h05 et je ne connais pas encore la liste des impliqués (bon, à part Balkany pour la France et ça commence à tomber sur les “proches” de nos chers dirigeants mais bon, Balkany qui n’aurait pas été impliqué dans une magouille, c’est limite inconcevable) mais ce matin, en me levant, je me suis prise à rêver que tous nos dirigeants des 10 dernières années soient impliqués. Que notre oligarchie tombe tout entière dans ce scandale, qu’on les foute tous dehors, qu’on reparte de zéro.

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Alors évidemment, je vous entends derrière votre écran “mais t’es vraiment trop utopiste : on les fout dehors, ok, mais so what ?”. C’est vrai que si je regarde les modèles étrangers, je suis pas tout à fait sereine : Tsipras ressemble finalement plus à un pétard mouillé qu’autre chose. L’Islande, dont on ne pensait que du bien parce qu’ils “ont préféré l’intérêt des individus plutôt que celui des banques” se retrouvent avec un Premier Ministre touché directement par le scandale… Peut-être Podemos… Mais si on ne peut pas tout changer en 1 jour, il est peut-être temps d’y penser. Envisager la 6e République. Celle de Mélenchon ou une autre, je suis pas particulièrement Mélenchoniste. Et vous savez de quoi je rêve ?

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Je rêve d’une carrière politique limitée dans le temps. Deux mandats maximum (et encore que), de la proportionnelle. Comme je disais sur Twitter “je ne veux plus qu’on fasse carrière en politique mais que la politique ne soit qu’une parenthèse dans une carrière”. Parce que la carrière politique pose un réel problème, notamment au niveau du clientélisme, de la déconnexion avec la vie de la plupart des citoyens, les petits arrangements entre amis qui piétinent joyeusement l’intérêt général. Les citoyens grondent ? On balaie ça d’un méprisant “mais ils ne savent même pas de quoi ils parlent”. Ah ben oui, c’est vrai que nos élus sont bien plus éclairés que nous, ils ont fait de grandes écoles, vois-tu…

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Sauf que non. Revenons à une énième colère des citoyens vs les députés : le vote sur l’état d’urgence avec 136 députés présents vs 441 députés absents. Face à la colère, quelques sites Internet sont venus nous expliquer que c’était normal, quelques députés ont expliqué le pourquoi du comment : le lundi, ils sont en province pour faire du local, d’autres étaient en commission, d’autres encore à la buvette. Ok, bien mais pourquoi il y a eu si peu d’explications par les principaux concernés ? Parce qu’ils considèrent que les citoyens n’ont qu’à savoir comment ça fonctionne ou juste parce qu’ils s’en foutent (vu l’absence de réponse générale sur le sujet de l’absentéisme à l’Assemblée, j’ai une petite idée sur la réponse) ? Mais surtout, surtout, je cite : “Tous les députés ne sont pas spécialistes de toutes les questions traitées. Seuls ceux qui ont travaillé le sujet, parfois de longue date peuvent utilement participer aux débats. Les autres n’ont rien à dire.” (article qui date de 2009…) . Ok alors du coup… pourquoi ils se prétendent plus éclairés que nous, les citoyens idiots et incultes ? Pourquoi on continue à nous vendre une oligarchie éclairée alors qu’on a juste à faire à des individus à réseaux qui ne représentent que leurs propres intérêts ? Pourquoi on a une Assemblée qui ne ressemble absolument pas à la population française mais qui n’est qu’un entre soi essentiellement masculine, CSP++, blanche et pas vraiment jeune (pléonasme) ?

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Ce matin, je me suis réveillée avec un espoir : qu’on foute tous ces gens dehors et qu’on revoie le système de fond en comble pour assurer une représentation plus en phase avec la population française et surtout des individus qui agiront vraiment parce que 5 ans, ça passe vite et tu ne rempileras pas 107 ans non plus. On me répondra qu’à l’inverse, quelle motivation pour ceux qui savent qu’ils ne resteront pas par la suite? Je sais pas mais après tout, on nous fait croire que la précarité et les contrats courts, c’est le bien alors pourquoi ça ne concernerait que les citoyens ?

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Et pour finir, une petite vidéo d’une candidature qui fait réfléchir, celle de Dany Caligula, un jeune homme que j’aime de plus en plus (et pas juste parce qu’il est Toulousain)

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Faut-il relancer ses proies sur les sites de rencontre

La question qui tue.

J’ai souvent comparé la recherche de l’amour à la recherche d’un travail tant je trouve cette métaphore pertinente, surtout sur les sites de rencontre. Mets ta plus jolie photo, ton parcours et tes loisirs en avant et envoie ta candidature à celles et ceux qui te séduisent. Tout pareil. Alors du coup, puisqu’il faut faire tout pareil, organisons un système de relance par mail des candidatures laissées sans réponses ! Oui… mais non.

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Un après-midi de juin 2012 (bon, en vrai, j’ai aucun souvenir de la date), je reçois un mail dans ma boîte spéciale site de rencontre m’informant que Loupdamour m’a envoyé un message. C’est étrange, ce pseudo me dit quelque chose, allons voir “3 semaines sans réponse, je suppose que c’est un râteau”. Et voilà comme quelques mots m’ont foutu bien à l’aise et bien de bonne humeur, merci Loupdamour ! Me sentant obligée de me justifier, je lui ai signalé qu’il était en couple et donc que je n’étais pas intéressée par ce type de relation, merci, bisous, au revoir.

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Un autre mec m’envoyait régulièrement des messages, aussi du type “ah, enfin le week-end, je vais me reposer après une dure semaine à bosser. Je l’ai bien mérité ! Je vais sans doute aller me promener et aller au ciné avec mon fils. Et toi ?”. Heu, c’est à dire on se connaît ? Il y a une raison pour laquelle tu commences à me raconter direct ta vie ? Le pire est que j’en ai reçu une demi douzaine comme ça, ainsi que mes copines inscrites sur le site. Je n’ai jamais su si le monsieur se rendait compte qu’il m’avait déjà envoyé un bout de son blog quelques jours plus tôt mais là, c’est rhédibitoire : non merci !

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En matière de séduction, s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’adresser une fin de non recevoir, je trouve ça toujours gênant. Personne n’a envie d’entendre “ouais écoute, Jean-Luc, t’es sympaaaaa mais ça va pas le faire. Oh et commence pas à me sortir le couplet de l’amitié et co, on est sur un site de rencontre et on sait très bien ce que ça veut dire”. Du coup, quand je sens que le gars ne va pas m’intéresser, je ne me fens pas d’un mail pour le lui dire surtout que mes goûts n’étant pas universels, le fait que j’ai pas super envie de me projeter avec lui pour une nuit ou pour la vie ne veut pas dire que personne au monde n’aura envie de lui. Je veux dire personne ne doit se remettre en question parce que je suis naturellement plus branchée Jon Kortajarena que Brad Pitt et que j’aime pas les mecs qui étalent leur fric sur leur compte ou parce qu’ils regardent les Anges de la téléréalité (bien que je doute que quelqu’un-e puisse indiquer regarder cette émission sur une fiche de site de rencontre en restant au 1er degré). Alors forcément devoir m’en expliquer devant cette personne qui a eu, certes, le courage de faire le premier pas m’agace légèrement. J’aime pas donner des coups, viens pas en chercher gratos.

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Alors vous allez m’objecter : “ouais mais peut-être qu’il/elle n’a pas vu mon message dans la masse et moi, je le/la veux vraiment parce qu’il/elle a tout ce que je veux, tout ce que j’aime, faut que je retente, des fois que…”. Oui alors je n’ai pas les stats de messages non remis sur les sites de rencontre mais je doute qu’il y en ait tant que ça. Alors oui, tu pourrais recontacter en envoyant un message tout neuf mais si la personne se souvient de ton pseudo, ça risque de légèrement l’agacer d’avoir l’impression que tu bombardes toutes les personnes du coin sans faire attention si tu as déjà contacté la personne ou pas. Le pire étant de renvoyer le mail à l’identique, rappelant vaguement à votre proie ces mails de Marie Voyance qui vous écrit car vous êtes en grand danger. Oui, oui, oui.

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Bref, si votre cible ne répond pas, ce n’est tout simplement pas la bonne. La vie est ainsi faite mais pas de panique : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Comme disaient les jeunes à l’époque, Next !

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Comment je suis même pas allée au Pôle Emploi

09 décembre 2010, j’apprends donc que le 11 janvier au soir, je serai au chômage. Enfin, je peux partir avant mais je n’ai pas très envie de me retrouver désoeuvrée donc je dis « ouais ouais, j’irai jusqu’au bout du contrat ».  Mais j’allais pas attendre le 11 janvier pour me bouger les fesses.

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Dès le 09 au soir, je décroche un premier entretien puis un second dans le week-end. Et me voici avec deux entretiens dès le lundi 13 décembre. Un autre le 14 au matin. L’un est une pure arnaque, je vous fais le topo : « salut, je te propose un poste de community manager-chef de projet web- responsable de communication pour 1400 € net par mois. C’est la crise poulette, dis oui ». J’ai dit « ahah, non ! ». Un autre n’a pas abouti mais il y en a un, un, j’ai cru que mon cycle Kitchin était de retour.  Petit rappel de ma vie : avril 2007, j’ai un premier CDI. 5 mois plus tard, je passe un entretien avec Simon de TGGP et j’ai eu le poste. Juillet 2010, je débute mon CDI dans ma nouvelle boîte. 5 mois plus tard, je repasse un entretien… avec Simon mais pas pour TGGP ! Non mais là, c’est bon, je l’ai le job, c’est obligé.


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Sauf que non. Je suis arrivée en finale (comme tous les entretiens que j’ai passés, deux à trois entretiens par boîte, je suis ravie de n’avoir pas trop postulé finalement) mais voilà, j’ai pas fait d’études marketing et ça coince. C’est sûr, 3 ans et demi d’expérience, ça vaut pas une école de commerce. Mais peu importe, j’avais quelques réserves sur le poste. Parallèlement, je suis contactée régulièrement par des cabinets de recrutement qui me proposent toujours le même poste de directrice de clientèle. Un poste intéressant, bien bien payé mais… mais c’est pas mon job, je sais d’avance que je serai pas à la hauteur. 

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Ma soeur, qui bosse en agence média, fait également passer mon CV à mon boss qui le transfère à un responsable pôle marketing d’une agence affiliée. Et hop, entretien ! Un entretien étrange car à la fin, le gars me regarde et me fait “Bon, l’entretien s’est super bien passé, je vais parler de toi à notre DG” (oui, il me tutoyait, agence, je vous ai dit). Oh ouah, c’est la première fois qu’on me dit ça direct à la fin de l’entretien. Je passe donc à l’étape DG à mon retour de vacances de Noël. Puis c’est au tour de la DRH. Le 11 janvier, très précisément : j’ai quitté mon  poste à 18h pour ne plus y retourner et j’enchaîne. La DRH me chante les louanges de la société. Heu mais, je suis pas censée vendre ma candidature, là ? “Voilà donc on vous propose un contrat à tant, vous êtes intéressée ?”. Voilà, mon inactivité a duré 40 minutes, je suis désormais en vacances. 

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Quoi ? Mais qui a fait circuler mon CV déjà ? Ma soeur. Oui, voilà, ma soeur est désormais ma collègue. Ma collègue de loin, on est dans le même groupe mais dans deux agences différentes et même s’il existe une forte synergie entre les agences, elle est sur l’alimentaire et le bancaire, moi sur les cosmétiques et le luxe. Petit hasard de la vie : en février 2009, j’étais allée dans l’antenne où travaille ma soeur pour un rendez-vous client avec Pubilon et j’avais trouvé l’agence magique, avec des frigos immenses, un petit déjeuner servi tous les matins, un jardinet. Bon, dans mon antenne, y a pas de petit déj gratuit mais une table de ping pong, un babyfoot et une terrasse. Mais la vraie cerise sur le gâteau, la voici : c’est à 30 mn à pied de chez moi. L’autre antenne à 25 car il est question qu’on y déménage (quand j’y pense, c’était obligé que ça marche pas dans ma dernière boîte, c’est la première fois que je n’entendais pas parler de déménagement). Ce qui veut dire que je n’ai plus besoin de prendre le train pour aller bosser ! Non parce que je vous en ai pas reparlé récemment mais durant mes 6 mois dans mon ex boîte, j’ai eu une fois, une seule fois, mon train à l’heure… un jour de grève ! Va comprendre.

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Donc si on résume cette histoire : j’ai gagné 13 jours de congés (bon, je me suis pas reposée pour causes personnelles et rangement de mon appart aussi, j’ai un nouveau bureau), j’ai gagné 700 euros de plus que mon salaire habituel en janvier en ne bossant que 7 jours ouvrés (cette semaine ne compte pas, on me paiera fin février), un salaire un peu plus élevé, des clients prestigieux, un boulot motivant… Dire que je me foutais de mon troll parce qu’il pensait que c’était possible. Merde, pour une fois, il avait raison (exception qui confirme la règle, t’emballe pas). Faudra un jour que je vous parle des vertus prophétiques de ce blog, c’est hallucinant tout ce que je peux écrire en disant “jamais” et qui, finalement, se produit. Ca fait peur…

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Le choix de partir


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J’ai donc démissionné depuis maintenant un mois et demi, suite à une recherche plus ou moins active d’emploi m’ayant fait passer une bonne quinzaine d’entretiens, parfois deux par jour. Mais revenons aux origines de cette histoire ou comment on décide de partir. Pour ceux qui prennent ce blog en cours de route, un rapide résumé s’impose.

Premier job (en CDI) décroché en avril 2007 après un an et demi de chômage. « Et là, tout s’enchaîne ». Je démissionne dès septembre car un très grand groupe de presse (surnommé TGGP) m’appelle. J’y débarque en octobre 2007 pour en repartir en mars 2009, déçue par le tour qu’avait pris les choses. Ca, je l’ai raconté lors de ce premier journal d’une
démissionnaire. En arrivant chez Pubilon, j’étais donc bien décidée à rester longtemps, minimum deux ans car à force de changer de taf, mon CV va finir par puer la fille instable. Non parce qu’en entretien, je peux tout à fait justifier mes choix mais pour se faire, il ne faut pas que mon CV effraie.

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Tout a commencé en novembre, quand ma sœur m’envoie une annonce pour être community manager pour une marque oeuvrant dans le commerce équitable. C’était à un moment

où j’étais en pleine turbulences suite à un couac sur une opé qu’on m’imputait directement. Pour le coup, j’ai admis m’être planté (en toute bonne foi) mais Iasmina m’a toujours dit que je n’y étais pour rien. Ceci étant, il fallait bien que quelqu’un paye et ce quelqu’un, ce fut moi. Donc j’en étais arrivée à un point où envoyer un mail me terrorisait de peur de me faire engueuler car il était mal rédigé et là, cette annonce providentielle. Et pourtant, j’hésite. Non pas à cause de l’annonce en elle-même qui, soyons honnêtes, me motive carrément, mais pour cette désagréable sensation de quitter le navire à la première goutte d’eau suspecte. Même si mon relatif mal être au sein de cette société n’était pas tout à fait nouveau mais, quelque part, partir, c’était admettre ses faiblesses, son incapacité à donner une bonne image de soi, à prouver que, non,  je ne suis pas incompétente. Mais ma sœur me convainc de postuler quand même, me rappelant qu’envoyer un CV ne voulait en aucun cas dire être embauchée. Et elle avait raison, je crois n’avoir jamais reçu de réponse pour ce poste.



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Mais au moment de cette candidature se noue un nouveau drame, consécutif à celui évoqué plus haut. Je décide de prendre 4 jours de vacances pour me remettre un peu sur les rails mais comme une conne, je lis mes mails pro, je me fais harceler de demandes de dossiers à terminer en urgence, etc. Jusqu’au mail fatidique qui m’annonce que je n’avais pas pris en compte les remarques des derniers jours et qu’on allait discuter à mon retour. Là, grosse crise de nerf, je me retrouve à 16.12 de tension, je supplie mes parents de me filer un médoc pour pouvoir retourner au boulot car sans ça, c’est juste impossible. Et voilà l’arrivée du Lexomil. Retour sur Paris, shootée, à côté de mes pompes, je me prends donc un avertissement. Et dans l’avertissement version écrite, il y a un mot, un seul, qui m’a littéralement fait péter les plombs : « médiocrité ». Je me tue pour cette boîte et mon travail est qualifié de médiocre, tout ça pour une
erreur qui m’a été imputée car, je cite « mais si je ne te le reproche pas à toi, à qui veux-tu que je le reproche ? ».


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Donc là, goutte en trop, je décide de repartir sur les sentiers de la recherche d’emploi, sentiers que je finis par bien connaître. Mais cette fois-ci, la recherche allait être plus longue que prévue…  Mais déjà, fin novembre, je décroche un premier entretien…

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Nouvel entretien, nouveaux espoirs




Suite au mail de Vicky, je m’attelle de suite à ma candidature, je ne peux pas laisser passer cette annonce. Alors, CV ok, je l’avais remis au propre pour Startofer. La lettre de motivation, maintenant… Mon Dieu, c’est fou à quelle vitesse on peut perdre certains réflexes. Au bout de deux heures d’intense concentration, j’envoie ma candidature. A 23h30, même pas mal.



Le lendemain matin, je suis fébrile. Arrivée au boulot, je fonce sur netvibes : aucune réponse. Pas de panique, Nina, nous sommes vendredi, il n’est pas tout à fait 10h, laisse leur le temps un peu. Alors que je commençais quand même à faire un peu la gueule, le téléphone sonne. « Oui, bonjour, Rémi Chastand de la société Pubilon, nous avons bien reçu votre candidature et nous serions intéressés par votre candidature. Quand pouvons-nous nous rencontrer ? ». Yeaaaaaaah ! Rendez-vous est pris mardi, 9h. Evidemment, je m’empresse d’en parler à Vicky et aussi à ma sœur. A ma mère, je ne dis rien : elle est très tendue depuis le décès de ma grand-mère, on ne va pas en rajouter.


 

Lundi, 9h et quelques, téléphone : ma sœur. « Ouais, j’ai eu ton mail. Dis, tu sais que ma collègue Caroline [que j’avais aidé pour un mémoire] connaît bien le DG de Pubilon, tu veux qu’elle glisse un mot en ta faveur ou t’es pas hyper motivée par le poste ? ». Non mais elle rigole ou quoi ? Mais je suis motivée à bloc ! En voilà une bonne nouvelle mais ne nous reposons pas sur nos lauriers avant d’avoir fait quoi que ce soit. La journée, j’écris des articles pour mes blogs féminins histoire d’engraisser le pressbook, refait pour l’occase (en clair épuré des vieilles expériences n’ayant aucun lien avec le web). Evidemment, lundi soir, mon imprimante refuse d’imprimer. Je nettoie les têtes d’impression mais rien à faire. Salope.


 

Mardi matin, 8h, je suis dans un cybercafé pour imprimer mes documents, la fameuse expédition qui m’a inspiré cet article. Pour l’occasion, j’ai enfilé un gilet de tailleur sur un pull et j’ai même mis une cravate car une fille en cravate, je trouve ça très classe. A mes pieds, mes fameuses bottes qui me font toujours mal alors que ça fait quand même plus de 6 mois que je les ai et que je les mets régulièrement. 9h, je suis dans la place, je monte les trois étages qui m’amènent au siège de Pubilon. Je prends deux secondes pour reprendre mon souffle et sonne. Notez que là, je ne me suis pas trompée de numéro. Un homme m’ouvre, c’est Rémi Chaland, il me propose d’aller passer l’entretien au bar d’en bas. Heu.. Ben, c’est original, au moins.


 


Nous voici donc au café, il me raconte le poste, je lui détaille ma vie, explique le pourquoi du comment de mon désir de quitter TGGP, de mes aspirations, de mon envie de responsabilités, d’autonomie, de devenir une réelle force de proposition… Bref, en un mot, je suis une grande maintenant et veux être considérée comme telle.

« Et votre plus grand défaut selon vous? »

Rah, la question que je déteste. Bon,on va partir sur le fait qu’ils aimeraient un profil assez branché marketing et qu’il est vrai que je n’ai pas cette dimension là dans mes études mais que je l’ai apprise au fur et à mesure de mes expériences et qu’en plus, je sais faire des présentations powerpoint aux clients pour les clients, si, si.



 

Grosso modo, je dirais que l’entretien se passe bien mais je sais que je ne suis pas la seule en lice, ce qui me stresse légèrement car le poste me plaît vraiment mais rien n’est catastrophique non plus vu que j’ai déjà un job. Il me dit qu’il me contactera fin de semaine mais plus vraisemblablement début de la suivante.

Une semaine à stresser, brrrr !

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C’est plus facile de trouver du boulot quand tu t’appelles Marie que Naïma

 

Il y a quelques temps, j’ai lu dans un magazine féminin (hum…) un article assez intéressant sur la discrimination à l’embauche. Je résume l’article : c’est plus facile de trouver du boulot quand tu t’appelles Marie Dupont et que tu vis dans un chouette quartier que quand tu t’appelles Naïma Ben Arfa d’une banlieue toute moche.  Ah ?

Donc je lis cet article et je me gratte la tête. En fait, je trouve ça profondément con. Evidemment, je ne me suis jamais retrouvée en position de recruteur même si j’ai déjà eu un avis à donner sur la sélection d’un futur stagiaire (qui n’avait pas encore été choisi quand j’ai quitté TGGP). Evidemment, on a rigolé en googlisant le nom des stagiaires (rendez vos profils Facebook inaccessibles, je l’ai déjà dit, ça fait TRES mal quand on voit qu’un mec a adhéré à tous les groupes genre « je suis alcoolique et cool »), on s’amusait à choisir un candidat ou une candidate parce que sa nationalité nous plaisait bien (y avait une Canadienne !) mais dans les faits, c’était juste un jeu quand on recevait une candidature. Ensuite, on regardait vraiment la partie expérience et on s’en foutait bien de la nationalité et même du nom.



A la limite, je peux comprendre que certains coins inquiètent un peu. Non que vivre dans un quartier donné rend plus intelligent ou plus stupide, aucun rapport, juste une question de transports. Etant moi-même une victime récurrente de la SNCF/RATP (quoi qu’en ce moment, pas tellement), je sais que c’est difficile d’être à l’heure quand on vit dans certains endroits. Donc je peux éventuellement comprendre que des employeurs soient légèrement effrayés par ça mais est-ce la faute des gens si les transports transiliens sont vétustes ? Non. Mais bon, se dire que Naïma fera du moins bon boulot que Marie, ça me désespère. De la même façon qu’on refuse des apparts à la même Naïma en inventant des prétextes bidons juste pour pas louer à une Arabe (marche avec les Noirs, aussi, voire les Asiatiques des fois que ce soient des sans papiers qui font dégeler des crevettes dans la baignoire…).

Alors la solution toute trouvée semble être le CV anonyme et perso, je suis totalement pour. Mais côté recruteur, ça ne plaît pas. Je me souviens une fois avoir déjeuné avec une fille avec qui j’avais passé un entretien, très sympa mais en gros, elle m’avait dit que ne pas mettre la photo donnait la sensation que je cachais quelque chose. Ok pas de soucis, je mets une jolie photo et roule. Mais je suis super occidentale comme fille. La question essentielle est : mais pourquoi ça pose tant de soucis d’anonymiser un CV ? Pourquoi c’est pas encore la norme ? On pourra me dire que certains métiers sont obligés de vérifier la présentation du candidat notamment pour tout ce qui est hôtesse d’accueil, commercial ou je ne sais mais faut pas exagérer, on est très loin de la majorité des postes.

En plus, l’anonymisation systématique permettrait aussi de sortir d’une éventuelle victimisation. La discrimination existe, ok, mais elle sert parfois un peu trop d’alibi : « je ne suis pas embauché parce que je suis ci, ça ou que je vis là ». Dans certains cas, le problème vient surtout du fait que l’expérience n’est pas la hauteur du poste, voire que le CV est tout pourri. Car comme nombre de candidatures envoyées restent sans réponse, il est toujours difficile de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Au moins, avec le CV anonyme, on saurait que si discrimination il y a, elle ne vient pas du nom ou de l’adresse. Peut-être de la fac qu’on a fréquentée ?

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J’adore travailler dans le vent



Retour à TGGP suite à cet entretien chez Startofer qui a au moins eu le mérite de me rebooster un peu et de me prouver que j’ai les
bonnes revendications salariales. Toujours utile de savoir ce que l’on vaut. Il est vrai que je suis plus sereine et tant mieux car les vexations ne sont jamais bien loin.

 

Avant mon départ suite au décès de ma grand-mère, on m’avait parlé d’un projet de revue de blog. A mon retour, ça se précise, il serait question de faire une revue reprenant les 50 meilleurs articles de la semaine avec extrait et lien. Oui, 50. Je m’y attelle tout en sachant pertinemment que ce format n’est pas bon et qu’il va falloir mieux concevoir le truc. Je taffe dessus pendant 4 bonnes heures, j’envoie à Jeanne de TMF.com qui me remercie et transfère à Jeanne Baron. Plus jamais eu de nouvelles (pour changer). C’est pas comme si j’attendais un retour de toute façon, je savais à présent pourquoi j’étais le vilain petit canard.



 

Suite à ça arrive Jade qui va travailler sur le marketing communautaire, en gros. On la rencontre un après-midi avec Simon pour parler un peu du communautaire, elle me parle de toujours cette fameuse revue blog qu’elle devrait gérer à priori (dans mes dents). Je trouve Jade très sympa mais je constate qu’elle va faire plus ou moins le taf de responsable éditoriale que je convoitais durant l’été. Elle a été choisie par Jeanne Baron, je ne peux absolument pas rivaliser. Limite, je regrette qu’elle soit si sympa, je ne peux même pas lui en vouloir. Non que ce soit sa faute mais y a des moments dans la vie où la mesquinerie fait du bien.


 

Mais je ne m’énerve même plus. Je lui envoie même les propositions que j’avais faites à l’époque, histoire que mon travail serve à quelqu’un, que j’ai moins l’impression d’avoir été totalement inutile dans cette histoire. Je sais que mon avenir est ailleurs mais nous avons planifié un voyage familial en mai avec ma sœur et mes parents donc je partirai après. En attendant, faut que je peaufine un peu mon profil en écrivant plus sur les blogs féminins que je gère sur Joséphine, je fais mon travail de façon irréprochable. Quand je commencerai à chercher, je serai au top de moi-même.


 


Quelque part, se contenter de faire son taf a quelque chose de drôlement reposant. Ne plus ruminer les vexations, les projets qui sont refilés à d’autres, ne plus se demander où chercher, comment… J’envisage de choper une pige quelque part, histoire d’arrondir les fins de mois. Il est question d’une augmentation en plus, ça aide à faire passer la pilule. Oui, je sais, à ce moment de l’histoire, j’ai perdu toute combativité, je me dis qu’il sera toujours temps de bouger au printemps.

 

Mais alors que je me laissais bercer par le doux rythme des jours (et que j’écris en plus n’importe quoi), je reçois un mail de Vicky. Enfin, j’en reçois tous les jours mais celui était très particulier, il contenait une annonce magnifique pour être chef de projet éditorial. En gros, tout ce qui me manque chez TGGP, le côté management d’une équipe, poste à responsabilité est dedans. Ils demandent une dimension marketing qui est très faiblarde chez moi mais tant pis, je veux ce poste, je vais donc envoyer ma candidature.

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Retour en grâce


Première tentative d’évasion foirée. Mais ma vie s’emballe et je n’ai plus guère le temps de loucher ailleurs. Je déménage mais surtout ma grand-mère meurt et là, je remets tout en question, j’ai la sensation d’avoir mal choisi mes priorités. En fait, le soir où ma mère m’a annoncé que ma mamie était condamnée, j’ai fait un rêve : c’était mon mariage, j’étais somptueuse dans une robe bustier top, j’étais hors de l’église avec mon papa et ma sœur (ma mère était à l’intérieur) et soudain, ma sœur me disait que ma grand-mère ne serait pas là pour voir ça. En me réveillant, je me suis dit qu’il fallait peut-être arrêter de s’emballer professionnellement et construire plus sa vie privée.




Le même jour ou à peu près (entre l’annonce du cancer généralisé et le décès de ma grand-mère), je reçois un coup de fil de Jeanne, la rédac chef de TMF.fr. « Ouais, Nina, c’est Jeanne. Voilà, on voudrait faire une revue de blogs et je me suis permise de suggérer ton nom pour le faire, ça ne te dérange pas ? ». Oh mon Dieu, quelqu’un se souvient de mon existence ! Bon, en gros, il a été suggéré de proposer toutes les semaines une revue des blogs, Jeanne et Louise ont soumis ma candidature vu que je rappelle que j’ai été embauchée un peu grâce à mes connaissances de la blogosphère. Mais Jeanne Baron (toujours elle) hésite et préfèrerait confier ce boulot à une pigiste. Oui, il est désormais plus qu’évident que je lui pose problème. Mais je n’ai pas assez de combativité pour relever, je suis un peu KO. Mais là, j’ai la révélation ultime du pourquoi notre chère Jeanne m’a dans le nez.

Tout vient du recrutement. En fait, c’est Simon qui m’a contactée et vue en premier avant que je ne passe un entretien chez TGGP, entretien qui ne s’était pas hyper bien passé, j’avais trouvé la RH terrifiante. J’avais appris quelques mois plus tard que mon embauche avait été très serrée. Pas que mon profil était mauvais mais juste que le gang TMF n’avait pas apprécié de ne pas m’avoir rencontrée en premier, de ne pas m’avoir élue. Le 4e community manager a d’ailleurs été sacrifié juste après moi. Or notre amie Jeanne Baron a peur du net, c’est vilain, bouh. Donc pour gérer ce domaine si mystérieux pour elle, elle a besoin de s’entourer de gens qu’elle a elle-même choisis. Ce qui n’est pas mon cas. Je serai donc toujours hors jeu.


Et pourtant, l’espoir renaît, encore et encore. Juste à mon retour du congé décès, je passe mon entretien d’évaluation annuel qui est très bon. En gros Simon admet tout à fait que mes difficultés sont essentiellement liées à mon manque de contact chez TMF et à la placardisation dont nous sommes tous victimes. Hé ouais. On s’entend sur le fait qu’une formation en marketing communautaire pour les DIF serait une bonne chose également. Bref, je me sens un peu mieux dans mes baskets. Et pour combler ce mieux, revoilà Louise, de retour de son congé maternité. Après avoir passé une heure à apprendre à utiliser un blog, on va déjeuner ensemble, Simon nous accompagne et elle me rassure. « Tu sais, avec le déménagement, tu vas être plus sollicitée, tu vas pouvoir faire plus de choses avec TMF. Même si tu ne fais pas la revue des blogs, il y aura autre chose pour toi, ne t’en fais pas ».




Du coup, je me sens plus confiante, j’ai finalement plus envie de m’investir dans mon boulot actuel que de papillonner ailleurs. Surtout que je n’ai pas la force. Alors je vais faire la revue blog, je vais m’appliquer. Mais alors que j’étais dans de bonnes dispositions, mon téléphone sonne…

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J’ai décroché un entretien !



La blogosphère est un monde tout petit qui communique énormément, à tort et à travers souvent mais parfois, ça peut être utile. Vers la fin novembre, je vois passer sur mon twitter : « agence cherche blogueuse de talent ». Tiens donc… Je récupère les coordonnées de la fille qui a lancé en premier cette annonce et j’envoie ma candidature. Ohlala, je suis toute excitée !

Le lendemain, je reçois le mail d’une nana qui s’occupe du recrutement pour ce poste et qui est intéressée par mon profil, merci d’appeler pour prendre rendez-vous. Le rendez-vous est pris un jeudi soir à 18h30, je dois donc arriver au boulot sapée mais pas trop et partir une heure plus tôt que d’habitude. Plus flag tu meurs. Le week-end d’avant, je m’offre une séance shopping, sachant très précisément ce que je voulais : une robe pull avec une large ceinture, à mettre avec un collant épais voire un leggins et mes bottes à talons. Oui, en vrai, je suis férue de fringues et de mode mais je n’en parle jamais.


Jour J, me voici avec ma robe (alors que je n’en mets quasiment jamais), je vais jouer la carte du « je vous dis pas où je vais mais merci de penser que je vais à un rendez-vous galant ». Dans la journée, je retourne sur le site de l’agence en question prendre quelques notes, vérifier l’adresse en jetant un oeil sur le plan mappy. Super, c’est à deux pas du taf de ma soeur, je situe tout à fait, je ne vais pas me perdre. En surfant, je tombe sur l’annonce concernant le poste pour lequel je postule et là, je suis prise d’un vilain doute : « ce poste est aussi valable pour un stage ou freelance ». Un stage ? Le truc payé 300 euros au mieux ? Je sens d’emblée que ça ne va pas le faire, je n’ai plus trop envie d’y aller mais jouons quand même le jeu, on ne sait jamais.

Je pars à l’heure dite, j’arrive à la rue de l’agence, c’est au numéro 28. Et là, je suis au numéro… 92 ! Hein ? Ok, mappy a encore dit des conneries. Pas de panique, je suis dans les temps, le numéro 28 doit être au niveau de la Fnac de cette rue. Je me presse donc, maudissant mes belles bottes qui me tuent la voûte plantaire qui n’a pourtant rien demandé. 80, 70, 60, ça n’avance pas…40, je ne suis plus très loin, j’ai la FNAC en point de mire. Numéro 30, je traverse la rue et le numéro 28…Ben c’est la FNAC justement. Je cherche une porte, quelque chose, rien. Y a un os. J’appelle la nana et là : « mais non, c’est pas au numéro 28 mais au numéro 92 ». Le numéro que j’ai vu, que j’ai regardé avant de partir en courant à l’autre bout de l’avenue. Et c’est reparti, pas rapide et légèrement claudicant, j’ai la sensation que mes pieds ont pris feu. J’arrive donc brillamment avec 15 à 20 minutes de retard, légèrement défaite et déssechée. Un homme m’accueille et m’explique que c’est avec lui que je vais passer l’entretien. Ah ben ok. Les locaux sont pas mal, en rez de jardin donnant sur une cour avec jardinets. Le monsieur me propose un verre d’eau que je m’empresse d’accepter.


Je me présente, raconte mon parcours en débutant par mon arrivée sur Paris (ciao le volet études). Le mec me présente le poste, y a environ une demi douzaine de blogs à tenir à jour quotidiennement même si la plupart n’existent pas encore. Je note tout ça avec sérieux, pose des questions, hoche la tête. Poste sympa me permettant de revenir à mes premières amours journalistiques, quelque part.

Concernant le salaire ? Si je m’en réfère à la masse de travail et à mon salaire actuel, je veux tant. Heu… Houston, on a un problème, là. Je sens que j’ai perdu le monsieur. Fin de l’entretien, on se serre la main, on vous recontacte.

En prenant le bus pour rentrer chez moi, je savais que je n’aurais pas le poste. J’ai demandé trop. Enfin, trop par rapport à ce qu’ils pensent donner car le salaire demandé est vraiment le minimum que je puisse demander compte tenu du fait que je ne suis plus un profil junior et que l’écriture de blog, je maîtrise. D’autant que je rédige de temps en temps des tas de blogs féminins sur Joséphine donc je peux écrire sur la mode, beauté, sexo ou people sans soucis.

Même pas 24h plus tard, je reçois un mail : merci mais non merci. Ah ben ça alors, si je m’attendais… Ceci étant, ce fut un bon exercice de révision d’entretien, c’est toujours ça de pris.

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