Un dernier tour de piste à Cuba

Le 16 mars – Dernier jour à la Havane et à Cuba. Je suis un peu partagée. D’un côté, je n’ai pas envie de rentrer, profiter encore du soleil, de ce pays qui ne m’a pas tout montré et surtout, je ne veux pas retourner au travail, retrouver trop vite ma grande fatigue. De l’autre, Victor me manque et la vie en collectivité me lasse, surtout qu’il y a pas mal d’animosités dans le groupe. Après un petit déjeuner vite expédié et une balade dans les escaliers parce qu’un seul ascenseur de 6 à 10 personnes (selon les valises présentes et la non volonté de se serrer) et que finalement, t’as plus vite fait de monter les six étages à pied que d’attendre ledit ascenseur vu qu’arrivées à notre destination, l’appareil n’avait toujours pas atteint le rez-de-chaussée.

Eglise Orthodoxe de la Havane, Cuba Lever de soleil sur le Capitole de la Havane Lever de soleil sur la Havane

8h30 (enfin…), on part  l’usine de rhum. La visite est assez brève et nous n’avons pas le droit de visiter la vraie fabrique, le savoir-faire cubain doit rester secret… oh bah non, moi qui voulais me fabriquer une petite distillerie maison… Ca reste sympa comme visite, surtout la partie avec la maquette de train (passion diorama forever) et le bar. Avec une petite dégustation. Alors autant j’aime le rhum, autant une petite dégustation dès 9h30, mon corps dit stop… Déjà que ma trachée commence à brûler, un peu comme quand j’étais partie en Martinique… Du coup, en Guadeloupe, j’ai vraiment peu picolé…

Caisse enregistreuse à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Dégustation au bar de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Visite de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Distillerie Havana Club à la Havane, Cuba

C’est parti pour deux heures de temps libre. Comme je n’ai pas du tout compris où était le rendez-vous du midi, je suis un peu désespérément le couple dans le marché voisin qui propose à peu près les mêmes choses que les marchés de Trinidad et Cienfuegos. On va ensuite se perdre dans la Havane avec d’autres dont la fille que je soupçonne de ne pas m’aimer et qui semble avoir décidé que je n’existais pas. On croise la rue Obispo avec le fameux hôtel Hemingway et je repère le trajet à partir de là. Vingt bonnes minutes de marche… Comme après le déjeuner, on a environ une heure pour profiter encore de la Havane, je renonce à mon trip “écrire au même endroit que Hemingway”. Alors que j’envisage de me poster une heure dans un parc pour souffler un peu avec ma coloc (j’ai laissé partir mon groupe habituel, j’en avais un peu marre de me sentir pas appréciée par une personne qui était plutôt sympa au départ sans que je comprenne ce que j’avais pu dire ou faire… et peut-être que le pourquoi n’a pas de réponse, au fond, juste une question de tête qui revient pas). Mais l’autre couple nous propose un tour en taxi, dans l’une des fameuses vieilles voitures américaine. Allez, après tout…

Chaton de la Havane, Cuba Street art à la Havane, Cuba Architecture cubaine à la Havane Vieille carcasse dans les rues de la Havane, Cuba Art nouveau dans les rues de la Havane à Cuba perspective dans les rues de la Havane Architecture cubaine à la Havane Un pousse-pousse à la mode cubaine Bus dans les rues de la Havane, Cuba

Et j’ai bien fait d’accepter, en fait. La balade fut très sympa, on s’est rendus sur la rive d’en face qui me faisait de l’oeil depuis notre arrivée. Nous avons pu voir le Jésus géant, la maison où le Che dormait parfois, la zone des fameux missiles de Cuba et des bouts de l’épave de l’avion U2 américain décanillé qui a failli déclencher la guerre. Puis on termine par le fort et…mais…oui, ça sent l’iode. Enfin ! Je m’en emplis les narines. Cette odeur là, elle me rend tellement heureuse. Retour au point de départ, on a juste le temps de prendre un dernier verre, une piña colada 4 étoiles et on file vers l’aéroport. On traîne au duty free pour faire le plein de rhum (alors qu’on n’a pas fini la réserve de la Guadeloupe), un petit magnet pour ma soeur et on se rend devant la porte d’embarquement “dernier appel pour Paris !”. Mais y a jamais eu le premier ! On s’installe dans l’appareil, toujours pas d’écran individuel, quelqu’un a cassé sa prise jack dans ma prise audio donc je suis punie de film. Bon, les films français sont sous-titrés en anglais et je les ai déjà vus à l’aller… Par contre, curieusement, le film anglais ne l’est pas. Du coup, j’ai rien compris à l’intrigue de Kingsman 2 (je ne regardais pas vraiment mais vu que j’avais été réveillée par des turbulences et que ce film passait, je matais en attendant que je puisse me rendormir, peinarde).

Panorama sur la Havane du haut du fort, Cuba Phare du fort de la Havane, Cuba Canons du fort de la Havane, Cuba Raffinerie de la Havane, Cuba La Maison du Che à la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Les missiles de Cuba Les missiles de Cuba Le Jésus de la Havane, Cuba

Paris, enfin. L’hôtesse annonce une température au sol de zéro, annonce suivie d’un “oooooh !”. Bus pour rejoindre le terminal, douane, bagages. Je récupère mon sac et alors que je veux dire au revoir, je constate que tout le monde s’est barré à part coloc et une autre fille qui étaient à côté de moi dans la zone bagages. Fin amère. Heureusement, le taxi est sympa, il me prévient qu’il risque de neiger, je rigole.

Retour à la maison, doux câlins, papotages, café et douche avec mon Victor. Il file à 11h chez le kiné, je pars me coucher. 14h30, je me réveille : il neige. Etrange retour.

La neige à Paris

Ok, je triche un peu, ça, c’était durant l’épisode neigeux avant mon départ…

C’était cool. Vraiment, j’ai aimé Cuba et je n’ai qu’une envie : y retourner avec Victor. La nourriture était sympa (je vais intégrer les haricots noirs, la courge et surtout le manioc dans notre alimentation), les alcools parfaits, l’ambiance douce. J’ai tellement aimé les musiciens partout qui te rendent n’importe quel titre festif. Depuis mon retour, je désespère de trouver une version “cuban orchestra” de Baïlando d’Enrique Iglesias que je trouve chiante dans sa version originale. Les plongées étaient belles aussi et les paysages… j’ai un peu regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour moi, pour écrire notamment mais ce n’est pas si grave. Par contre, le groupe était un peu décevant. Il y avait de vraies scissions et la fin m’a pas mal déçue. C’est un peu la loterie tout ça, j’ai eu de très bons groupes (Philippines, Thaïlande, Maldives même si c’était pas l’UCPA), d’autres moins (le Levant, la Corse), j’ai l’impression que le nombre joue beaucoup : dès qu’on dépasse la quinzaine, des clans se forment. Après, j’étais partie en mode un peu solitaire, ce ne le fut pas tant que ça, finalement.

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2017, cuvée… mouif

Ca y est, on arrive sur deux de mes articles préférés de l’année : le bilan de l’année et les résolutions pour l’an prochain. Ce sont mes petites traditions adorées ! Certains préfèreront le calendrier de l’avent, la dinde, croquer dans un marron glacé ou boire un petit pumpkin latte à la cannelle, moi c’est ça. Et on commence de suite par le bilan 2017, une année… un peu mouif, finalement.

Femme boudeuse - Mouif

J’avais de folles attentes pour 2017. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j’aime me tisser des prédictions à base de chiffres, de cycles, tout ça. Donc qui dit année impaire dit année bénéfique pour moi et en plus, les années en 7, j’aime. Non mais en 2007, j’avais chopé non pas un mais deux CDI après près d’un an et demi de galères d’emploi. Alors forcément, j’avais des ambitions pour cette année, notamment au niveau de l’emploi justement… et bide. BIDE. J’ai voulu changer de voie et j’ai tenté la mobilité interne au sein de mon entreprise. Résultat : j’ai envoyé un message très positif à ma direction actuelle (“je voudrais aller bosser ailleurs, merci”) mais sans résultat aucun à cause d’histoire de salaires, de seniorité ou de poste finalement fermé. Poisse, poisse. Et depuis mon changement de manager, je ne vous raconte pas le cauchemar (peut-être plus tard, là, restons prudents).

Emily dans le diable s'habille en Prada

Bref, moins belle la vie de 9h à 19h (plus des fois le soir et le week-end parce que bon, le sous-effectif et la sous estimation de ta charge de travail malgré tes cris de protestation, on aime ça) mais le reste ? Côté vie privée, une jolie année ma foi. Pas d’emménagement ou de pacs cette année (on peut pas tout refaire non plus) mais des moments câlins, des fous-rires et de très jolis voyages dont je ne vous ai encore pas raconté grand chose mais ça va venir… Parce que ça fait du bien de raconter ses vacances, ça remet une petite pièce dans la machine. Un peu comme quand je continue de poster des photos du Japon plus de deux mois après mon retour sur Instagram, j’ai un petit sourire nostalgique à chaque fois. Le Japon, justement, un des grands moments de cette année 2017. Jamais je n’étais partie si longtemps, si loin, et en couple. Et bien, à part deux ou trois chamailleries inhérentes à tout voyage en couple, ce fut assez merveilleux, alors même que nous avons eu de la pluie 60% du temps. Je ne pense qu’à y retourner. Je crois que, justement, le côté “loin à deux” fait un bien fou même si le wifi n’aide plus tant à la déconnexion que ça. Mais le Japon en particulier et nos voyages en général, c’est clairement du côté “trucs cools de 2017”. Tout ce qui touche à notre couple, d’ailleurs. Tellement que c’est décidé : en 2019, on achète. Pas avant parce que les déménagements, c’est un peu chiant et je veux aller au bout du bail de notre appart actuel.

Déménager en couple

Et sinon, côté “projets annexes”… Je me suis un peu engagée en politique, pas tout à fait là où je pensais, j’ai plus choisi des individus qu’un parti (même si, vous vous en doutez, le changement de voie n’est pas du tout radical). En quelques mois, j’ai donc pris des cafés avec mon député, devenue co référente d’un groupe d’action local avec le directeur de campagne du dit député, été cadre de manif (je gérais l’installation avec vingt bénévoles sous mes ordres, hé oui) et me suis faite apparemment repérer par le national. J’ai pas mal d’envies de ce côté là… pas de politique en soi, je n’ai aucune envie de devenir députée, maire ou je ne sais quoi mais de tracter, de parler aux gens, je ressens le besoin de trouver une voie pour redonner l’envie aux citoyens de s’impliquer, d’aller plus loin que ce que certains entendent en écoutant BFM et co d’une oreille… Et justement, transition magique, j’avais pour projet de créer un blog engagé et… je l’ai créé. J’ai choisi le nom, j’ai choisi le thème, je lui ai donné vie sur une plateforme de blogs (pas envie de payer pour un blog wordpress avec nom de domaine et tout) eeeet… fin. Idem pour mon blog “Nina feels good”… Problème de temps, de charge mentale… Nous mettrons dans la catégorie des “j’eus aimé mais non…” : le paper art, ces blogs, donc, l’envie de se mettre aux vidéos, le sport tous les jours, la couture, l’équilibre alimentaire…

DIY

MAIS ! 2017 n’est pas que l’année du “j’ai pas fait parce que le boulot m’empoisonne”, c’est aussi l’année où j’ai repris l’écriture et bien. Un roman de 366 pages terminé, un autre entamé de 60 pages, plein d’idées, plein d’envies. Le plaisir d’écrire revenu. Et je vais vous teaser un peu mon article sur mes bonnes résolutions de 2018 : ce sera l’année où je vais noircir de la page.

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Pourquoi Pokemon Go, c’est bien

 

Retour de vacances, la tête dans le cul, tu reprends un peu ta petite routine. Lever, douche, café, métro, boulot, métro, dîner, dodo. Des bisous et des câlins pour faire passer la pilule. Un nez sur les réseaux sociaux, je commence à voir passer des conversations sur Pokemon go, je ne réagis pas. Puis mon intérêt est titillé : faudrait marcher pour jouer… Marcher, c’est mon truc.

Pokemon go

Je n’ai jamais joué aux Pokemon de ma vie, j’étais presque majeure quand le jeu est sorti, j’ai vaguement regardé quelques épisodes du dessin animé, passant du “oh, c’est trop mignon, Pikachu” à “mais il va fermer sa gueule, le Pika pika, là ??”. Je vois passer quelques vidéos sur Youtube sur le sujet mais vu que je n’y connais rien, je ne m’y arrête pas. Donc forcément, sur le coup, je n’y ai prêté aucune attention jusqu’à ce que je découvre un détail : le jeu marche sur la géolocalisation et la réalité augmentée : plus tu marches, plus ça marche. Marcher ? Ma passion !

pokemon go réalité augmentée chasser dans la rue

Couplé à mon bracelet traqueur d’activité, là, mes 10 000 pas, j’allais les faire, easy ! Et là, je découvre la cerise sur le gâteau : les pokestops. Pour ceux qui n’ont pas joué, j’explique : vous avez régulièrement des Pokestops qui vous permettent de vous ravitailler (notamment en pokeball pour attraper les Pokemons, donc). Or les Pokestops sont placés sur des bâtiments remarquables, des tags… Et c’est ainsi que je redécouvre mon environnement, à coup de petite statue ou curiosité cachée. Alors parfois, il arrive que le tag ou l’hôtel à insecte ait disparu (oui, un nid d’insecte), il peut arriver qu’un Pokestop soit posé sur le logo d’un resto japonais indiqué comme “fresque murale” alors que tu as une énorme oeuvre d’art juste en face mais globalement, j’ai réellement découvert de petites curiosités dans mes quartiers.

Street art Gregos Paris

Alors pour le coup, pas celui là, je l’avais pris en photo il y a longtemps

“Ouais mais ça rend les gens autistes, tout le monde regarde son téléphone et ne regarde plus autour de lui”. Alors déjà, j’aimerais savoir d’où vient toujours ce fantasme d’une société où on se parlerait tous spontanément, entre inconnus, pour le plaisir. Ca n’existe pas. Déjà, je vois pas en quoi Pokemon nous rendrait plus fermé à notre entourage que le simple smartphone. Au contraire, même ! Allez jouer à Pokemon dans le métro, vous… Avec la géoloc, ça ne marche pas, vous allez trop vite pour déclencher quoi que ce soit (sans parler de la légendaire 4G dans le métro). Et pour le coup, moi, j’ai vu l’inverse. Dimanche, on va se balader dans le parc voisin avec Victor : officiellement pour prendre l’air, officiellement aussi pour attraper des Pokemons (mais ma batterie est morte hyper vite donc j’ai pas fait grand chose). Déjà, je suis contente : on sort de l’appart pour se dégourdir les pattes, what a good idea ! Et puis sur le chemin,on croise pas mal de petits groupes en train de jouer, soit assis sur la pelouse, soit en courant partout dans le parc en criant “y a un Bulbizarre, y a un Bulbizarre” (ok, si t’es pas au courant du jeu, tu te demandes ce que font ces gens) et je souris : tous ces gens réunis autour d’un jeu, c’est cool…

jouer pokemon go

Alors pourquoi tant d’indignation ? Facile : parce que c’est nouveau, parce que c’est tendance et écrire/parler dessus, ça fait le buzz. En gros. Dimanche, au parc, j’ai vu des gens passer du temps ensemble : certains jouaient au Pokemons, d’autres aux cartes, d’autres encore au foot, certains font de la capoeira.  Tout le monde passe un bon moment en commentant ce qu’il fait, c’est mal ? “Ah mais les gens ne parlent que de ça, c’est chiant”. Moi, je trouve chiant que les gens parlent d’émissions de merde qu’ils regardent en mode hate watching mais qu’est-ce que j’en ai faire de votre amour de la bêtise humaine (non mais allo quoi !) ? Alors oui, un abruti va aller provoquer un accident de voiture (alors qu’avec les téléphones portables, on n’avait jamais eu ce souci), d’autres vont chasser au Memorial de la Shoah (n’a-t-on jamais eu là-bas des gamins mal élevés qui plantent leurs écouteurs dans les oreilles en attendant que la visite passent ?). Ce n’est pas Pokemon Go qui rend les gens cons, imprudents ou irrespectueux : ceux là l’étaient déjà avant ! “Ouais mais le jeu, il pique les données Google !” Ah tiens, ça vous préoccupe maintenant les connexions entre vos comptes sociaux et une appli quelconque ?

Pokemon dans la réalité

Bref, pour le coup, j’avoue avoir été attrapée par le jeu et je sais que dans un mois max, je serai passée à autre chose. En attendant, je marche, je vais me balader avec mon mec et je croise plein de gens avec qui nous partageons un regard de connivence… Et puis, au vu de l’actualité, parler de Pikachu, ça nous fait respirer 5 mn pendant que le monde s’écroule. Est-ce si criminel que ça ?

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Le dormeur doit se réveiller

Petit coup de gueule gratos contre mon métabolisme.

Mercredi matin. 7h30, c’est la cacophonie dans mon appart, je m’acharne sur mon réveil avant de comprendre que c’est le réveil de mon mobile qui fait tout ce bruit. Mmm. Déjà 7h30 ? C’est bien, je l’avais mis à 7h15, j’ai donc déjà raté 15 mn. Bon, je suis pas pressée, encore 5 mn. Encore 5 mn. Encore 5 mn. Merde, il est 8h45. Je cours, je saute à droite, à gauche, hop la toilette, hop les toilettes, un pantalon, un pull, mascara, khol et brosse à cheveux, un petit nuage d’Hermès, la gratouille au chat et je suis partie. En retard. Et de mauvaise humeur.

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En ce moment, je n’y arrive pas. A me lever. Déprime ? Pas du tout, tout va bien dans ma vie. Non, c’est juste de la fatigue ou de la flemme. Oui, je suis bien dans mon petit lit douillet, je me vautre, je me niche sous les draps, je rêvasse. Le problème n’est pas la déprime mais, justement, le fait que je suis bien, là. Pour peu qu’on rajoute un Victor au tableau, c’est encore pire. Qui a vraiment envie de quitter une couche chaude et des bras câlins, qui ?

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Pourtant, il le faudrait. J’avais prévu à un moment de me lever tôt pour faire du yoga avant le boulot. J’y voyais un grand avantage ; celui d’être sereine et sûre de moi avant d’affronter le monde du travail. Le soir, je me dis “allez, demain, tu te lèves à 7h30, un petit yoga et c’est parti pour la journée”. J’y crois, sincèrement. Sauf que le matin, quand le réveil sonne, je suis plus en mode “oh non, ta gueule !” (ta gueule au réveil, hein, je n’agresse personne).

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J’ai rêvé d’être cette fille qui se lève tôt, avale son petit jus d’herbe avant de faire son yoga pendant 50 mn (durée du cours que j’ai téléchargé) puis douche, enfiler les fringues que j’ai préparées la veille (truc que je ne fais jamais bien entendu), avaler un fruit et en avant la journée ! A la place, c’est réveil en catastrophe entre 8h30 et 9h (j’ai 30 mn de trajet porte à porte et on peut arriver à 10h sans avoir de gros yeux), choper n’importe quelles fringues, se maquiller n’importe comment, ne rien avaler et partir de mauvaise humeur.

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Alors 2 choses : soit je renonce à l’idée d’être une fille qui se lève tôt, je mets direct le réveil à 8h30 et je me lève direct. Soit… Ben en fait, je crois que je n’ai pas le choix, je ne suis PAS une fille du matin.

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Demain ou un autre jour, nous chercherons quelle peut être la motivation pour se lever de suite et dire stop à mon ennemi de toujours : le snoozing…

 

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C’est la saison du manque affectif

Novembre est souvent un mois un peu bof, un peu mou du genou où l’humidité nous envahit malgré notre manteau tout neuf, la nature pourrit, il fait nuit tout le temps. Bref le mois où rien ne nous paraît plus sexy que notre plaid, notre pyjama, notre couette et nos pantoufles rembourrées. La période où se coiffer et toucher des objets sans se prendre une pigne devient un défi permanent… Bref, on n’a pas la gagne.

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Un samedi soir de novembre, alors que l’ennui et la mollesse sont mes seuls compagnons, je me surprends à taper le nom de quelques uns de mes exs sur Google histoire de voir. Tiens, un a fini par passer sa thèse et enseigne à La Sorbonne maintenant. Tiens, une vidéo d’un autre… Ah mince, il est resté bien charmant. Et celui-ci qui ne m’a offert qu’une nuit bien foireuse, puisque Facebook me le propose en ami (scrmlml), il devient quoi. Bon, ok, c’était un connard mais ses yeux couleur de Jade, mon Dieu…

Ceci n'est pas le connard aux yeux de jade

Ceci n’est pas le connard aux yeux de jade

Mais que m’arrive-t-il, bordel ? Pourquoi je m’amuse tout à coup à aller réveiller ces fantômes du passé qui végétaient peinards à la limite de ma conscience, qui ne hantaient même plus mes rêves ? Soit je suis complètement maso soit… Mais bien sûr ! C’est la saison du manque affectif !

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En hiver, je suis un chat : je veux de la chaleur, de la douceur et des câlins. Je veux rentrer le soir et tomber dans les bras d’un gentil gars qui me serrerait contre lui en me grattant la tête. Or actuellement, les seules personnes à me faire des câlins sont mon chat et un amant occasionnel (et encore j’ai du bol, j’eus connu des plans cul garantis 0% tendresse et câlin). Mon cerveau a envie de tendresse et comme j’ai pas de crush en ce moment, à défaut de piocher dans mes fantasmes, il pioche dans mes souvenirs. Sale traître !
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Parce que c’est là que tu es susceptible de commettre une « connerie ». Que si un de tes exs t’appelle, ta raison aura beau tenter de te rappeler que c’est un connard ou une connasse, ton cœur et ton corps en manque vont te susurrer que quand même, les gens changent, peut-être que cette fois-ci… Ou tu tenteras de combler ce manque en recrutant ton patch tendresse sur Tinder parce que, bon, on sait jamais, y a peut-être quelqu’un de bien dans le tas. Sauf que tu es vulnérable, tes critères de sélection sont drastiquement revus à la baisse et le premier ou la première « pas trop mal » fera l’affaire. Et tu réveilleras le lendemain dans des draps souillés encore plus mal que la veille parce que l’autre n’avait pas prévu de jouer les prolongations avec toi.
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Vraiment une période de merde. Mais accroche-toi, préserve-toi, on ne sait jamais qui frappera à ta porte demain. Certes, peut-être personne mais ça fait pas de mal de rêver un peu.

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Ca coule pas bien

Face à mon clavier, je martèle les touches pour monter des mots. Sauf qu’autant il y a des jours où ça coule tout seul, mes doigts volent pour tisser des phrases percutantes, virevoltantes (en toute immodestie), autant il y a des jours où ça tombe comme du plomb. Plof.

En général, ça arrive quand je suis pas au top de ma forme. Comme je l’ai déjà dit, ma vie depuis deux ans ressemble un peu au Space Mountain des aléas : coups de massues vs câlins de la vie, je suis un peu comme une femme battue par les hasards, je sais plus bien à quoi m’attendre. Enfin, j’ai entamé un processus pour tenter de régler tout ça, c’est pas le sujet de l’article de toute façon. Le truc, c’est qu’en période de crise (avec un minuscule ou un majestueux C), je réfléchis beaucoup. Trop sans doute. Et ça se manifeste par un verbiage incessant qui se déverse dans ma tête. Mon cerveau est littéralement noyé sous les mots.

Je sais plus bien depuis quand j’ai ce réflexe de construire des phrases dans ma réflexion. Depuis le collège, je crois. Avoir un blog me permet de capter quelques unes de ces phrases pour leur donner une petite existence. Dès que je vis quelque chose, en positif ou en négatif, je construis des phrases, des phrases à coller dans mes écrits, des phrases qui disparaîtront d’elles-mêmes, je ne connais jamais leur destin au moment où elle viennent se nicher dans mon cerveau. C’est mon filtre face à la réalité, une façon d’apaiser mes angoisses, de rationaliser. Quand j’étais assise sur le lit de ma grand mère mourante, à écouter sa respiration sifflante sur fond de Mozart, je construisais des phrases pour essayer de décrire la scène. En sortir l’émotionnel pour n’en faire plus qu’un énoncé. Froid.

Le problème, c’est que je ne maîtrise pas forcément le flux. C’est comme un robinet qu’on ouvre trop brutalement et qui nous éclabousse, pareil. J’essaie de discipliner, de faire mes petits articles en y mettant une dose maximale de dérision, cynisme et humour genre « je m’en suis encore pris plein la gueule mais ahah, tout va bien, je ris de la vie ». Mouais, c’est ça… Parce que quand je fais semblant, les mots jaillissent de façon anarchique, les phrases sont lourdes, ampoulées, les éventuels effets comiques tombent à plat et les métaphores poussives.

Pourtant, ça demeure un réflexe. Tout mettre en mots encore et toujours, le bien, le mal, le moyen… M’éloigner des moments durs, capturer la magie des bonheurs. C’est en soi un réflexe appréciable, ça me donne de la matière pour mes romans (enfin, les 10 pages des what millions de romans que j’ai commencés). Mais bon, va maintenant falloir apprendre à les maîtriser parfaitement. Ou éventuellement les laisser de côté et ne plus écrire le temps que le flux se calme. Sauf qu’écrire, c’est limite un besoin vital…

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Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

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La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

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Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
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Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
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Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

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Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

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Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

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Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

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Ma vie avec deux chats

En ce jour férié où on glande chez nous au lieu de bosser (ouais !), je me disais qu’un article léger comme de la crème chantilly serait une bonne idée. Mon article sérieux prévu pour hier mais pas fini attendra la semaine prochaine. En attendant, je vous fais part de ma réflexion sur ma vie avec  deux chats.


En un, nous avons la célèbre Kenya Bartoldi, toujours aussi caractérielle. Kenya souffre du syndrome dit de l’enfant unique. Elle est en adoration devant les humains gentils (les autres, elle les ignore, c’est super utile comme info), fait sa belle, ronronne, attire l’attention. C’est ce que j’appelle globalement une fayote. Alors évidemment, quand un autre félin entre dans son environnement, ça ne lui plaît pas du tout. Justement, entrée en scène du deuxième félin : Carambar, la chatte de ma sœur, en pension jusqu’à mardi. En effet, je me suis dit que pour elle, ce serait mieux de vivre avec moi pendant 4 jours plutôt que de me voir 30 mn par jour pendant le même laps de temps. Carambar est du genre plus coulante, très collante et câline. Et aussi gourmande car voici la bonne blague du week-end : Carambar est au régime et doit donc manger des croquettes de régime. La mienne ne l’est pas vu que j’aimerais qu’elle pèse un peu plus lourd. Evidemment, ce qui devait arriver arriva, Carambar mange les croquettes normales de Kenya… Et Kenya celles de régime. Je crois que mon chat a un problème d’anorexie.



Donc jeudi soir, Anthony et Alice m’amènent Carambar, ils posent la sacoche sur le sol, l’ouvrent, Carambar sort la tête, Kenya arrive et « kssssssssssssss ! ». On va rire. Bon, jeudi soir, Carambar sous le lit, Kenya dans la salle de bain. Comme ça, au moins, c’est fait. Et si on excepte un petit coup de sifflage à 6h du matin car Carambar a tenté une excursion sur mon lit alors que Kenya y dormait déjà, tout va bien. Vendredi soir, c’est plus tendu puisque comme je suis très joueuse, je tente de mettre une Vicky en plus dans l’équation. La pauvre fut totalement traumatisée par une Kenya grognante, sifflante et agressive (j’ai récolté une belle balafre sur mon annulaire droit alors qu’elle ne m’avait pas griffée depuis facile 3 ans, du moins volontairement). Je sentais que mon appart ne survivrait pas.



Et puis finalement, samedi, ENFIN, elles ont commencé à jouer, ce qui n’est pas forcément mieux vu que le « tapatap tapatap » des galops des chats sur le lino, c’est pas forcément génial comme réveil, surtout que Kenya a tendance à tout ponctuer de roucoulements pas super félins.  Surtout que de temps en temps, la bagarre se localise sur le lit et plus précisément sur Vicky qui, rappelons le, vient de développer une félinophobie. Dormir du coté du mur, c’est le bien (en plus, quand il commence à faire chaud, on peut coller ses fesses contre le mur frais, ça fait vachement de bien).



Bon, maintenant qu’elles sont copines, on croit que tout va rouler mais bon. Kenya est retombée en enfance et fait des conneries genre manger mes roses. Cette bête ne mange rien mais elle est super motivée à l’idée de grignoter mes fleurs. Hein ? Carambar est en demande constante d’attention et me tient de grands discours, réclame toujours de l’eau au lavabo, des câlins… Au moins, elle ne fait pas de conneries, son seul crime est de pondre des crottes énormes et qui puent très fort sans pour autant les enterrer. Yerk !


Mais au fond, vivre avec deux chats me montre que j’ai quelques soucis de culpabilité mal placée. Les premiers jours, je me trouvais le cul entre deux chaises. Carambar se fait agresser par une furie qui fait la moitié de son poids donc je dois la câliner pour la rassurer. Ce qui provoquera la jalousie de Kenya qui est quand même mon chat. Mais si je câline Kenya sans me préoccuper de Carambar, celle-ci va finir traumatisée et je vais la rendre en mauvais état à ma sœur alors que la pauvre choute n’a rien demandé. Ah mais que faire, c’est pire que le choix de Sophie… Et là, je me dis que si j’en suis à ce point là avec des chats, j’imagine même pas avec des gosses qui seraient les miens. Genre « je vais mesurer le temps de câlin apporté à chacun pour que l’autre ne se sente pas abandonné ». Hé bé…


En attendant, le truc essentiel à retenir c’est qu’avoir deux chats, c’est réduire la possibilité de faire une nuit calme vu que ça réclame deux fois plus de câlins au petit matin. Super…

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C’est la fête chez TGGP !

Ca va bientôt faire trois mois que j’ai intégré TGGP et travailler pour un grand groupe a des avantages. Par exemple, on a eu une belle soirée de vœux et vu le truc que ça a été,
je me dis que tiens, je vais en faire un article parce qu’un article festif, ça faisait quand même longtemps.

Jeudi, donc grosse journée avec les entretiens d’évaluation puis la soirée, décrite sur le mail que je n’ai jamais reçu (je suis pas encore intégrée dans les mails communs
mais je désespère pas) comme un « apéro dînatoire avec surprises ». Surprises au pluriel, s’il vous plaît. La soirée est censée commencer à 19h, comprenez « bon, soyez là à 20h
merci ». 20h, je suis devant l’agence avec Joy, Alix, Scarlett et Alice, on attend la secrétaire, Vanessa, qui n’arrive pas. Par contre, deux éditeurs arrivent, Louise et Romain qui
proposent de nous amener, Alice part sur le scooter de monsieur, les 4 restants vont s’entasser dans la voiture de Louise. Etape 1 : trouvons une station essence avant la panne. Et ben c’est pas facile-facile. Des fois, je me dis que c’est vraiment bien de pas avoir de voiture sur Paris. Bref, après notre aventure « trouvons une station essence » puis « rejoignons le lieu de la soirée », on est arrivés à 20h30, juste à temps pour la fin du discours de notre président de groupe. Alors qu’il le finit et que je me dis qu’on va pouvoir manger parce que j’ai faim, il nous lâche un « place au cirque ! ». Que-oua ? Bon, alors déjà, deux spectacles d’un cirque en moins d’un mois, ça commence à faire mais surtout, je veux manger, moi.

Bon, on regarde presque sagement, on bouge à un moment pour faire la place à trois de nos collègues donc notre DGA à qui j’ai toujours pas été présentée officiellement, je me demande limite s’il sait qui je suis. Le spectacle ne dure pas trop longtemps, l’équivalent d’un entracte, on a juste eu droit à un éléphant en animaux mais beaucoup de clown par contre, ce que je trouve un peu suicidaire avec un public uniquement adulte mais bon, les gens rigolent, ils sont chauds. Moi, je me rends compte que je n’aime vraiment pas les clowns.

Enfin, ça finit et là, c’est parti. On récupère Ioulia qui était arrivée plus tard car elle était en cours et on commence à sillonner les lieux, Scarlett goûte tous les petits fours, Alix, Ioulia et moi, on veut le champagne. On croise des collègues, on discute. A un moment, Ioulia, un peu saoule vient me présenter M. bleus laser, celui du premier jour. Il s’appelle Florent et il est très sympa, il va même me chercher une coupe de champagne en plus. On continue notre petit tour, on croise notre président avec un journaliste trèèèès connu que j’avais pas
reconnu au départ. J’en croise un autre plus loin et je vais vous dire, le maquillage, à la télé, ça masque pas mal de choses. Il paraît qu’il y avait aussi un animateur télé populaire mais je l’ai pas vu. On retrouve Pauline et la bande est au complet, Lena et Simon n’ayant pu venir. A un moment, passablement éméchés, on décide d’aller danser sur la piste aménagée exprès pour (celle où y avait l’éléphant une ou deux heures plus tôt). Il faut savoir que dans ce lieu, c’était la deuxième fois que je venais et il y fait toujours une chaleur tropicale. Donc c’est parti, je danse avec tout mon corps, y compris mes cheveux. Maintenant qu’ils sont assez longs, je peux les faire bouger autour de ma tête, youhou ! Je retrouve un de mes petits jeunes de 23 ans de la dernière fois « hééééééééééé, t’es la fille de TMF ! ». Yes baby. Comme on est un peu pétés, on se fait de gentils câlinoux puis on va tous boire à nouveau parce qu’il fait soif (chaleur tropicale, rappelez vous). Emmanuel complimente toutes les filles, il dit à Pauline qu’il kiffe les Asiatiques, Ioulia qu’il adore les slaves, moi, que je suis belle comme sa sœur qui est comme moi, pulpeuse aux yeux bleus. Bon, maintenant qu’on a bu, on retourne danser ! On retrouve les autres filles du bureau que je connais moins, c’est la teuf ! On danse, on se frotte, on se fait tous des câlins. Oui quand je suis saoule, j’aime tout le monde, je prends tout le monde par la main pour ne pas nous perdre dans la foule, j’ai droit à quelques bisous sur la joue de la part du grand Manu. A un moment, il fait soif donc Joy et moi retournons au bar mais il n’y a plus de champagne. Là, je commets une erreur stratégique, je prends une vodka, sachant pourtant bien qu’il faut pas mélanger, c’est mauvais pour la gueule de bois. On boit vite et quand on veut retourner sur la piste, les lumières se rallument et la musique s’arrête : c’est 2h du mat’, on est priés de rentrer chez nous. On part donc collégialement vers la station de taxi, Scarlett me dit qu’un mec que je connais pas repart dans la même direction que moi donc je lui saute dessus « diiiiiis, on le prend ensemble ? ». Je récupère Ioulia qui habite sur le trajet et nous voici tous les 3 partis. Avec Ioulia, on s’adore très fort et on décide qu’une coloc ensemble, ce serait trop de la balle. Puis j’arrive chez moi, je promets au garçon que Ioulia et moi, on l’invitera prendre un verre pour payer notre part de taxi (j’ai que 10 euros sur moi).

Le lendemain matin, le bilan est lourd : j’ai pas mal à la tête, finalement, mais le reste de ma personne, par contre… Le dos et les cervicales me font remarquer que je suis chiante à bouger tout le temps, mes genoux et pieds pas mieux, surtout le pied gauche qui s’est effectivement fait transpercer par un talon aiguille au cours de la soirée. Je me dis aussi que
vivre en coloc avec une fille que je vois toute la journée, aussi adorable soit-elle, c’est un peu du suicide. Arrivée au boulot, je sens poindre la journée longue et globalement
improductive.

Moralité : j’ai plus 20 ans et la prochaine fois que je décide de m’agiter comme une débile, je m’échauffe avant. Surtout qu’on m’a promis un massage ce week-end et que je
l’attends toujours, heiiiiiiiiiiin… Mais le but de la soirée est atteint : ma boîte, je la kiffe, surtout mes collègues, en fait. Et maintenant, en plus, je pourrai dire bonjour à M. Yeux
bleus.

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Liste de la fille qui passe le week-end dans le sud

(y a intérêt à ce qu’il fasse beau)

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– La semaine dernière, on m’a proposé un poste à Toulouse ! J’ai refusé vu que je suis sur Paris et que j’ai un CDI (mais ça en était un aussi et pour un site orienté féminin. Je sens que dès que j’ai vérifié si je peux rapport à mon contrat, je vais essayer de piger chez eux). Ma voyante aurait-elle eu raison du coup? Parce qu’on en est à 4 mois de la consultation, 2 propositions d’emploi, on y est. Par contre, y a toujours pas de voyages donc je sais pas. Puis il reste quand même que ma relation amoureuse de février, elle a complètement
foiré. Alors ouais, elle m’avait dit que ça durerait pas longtemps et que j’aurai d’autreS relationS ensuite mais elle m’avait expliqué que j’allais gagner en confiance en moi grâce à cette relation. Ouais, super, un mec qui me fait le coup du silence radio, ça me redonne trop confiance !

– J’ai définitivement une bonne tête, plein de gens inconnus me parlent tout le temps. Genre, je fume une clope devant l’agence, une nana me parle de son arthrite, y en a toujours un ou deux pour me demander leur chemin (les inconscients). Dans le métro, aussi, une dame me parle pendant deux minutes parce que mon manteau a effleuré sa jambe et elle a cru que c’était un chien. Heu…

– Jeudi à la piscine, je me suis retrouvée dans le même couloir que le mec super bien gaulé, j’enlevais de temps en temps mes lunettes pour faire voir mes splendides yeux bleus mais c’est un acharné des longueurs. Par contre, il a l’air d’avoir un visage pas super top. Par contre, le toucheur de fesses a récidivé. Mais bon, je pense que ce sont des accidents parce qu’avec des lunettes de plongée qui cachent mes yeux, un sourire absent et un maillot sport, je vois pas trop comment je pourrais séduire qui que ce soit.

– C’est fou cette capacité que j’ai à me perdre tout le temps. Au moins, ça me fait visiter Paris mais y a des jours où c’est lourd.

– Des fois, j’aimerais ne pas avoir de soucis de transports. Non parce que ça devient impossible d’être à l’heure à Paris et je supporte pas d’être en retard. Jeudi matin, réunion au siège de notre client en banlieue. Mappy me dit que je mettrai ¾ d’heures donc je pars une heure à l’avance. Quand j’arrive à Montparnasse, il me reste 25 minutes pour faire 5 stations de métro et 3 de bus, je suis confiante. Je suis naïve que ça fait peur des fois. Au bout de 15 minutes, j’arrive enfin à la bonne station de métro (au lieu de 6 mn normalement mais vu qu’on s’arrêtait trois plombes à chaque station ET dans les tunnels…). Là, je trouve le bon bus, je monte dedans. Et le chauffeur se casse. 10 minutes plus tard, on repart enfin. Comment arriver avec 25 mn de retard par Nina Bartoldi. La prochaine fois, je fais le trajet du métro au siège à pied, j’ai repéré. Ca va plus vite. 

– Cette semaine, j’ai fait un rêve du type érotico-romantique avec un choupinou de mon entourage, j’adore. Avec plein de câlins et de complicité. Bon, remarquez, tant mieux vu que dans mon rêve, la brouette a été interrompue peu après son début par un mec qui nous engueulait parce qu’on n’avait pas le droit de copuler et nous « mais non, on faisait rien, voyoooooooooooons ! ». Mes névroses vont bien, merci.

– Au boulot, la big boss est revenue, je la connaissais pas. Oui, elle était en congé maternité mais elle a fini d’accoucher et de récupérer donc mardi, je vois une frêle jeune femme arriver, dire bonjour à tout le monde. Elle s’approche de moi et me tend la main « Nina ». Ah ouais, c’est donc elle la boss. Oui, elle s’appelle Nina aussi, c’est très rigolo comme ça, on est deux à répondre en même temps, des fois. Je sais pas pourquoi mais je l’imaginais pas cool du tout genre chiante, pas drôle. Mais non, en fait, elle a l’air plutôt cool, genre je me promène pieds nus dans le bureau (vu l’état de la moquette, elle a pas peur), souriante, tout ça. Me voilà rassurée ! Du coup, on a tous rangé nos bureaux, c’était un peu nécessaire !

– Conséquence du paragraphe précédent : vends lot assez fourni de Matin + et de 20 Minutes Vintage. Retrouvez l’actualité et les analyses d’il y a un mois, voire deux !

– J’ai initié mes coupines (Vicky, SoLong et Summer) à la belote, je suis trop contente. Par contre, j’aimerais savoir pourquoi j’ai toujours que des jeux de merde.

– Je pense que la fin du monde est proche, mon proprio m’a filé de la tune pour trop plein de charges perçu. J’ai peur, j’ai très très peur.

– Je suis une loseuse, c’est pas une nouveauté. Mardi, je décide d’aller à la piscine nocturne : 2h de piscine par semaine, j’augmente la dose. Je prends mon sac puis le métro et je me plonge dans 20 minutes ou Matin +. Arrivée à ma station je descends et argh ! Mon sac de piscine, je l’ai laissé dans la rame, j’ai juste le temps de resauter dedans mais pas de redescendre. C’est pas grave, la suivante n’est pas si loin, ça me rallonge juste le trajet de 5 minutes. Le soir avant de partir du boulot, je regarde les horaires. C’est ouvert tous les
jours jusqu’à 23h45… Sauf le mardi où ça ferme de 19 à 20h15. Vu l’heure à laquelle je m’en rends compte, c’est mort.

– Petite musique de la semaine, j’ai pas la version radioblog mais j’aime très beaucoup. Des paroles qui me parlent très beaucoup, parfois.

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