L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie

Ce que j’aime bien dans la vie, ce sont les livres qui viennent à moi, des livres que je n’aurais peut-être pas choisi de moi-même. L’autre moitié du soleil a atterri dans ma main un mardi midi, offert par Amy juste avant le cours de yoga. Mon cadeau d’anniversaire “moi, ce livre, il m’a bouleversée”. Bon, ben voyons ça.

L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie

Ce roman raconte donc les destins croisés de plusieurs personnes lors de l’indépendance du Nigeria puis la sécession du Biafra en 66. Nos héros sont Igbos (Ibos dans le roman, je ne sais pas trop pourquoi cet orthographe), une ethnie décrite par Kurt Vonnegut comme plus éduqués que les autres du Nigeria et donc détestées en partie pour ça, beaucoup d’Igbos enseignent par exemple dans le supérieur. Nous suivons donc l’histoire d’Olanna et Kainene, deux soeurs jumelles, de leurs compagnons et même boy dans ce Nigeria fraîchement indépendant qui va rapidement déraper dans la violence donc les Igbos seront les premières victimes. Les Igbos déclareront donc leur indépendance et créeront l’Etat du Biafra… une sécession réprimée dans le sang.

L'autre moitié du soleil, film

L’autre moitié du soleil, ce n’est cependant pas qu’un roman historique, c’est plus que cela. A travers l’histoire sanglante du Nigéria et du Biafra, on suit les atermoiements de nos héros principaux, leurs amours, leurs doutes, leurs crises… ce qui nous rappelle qu’au-delà de la guerre relatée dans les livres d’histoire, il y a la vie quotidienne, la résilience, ce côté presque insouciant alors que la mort est aux portes… et la mort, le roman ne nous l’épargnera pas… La guerre dans toute son horreur, avec ses moments de vie quotidienne mais aussi le sang, la violence. On s’attache aux personnages et soudain, on a peur pour eux, on les voit fuir leur belle maison et perdre peu à peu tout ce qui leur appartenait, ils sombrent peu à peu tout en espérant la victoire finale du Biafra, en rêvant à des lendemains meilleurs.

L'autre moitié du soleil, film

Bref, ce n’est pas un roman léger de bord de plage mais pour une première découverte de la littérature africaine (hormis Senghor mais la comparaison est compliquée), c’est une réussite totale, je n’ai pas lâché le roman. Et j’ai appris beaucoup sur l’histoire douloureuse du Biafra… tout en fait car je l’avoue sans mentir : je ne connais pour ainsi dire rien à l’histoire africaine et il serait temps que je me penche sur la question. Donc oui, ce n’est pas un roman léger mais c’est un roman à lire impérativement si vous avez envie de vous intéresser au sujet, en préambule. Ca m’a un peu fait penser à Victoria Hislop et ses romans historiques mais en mieux : parce qu’il n’y a pas d’histoire sans importance dans le temps présent et surtout, tu t’attaches plus aux personnages.

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Je suis en couple, j’ai le droit de me foutre de la Saint Valentin

Pour les plus étourdis d’entre vous (ou ceux qui ne bossent pas dans les médias, les boutiques ou sur les réseaux sociaux), dimanche, c’est la Saint Valentin, la sacro sainte fête des amoureux et la date supplice pour les célibataires. Supplice, vraiment ? Apparemment oui, pas le choix : si tu es célibataire et que tu dis que tu t’en fous de la Saint Valentin, on te soupçonne de mentir. Woah.

Saint Valentin, l'horreur pour les célibataires

Le calendrier est rythmé par de nombreuses fêtes et certaines d’entre elles ne me concernent absolument pas : fêtes religieuses (sauf Noël même si je vais pas à la Messe), fête des mères… Et personne ne me demande mon avis sur la question. Parce que oui, on ne va pas se mentir, la fête des mères, je m’en fous pas mal même si je fais toujours un petit cadeau à ma maman et ma soeur, plus pour faire plaisir qu’autre chose. Pourtant moi, je ne recevrai rien ce jour là puisque… puisque je ne suis pas maman. Et personne ne vient me soupçonner d’aigreur si je ne suis pas concernée par la fête des mères. Pourtant, c’est aussi une fête commerciale qui fait la joie des fleuristes et parfumeurs et on pourrait même ajouter un background politique pas jojo… Pareil pour les anniversaires : il arrive souvent que des gens fêtent leur anniversaire et reçoivent amour et présents le jour où moi, je n’ai droit à rien. Je vais pas monter une contre soirée juste pour protester, il me semble.

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Mais non, on te saoule juste pour la saint Valentin. Fait être pour ou contre, se payer un resto à 50 boules le repas pas top et se noyer dans le rose ou faire des contre soirées de l’aigreur. Se foutre de la Saint Valentin ? Impensable !

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Alors oui, c’est une fête atrocement commerciale et je n’ai aucune envie de dépenser mes sous ce jour là… Même si les offres massage en duo m’arrangent bien pour le cadeau d’anniversaire d’Anais comme ça, je nous prends un truc bien sympa mais très clairement, je prévois de ne rien faire de particulier avec Victor dimanche… A part un gâteau magique mais ça fait longtemps que j’ai envie d’essayer. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai envie de jeter des cailloux à ceux qui la fêtent. Je suis bien plus saoulée par ceux qui font un crédit conso pour se payer le dernier iPhone qui coûte plus d’un loyer pour se la péter auprès des copains. Je trouve déjà violent de payer un smartphone plus de 300 boules alors bon…

Pile of smart phones

Parce que quitte à être victime du marketing, si c’est pour passer une douce soirée avec sa moitié, au fond, pourquoi pas ? C’est toujours ça de pris pour certains qui sont tellement pris par le quotidien que se retrouver peinards à 2 devient rare et précieux. Laissez les se bécoter et s’envoyer des cœurs, ça n’a jamais fait de mal à personne.

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Et si vous n’avez pas envie de la fêter, y a the Walking Dead qui revient dimanche… Une autre idée du romantisme !

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Naples, un concentré d’Italie du Sud

Fin mai, je clique frénétiquement sur « acheter ». Deux billets d’avion, des apparts Airbnb, deux billets de ferry, une mini croisières, deux autres billets d’avion. Serais-je devenue la zélée employée d’une agence de voyage ? Pas du tout : je réservais les 15 jours de vacances pour Victor et moi. Au menu : Naples, Athènes et les îles grecques.

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Arrivés à Naples, nous voici à remonter du port vers le vieux Naples où nous avions notre appartement. Grimpant dans de petites rues pavées au linge séchant dehors, je m’extasie : j’ai toujours adoré ces petites voies tortueuses si typiques de la Méditerranée (et un peu de Lisbonne aussi). « Ohlala, il est trop bien ce quartier, regarde… Oh, attention un scooter ! Non mais regarde le linge qui sèche et… Attention le scooter ! Et les petits autels avec la vierge là et… MAIS PUTAIN DE SCOOTERS ! » Sans rire, la montée entre la large Via Toledo et l’immeuble où nous allions résider dure environ 5 minutes et on en avait déjà assez des scooters qui déboulent dans tous les sens dans ces rues pas très piétonnes. Je hais ces machines du diable. Mais passons outre, nous voici devant l’immeuble qui va nous accueillir 4 jours. Après une montée de marches plutôt tendue (4 étages mais avec des escaliers à la méditerranéenne donc hautes et étroites), on découvre notre appart et OH MON DIEU une terrasse splendide avec vue sur le dôme de la galleria umberto I et derrière, la baie de Naples. Mais comme c’est joli ! Rassérénés par cette splendide vue (et une bonne douche), nous voici repartis dans les petites rues de Naples pour repérer un peu les lieux : le port d’où partent les navettes pour les îles, ok ! La gare qui nous permet de partir à Pompéi et Bari le dernier jour, ok ! Bien promenons-nous, à présent.

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On a eu droit à de splendides levers de lune sur notre terrasse (je suis nulle en photo de nuit)

Armée d’une délicieux et rafraîchissant granité (ma grande passion), on se balade, à droite, à gauche,on finit par se rendre au pied du funiculaire pour grimper sur les hauteurs, on se prend un ticket de métro, on rentre dans la station et… ah ben le ticket ne marche pas sur le funiculaire. Il faut savoir une chose sur l’Italie (surtout du sud) : les renseignements, tu peux te les foutre au cul. Par exemple, nous avions repéré un bus qui nous permettait de nous rendre à Bari assez tôt le dimanche pour prendre le ferry pour la Grèce. Par acquis de conscience, on va vérifier sur place. Bon déjà, on met 10 bonnes minutes à trouver l’entrée du bureau, je vais voir la dame pour lui demander si ce bus part bien dimanche… “ah ben non, il circule pas le dimanche !”. Info que nous n’aurions jamais eu sans demander. Donc pour le funiculaire, on avait regardé les différents billets proposés, il n’y en avait que pour le métro… Et bien non, c’était pas ça, tant pis pour nous. On décide de ressortir de la station et là… ben on peut pas ! En fait, on était dans une sorte de gare de banlieue et ils empêchaient les gens de s’approcher du quai le temps que le train arrive et que les gens descendent. Nous étions donc là, bloqués dans la station en attendant que les quais, nous permettant d’accéder aux escaliers, réouvrent et je découvre un Victor complètement décomposé. “Je m’attendais pas à ça…” A ce moment là de l’histoire, j’étais ravie de lui avoir offert un week-end à Rome et non un week-end à Naples comme je l’avais envisagé au départ…

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On se trouve un petit resto pour dîner. Comme toujours en Italie, on se régale et pas qu’un peu, le tout pour une somme très raisonnable. On rentre à l’appart et on décide de décoller le lendemain pour Ischia, une des trois îles au large de Naples. Et on a oublié la capitale amalfitaine. Non vraiment, à partir de là, on a passé nos journées ailleurs, je n’ai quasi aucune photo de la ville (quand on connaît ma façon pour le moins frénétique de tout immortaliser, ça donne une ampleur du truc). Je suis persuadée que Naples pourrait être top mais a) c’est vraiment sale et b) les jolies façades étant derrière des échafaudages, on a peu de mal à se rendre compte, vous voyez…

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Heureusement, on avait cette terrasse canon… on a rapidement pris le pli de prendre des pizzas (et un super baba au rhum) à emporter pour les déguster sur notre terrasse, à moitié nus, avec l’énorme lune rousse qui se lève sur la baie. On redonnera une autre chance à cette ville, une prochaine fois…

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Là, c’était au lever du soleil, c’est beau

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En attendant, restez connectés, je vous parlerai de Capri, Ischia et Pompéi un autre jour.

NB : Pour vous dire à quel point j’ai pas pris de photos, j’ai mis quasi toutes celles que j’avais…

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Week-end romantique à Rome – Day 1

Je suis plutôt du genre têtue comme fille. Quand j’ai renoué avec Victor toute fin décembre, je le trouvais un peu fatigué et je l’encourageais à prendre l’air ailleurs. Comme il ne m’écoutait pas, j’ai pris les choses en main : pour son anniversaire, je lui ai offert un week-end à Rome. Ouais, je suis géniale comme petite amie.

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Vendredi 13 mars, nous atterrissons donc à Roma Fiumicino et on démarre de suite par se faire avoir en prenant le taxi : 48 € tarif fixe aéroport/Rome sauf que nous, en fait, on est à 20 mn en voiture de l’aéroport. On note, on le reprendra pas. J’avais dégoté un petit loft romantique sur AirBnB, un petit pied à terre très sympathique en effet avec une salle de bain démente : nichée entre la chambre et la pièce/salon, elle présente une baie vitrée donnant directement sur la chambre, parfaite pour mater son compagnon ou sa compagne sous la douche (oui, ok, cet élément a été décisif dans mon choix) ou pour permettre que l’un prenne un bain tandis que l’autre traîne sur le lit tout en étant ensemble ou à peu près (la vitre rendait la communication difficile).

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Notre petit nid d’amour était proche du Vatican, 10-15 mn à vol d’oiseau donc on décide de débuter par là. Pour l’occasion, Victor avait même renoncé à ses jolis T-shirts à message des fois que… Sauf que 10-15 mn à vol d’avion se transforment rapidement en 30 à 45 mn à pied car, ahah, y a un mur tout autour du Vatican et on doit contourner, encore, encore, encore. Nous voici néanmoins à Saint Pierre. La queue pour la chapelle Sixtine faisant déjà le tour de la place, on se dirige tranquillement devant le Château Saint Ange avant de traverser le Tibre pour se rendre sur la fameuse Piazza Navona. J’explique à Victor l’histoire amusante de l’église et de la fontaine qui représente (soit disant) la rivalité entre les deux artistes qui les ont conçu, Bernini et Borromini. C’était un des seuls trucs dont je me souvenais de mon précédent voyage à Rome (en 1996…) mais j’ai voulu faire un peu ma brillante. J’ai aussi voulu parler italien mais dès que les Italiens nous entendaient parler français entre nous, ils nous parlaient en français ou anglais. Et moi, très con, tu me parles en anglais, je réponds en anglais.

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Après un délicieux déjeuner à côté du Campo dei Fiori (dont un succulent artichaut à la romaine), on repart dans la partie antique de la ville. Et c’est parti : oh le Capitole, oh le Forum, oh le Colysée ! Je mitraille. On n’a pas pris de billets coupe file donc on se décide à continuer de marcher, on pousse jusqu’aux thermes de Caracalla qui, pour le coup, ferment tôt donc on trouve dès 17h les portes closes. C’est pas grave, on veut encore marcher ! Oh, le cirque Maximus délicatement doré par les lumières du couchant. Oh, la bocca della verità découverte par hasard grâce à un troupeau de touristes devant. On finit par se poser en terrasse du Trastevere pour une pause revigorante : délicieux cappucino pour moi, une bière artisanale pour Victor qui n’était pas trop mal.

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Photo floue parce que je l’ai pris à la volée avec mon mobile entre 2 touristes qui postent à côté (le suivant arrive, regardez à droite)

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Oui, photo floue mais je l’aime bien quand même

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Y avait plein de chats !

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Un peu vidés, on se décide à retourner à l’appart, on ressortira pour dîner après. Pensait-on. Car la particularité de notre appart, c’est qu’il est situé dans un quartier résidentiel proche Vatican, donc. On voit une rue qui monte par là donc on décide de la suivre. Mauvaise idée : cette rue nous rapproche certe de notre chez nous… A vol d’oiseau. Parce que, ahah, ça ne communique pas avec notre quartier. On redescend, on finit par repasser par la place St Pierre, on repart. On a quitté le Trastevere à 19h, on arrive à l’appart à 21h, lessivés, à peine a-t-on encore la force de parler (ce qui pour nous est le signe que ça va VRAIMENT plus). Du coup, on prend notre bain peinards, on végète sur le lit à instagramer/ Facebooker notre week-end, se mentionnant mutuellement sur nos statuts Facebook (oooooooooh !). Et on s’endort comme des merdes.

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Demain, je vous raconte un dimanche romain sous la pluie.

Ah et bien sûr

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Il me faut une copine spéciale « plan à 3 »

Parfois certains trucs m’agacent un peu chez les hommes et en premier lieu cette espèce de tenace légende urbaine comme quoi toute fille un tant soit peu open a forcément une copine dispo pour un plan à 3. Ah je savais qu’il me manquait quelqu’un pour obtenir un paysage amical parfait !

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Au début, ça fait sourire mais au bout d’un moment, ça devient limite lourd surtout quand tu le rabâches trois fois au même que NON tes copines n’ont pas envie de venir jouer avec nous, même si c’est son anniversaire et que ça lui ferait plaisir comme cadeau. Moi, ce qui me ferait plaisir, c’est un appareil Leica, tu me le payes ?

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Là, on en vient à plusieurs points. Une fois de plus, la bisexualité féminine semble aller de soi dans l’imaginaire masculin. Oui, il serait possible de ne pas toucher l’autre fille pendant l’acte mais on se ferait un peu chier quand même. Mais bon, ça, ça me dérange pas en soi, le jeune homme exprime un fantasme, je suis libre de souhaiter le réaliser avec lui ou non. Là où ça me titille, c’est quand ils semblent ne pas comprendre que je n’ai pas envie de coucher avec mes amies. Comme avec Vicky, j’en avais parlé lors de notre coloc de la vacuité. Pourtant on s’est déjà vues nues, on a dormi des centaines de fois ensemble, on nous décrit même comme un couple. Mais coucher ensemble me paraitrait affreusement incestueux.

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Je sais que je peux avoir un coté psychorigide dans la gestion de mes relations mais c’est ainsi. Quelqu’un que je classe dans la catégorie « amitié » ne passera jamais dans la case « amant(e) » même s’il est passé par la case « cible repérée ». Car l’amitié comme l’amour, ça se construit et je ne range pas quelqu’un dans le bac amitié des le premier regard non plus, il faut qu’il gagne ma confiance. Il ou elle, je veux dire. En plus, mon agenda étant ce qu’il est, je n’ai pas extrêmement de temps libre non plus donc mes soirées, je les donne à qui les mérite. Ca fait très prétentieux ce que je suis en train de dire, là, non ? Si.

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Et puis pardon mais quid de la nouveauté ? Je veux bien être arrangeante mais bon, si je dois toujours ressortir ma vieille copine de plan à 3, ne serait-ce pas un peu triste ? J’irais même plus loin. Imaginons que j’ai une copine de plan à 3 que nous appellerons Anaïs juste parce que j’aime bien ce prénom (j’ai failli dire Alice mais c’est un peu le prénom que je file à ma soeur ici donc ça fait de suite malsain alors que ce n’était pas mon but). Donc voilà, dès qu’un monsieur énonce le désir de mêler deux corps féminins au sien, nous voici au rendez-vous. Si bien qu’en fin de compte, on peut se demander si un couple n’est pas en train de naître entre Anaïs et moi et qu’on s’offre de temps en temps le luxe d’un beau pénis en chair et en sang (et pas en os). Alors ok, pourquoi pas mais tout ça ne me semble pas clair. Si Anaïs est ma copine de plan à 3, ce n’est pas ma petite amie. Et que suis-je pour elle ? Est-on réellement sûre que pour l’une comme pour l’autre, les choses sont claires ? Non parce que ce n’est pas anodin non plus à gérer. De toute façon, je ne suis pas sûre que sexe et amitié fasse bon ménage quelle que soit la configuration. Non mais c’est vrai, qui dit que cette histoire de plan à trois n’est pas une bonne façon pour l’une ou l’autre d’assouvir son amour pour sa camarade en faisant passer ça pour de la pure jouissance ?

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Et puis merde un peu. C’est son fantasme, ce serait à moi de me bouger les fesses pour le réaliser ? Bah tiens. Il peut demander, hein, j’ai peut-être ça sous la main mais si tel n’est pas le cas, il peut pas chercher de son côté aussi ? C’est quoi ce macho qui attend qu’on lui livre des femmes toutes prêtes à se faire dévorer sans lever le petit doigt. En plus, je ne veux pas dire mais trouver une fille célibataire open comme ça au pied levé, c’est pas vraiment facile. Autant un mec, c’est sans soucis ou à peu près(allez fureter sur certains forums, y en a qui sont partant pour à peu près tout) autant trouver une fille célibataire open, c’est pas si simple, surtout quand c’est une femme qui cherche. Parce que les femmes lesbiennes ne cherchent pas de couples hétéros et que, souvent, les femmes qui sont motivées pour un plan à 3 sont déjà en couple et cherchent justement une troisième (pour leur propre plaisir ou celui de leur mec mais ça, c’est un autre débat).

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Enfin, il me semble que souvent, le trip « je couche parfois avec mon pote » est souvent condamné à base de « non mais fais gaffe, tu vas tomber amoureux, c’est risqué, faut pas », blablabla. Je me trompe ? Je n’en ai pas l’impression. Or ce qui est « mal » entre un ami et une amie devient tout à coup normal entre une amie et une amie ? Pourquoi ? Par hétéronormisme ? Ben ouais, on peut coucher entre femmes juste pour le fun, y a forcément pas d’amour entre. Vu qu’elles couchent aussi avec un mec, elles sont forcément hétérosexuelles, hein. Et puis la marmotte, tout ça…

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Bref, tout ça pour dire que quand je réponds « non » à la question « as-tu une copine qui veut jouer avec nous », c’est pas juste pour faire chier mon monde alors c’est pas la peine de me redemander toutes les heures non plus. 

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But, ils ont changé… en pire

Je me présente, Nina, 28 ans, j’ai un pouvoir que personne ne m’envie. Dès que j’ai affaire à une enseigne, que ce soit la sncf, la ratp, free ou but, le pire arrive toujours. J’ai fini par dire que je suis parano, je me dis parfois qu’il faut un peu que je fasse confiance aux élements mais à chaque fois, la vie me prouve que j’avais raison de sentir que ça
allait merder. Au passage, les 8% qui avaient répondu que la merde allait concerner le lit ont gagné.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 01 novembre, Vicky m’emmène gentiment au But de Nanterre pour que j’aille acheter le cadeau d’anniversaire de mes parents pour mes 28 ans : un sommier et un matelas. On teste différents matelas, je les trouve globalement trop mou, j’aime les lits durs. Enfin, je trouve mon bonheur, un Bultex délicieusement ferme mais pas trop quand même, mes lombaires chantent déjà d’aise. Le vendeur étant occupé, on s’étale sur le matelas et on papote. Ce lit, mon vieux, il est terrible.



Une vendeuse passe et nous demande amusée si elle peut nous aider. Alors, de bonne humeur, je réponds : « oui, nous serions intéressées par ce lit, on aimerait donc l’acheter ». Oui, le « on » et le « nous » sont totalement volontaires. La fille m’explique que le lit n’est plus disponible mais qu’il ne devrait pas tarder à revenir. J’hésite une nano seconde mais suite aux conseils de Lucie, j’avais choisi But car leur livraison n’est pas chère. On remplit le formulaire « mademoiselle, je suppose ? » dit-elle en me faisant un clin d’œil. Ahah, on rigole. Elle met le 02 décembre en date de livraison mais me rassure, je l’aurai certainement avant. Je vais à la caisse, fai fièrement un chèque de 612 euros et jubile à l’idée de ce futur lit.


Et je le savais que ça allait merder. Mercredi 10 décembre, n’ayant toujours aucune nouvelle de But, je finis par appeler. « Bonjour, voilà, j’ai acheté un lit et j’attends de le recevoir, je m’inquiète un peu… » Sans un mot, la standardiste me passe le service literie. Notons que là, on est au top de l’amabilité, ça va être pire après. Le monsieur de la literie me répond que oui, mon lit est là en stock mais qu’on m’a pas appelé parce que y a des soucis informatiques. Les soucis informatiques chez But, c’est un peu comme un incident matériel à la SNCF, c’est un peu le terme générique qui signifie « ça a merdé sans qu’on sache bien pourquoi alors on met tout sur le dos de l’informatique ». Il me dit de rappeler l’accueil pour prendre un rendez-vous, je m’exécute.

« Oui alors on n’a pas de rendez-vous avant mardi.

– Ah, ok… Et vous pouvez livrer à partir de quelle heure ?

– 8h ?

– Et les plages de livraison, c’est quoi ?

– 8h-19h.

– Pardon ? Vous plaisantez ? Je vais pas prendre un RTT pour ça…

– J’ai rien d’autre à vous proposer. »

Bon, je raccroche en lui disant que je vais voir, ma sœur me propose de demander à Anthony d’attendre chez moi mais j’en ai marre de demander des trucs à Anthony, Alice, Vicky… Pour ne citer que les trois que j’ai le plus emmerdé avec ce déménagement.

Vendredi, je me lève de très mauvaise humeur. Disons que depuis la mort de ma mamie, je dors très mal et je suis très tendue donc ça arrive régulièrement que je me lève très énervée avec une envie de taper sur quelqu’un. Vendredi, je suis donc très énervée et décidée à faire livrer mon lit quand je veux. Parce que le problème, c’est que je pars vendredi 19 décembre en province pour une semaine de congés donc si je dois attendre un samedi pour me faire livrer, on tombe le 03 janvier. Donc j’appelle. J’explique à la standardiste que dans la mesure où ils n’ont pas été foutus de m’appeler pour m’informer que mon lit était arrivé, à eux de se démerder pour me le livrer quand je veux. Paniquée, elle me passe un responsable et là, c’est du grandiose. Je lui explique mon souci, exigeant d’être livrée un matin entre 8 et 10h car après, je pars en congés.

« Mais vous n’aurez qu’à vous faire livrer votre lit après vos congés. Ohlala, y a plus grave dans la vie ! ».

Quoi ? J’ai bien entendu ? Non mais il se permet en plus de me balancer ça sur un ton méprisant ? J’explose : « Non mais ça va pas de parler comme ça à vos clients ? Ca fait un mois et demi que j’ai acheté ce putain de lit, j’ai payé quasiment le prix d’un loyer et vous n’êtes même pas foutus de m’appeler pour me prévenir qu’il est arrivé !

– Mais bien sûr que si, on vous aurait appelée…

– Ben la preuve que non ! »

Bref, à force de gueuler, il me promet de mettre mon nom en premier sur la liste des livraisons le mercredi matin. Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore merder, sans doute parce que le responsable s’est limite foutu de ma gueule tout du long de la conversation.


Mardi, hier donc, coup de fil à 15h : « bonjour, c’est le monsieur de la livraison, je serai chez vous entre 11 et 14h ». Mais PUTAIN. En majuscule. J’explique une nouvelle fois mon cas au livreur et celui-ci me propose de m’appeler une heure avant pour que j’aie le temps de retourner chez moi du boulot. Simon, me sentant proche de la crise de nerfs, me propose de rester travailler à la maison jusqu’à livraison puisqu’avec les grèves de la SNCF (oui, je les cumule), je vais perdre un temps fou.

18h15, téléphone. « Oui, bonjour, c’est le monsieur de chez But (pas le même, le premier avait un accent pied noir, celui-ci était plus asiatique), y a un souci avec votre commande : votre sommier a des lattes cassées. Alors je vous livre le matelas maintenant et le sommier plus tard ou tout en même temps ». Je déteste déjà ce lit.


Donc on résume : mon lit que j’attends désespérément depuis un mois et demi est dans la réserve depuis on ne sait quand, j’ai fait le scandale de l’année vendredi pour pouvoir être livrée en premier, engagement qu’avait pris le responsable et qui n’a pas été tenu et pendant tout ce temps, personne n’a pu voir que le sommier était pété ? Bon,

je sens que je vais rédiger une lettre d’une amabilité fantastique à la RH de But et je vais même réclamer un geste commercial mais big le geste commercial. Non parce que j’ai besoin d’un meuble de salle de bain et d’un meuble d’entrée. Mais après, je vous jure que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette enseigne de ma vie. Déjà, y a une demi douzaine d’années, j’avais acheté chez eux une commode. En la montant, j’ai découvert qu’il manquait tous les côtés des tiroirs. ON m’avait dit que But avait changé, c’est vrai… C’est encore pire.

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Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

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Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

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Dans mon oeœuf de Pâques, il y avait une liste

Je sais pas si vous vous rendez compte mais c’est casse couille de trouver un titre différent pour la même chose toutes les semaines ! 



– Je suis allée chez le coiffeur mercredi. Coupe jolie mais j’ai les cheveux oranges, là, ça le fait pas trop, il me semble.

– J’ai acheté de nouvelles chaussures vendredi dernier, j’étais contente parce qu’elles me faisaient pas mal au pied. Mais en fait, mercredi soir, on s’est baladées avec miss Vicky et jeudi, j’ai couru toute la journée avec donc en fait, si, elles me font mal mes nouvelles chaussures à talon.

– Du coup, j’ai mal au dos, si un jeune homme super mignon veut me masser, qu’il ne se prive pas

– J’ai les cheveux oranges

– J’ai été bien gâtée pour mon annif, je suis notamment totalement méga fan du sautoir que ma grand-mère m’a offert, faudra que je lui demande où elle l’a achetée pour m’en faire une collection. Sinon Anne m’a offert un sac génial, je le quitte plus. En plus, il est orange donc assorti à mes cheveux. J’ai eu un t-shirt de la même couleur, aussi…

– Bon, maintenant que j’ai acheté le super amincisseur L’Oréal avec la roulette, là, je me mets au régime. Parce que j’ai pas payé 15 euros ce foutu truc pour me gaver de chocolat et autres cochonneries. Même quand Vicky qu’est des fois une connasse (mais non, je rigole, pas taper !) arrête pas de me parler chocolat dans ses mails. La garce !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Si je décroche un boulot dans les prochains jours, je m’achète la sublime robe rouge vue chez Mango à 54.90. Et si je gagne au loto, je rachète toutes les robes des filles à la vanille. Ah, on m’objecte en fond de salle que je joue jamais au loto. Fuckin’ world !

– Avec Wanadoo, c’est top, je dois renvoyer trois fois un mail pour qu’il passe et quand il passe pas, je le sais deux jours plus tard, quand le mail me revient. Messagerie de merde !

– J’ai les cheveux oranges
 

– Monoprix doit arrêter de vendre ses pana cotta parce que j’ai dit que j’étais au régime.

– Moi, je vais voter avec une machine électronique m’informe ma mairie (en m’envoyant ma carte d’électrice). Ok mais ça me plait pas trop : y a plus d’isoloirs et tout le monde va voir pour qui je vais voter. Je ne cache pas mes opinions et tout le monde ici sait pour qui je vais voter mais bon, j’ai pas envie que tout le quartier le sache. Je ne veux pas être « la fille de gauche qui a le chat qui fait le peep show ». « La fille qui a le chat qui fait le peep show », ça me suffit.

– J’ai ressorti ma veste d’été, celle où y a mon badge « 100 £ per hour » et une rose orange symbolisant un pays de l’est. Une rose assortie à mes cheveux.

– Je vous ai dit que j’avais les cheveux oranges ?
 
Quelle semaine, je l’ai même pas vue passer.
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Le dilemme du savon

Aujourd’hui, c’est férié, certains d’entre vous seront à la mer ou en vadrouille parce qu’il fait beau. Devais-je donc m’abstenir d’écrire sous ce prétexte fallacieux que la plupart d’entre vous ne seraient pas là, oubliant ceux qui jetteront un œil par ici, espérant un nouvel épisode des tribulations de Nina ? (oui, j’aime penser que votre vie tourne autour de moi). Naaaaaaaaaaan !

 

Ceci étant, qui dit jour férié dit article léger. J’aurais bien fait une BD mais j’ai pas mon matériel (mouahahah !). J’aurais bien fait une photo de mon maquillage mais j’ai pas tout chez mes parents. J’aurais bien fait une photo de ma nouvelle coupe mais c’est demain que je vais chez le coiffeur. Bon, j’ai pris une photo de mes cadeaux d’annif mais bon…

 

Alors aujourd’hui, j’ai décidé en mon âme et conscience de faire un post de pouffe. La vraie pouffe, celle, superficielle, qui se pomponne et tout ça. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un terrible dilemme que je vis tous les jours. Le dilemme du savon.

 

En tant que fille, je fais attention au savon que je choisis. Il doit sentir bon et faire la peau douce et la nourrir, la protéger. Non parce qu’une peau, c’est fragile, quoi. Alors je suis sous ma douche (lalalala), je suis mouillée et voici l’heure de se savonner. Qu’avons-nous actuellement en rayon ? Un Dove classique, sent bon le savon et rend la peau bien hydratée. Sinon, j’ai deux Bourgeois, un aux billes de bambou pour raffermir la peau (été oblige) et un aux extraits de gingembre pour exciter les hommes (hihihi). Ensuite, j’ai aussi un savon lush qui sent bon le savon et un savon Nuxe qui donne des orgasmes à ma peau. Alors lequel choisir ? Tout dépend de ce que je vais faire après ma douche. Si rendez-vous galant, on va mettre le truc au gingembre, sinon, c’est selon mes humeurs.

 

Sortie de la douche, une fois séchée, il est (encore) temps de m’occuper de ma peau. Alors que vais-je lui faire ? J’ai le choix entre mon hydratant Mixa Bébé, mon hydratant auto bronzant Dove et mon huile précieuse Nuxe. Bon, alors, j’ai mis de l’hydratant hier, je pourrais mettre de la Nuxe aujourd’hui ou alors la garder pour quand j’aurai ouverture parce que ça fait la peau tout douce ? Avec quelle odeur je veux dormir ? Avec quel savon ça se marie le mieux ? De quoi à besoin ma peau ? De couleur ou de douceur ou les deux ?

 

Bon sang, être une fille, c’est difficile. Alors, certes, je pourrais arrêter d’acheter savons et hydratants mais je suis une fille. En plus, cette semaine, faut que je m’achète le nouvel amincissant L’Oréal avec le truc qui fait rouler/palper !

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Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

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