L’appartement mystère

La vie est parfois pleine de surprise. En pleine recherche d’appartement, je fais des “expéditions punitives” sur Seloger.com : je rentre mes critères (5 villes ciblées, Paris proche banlieue compris), je mate les annonces et si ça n’a pas l’air trop mal, j’envoie un mail puis je rentre le numéro dans le Trello qu’on a mis en place avec Victor pour voir si je rappelle (bon sauf qu’il le regardait pas et une fois sur deux, le temps que je rappelle, l’appart n’était plus valable). Jusqu’au jour où je reçois le coup de fil pour… l’appartement mystère.

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“Mlle Bartoldi, bonjour, ici l’agence Immobilia, vous avez envoyé un mail pour un appart de 53m² à 1050 € à Trivelin, est-ce que vous souhaitez le visiter”. Ah bah oui, oui, monsieur ! Il me donne les coordonnées de sa collègue, rendez-vous est pris… Sauf que je vois pas du tout de quoi il me parle. Ca me rappelle un peu mes recherches d’emploi, quand je balançais mon CV à tout Paris et qu’on m’appelait “Oui, bonjour, société Bidule, vous avez postulé à une annonce, vous voyez ?””Ah ben oui, bien sûr, enfin voyons!” Non,là, de suite, non, j’ai pas mon excel de candidature sous le nez… Donc je recherche l’appart en question, je trouve pas dans ceux que j’ai mis de côté… En reprenant la recherche initiale, je finis par le retrouver et… ok, y a juste deux photos floues du balcon… Mais qu’est-ce que je suis allée envoyer un mail sur cet appart ? Bon, c’est pas grave, le coin nous intéresse sur le papier, ce sera l’occasion de se frotter au quartier pour de vrai.

appartement mystère

Un samedi matin, nous voici donc à Trivelin. Bon, la sortie du métro est pas ouf mais ça craint pas et on va pas vivre dans le métro donc bon… On marche un peu, on voit au loin une zone industrielle un peu en friche mais bon, on va pas vivre sur le trottoir, voyons l’appart. On finit par trouver, on se retrouve à monter au 10e avec une dame très charmante qui voulait me prêter une écharpe au bout de 2 mn, on arrive et… ah mais oui, ça le fait ! Une belle surface, bel état, une cuisine américaine, une chambre avec placard, une salle de bain assez grande, un salon parqué, une entrée avec un autre placard et surtout, surtout…. une terrasse avec vue… On signe où ?

VUE

Bon, je vous cache pas que j’ai manqué de passer Victor par la fenêtre. “Alors, voici la chambre avec parquet mais vous pourrez mettre un tapis, hein!””Oh vous savez, avec deux chats, on va éviter !”. J’arrête de respirer, la dame réagit pas. On finit la visite et il remet ça “oui parce que bon, avec deux chats…” Mais taiiiiiiiiiiis-toi putain ! “Ah vous avez des chats?” Ok, c’est mort “Ah les chats, c’est mieux que les chiens, ça fait pas de dégâts”. Quand je lui en parle plus tard, il me dit “non mais on va pas mentir non plus”. Non mais en entretien, par exemple, si on ne me demande pas expressément si je suis efficace dès le matin, j’évite de balancer gratos “embauchez-moi mais sachez qu’avant mon café, que je vais faire durer jusqu’à 10h30 au moins, ça sert à rien de me faire bosser, hihi !”

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Bref, le mercredi, je vais voir la dame dans une brasserie pour lui donner le dossier, elle veut à tout prix m’inviter à déjeuner puis m’explique les différentes modalités pour le loyer, le déménagement… Heu mais… vous voulez pas regarder le dossier avant, madame ?

Red folder and keys with rental agreement.

Et c’est ainsi qu’en ayant répondu à une annonce par accident, nous avons trouvé notre petit nid d’amour (et je pense que personne n’a postulé à part nous)… Comme quoi, le hasard fait bien les choses, parfois…
Du coup, c’est parti pour les cartons, les démarches administratives donc vous comprendrez que je vais sans doute moins repasser par ici… ouais, ça va pas trop changer par rapport aux derniers mois !

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Week-end à Lyon

Parfois, je prends mon sac à dos et je pars en pérégrination. Même que j’avais un blog sur le sujet mais ça m’ennuie de faire un blog juste pour ça alors je reviens vous en parler ici. Donc ce week-end, Anaïs et moi avons arpenté les rues Lyonnaises en soupirant sur nos vies parisiennes. Et pourtant, j’ai fait mon boulet puissance mille, je me demande comment Anaïs m’a pas abandonnée sur le bord de la route.

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Déjà, je commence fort : samedi matin, train à 6h58. Je pars sereinement de chez moi, lalala. Bon, je m’arrête retirer de l’argent, ça me retarde un peu mais zen, ça va. Prochain train ? 7 mn d’attente. Ah mm grmpf. Bon, ça devient un peu serré mais ça va. Sauf que je n’avais pas prévu qu’à 6h30, le réseau était déjà saturé, nous voici bloqués en pleine voie, les minutes passent. C’est pas que je panique mais je commence à douter, là… Anaïs m’informe de l’emplacement du train. 6h50, je suis pas encore  gare de Lyon. Ca pue, hein ? Sortie du métro, je cours comme une dératée. Putain de merde, je dois valider mon pass navigo pour sortir, ils font chiiiiiiier !! Je cours, je cours, j’arrive sur le quai, le train est toujours là ! Sauf qu’évidemment, nous sommes voiture 11, je dois remonter toute une rame. La contrôleuse siffle : il reste normalement 2 minutes avant le départ, je viens de dépasser la voiture 1. Ok, plan B : je me rue dans le train, chope mon iPhone et hurle à Anaïs “moooooooonte, moooooooonte !!”. Nous voilà donc parties. A noter : si vous prenez un e billet, on peut vous retrouver même si vous avez pas le papier (parce que oui, quand on part toutes les deux, une prend les 2 allers, l’autre les 2 retours. Evidemment, j’avais les allers). Je rajoute quelques kilos à ma boulet attitude   : en enregistrant les billets, je me suis trompée sur la date de naissance d’Anaïs qui a été un peu taquinée par le contrôleur.

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Bref, arrivées sur Lyon, on trace direct au Parc de la Tête d’or. C’est beau ! Ce bel étang couleur de jade, les belles pelouses ! On va boire un café à la cité internationale puis c’est parti pour le grand tour : les belles serres, le zoo… Mais bon, il commence à être tard, on n’a rien avalé depuis la veille et ça tape dur. Donc nous revoilà parties pour le centre, j’ai un peu fait mon boulet (épisode 2,5) : on marche le long d’une rue en plein cagnard, ça n’en finit pas et je n’ai pas de chapeau donc je commence à craindre une insolation. Chiante, je vous dis.

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On déjeune dans une brasserie sans intérêt au service relativement déplorable mais juste à côté de l’Opéra donc on a surtout payé pour se poser en terrasse là, quoi. L’après-midi (enfin, vu qu’on est arrivées après 14h, on est reparties à 16h), requinquées, on part à l’assaut de la Croix Rousse. Oui parce que Lyon, ça monte et ça descend. Et comme j’étais en mode boulet (épisode 3), j’avais des courbatures de compétition suite à un cours intensif de sport mercredi. Mais l’avantage des muscles, c’est que quand tu les chauffes, t’as moins mal. Bref, on monte, mon monte, on guette les triboules : des têtes de lion bleues sur fond jaune indiquant un passage derrière une porte cochère (mais elles étaient ouvertes les portes). On a aussi trouvé d’autres pierres plantées, j’aime bien ce petit côté chasse au trésor. On finit par se poser tout en haut de la Croix Rousse, dans l’herbe, on domine Lyon, on entend des milliers de klaxons. Alors à noter que les Lyonnais, ils sont très nerveux en voiture mais pour le coup, rien à voir : c’était la gay pride.

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Après avoir savouré, on repart à l’auberge de jeunesse “tu vas voir, ça monte un peu”. On redescend sur les bords de Saône, on furète dans le vieux Lyon et soudain, on se retrouve face à une putain de côte. Ah oui, en effet, ça grimpe ! On arrive rouges et dégoulinantes à l’auberge, on prend possession de notre chambre que nous partageons avec 2 Allemandes et 2 “on sait pas bien, on les a à peine croisées”. Une bonne douche plus tard, on va se boire un verre (d’eau) sur la magnifique terrasse de l’auberge avec vue imprenable sur la Presqu’Ile. Une petite balade du côté de la laide Place Bellecour (enfin, le clocher de l’ancien hôpital est chouette mais cette espèce de dalle d’asphalte au milieu, moi y en a pas comprendre…). Dîner dans un bouchon typique (Chez Mounier, très bon), une sublissime tarte à la praline qui nous obsède depuis. Retour à l’auberge (j’ai mieux géré la grimpette), petite papote sur la terrasse et coucher.

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Le lendemain, petit déj toujours sur la terrasse et c’est reparti. J’ai les pieds déchirés par mes baskets mais ça va aller, je vais arrêter de faire mon boulet. On grimpe dans un parc avec un vieux théâtre antique magnifique même s’il y avait une scène géante en plein milieu mais on fera avec. On monte, on redescend, on remonte… Puis hop à la Fourvière pour voir l’église St Joseph qui domine Lyon. On rentre d’abord dans la chapelle inférieure mais comme il y a messe, on fait un tour aux alentours. Un petit tour devant la Tour Eiffel locale puis on va se balader dans un parc autour. On peut enfin entrer dans la Fourvière (après avoir joué à prendre la statut de JP II en mode Staline), l’organiste termine son récital. J’aime bien l’orgue, c’est tellement dramatique…La Fourvière, c’est magnifique, j’adore les couleurs, la façade…

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Ensuite, on redescend sur la Presqu’Ile, un déj dans un resto sympa mais qui ne servait pas de tarte à la praline (raaah, frustration !) puis, comme on sent une petite fatigue, on se dit qu’on va aller roupiller sur les quais de Rhône. On passe devant la piscine à l’architecture communiste (que j’adore, forcément). Le soleil tape dur, les quelques tâches d’ombre sont super squattées, on finit par échouer sur un coin de pelouse caillouteux du côté de péniches de croisière. Et là, le retour du boulet : deux jours sans pluie, je ne suis plus habituée, le pollen qui vole m’agresse méchamment. Mes yeux frottent, mon nez pique, les miasmes m’obstruent. Le verbe le plus adapté à la situation me paraît être : je me liquéfie. Un petit tour au pied du clocher de la place Bellecour, un tour au McDo et nous revoici déjà dans le train, retour Paris. Anaïs me laisse partir, embêtée par mon état de dégradation avancé, moi désolée d’avoir été un boulet.

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Moralité :
– Lyon, c’est quand même super beau, y a plein de parcs, de chouettes quartiers, j’ai bien aimé chercher les pierres plantées à la Croix Rousse. Je me verrais bien y vivre… après avoir passé un temps certain avec un allergologue bien sûr.
– Faire du sport intensif juste avant un week-end de crapahute était une vraie mauvaise idée (mais la séance suivante, j’ai pas eu une courbature)
– Arrêter d’oublier mon chapeau m’évitera de stresser à l’idée de choper une insolation (ce qui m’aurait valu le titre de boulet ultime)
– les Lyonnais conduisent assez mal par contre.
– la tarte à la praline, c’est la vie.

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J’ai testé pour vous un job qui recrute

Sous titre : putain de branleurs de chômeurs.


Lundi soir, j’ai fait un truc un peu inhabituel : je suis rentrée chez moi suffisamment tôt pour découvrir quelques émissions capsules, vous savez, ces mini programmes de 5 mn qui ne servent qu’à rebalancer de la pub derrière. J’ai donc découvert à ma très grande surprise une émission « j’ai testé pour vous un job qui recrute », un pseudo reportage réalisé en partenariat avec le Pôle emploi où les « stars » de M6 testent donc des jobs qui recrutent.

Lundi soir, Laurence .. a testé pour nous le travail de serveuse. Je n’ai juste pas la moindre idée de qui est cette demoiselle mais pendant 5 minutes, on la voit à la caisse, vêtue d’un uniforme très propret,un peu en cuisine et un peu en salle mais surtout, Laurence, elle ne fait qu’à papoter en souriant au gérant du restaurant, paie ta serveuse, quoi. Et à la fin, elle fait « ouah trop cool comme métier et en plus, je peux goûter les desserts » tandis qu’un bandeau nous annonce que c’est super bien payé vu qu’on gagne le SMIC+ les pourboires ! Waouh, tant d’argent pour flirter avec le boss et manger les desserts, quel beau métier.


Je passerai sur le fait que le reportage a été fait dans un resto cosy et pas dans une brasserie déprimante au carrelage fissuré, aux fenêtres mal colmatées et à la cuisine tellement crasseuse que même les rats ne veulent plus y aller. Je n’ai pas vu d’autres épisodes mais je suppose que c’est tout à l’avenant. Curieusement, y a pas employé de fast food, ça embauche pourtant, si j’en crois les pubs McDo. Bref, au pays des bisounours, tous les métiers sont super chouettes et c’est pas grave si t’es pas bien payé, tu mangeras du dessert gratos, youhou !


Alors évidemment, il n’y a pas de sot métier, je ne méprise pas les serveurs, serveuses. Ce qui me titille dans cette émission, c’est la sensation que si tu trouves pas de boulot, tout est de ta faute car tu ne fais pas l’effort. Ca me rappelle un peu les heures sombres de mon chômage, quand un salarié bien pensant venait te crucifier d’un « si tu bosses pas, c’est que tu veux pas ». Ben ouais, des serveurs, caissiers et autres hôtes d’accueil, sans parler des fameux téléprospecteurs, tout le monde en cherche, d’où tu restes chez toi ? Oui tu as un bac +5 dans une discipline donnée mais, mec, du boulot, là, y en a pas alors arrête de faire ta pleureuse, oublie ta vocation, tes connaissances, ton désir de faire ce métier là et devient serveur ou hôte d’accueil ou déménageur. c’est là que ça embauche ! Puis c’est « en attendant ». Et c’est là tout le vice du truc. D’une part, qui peut sérieusement chercher du travail en bossant 8h/jour dans des boulots somme toutes fatigants ? Oui certains le font car faut bien manger et payer son loyer mais mine de rien, la recherche d’emploi en prend un sacré coup. D’autre part, si les bac++ postulent à des postes ne nécessitant pas ce niveau d’étude, que font ceux qui se sont arrêtés après le bac ? J’avais déjà parlé de mon ex qui, du haut de son bac+4, avait réclamé n’importe quel job et on lui avait répondu sans rire qu’il était trop diplômé pour passer le balai. C’est vrai mais ce sont des jobs qui recrutent, huhu. Et je ne commenterai pas le fait que, perso, serveuse, je veux bien mais je suis plutôt du genre maladroite donc je vous dis pas le nombre d’assiettes qui pourraient trépasser entre mes mains. Et pour terminer, les quelques métiers que j’ai vus sur la page web du site me paraissent être le royaume de l’interim et des contrats saisonniers. Mais pas de panique, la précarité, c’est cool !


Bref, vous l’aurez compris, cette petite émission capsule m’a ulcérée, ça se sent à travers ma plume. Parce qu’en France, aujourd’hui, les seuls métiers qui recrutent te paient au SMIC. Que parce qu’on ne te propose que des jobs à la précarité certaine, loin de nos rêves de carrière de départ. Parce qu’on fait genre qu’il n’y a pas de crise de l’emploi et que si t’as pas de boulot, c’est au fond un peu de ta faute. Et surtout parce que je vois des Guignols payés en un mois ce que je gagne en un an tester un métier pendant deux heures de leur vie et nous expliquer sans sourciller que, waouh, c’est génial ! Que je pense à la fille qui est serveuse de façon permanente qui oublie que ouah, super, elle va voir plein de gens aujourd’hui et qu’elle pourra même taper dans les desserts, le tout pour un smic+pourboires ! Elle est pas belle la vie ?

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Avec qui tu manges le midi ?

L’autre jour, j’ai assisté à une scène mignonne à mon bureau. A ma droite, Camille, stagiaire marketing. Dans l’open space qui passe à côté de nous : Eve-Marie, stagiaire commerciale. Bon, le fait qu’elles soient stagiaires importe peu. Elles étaient dans la boîte avant moi. Eve-Marie passe derrière nous (oui, je suis en open space et les gens se déplacent en permanence derrière moi. Autant te dire que la vidéo de fessée NSFW que j’ai vue passer sur Facebook ce matin, je la regarderai à la maison) et Camille l’interpelle « hé, tu manges quand ? ». Et là, drame « Heu mais heu… je mange avec les autres ». Ma pauvre Camille…

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Il faut savoir que mon nouvel environnement de travail est essentiellement féminin. Pour résumer : à la rédac, on compte en tout et pour tout deux hommes (dont un gay), au marketing (mon service), on est quasi à égalité, côté commercial, y a une majorité de femmes et côté dév… oui bon à part quelques graphistes progestéronnées, là, par contre, c’est très mâle. Mais à l’arrivée, on a quand même une bonne dominante féminine, même la DG et la PDG sont des femmes. Et forcément qui dit femmes dit histoires d’alliances, de clans… Et le déjeuner est un enjeu clé : dis-moi avec qui tu déjeunes, je te dirai qui tu es. Moi, c’est très simple, je ne déjeune avec personne. Sauf Vicky évidemment (notre niveau de fusion devient dramatique… pour les autres, j’entends) mais elle ne bosse pas avec nous. Mais pour les stagiaires, c’est un enjeu. Tu passes dans les populaires ou les ignorés en un rien de temps. Pour reprendre mon cas, y a des gens qui m’ignorent encore (des filles, essentiellement) quand on se croise aux toilettes. Non mais tu peux pas me faire croire que tu ne me vois pas dans un espace de quelques mètres carrés avec un gros miroir au bout ! Le mieux étant l’ascenseur, y a quand même une fille qui a réussi à ne pas m’adresser la parole pendant qu’on attendait l’ascenseur puis quand on est montées dedans, sachant que nos ascenseurs sont pour 4 personnes « un de plus t’es mort ». On a des ascenseurs particuliers, ils font peur et même que des fois, ils tombent. On m’a toujours dit « ne prends jamais l’ascenseur sans ton téléphone ». Ah. En fait, ils me font penser à un jeu vidéo que j’avais quand j’étais jeune où il fallait résoudre des énigmes pour ouvrir de nouveaux endroits et y avait un ascenseur tout pourri qui faisait plein de bruit. Ben voilà. Si quelqu’un a le nom de ce jeu vidéo avant que je devienne dingue de le chercher…

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Donc revenons-en au déjeuner parce que depuis que je suis ici, je me rends compte que c’est un moment particulier. Un moment où je n’existe pas. En fait, j’ai été traumatisée le premier jour : j’ai mangé toute seule. Dans toutes les boîtes où je suis allée (et ça commence à cumuler), on me proposait toujours de déjeuner le premier jour mais là, rien… Okayyyy… A l’arrivée, en quasi deux mois, j’ai déjeuné en tout et pour tout 3 fois avec des collègues (dont une fois avec la DG et le stagiaire ultra beau gosse, ce qui a fait de moi quelqu’un d’important pendant une demi-minute quand j’ai donné son prénom à la collectivité. D’ailleurs, je me rends compte que je l’ai oublié, son prénom. Mais il a 20 ans alors bon…). J’ai surmonté le traumatisme depuis et j’aime observer le bal des déjeuners. Il faut savoir qu’ici, comme dans beaucoup de boîte, il y a des clans. Dans mon ancienne boîte, c’était un peu patronnat contre prolétariat avec des sous branches (en gros la sous branche performance et la sous-branche social-media). Ici, c’est mouvant, ce sont de toutes petites cellules. Alors forcément, faut se placer. Pas de chance, en marketing, les gens aiment bien manger devant leur écran donc il faudrait, si je veux faire partie d’une équipe déjeuner, que je côtoie d’autres services. Sauf que je m’en fous un peu : j’ai suffisamment d’anciens collègues à fréquenter sans en rajouter de nouveaux (collègues tout court pas nouveaux anciens collègues, je compte pas encore changer de boîte). Mais il faut toujours avoir des gens dans ses petits papiers, ça sert quand tu as une demande spécifique à faire. Heureusement pour moi, je bois du café. Trop d’ailleurs.

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Mais la sociabilisation au boulot est un vrai enjeu. Après avoir fait un peu mon autiste pendant quelques semaines (résidus de traumatisme de mon taf passé, j’en reparlerai), je commence à me lier et à parler aux gens à la machine à café ou même au lavabo des toilettes. J’aime beaucoup parler d’une opération en cours avec la fameuse Eve-Marie tandis qu’on se lave collégialement les mains. En plus, là, le café est devenu gratuit, ça en fait un sujet de conversation avec tous ces gens que je n’ai pas toujours identifiés. Ma sociabilisation passera donc par l’hypertension, ok. Non mais faut vraiment que je me calme sur le café, je dors super mal en ce moment, je ne peux y voir qu’une relation de cause à effets (2 à 3 expressos par jour, c’est trop non ?). Mais bon, le déjeuner, c’est touchy. En plus, quand on me propose, j’ai pas toujours envie d’aller me gaver à la brasserie où le repas est bien plus cher que mes tickets restos et repas lourd le midi = inactivité partielle l’après-midi. C’est pas que je veux pas travailler mais ça bloque un peu, il semble que l’énergie que déploie mon corps à digérer est directement pris dans la partie « concentration ». Et contrairement à chez Pubilon, y a pas trop de jap dans le coin (c’est un peu plus léger).

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Du coup, Camille a mangé avec la rédac mode, je pense que c’était un meilleur choix pour la coolitude mais moins pour le côté pro. Choisis ton camp camarade !

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Liste de la fille qui est allée bosser malgré la grève

Ouais, mon sérieux me perdra surtout que comme me fit remarquer Vicky, j’aurais pu très bien télétravailler. Mais non, j’y ai pensé qu’une fois au boulot.


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– La vie est comme un sitcom. Parfois, par des aléas de scénarii, des personnages reviennent alors qu’on ne s’y attendait pas. Et ça me fait plaisir,
finalement.

– Lundi matin, réveil difficile. Contre mon ventre, la bouillote encore un peu chaude, je la vire et me rend compte que j’ai encore un truc de chaud sur la hanche. Ah ben tiens, c’est mon chat… Faudrait vraiment qu’elle mange, je l’avais à peine sentie ! Sinon mercredi, je me réveille en pleine nuit, j’ai froid. Localisation de la bouillote ? A côté de moi mais froide. Me lever pour faire chauffer de l’eau ? Et puis quoi encore ?? Une fois dans mon lit, je me relève jamais. Une envie de pipi ? Ca passera en dormant.

– Mardi, déjeuner en compagnie de chérichounette dans une super brasserie. Ils ont un pain d’épice façon pain perdu qui déchire, j’ai pas réussi à faire aussi bien, le mien est parti en miette ! (oui, je fais du pain perdu chez moi, et alors ?). Avis de chérichounette : « Mmmm, c’est bon ici, faudra retenir ! » « Ouais, enfin,
tu sais, dans 10 jours, je travaillerai plus dans le coin ! » « Ah… Ouais ben tant pis alors ! ». N’empêche que déjeuner copieux, après-midi comateux !

– A propos de boulot, mon remplaçant est arrivé lundi. Bon, ça va, il comprend ce que je lui dis, on s’entend bien. Tant mieux parce qu’à deux sur le même bureau, on se serait pas entendus, ça aurait pu être sanglant ! Il s’habitue aux ados, ça va, je les laisse en de bonnes mains. Pour les adultes, j’espère qu’il les enverra un peu balader, histoire qu’ils apprennent qui est le maître. D’ailleurs y en a un cette semaine qui a fait fort. Comme il me parle mal, je lui réponds que je ne répondrai pas à sa question tant qu’il ne me parlera pas mieux et là, délire paranoïaque ON : « Ouais, de toute façon, c’est toujours pareil, tout ça parce que je suis juif ! ». Ah bon, t’es juif ? Comme si je le savais (et comme si j’en
avais quelque chose à foutre). Voilà, avant, j’étais facho, maintenant, antisémite, merveilleux !

 – Mes collègues sont joueurs. Jeudi, l’un d’eux a eu la bonne idée de gonfler un ballon. Alors forcément, il l’a accroché au murs et vas y que je fléchette pour l’exploser. Le gagnant fut Yohann. Bouh, ils vont me manquer ces andouilles !
 

– Après ma mémérisation active, voilà que je me mulderise. Oui, comme Mulder de X-files. Non, je vire pas parano, je vois pas d’extraterrestres non plus. Mais l’autre nuit, j’ai dormi sur le canapé. En fait, jeudi soir, vers minuit, je m’étale sur le canapé, couverture jusqu’au menton et forcément, je m’endors. A un moment, je me réveille et coupe la télé. Je me rendors. Je me re-réveille. Quelle heure il est ? 5h45. Oh putain ! Je finis mon article, le poste, toilette et dodo. C’est pas sérieux !

– Kenya est une chieuse ! Quand je veux la mettre dans sa boîte, c’est la bagarre, elle me griffe, elle bloque avec ses pattes. Par contre, quand sa boîte est rangée à sa place, là, forcément, elle grimpe dedans… C’est pas beau de se foutre de moi crocrotte…

– Je me sens un peu obligée de partir du match de rugby d’hier, si tant est qu’on puisse parler d’un match. On peut vraiment dire que les Français sont sortis par la petite porte, que d’erreur, défense faible, attaque incapable de percer la défense des Argentins. On peut pas dire qu’ils nous ont volé le match… Et les distributions de baffes à répétition, grrrrr ! Finalement, je crois qu’on aurait mieux fait de perdre contre les Blacks, on aurait perdu avec les honneurs, au moins. En tout cas, Laporte part par la petite… porte. Mouahahahahahah !

– Semi Russe est très fort. Genre ça devait faire un mois qu’il m’avait pas relancée et là, pile quand je me relance dans mon lesbianisme abstinent, le voilà qui revient. Ben, il s’est pris une fin de non recevoir, gloups !

– Nuit nippone, nuit friponne sur Paris Première… J’ai vu plus trash… Quoi que là, un mec vient de se faire violer par dix lycéennes en furie.

– Un petit clip, une chanson que j’avais l’autre soir dans la tête.

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Drague à la pizzeria

Par Fanficsworld

 

Pour bien vous raconter mon râteau, je vais commencer par me présenter, et vous situer le contexte. Mon nom est donc Thomas, j’ai aujourd’hui 26 ans, et je suis employé dans un Fast Food en attendant mieux. A l’époque de ce récit, j’avais 18-20 ans, j’avoue ne plus savoir exactement. J’étais en tout cas au Lycée, et le midi j’allais manger en ville avec les tickets restaurants de mon père. Délicieuse période où j’avais droit à une grande liberté tous les midis ! L’utilisation de ces tickets se révéla très diversifiés. Je m’en servais pour manger dans la même Chaîne de Fast Food où je travaille aujourd’hui, et où je prenais les 3/4 de mes repas. Mais à côté de ça, je prenais également des repas dans 1 brasserie,  dans un 1 self service, et dans 2 pizzerias. Les dernières années, j’avais même trouvé une idée de génie : je prenais un mon ticket restau de 35F, j’achetais une boite de céréales à 10F et avec la monnaie obtenue, je rajoutais 10F pour me faire un ciné lol Ciné gratis, et céréales pendant la séance lol J’ai fais ça pendant plus de 6 mois tous les lundi, car j’avais pas courts l’après-midi lol Pour comprendre le râteau, il faut savoir qu’à l’époque j’étais d’une timidité maladive, au point que je n’adressais la parole à aucune fille de ma classe… Revenons donc au récit qui nous intéresse. Ce jour-là, je décide de tester une nouvelle pizzeria. J’entre, je m’installe, et un vendeur me donne la carte. Je la consulte, mais aucun nom de pizza ne m’est familier ! Je cherche dans les ingrédients, je trouve un produit nommé des « airelles », et j’ignorais totalement ce que c’était à cette époque ! Je me suis donc dit « Oh, sûrement un variété de champignon », et je commande lol La pizza arrive plus tard. Le vendeur me la présente, et me souhaite bon appétit. Première bouchée. Je m’arrête en pleine mastication… qu’est-ce que c’est que ce goût infâme ? Ce jour-là, la réalité devint officielle : je n’aime pas les airelles ! Je teste une seconde bouchée, toujours aussi dégoutté. Dépité, j’entreprends donc de trier la pizza, en virant toutes les airelles ! Au bout de quelques secondes, un petit tas d’airelles commence à se former sur le bord de l’assiette ! Le vendeur repasse alors devant moi entre deux commandes, m’adresse un sourire aimable et un « alors, ça vous plait ? ». Je rougie tandis qu’il baisse les yeux sur mon assiette. Voyant un problème, il relève la tête, et un peu gêné je lui dit : « Je… crois que je me suis trompé de nom de pizza ! » Le mec a l’air très embêté pour moi ! Il regarde autour de lui, et s’approche de moi… « Bon, le patron n’est pas moi, on va s’arranger. Vous voulez quoi ? » Je commande une nouvelle pizza et il récupère l’ancienne. Là, je vois déjà le lecteur lire ma prose en hurlant comme un perdu : « MAIS QU’EST-CE TU NOUS EMMERDE AVEC TES HISTOIRES DE PIZZA ? IL EST OU TON RATEAU ? »… patience, j’y viens ! Il revient quelques minutes après, en me disant que ça cuit. Je le remercie. Il revient à nouveau, et m’offre très gentiment un bol de salade ! Je le regarde, carrément gêné… « Euh… j’aime pas la salade ! » Il a alors un temps d’arrêt (les yeux exhorbités^^), il rigole, et se tourne vers une autre table. « Tenez, je vous offre une salade ! » Quelques minutes après, il revient avec la pizza toute neuve. Il me sourit, et pose la pizza devant moi. Je prends fourchette et couteau en le remerciant… « J’espère que je serai récompensé, après ça ! » qu’il me lance alors ! Là, sous mes yeux médusés, il me lance un regard complice, puis retourne à son taf’. Un peu surpris, j’entame la pizza, déjà bien meilleure. Je la mange tranquillement, assez vite car je dois retourner au lycée après (et que j’ai prit du retard avec ce ratage de commande^^), et vient le moment de payer. Mon vendeur revient alors, et moi je sors les tickets restaurants. J’ai décidé, bien entendu, de lui laisser la monnaie (environ 10F) en pourboire pour le remercier. Il vient donc m’encaisser, et me demande… « Alors, ça allait, cette fois-ci ?
– Super ! Que je lui répond ;
– Alors, je vais avoir le droit à un petit cadeau, après ça ? » Là, je sors les deux tickets restaurants… «  »Oh, je crois qu’il va y avoir un petit pourboire ! Vous garderez toute la monnaie des tickets ! » Il rigole… « Désolé, mais on ne rend pas la monnaie sur les tickets restaurants. » Et à nouveau, me voilà gêné. « Euh… bah alors y’aura pas de pourboire, j’ai pas d’argent à part ça !
– Je sais pas, moi… qu’il me lance alors (il se laisse pas démonter, le bougre !) ; Je pourrais peut-être avoir un numéro de téléphone ? » Cette fois, c’est moi qui reste sans voix quelques secondes. J’avais déjà de doutes avant, mais là c’est officiel : je me fais draguer par un homo ! Mesdames et messieurs, sortez le champagne : c’est la première fois que ça arrive ! Je suis re-gêné méga beaucoup, je bafouille n’importe quoi, et je conclut sur un mensonge honteux… « Euh, je suis désolé… j’ai pas le téléphone… 
– Voyons… dit-il d’un air gentiment railleur ;
– Si si je vous jure ! Mes parents veulent pas de téléphone, ils… euh… » Je m’arrête là, il rigole, il me lance un dernier regard amusé déçu, puis s’en va. A la fin, je me lève de table et je m’en vais en baissant les yeux. Il me salut, et je bredouille un « au revoir, merci » et me précipite vers la sortie lol Après ça, je précise qu’à chaque fois que je passais devant la pizzeria et qu’il me voyait, il m’adressait de grands signes et sourires amusés. C’était mon premier et dernier homo, je m’en rappelle encore, tellement j’ai été gêné à l’époque lol Il faut dire que c’était pas une petite drague là, il a carrément tenté de me brancher grave lol Du vrai rentre-dedans ! Aujourd’hui, j’ignore encore à quel point il a tenté de me draguer. Je me plais à penser qu’il n’avait qu’envie de draguer un petit mec, histoire de se marrer. Bien entendu, ce n’est pas sûr du tout… et jamais je ne saurai le fin mot de l’histoire. Car aujourd’hui, le restaurant est fermé depuis longtemps (dommage, je serai bien allé lui dire deux mots lol Pour savoir, une bonne fois pour toutes lol).

 

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