Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi

Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même

Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

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D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

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Un Noël tranquille ? Et puis quoi encore ?

J’ai dit récemment que j’aimais bien Noël mais en y réfléchissant bien, je me demande bien pourquoi vu que décembre est hélas un mois difficile pour nous en général : mon grand père et ma grand-mère sont morts en décembre, un couple d’amis de mes parents aussi, Yohann, mon presque frère, a frôlé la mort dans ce même mois… Et là, je ne parle que des décès. En fait, Noël, ça craint.


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Cette année, j’avais placé tout mon espoir sur Noël et sur le papier, ça partait bien : pas de mauvaises nouvelles à l’horizon et même une très bonne pour Alice. J’étais optimiste, décembre a même été plutôt clément après un mois de novembre totalement cataclysmique, j’avais espoir. Même avec le retour de samedi, je restais optimiste vu que je ne suis toujours pas enrhumée, ahahah !

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Mais voilà, les nuages menaçants s’élèvent à l’horizon, une présence autour du sapin est menacée. Et comme on dit « un être vous manque et tout est dépeuplé ». Déjà, en 2006, on avait dû faire Noël sans Anthony qui avait eu une mauvaise note à un examen et était retenu à la caserne, puni. Cette année, tout roule pour lui, il va même passer caporal chef (c’est un grade qui correspond à je sais pas quoi, je capte que dalle). Non l’absente 2009 risque d’être Alice. Prenant ses congés du 24 au 04, elle ne doit redescendre que jeudi, en partant d’Austerlitz (comme moi samedi). Sauf qu’à cause de l’accident sur le rer C, a pu train au départ d’Austerlitz. Mon cousin est bloqué sur Paris, plus de place sur les avions, plus de TGV, plus rien. Il a réussi à choper un billet pour mercredi pour redescendre mais rien n’indique le train partira.


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Heureusement, on a la solution Tonton ! Si mon cousin ne peut pas descendre mercredi, mon oncle (son père donc) va le chercher et récupèrera ma soeur au passage. Et au pire, si mon cousin arrive à redescendre et pas ma soeur, on lui enverra Anthony pour qu’elle soit là pour le réveillon.


Bref, on va y arriver même si pour l’heure, Alice est désespérée et nous un peu dépités. Même si elle a trouvé un train depuis avec 1h d’attente à Bordeaux, ce qui est un moindre mal, tant qu’elle ne sera pas là, on ne sera pas tranquilles. Je crois que j’ai rarement vu mon père aussi énervé qu’hier soir « Non mais c’est du n’importe quoi ! Même pas foutus de mettre en place des bus pour permettre de passer la zone où y a eu l’accident ! Un mec bourré cogne un mur et c’est toute la France est paralysée ! C’est ça la meilleure compagnie ferroviaire du monde ! Pepy, casse toi ! ». Mon père aime bien invectiver le monsieur qui parle dans la télé.

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Perso, du moment qu’on récupère ma sœur et mon cousin, le sort de M. Pepy ne m’intéresse pas du tout. Mais j’ai un peu l’impression d’être dans un pays en guerre quand je vois la galère qu’un simple trajet Paris-Toulouse représente. Plus aucun train dispo, plus d’avion. Et les infos pratiques ? Non mais tu veux pas 100 balles et un mars aussi. Car si je reprends mon désormais modeste exemple de trajet dans le froid pôlaire, le plus gonflant dans l’histoire n’est pas le retard, prévisible, du train ou le froid du train mais le fait qu’on ait droit à aucune explication, jamais. La dame à la voix métallique nous dit bien avec grand enthousiasme que la circulation est perturbée mais ça, on le savait déjà, merci du tuyau. Quant à des personnes de type humain appartenant à la SNCF, non, on les voit pas. D’ordinaire, je suis contrôlée quasi au départ de Paris là, comme de par hasard, rien. On peut comprendre toutes les difficultés de circulation… si quelqu’un nous les explique !


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Bon en attendant, demain, je vais allumer une bougie parfumée pour porter chance à ma sœur. Oui, j’ai pas de cierges, je fais avec les moyens du bord…

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En province, on a même l’électricité !

Petite, j’étais une grande publivore devant l’éternel, hors de question de me coucher sans avoir regardé la page de pub de 20h30. Depuis, j’ai grandi et je trouve plus d’agacement que d’émerveillement dans ces satanées pages de pubs. Et ce qui m’horripile le plus ? L’image de la province.


J’ai beau être parisienne depuis bientôt 4 ans (quand j’y pense, c’est fou !), je continue à expliquer à tous les gens que je rencontre que je viens du sud. Et la plupart me répondent : « ah bon ? Et l’est où ton accent ? », ce qui me donne envie de pleurer car mon accent du sud ouest était un facteur sympathie indéniable. Maintenant, on ne me demande même plus d’où je viens, je trouve ça d’un triste. Mais bon, je garde ma fierté de fille du sud ouest, je suis contente quand on vent des Airbus, que les équipes de rugby de pas loin de chez moi gagnent des matchs, que plein de Toulousains soient en équipe nationale de rugby et je serais presque émue de savoir que Toulouse (le Téfécé, comme on dit) a battu Bordeaux en foot si je ne détestais pas ce sport. Enfin, ok, c’est pas le sport en lui-même que j’aime pas, c’est tout ce qu’il y a autour.

Alors forcément, quand je vois ma région réduite à des images d’Epinal, je grince des dents. Souvenez vous la pub Rondelé avec Maïté et ses copains qui parlent des bonnes choses et notamment cette bonne femme en tablier immaculé et chignon strict genre « paysanne du XVIIIe siècle dans l’imaginaire collectif » qui ramasse des herbes en les disposant dans son beau panier en osier en disant « la ciboulette, peut-être… ». Alors déjà, j’ai beau ne pas être un as du jardinage, je SAIS que l’herbe et la terre, ça ne va pas du tout de pair avec un tablier blanc. A l’époque, je me demandais où se passait la scène car en France, en vrai, personne ne va ramasser la ciboulette avec un beau tablier démodé et un panier en osier bien garni.

 

Nouvelle pub qui me fait hurler, celle de la twingo XV de France (ou rugby, je ne sais trop) où on voit une classe de crétins qui répètent en imitant l’accent du sud « Engtre lé PERcheeeeeeuh ! ». Alors déjà, en temps qu’ex stagiaire en journalisme rugbystique, on dit rarement « entre les perches », la plupart des journalistes restent avec le « entre les poteaux ». Mais surtout, je suis étonnée que les publicistes parisiens qui ont une si belle image de la province (le Parisien qui « apprend » le provincial avec l’accent, pardon mais ça me fait hurler) n’aient pas tilté qu’il y avait aussi des équipes de rugby hors sud ouest. Y en a aussi dans le sud est et même deux en région parisienne qui évoluent en professionnel (le deuxième, c’est le Racing Metro 92). Plutôt que de mal imiter notre accent et mettre en avant un vocabulaire rugbystique peu usité, ils n’avaient qu’à faire appel à des joueurs de la région, tiens. Ah, c’est sûr, c’est plus cher mais ça m’aurait un peu moins énervée car dès que je vois la couillasse à la télé qui commence à répéter toute fière
« engtre lé PERcheeeeeeeuh ! Engtre lé PERcheeeeeeeeeuh ! », j’ai envie de l’attraper par les cheveux, la jeter par terre et lui donner des coups de pied en lui expliquant que dans mon pays, personne ne parle comme ça en vrai.

Et je suppose que nos amis du Pays Basque doivent aussi être fatigués par le pépé qui « goss goss » avec sa patate ou, à l’époque, la sale gosse qui répétait du basque quand on lui servait du Ossau Iraty.


Parfois, quand je vois la province qu’ils nous sortent dans les pubs, je me demande s’ils ne sont pas allés tourner leur film dans les régions rurales du fin fond de la Chine. Parce qu’à Toulouse, par exemple, on a quand même l’eau et l’électricité courantes, on a même l’ADSL et nous, en plus, on construit des avions ! Alors la province d’un autre siècle, ce serait bien d’arrêter un peu de nous la servir.

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Eco-logique

C’est dimanche alors j’ai droit de faire des jeux de mots complètement foireux même si le sujet est un peu sérieux. Parce que, mine de rien, l’écologie est à la mode en ce moment. Y a qu’à regarder les pubs, on ne voit qu’éolienne et nature, on nous explique que telle voiture est plus écologique qu’une autre et puis tout ça. Or la pub étant (censée ?) nous donner une bonne indication des préoccupations de la société, l’écologie est à la mode. D’ailleurs, nos politicards déjà partis en campagne (présidentielle, pas au vert !) ne cessent de nous en parler. Ben moi aussi, na !
 
Comme je suis une fille très culturée, mardi soir, j’ai regardé le documentaire sur la 2 de Yann Arthus-Bertrand qui était franchement intéressant. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer ce que les Guignols lui reprochent, je l’en remercierai. Sans doute Bruno Gaccio avait sollicité un stage auprès du photographe dans sa jeunesse et celui-ci a refusé. Bref, ce documentaire avait pour but en gros de montrer à quel point la cohabitation entre l’homme et la faune était compliqué et que l’équilibre est facilement rompu. Or, une espèce animale qui disparaît, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. Ceci étant, le reportage n’avait pas pour but de fustiger les comportements humains car comme dit Yann lui-même : « Il est difficile de juger ces populations pauvres qui survivent comme elles peuvent ». Bref, on a échappé au discours manichéen parfois gonflant. En plus, on a vu des loutres et moi, j’adore les loutres, surtout qu’il y en avait une qui avait été élevée par une biologiste qui était toute maladroite !
 
Il est vrai que l’écologie, ça me préoccupe, même si je vote pas vert. Sans doute parce que le parti du même nom m’horripile et que la démagogie de M. Mamère m’énerve. Je ne sais jamais s’il fait les choses par conviction politique ou par une espèce de frénésie médiatique mais là n’est pas le sujet. Vendredi, Tatiana m’a parlé du site « changer d’ère » qui présente l’expo du même nom à la Villette que j’ai pas vue (même si je suis allée à la Villette samedi avec Gaugau mais on est allé voir d’autres expos). Sur le site, il y a un questionnaire pour voir combien de planètes j’utilise par an pour mes besoins : 2,3 ! Je suis sous la moyenne française (3) et loin de la moyenne américaine (7 !). Ca fait peur ! Pourtant, je trie mes ordures, je n’ai pas de voiture, je me chauffe au gaz, je prends une douche pour me laver et pas un bain (de toute façon, je trouve pas ça très propre de se laver dans une eau dans laquelle on a macéré).
Mais je ne peux pas acheter des produits au format familial pour moi toute seule ! Bref, être écolo, ça coûte parfois cher. Moi, je veux bien me chauffer au solaire mais j’ai pas vraiment une maison… Donc bon, je fais des efforts à mon petit niveau mais c’est vrai que, des fois, je trouve la culpabilisation un peu facile. Par exemple, je vis en banlieue proche donc pour me déplacer, je peux prendre les transports en commun, pas de soucis. Mais quand on vit dans une petite ville, rien n’est moins simple. Dans ma ville natale, les bus passaient toutes les demi-heures de 7h30 à 20h et pas mal de quartiers ne sont pas desservis. Evidemment, il y a les vélos voire les scooters mais bon, faire du vélo en ville, faut oser ! A Toulouse, je n’habitais pas sur une ligne de métro et le service de bus n’est pas toujours très efficace. Et prendre le vélo en ville est limite suicidaire ! Heureusement que j’avais de bons pieds. Honnêtement, je ne
supporte pas les gens qui prennent leur voiture pour un rien. Par exemple, Rachel, quand elle a emménagé à Bordeaux, m’expliquait qu’elle n’avait qu’un pont à traverser pour aller bosser mais elle prenait la voiture « parce que tu comprends, 15 mn à pied dans le froid… ». Et que dire des 4×4 en ville ! Alors ça, ça me gonfle par contre. Surtout que ça fait chier tout le monde. La semaine dernière, je suis allée acheter du pain (en voiture mais pas le choix). Je me rassois dans ma voiture et là, une bonne femme en 4×4 se gare à côté de moi. Bon ben je voyais plus rien et j’ai fait une marche arrière un peu à l’aveuglette. C’est sûr, un 4×4 en ville, c’est teeeeeeeeellement indispensable. 
Pour le tri des déchets, c’est pareil. Dans mon immeuble, j’ai toutes les poubelles qu’il me faut donc aucun souci. Mais toutes les municipalités n’ont pas forcément une politique sur le sujet.
 
Mais bon, je pense que l’écologie, chacun doit essayer de faire des efforts à son petit niveau. Evidemment que nous n’avons pas tous les moyens d’être parfaitement écologistes mais c’est vrai que marcher au lieu de prendre sa voiture pour faire 500 mètres en voiture n’est pas un mal. Trier ses déchets ne coûte rien en terme de temps. Par ailleurs, acheter des ampoules basse
tension, ça fait peut-être plus cher à l’achat mais à l’arrivée, vu que ça dure beaucoup plus longtemps, l’économie est certaine. Après, je pense que chaque Etat doit également s’engager à faire des efforts car pour pas mal de trucs, même si je fais plein d’efforts, je ne pourrai rien faire. Ce n’est pas moi qui pollue les rivières avec du nitrate, je ne peux rien pour les rejets de carbone dans l’atmosphère, etc. Je ne comprends pas comment, aujourd’hui, on peut laisser des pays ne pas signer le protocole de Kyoto comme les Etats-Unis. D’ailleurs, le Canada envisage également de se dédire de ce protocole. Après tout, si tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles, on peut comprendre que les pays n’aient pas envie de s’encombrer avec ça. Pourtant, il me semble que si on demande aux citoyens de faire des efforts, il faudrait que les pays, qui polluent à grande échelle, en fassent autant ! Utopiste ? Oui, sans doute. Mais bon, faudrait peut-être voir à se bouger les fesses car nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables.  
 

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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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Un bilan meetic-gé

Deux mois que je me suis effacée de meetic, je peux donc en tirer un bilan objectif et je vous en offre la primeur ! Je vous invite à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet à l’époque pour voir si mon opinion a évolué ou pas.
Désespérément célibataire 
Soirée déprime fin avril. Je m’emmerde chez mes parents, je trafique sur Internet, ne sachant trop quoi faire. Je réfléchis à ma vie sentimentale et c’est la catastrophe : je viens de débarquer dans une région où je ne connais personne, où suis-je censée trouver une moitié d’une nuit ou pour la vie ? Je connais un site qui pourrait m’aider mais j’hésite car le principe me dérange : un site de rencontre n’est-il pas la version électronique des petites annonces dans le journal ? Pour moi, si. Or, à 18 ans, je me souviens qu’avec une copine de fac, on les lisait en rigolant comme des bossues. Suis-je désespérée au point de tomber si bas ? Après un point sur ma situation, je me rends compte que c’est pas brillant : je viens de débarquer dans une ville inconnue, le seul mec que je connais me fait complètement fantasmer mais il a une greluche et bien qu’on habite à 500 m l’un de l’autre, il ne m’appelle pas. Bon, effectivement, je suis désespérée, allons-y gaiement.
 
Bon, je remplis consciencieusement les dizaines de questions qu’on me pose, je suis limite étonnée qu’on me demande pas la couleur de mon string, mais bon… Je ne mets pas de photos puisque je n’en ai pas sur le pc familial et puis, je me dis que je vais rapidement effacer cette fiche, tout ceci est ridicule. Une fois inscrite, je commence à surfer un peu sur les pages des messieurs qui correspondent à mes critères et là, je vois un gars qui me plaît trop, la trentaine, un visage somptueux. J’hésite encore un peu mais dès que je rentre sur Paris, je mets mes photos en ligne, on verra bien. Je n’attendais rien de ce site dès le départ, je voulais plus me trouver un mec en attendant que l’autre plante sa greluche. J’ai eu beau flasher le beau gosse, je n’ai jamais eu aucun retour de sa part.
Deux mois plus tard… 
Au bout de deux mois, j’ai fini par m’effacer, sur un coup de tête similaire, un ras le bol qui ne voulait pas passer, marre des mecs qui se passent de la politesse élémentaire (avant de me demander si je veux baiser, dis-moi bonjour, déjà). Il faut dire qu’à l’époque, je voulais prouver à Julien que je ne cherchais pas que des histoires de fesses et que, lorsque le courant passait (comme avec lui, je pouvais vouloir plus). Le jour de ma désinscription, alors que je recopiais les mails rigolos que j’avais reçus, un gars m’entreprend en chat et il m’a définitivement prouvé que les hommes n’en voulaient qu’à mon postérieur puisqu’au bout de deux minutes, le monsieur me proposait une sieste crapuleuse… Pfffffff !
 
Presque deux mois après ma désinscription, quel est le bilan ? J’ai reçu 265 flashes, rencontré 6 meeticboys (dont Louis, Benoît, Julien et Christophe), brouetté avec deux. Le score n’est pas terrible, il me semble. Concernant Julien et Christophe, la brouette était prévue mais ça a capoté, comme je l’ai expliqué dans les articles correspondant. Ensuite, il y a eu un gentil garçon que j’ai rencontré en tout bien tout honneur. Extrêmement sympathique avec un très beau sourire, je m’étais dit à l’époque que je le garderais sous le coude, en attendant d’avoir envie d’une relation stable. Résultat : après avoir reçu une carte postale de San Francisco, je n’ai plus eu de nouvelles. Sinon, il y a eu Cédric, le pro de l’annulation  de rendez-vous au dernier moment. Lui, c’est intéressant, j’en fais un paragraphe entier.
 
Premier contact sur le chat, dialogue :
Lui : Je cherche une relation sérieuse
Moi : Pas moi
Lui : Ah…C’est quand qu’on se voit ?
Bon, il s’annonce amusant, ce garçon ! On discute sur MSN, je le trouve très sympathique même s’il est assez empressé, j’apprends qu’il a un fils mais peu importe : je n’ai pas envie de l’épouser, juste de le brouetter. On se fixe donc un rendez-vous. Le jour J, texto : « je suis envoyé à Bordeaux pour le boulot pour la semaine, fais chier », un message dans ce goût-là. Après deux semaines de silence, le voilà qui me relance, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le jour J, pressentant le coup foireux, je lui demande par texto de confirmer mais évidemment : « je peux pas, j’ai une réunion ». Evidemment ! Le businessman parvient cependant à débloquer une heure dans sa folle journée pour qu’on puisse boire un verre, une heure de discussion très sympathique, il me file un nouveau rencard pour de folles brouettes. Le jour J : je peux pas, je garde mon fils. On se fixe un nouveau rendez-vous, je l’appelle la veille pour confirmer et, une fois de plus : « non, je peux pas, je garde mon fils ». Cette annulation est plutôt bien tombé, finalement, puisque j’ai passé une folle nuit avec Reno et je n’aurais pas été capable d’enchaîner (enfin, je ne crois pas). On se fixe finalement un rendez-vous la semaine suivante, toute la journée, je guette mes mails, persuadée qu’il va annuler, je vérifie dix fois par heure mon portable (mis sur silencieux) mais aucune annulation. Je finis par quitter mon boulot et, alors que j’attendais le métro, le texto tant attendu arrive : « c’est mort pour ce soir, je vends ma voiture. » Bon, je ne l’ai jamais relancé, j’ai de l’amour propre quand même. Alors, autant pour Christophe, je me dis qu’à 22 ans, on peut ne pas du tout assumer la possibilité de relations sexuelles avec une inconnue, autant à 30, j’ai du mal à comprendre ! Ça m’amuserait qu’il me recontacte, cependant, juste pour le plaisir d’annuler cinq minutes avant.
Aucun regret
Donc, si on résume, meetic m’a rapporté 2 brouettes, sur les 6 comptabilisées sur ce blog, soit un tiers… Aujourd’hui, je me rends compte que je les ai tous perdus de vue, sauf Louis. Pourtant, je ne pensais pas que ce serait avec lui que je continuerais à discuter, nous n’avons pas grand chose en commun mais je suis devenue sa confidente meetic. Les histoires qu’il me narrent m’ont prouvé  que j’avais eu raison de fuir ce site. En effet, en ce moment, il est sur une histoire foireuse avant même d’avoir commencé. Cet été, il « rencontre » sur meetic une jeune fille, l’histoire part bien et voici le moment de passer du virtuel au réel. Le deal est le suivant : elle l’appelle un peu avant le rendez-vous pour qu’ils fixent un endroit pour se retrouver. Une heure après le rendez-vous supposé, n’ayant pas de nouvelles de la demoiselle, Louis lui envoie poliment un texto : « je crois que tu m’as oublié ». Silence radio. Quelques jours plus tard, il reçoit un mail de la demoiselle lui expliquant qu’elle venait de perdre sa tante et que son père était à l’hôpital pour un pontage. Elle n’avait donc pas à la tête à ça. Logique mais ça me paraît un peu gros. Quelques jours plus tard, notre ami Louis découvre que la demoiselle s’est réinscrite sur meetic ! Pour une fille qui n’a pas la tête à ça, c’est étonnant. Elle se connecte et il lui tombe dessus sur le chat, l’autre fait l’étonnée et lui dit de l’appeler demain. Louis me raconte ça sur MSN, dialogue (pour bien comprendre l’ironie de la situation) :
Lui : Elle m’a dit de m’appeler demain à 15 heures, elle sera à l’hosto.
Moi : Elle est infirmière ?
Lui : Non, elle est secrétaire.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle va foutre à l’hosto ?
Lui : Elle va voir son père qui a subi un pontage.
Moi : Putain, arrête, elle se fout de toi. Jamais je ne demanderais à un mec de m’appeler alors que je vais voir mon père malade.
Lui : Je sais. De toute façon, faut éteindre les portables à l’hôpital.
Evidemment, quand il a appelé, il est tombé sur le répondeur. Et surprise : aujourd’hui, elle lui a fixé un rendez-vous pour demain soir, il va y aller pour l’envoyer promener… à condition qu’il ne soit pas annulé, Louis a bien compris la leçon.
 
Aujourd’hui, encore, alors que je débutais la rédaction de cet article, qui vient me parler sur MSN ? Benoît ! Alors, là, je tombe des nues. Il me demande poliment des nouvelles puis veut savoir si j’ai un mec. Comme je lui réponds par l’affirmative, il me dit : « ah, tu n’as plus besoin de moi… Même pas pour une fessée les yeux bandés ? » Non, même pas pour ça (surtout qu’on n’avait jamais fait ça, mais bon…). Si je veux des fessées coquines, j’ai ce qu’il faut à la maison. Du coup, il me demande si j’ai pas des copines qui auraient envie de folles galipettes. Et bien, non, j’ai pas ça sous la main, j’élève pas les copines célibataires, moi, désolée. Il m’informe alors qu’il n’est plus sur meetic car il en avait assez, les filles étaient trop chiante, « pas comme toi », a-t-il précisé.
 
Alors, meetic est-il un ramassis de mythomanes, psychopathes et désespéré(e)s ? Non, je ne crois pas. J’ai pris meetic comme une façon de trouver des camarades de brouette, j’ai eu ce que je voulais. Aurais-je pu trouver l’amour sur meetic ? Je continue à en douter, malgré les témoignages qui prouvent le contraire. Certains me rétorqueront que c’est quand même grâce à meetic que j’ai rencontré Arnaud. Certes, c’est le seul point positif de cette folle aventure !
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