C’est pas parce que tu as tes règles que ça empêche…

Aujourd’hui, j’ai décidé de rompre un tabou, de parler au nom des femmes du monde entier (au moins) et de dire non haut et fort à cette traditionnelle phrase qui me rend dingue « roh,c’est pas parce que tu as tes règles que ça empêche de s’amuser… »


Sur le papier, c’est vrai. Techniquement, ça rend juste une voie difficilement praticable mais pour le reste, c’est bon. Ca laisse plein de possibilités de jeux, youpi. Youpi pour vous messieurs car pardon mais en période de règles, surtout le premier jour, j’ai surtout envie de me rouler en boule sous la couette, ma bouillote serrée contre mon ventre et attendre que ça passe. Evidemment, mes règles ne tombant pas toujours un week-end, je prends sur moi pour aller travailler. Alors que là, par exemple vendredi, j’avais quand même la sensation claire que mon uterus me donnait des coups de pieds… Alors que je ne pouvais pas être enceinte vu que j’avais mes règles (et qu’elles étaient tout à fait normales, merci bien).


Donc je souffre. Et j’ai en général envie de manger gras (quoi que ce mois-ci non, tiens). Et même s’il est vrai que mes hormones sont souvent au plafond, mon corps ne suit pas forcément parce que j’ai mal. Et que je suis un peu vidée, au sens propre du terme.




Bref, ne soyons pas naïfs et surtout naïves, cette gentille proposition grivoise n’a pas pour but notre plaisir mais son plaisir à lui. Prenons l’exemple type du « tu peux quand même me faire une pipe ». C’est vrai je peux mais j’ai pas forcément envie. Ce monsieur serait mon mec officiel, je ne dis pas car ça me fait plaisir de lui faire plaisir aussi. Mais un amant, le côté « je viens, tu me fais plaisir puis bon, après, on discutera un peu si tu veux mais je vais pas te rendre la pareille parce que bon, hum hum, tu as tes règles… ». Mais comme il m’emballe trop ton programme ! Puis c’est bien, je me sens totalement impliquée et je sens que mes efforts seront récompensés par une gentille tape sur la tête.



Il arrive parfois que nos règles soient une bonne excuse pour ne pas passer à la casserole. Comme disait Lucie rapport à son ex: « J’avais mes règles dès qu’on se voyait, ça ne l’étonnait pas plus que ça… ». Donc si à la question « on se voit? », on répond qu’on n’a nos règles, c’est soit qu’on n’a pas envie de vous voir, soit oui, on peut se voir mais une partie du programme ne sera pas assurée sinon, on ne le signalerait pas. On ne fait pas ça pour faire nos divas. Mais je crois, messieurs, que vous ne saisissez pas à quel point avoir nos règles peut nous mettre de mauvaise humeur parce que même si on ne perd que quelques cc de sang par mois (tout est relatif dans le quelques), c’est pas tout à fait anodin non plus. Alors pendant 4 ou 5 jours par mois, ce serait bien de ne pas trop insister. Si on a envie de faire des folies de notre corps, on sait où vous trouver, inutile de nous démontrer que les règles n’empêchent rien. Même si techniquement, c’est vrai, c’est pas pour autant qu’on va en avoir envie. Puis à 29 ans, je peux me dire toute seule que ça n’empêche rien, si j’ai envie de m’amuser.




Alors le prochain qui me dit ça, je lui parlerai des vives protestations de mon utérus, je pense que ça le calmera.

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Où trouver l’homme ? Episode 27 : à dîner chez moi

A la recherche du prince charmant

(O toi, derrière ton écran, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction sortie de mon imagination fertile ou débile, à toi de voir. En vrai, là, je vis au milieu des cartons alors les dîners romantiques, ça attendra.)

On dit que la patience est mère de toutes les vertus. Ca tombe bien, j’ai toujours pensé qu’un peu de vice ne faisait de mal à personne. Fabien je désirais, Fabien j’aurais. Pour se faire, j’avais prévu de l’inviter à dîner à la maison histoire d’être sur un terrain favorable : le mien.


Une fois passée faire le plein chez Picard, je rentre vite chez moi me pomponner, m’épiler et faire brûler une bougie qui sent bon. Bon, c’est l’heure, je vais trafiquer un peu sur l’ordi en attendant qu’il arrive. C’est l’heure et un peu plus. C’est l’heure et un peu plus d’un peu plus. C’est l’heure et franchement plus. Au bout de vingt minutes de retard, j’enclenche la bobine du film catastrophe : depuis le début, il se fout de ma gueule ce connard, il n’en a jamais rien eu à faire. Oui mais pourquoi les baisers, les soirées qui n’en finissent pas, la nuit blanche et pourquoi avoir dit oui à mon invitation s’il ne comptait pas venir. Il doit y avoir une explication logique mais je ne remets pas les pièces du puzzle dans le bon sens, je ne comprends pas.

Ding dong ! Ah, ciel, on sonne, ce doit être lui. Bingo. Il me tombe dans les bras, la mine piteuse : « J’ai oublié mon portable et je n’arrivais pas à trouver, je suis désolé

– Ahahah, c’est pas grave, ahah! »

Oui bon, il a une bonne excuse, je vais pas lui faire une scène par principe quand même. On s’installe autour d’un verre, on mange le bon steack et la bonne purée aux truffes cuisinés avec amour car un estomac d’homme se doit d’être toujours satisfait. Je sens que mes lectrices féministes viennent de grincer des dents mais je ne parle pas en général, je parle du cas particulier où je veux faire l’amour avec cet homme toute la nuit et même le matin, faut bien lui donner des forces.

Entre deux phrases, les blancs s’insinuent peu à peu. Non que nous n’ayons plus rien à nous dire mais la tension érotique monte et à chaque blanc, nous établissons le contact visuel : je te veux, tu me veux. Il n’empêche que c’est bien joli tout ça mais j’ai des projets très précis pour la soirée et on n’avance pas alors je me lance. Je m’approche de lui et lui donne un baiser plutôt sage pour commencer. Il me le rend bien, chouette. Ca s’emballe un peu, de la position assise, on se retrouve allongés sur le canapé, un pull s’en va, rapidement suivi de son petit frère, les fringues volent. Une fois tous nus, vous imaginez bien ce qu’il se passe, je vous épargne la description et vous laisse jouer dans votre tête la partie sexuelle de cette histoire. Sachant tout de même que je suis résolument opposée au léchage de pieds et suçotages d’orteils, ça, s’il vous plaît, épargnez le moi.


Le lendemain matin, lorsque le réveil sonne, il est remercié par une lourde main qui lui éclate la figure mais pour une fois, je lui épargne le traditionnel « ta gueule » enroué. Fabien vient se coller contre moi et me prend dans ses bras pour un doux câlin matinal. Tout serait parfait si la mairie de Plumes sur Berges n’avait pas décidé que c’était le jour idéal pour refaire le trottoir juste devant chez moi. Je vous jure que l’odeur de goudron chaud et le bruit du rouleau compresseur, il y a vraiment plus romantique dans la
vie. Alors que je commence à chouiner parce que je n’ai pas envie de me lever, Fabien me propose un baiser pour m’aider à me lever. Evidemment, il eut l’effet contraire.

Une douche, un café et un pain au lait plus tard, nous voici dans la rue et à la bourre pour aller travailler. Pendant qu’on s’embrasse pour se dire au revoir, je lui demande quand on se revoit : « t’as qu’à venir ce soir à la maison ». Et c’est ainsi que je partis toute guillerette au boulot, pressée de raconter cette nuit à mes copines.

NB : Oui bon, ok, cette partie de l’histoire m’est vraiment arrivée. Rien que de repenser à l’odeur du goudron, j’ai mal à la tête.

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Le retour

Par Lucas

Salut à tous !

Je voudrais commencer cet article par des excuses envers tous les djeunes cool qui ont participé à la Vingtenaire Academy. En effet, je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire des choses sur le site des Vingtenaires avant le nouvel an pour cause de « cours intenses »avec une grosse charge de travail (si,si, en école de commerce on peut bosser boucou boucou, je vous promets : c’est même un acte de quasi rébellion!). En ce qui concerne la période qui suit le nouvel an j’ai une bonne excuse. Pas d’accès Internet ni de quoi écrire jusqu’à la mi fevrier…

Pour résumer…

J’ai passé mon réveillon chez une amie à Molitor à Paname. On avait fait les choses en grand : open champagne pour la soirée. J’avais même ramené un grand cru classé de Reims! Donc une soirée tres sympa. As usual puisqu’on remet le couvert là bas depuis 3 ans dejà.
Sur le coup de 2h00, je refuse de ramener une copine parce que je me sens un peu bourré. Je pars alors comater « un peu » sur le lit où tout le monde avait déposé manteaux et sacs… Vers les 6h00 je décomate… Ouais je sais, je profite trop de la vie, je suis trop un teuffeur de ouf… Bouh Lucas, tu sors!!!!

Vers 6h40 je pars de chez la copine. J’en profite une fois dans ma caisse pour faire un alcootest. Negatif. Du coup je démarre et je m’arrête devant le feu rouge qui est à coté du lycée La Fontaine
C’est mon dernier souvenir…

2 minutes plus tard, devant Roland Garros je percute à 100 km/h un arbre (la trace y est encore)
Merci le Samu, appelé par un temoin, d’arriver en 5 minutes.
Merci le Samu de s’échiner une heure à me désincarcérer.
Merci mon moteur d’avoir choisi de rentrer dans l’habitacle coté passager et non de mon coté…

S’en suivent 12 heures sur le billard à l’Hosto Georges Pompidou.Sic.

Puis un coma artificiel de 7 jours… Je vous raconte pas l’angoisse de mes parents…

Et puis on me réveille…C’est là que ça devient fendard.

Je commence à enchaîner famille et infirmières en anglais, voire en italien. Ouais paye ton coté international… Paye tes séjours à Vancouver et Milan!!
J’enchaîne avec des énormités. Du genre quand on me demande où je suis je réponds, sûr de moi : « A DesMoines,Iowa, USA. »
Sachant que je n’ai jamais mis les pieds à Des Moines !!

Dans le même genre, je saoule tout le monde en disant qu’un de mes potes est dans le placard en face de ma chambre et que j’ai vu sa gueule à travers la vitre de la porte dudit placard. Bien sûr à part ma grand mère personne n’est allé vérifier…
En ce moment ma soeur me fait un best of des conneries que j’ai pu proférer ! Je vous tiens au courant…

Bilan de tout ça : une jambe cassée en 4 avec le genou incrusté ds le tableau de bord, transpercé par le tibia (oui je suis trash) un bras cassé et des problèmes sur la mémoire à court terme : genre on me donne 3 mots et 5 minutes plus tard je m’en rappelle de 2 seulement.. C’est sur que passer de 100 à 0 sur un mètre c’est pas cool pour la tête…
Mais j’en viens au sujet principal de mon article.

Debut février j’ai été transféré ds un hosto spécialisé en banlieue ouest.
Et là c’est du trash.
Certains patients sont là depuis 1 an. Certains sont des légumes. D’autres mettent 30s à répondre à une question. D’autres ont perdu l’usage de la parole et annoncent des choses pour être compris. D’autres « parlent » par clin d’oeil…
Glauque..

A les voir, tous les jours je me dis que j’ai eu de la chance et que j’ai le devoir de sortir au plus vite pour donner la place à qui en a plus besoin…Du coup je me defonce en kiné tous les jours pour passer au plus vite dans un système d’hosto de jour où je vais venir 3 jours par semaine pour des exercices de kiné, d’ergo, etc…

Alors si vous avez une suggestion à me faire, des conseils à me donner pour apprécier la vie à 100%, sur des choses que je pourrais effectuer à la sortie, je suis preneur !!! Pas un truc sentencieux du genre « Lucas, roule moins vite! » Je parle de comportement avec les copains, la famille, tout ça : d’avenir !
Merci à tous
Et encore desolé pour les candidats de la Vingtac. Je ne garantis pas de pouvoir faire d’autre contributions rapidement parce que cet ordi est à un coloc de chambre qui part dans 10 jours… Mais dans un mois…

Lucas

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Stop la clope !

En fait, j’aurais dû publier cet article hier pour être top dans l’actu mais j’y ai pas pensé en fait et puis c’est un blog, ici, pas Le Monde. Donc comme ma vie est chiante en ce moment et que j’ai strictement rien à raconter, je vais te parler de la fin de mon tabagisme, histoire d’être un exemple, que dis-je, un modèle pour ceux qui souhaitent arrêter. Oui, j’aime bien penser que j’ai une incidence sur la vie des gens, et alors ?

stop-clope

Y a-t-il un bon moment pour arrêter ? Non, en fait, si on veut vraiment pas arrêter, on aura toujours une bonne excuse. Donc moi, j’ai décidé d’arrêter le 18 décembre, point. Pourquoi le 18 ? Parce que c’était le jour où je rentrais chez mes parents, lieu où je ne fume pas. Donc ça nous fait déjà 15 jours sans clope, c’est un bon début non ? Le 18, donc, j’arrive sur le quai de la gare excédée par toutes mes loses (souviens-toi…), j’allume ma dernière clope et je l’écrase alors qu’il reste un bon quart à fumer car je veux pas rater le train. Et surtout, celle-là, je l’ai fumée symboliquement, the last one, alors que j’en avais même pas envie. Une fois dans le train, après m’être bien étalée pour faire fuir les gens qui sont censés être à côté de moi (déjà, j’ai le chat qui vomit, ça marche d’enfer, ça, mais ça pue), je sors mon paquet. Il reste cinq ou six clopes dedans. Hors de question de les garder : la tentation, c’est bien mais si on peut l’éviter, c’est mieux. Donc j’abandonne mes dernières clopes là, elles feront au moins un heureux, en espérant que ceux qui nettoient le TGV se rendent compte qu’il reste des clopes dedans. Sinon tant pis.

 

Psychologiquement, j’avais du mal à admettre le fait que j’étais désormais une non fumeuse et j’avais souvent envie d’en cramer une. Quand je discutais avec Anne chez elle (alors qu’elle ne fumait pas, en plus), quand je suis allée voir un gentil blogueur dans un café (pourquoi ils fument tous les gens !), pour le réveillon (alors que personne ne fumait)… Bref, si mon corps ne réclamait pas de nicotine, mon esprit, si. Quel connard, c’ui-là ! C’est vraiment un esprit de contradiction. Mais bon, le vrai défi, c’est quand je rentre sur Paris : j’ai la liberté de fumer, un tabac à 100 m de chez moi, des cafés où je traîne, tout ça, tout ça. Sans compter les sales histoires que je traverse, histoire de me tenter mais non, non, je ne craquerai pas.

A peine arrivée, j’installe un logiciel qui me permet de calculer depuis quand j’ai arrêté (en jours, heures, minutes), les sous que j’ai économisés et le nombre de jours de vie que j’ai gagnés. Par exemple, là, ça fera 46 jours à 14h02, j’ai économisé 165 euros (sa mèèèèèèèèèèèère !) et gagné 5 jours de vie. Je vais bientôt gagner une semaine ! Quoi que si j’agonise une semaine de plus à la fin de ma vie, je l’aurai un peu mauvaise d’avoir arrêté de fumer. Mine de rien, ces chiffres sont un peu ma bouée quand je suis en soirée avec des gens qui fument et que je suis tentée de leur en taxer. Parce que mine de rien, les habitudes ont la vie dure ! Je suis en soirée et là, quelqu’un se met à fumer et je me sens inactive, les mains vides… Alors qu’avec une clope, ma main, elle serait pas vide et pendant que l’autre me dit des choses, je recracherais ma fumée en attendant que ce soit mon tour de parler. Mais bordel, je vais pas céder au bout de 46 jours, c’est ridicule. Parce que si j’ai arrêté de fumer, la raison number 1, c’est de me prouver que je peux le faire. Et là, 46 jours, c’est pas assez. Non, je veux me prouver que je peux définitivement.

 

Car la moindre cigarette peut être fatale. Je l’ai entendu l’autre jour à la télé dans chais plus quelle émission sérieuse (ça m’apprendra à jamais faire gaffe à ce que je regarde). Ils expliquaient en gros que si le corps se débarrasse rapidement de la nicotine, le cerveau, lui, garde ses effets en mémoire. En gros, si je refume une seule clope, je peux retomber accro de suite. Et puis merde, le plus dur, c’est d’arrêter, ce serait con de reprendre. D’ailleurs, ça ne m’obsède plus tant que ça, j’avoue, j’y pense de moins en moins. Quand je suis dans un bar avec des fumeurs, oui, mais sinon… Même quand j’attends le train, j’y pense plus. Surtout quand je l’attends au terminus, qu’il est là et qu’il fait un froid de canard. Au moins, je peux me réfugier à l’intérieur de la rame alors qu’avant, je fumais et je pouvais pas. Et quel bonheur de me réveiller sans avoir la gorge archi sèche ! De ne plus avoir peur d’avoir une haleine de cendrier froid ! De plus avoir l’angoisse, le dimanche, de plus avoir de clopes et pas de tabacs ouverts à proximité (je vis vraiment dans une banlieue de merde !) ! De plus dépenser 20 euros de clopes par semaines (même si sur la fin, c’était 25/semaine, voire 30…) ! D’avoir les fringues qui sentent bon le propre quand je les mets et pas le tabac, vu qu’elles sèchent dans la cuisine qui est dans la même pièce que tout le reste de l’appart et où je fumais ! Quel bonheur de plus me demander si mon chat peut choper un cancer par tabagisme passif ! Surtout que sur ce point, personne n’a pu me dire s’il y avait un risque ou pas.

 

Bref, finalement, je vis mieux sans clope qu’avec ! Et en plus, j’ai un joli teint maintenant (enfin, je suis passée de gris cendre à blanc bidet mais c’est déjà mieux !)

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Les joies des relations amoureuses

Depuis le temps que tu me connais, lecteur, tu as dû remarquer un truc récurrent chez moi : je suis une merde intégrale en matière de gestion des sentiments et, de ce fait, des relations amoureuses. Je dis bien amoureuses, pas sexuelles. Récemment, j’expliquais à un ami qu’hormis avec Guillaume, mes relations n’avaient pas été significatives dans leur durée (2 mois et demi, après, record battu !). Et là, ce gentil jeune homme me demande si j’ai pas aussi ma part de responsabilité là-dedans. Après l’avoir éviscéré avec un cure-dent*, j’ai réfléchi à la question.

 

 

Bon, dans ma vie, je considère de façon unilatérale avoir eu 6 petits amis. Mais en fait, y en a deux, je suis plus très sûre avec le recul mais on va rester à 6 quand même. Bon, bien sûr, l’histoire marquante de ma vie, c’est Guillaume 1er. 4 ans et demi, pas une engueulade, une relation tranquille au possible (et reposante, nostalgie, nostalgie…). Le reste, ça a été passion (ou pas d’ailleurs), quelques temps marchant main dans la main et on se sépare, sur le quai d’une gare. Bon, alors, certes, il y a souvent des histoires avec une autre femme ou des problèmes qui font que j’ai pas ma place dans la vie du jeune homme. Si je reprends la liste, à part pour Arnaud (mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire), je peux trouver une bonne excuse pour dire « c’était lui et pas moi ». D’ailleurs, c’est ce qu’ils me disent tous « c’est moi, c’est pas toi ». Oui mais arrive un moment où on se demande ce qu’on a fait. Parce que, ouais, ok, tous des connards, si on veut, mais quand même. En plus, je tombe même pas que sur des connards donc ça vaut pas.

 

Donc, je réfléchissais à tout ça en me brossant les dents. Oui parce que curieusement, quand je me toilette, je réfléchis à ma vie mais je sais pas pourquoi. Donc j’essayais d’analyser ma vie sentimentale en essayant d’isoler ce qui avait fait que ça avait marché avec Guillaume et pas avec les autres. M. MSN a suggéré que mon problème était que je m’enflammais trop vite. Je ne nie pas avoir une tendance à m’emballer toujours un peu trop vite mais c’est pas tellement un problème en amour, c’est un problème partout, dans toutes les sphères de ma vie. Une annonce ANPE qui correspond 100% à mon profil ? Je m’imagine déjà aller travailler dans cette entreprise. Avec les hommes, je m’imagine pas forcément mariée avec X gosses avec un mec qui me fait vraiment craquer, quand même, mais bon… Ceci étant, ça n’a pas été un souci avec Guillaume 1er alors que nous avons consommé très rapidement (genre suite au premier baiser). Alors que ma pensée cheminait dans ma petite tête et que ma brosse à dent frottait avec vigueur mes dents, projetant du dentifrice sur le miroir (oui, les brosses électriques, c’est bien mais faut faire attention),il m’a semblé voir un souci comportemental autrement plus grave, à savoir que je n’envoie pas de message. Enfin, si mais pas comme il faut donc il n’est pas perçu comme il devrait.

 

Servant de docteur des cœurs pour la moitié de mes contacts MSN, je suis un peu effrayée par les nanas (car ce sont souvent elles) qui sont incapables de passer une heure sans avoir le besoin de communiquer leur amour à leur roudoudou adoré. Perso, je préfère respecter l’espace vital de chacun. Je dis pas que je suis complètement réfractaire aux textos et aux manifestations amoureuses, pas du tout. Mais moi, je serais un mec, je recevrais trente textos par jour à base de « je pense à toi, j’ai envie de te voir », ça finirait par me saouler. Sauf que ce sont peut-être elles qui ont raison. Disons que je pars du principe qu’il vaut mieux que je fasse pas chier mon nouvel homme, que je lui foute pas la pression… Sauf que, du coup, à force d’être distante et de me blinder, je suppose qu’ils finissent par penser que je ne les aime pas et me quittent sans trop d’état d’âme. Même dans les ruptures, je m’efface, je me bats pas. J’accepte la décision sans discuter, histoire de ne pas me mettre à pleurer devant lui. Mais alors, pourquoi ça a marché avec Guillaume et pas avec les autres ? Parce que Guillaume, je le voyais quotidiennement à la fac donc pas de questions de textos à envoyer ou pas, coup de fil à passer. A une époque, on était même 24h/24 ensemble, 5 jours sur 7 (ouais, le week-end, chacun sa vie, faut pas déconner non plus). C’était d’une simplicité agréable. Les autres, je les fréquentais pas quotidiennement, à cause de la distance ou du travail ou des choses comme ça. En gros, si je suis nulle en gestion d’une relation amoureuse, c’est un peu parce que je sais pas faire.

 

Evidemment, j’essaie de me soigner, d’arrêter de croire que je « dérange » systématiquement mon mec et que je peux l’appeler juste pour prendre des nouvelles et pas parce que j’ai une raison précise. Enfin, je fais ça aussi dans ma vie, je n’appelle jamais personne « juste comme ça », je parle rarement aux gens sur MSN « juste comme ça ». Du coup, je passe pour une bêcheuse mais bon.

 

Quoi qu’il en soit, va falloir que j’apprenne un peu à exprimer mes sentiments sans avoir peur d’effrayer monsieur. Après tout, avoir envie de l’entendre, de lui parler, de le câliner, c’est pas non plus une demande en mariage !

 

* En vrai, aucun jeune homme n’a été blessé dans cette histoire, juste un peu de feutre sur le nombril mais c’est pas ma faute.

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Les allumeurs

On utilise rarement ce mot au masculin et pourtant, sache-le lecteur (et surtout lectrice), l’allumeur existe, j’en ai rencontrés. Et je te jure qu’il n’y a rien de plus gonflant ! Surtout que je n’en vois pas bien l’intérêt mais essayons d’analyser ça ensemble.

Qu’est-ce qu’un allumeur ? Un individu de sexe masculin qui s’amuse à chauffer une nana puis à l’éteindre, à la chauffer puis à l’éteindre, trouvant toujours une bonne excuse pour se défiler. Car les allumeurs que j’ai croisés me promettaient des nuits de folie à base de « je vais te faire vivre tes trucs, jamais t’avais eu droit à ça ». Mmmmmmmm, alléchant ! Sauf que moi, je suis un peu comme St Thomas : c’est pas tout de se vanter, faut prouver qu’on est à la hauteur, coco. Parce qu’à vous entendre, vous êtes aussi bien montés que Rocco et vous utilisez votre engin comme personne…

Bon, le jeu de séduction commence entre l’allumeur et sa proie (souvent moi, j’ai l’impression). Alors comment ça se passe ? C’est très simple. L’allumeur ferre sa proie et une fois qu’elle a mordu, il recule. Je vous fais un dialogue type :
« T’es trop belle, trop sexy, trop attirante…
Super, on se voit demain ?
Ah non, demain, je peux pas, j’ai piscine. »
Bon, ça peut arriver mais si à chaque fois que je propose de se voir, monsieur a un empêchement, je finis par me poser des questions, forcément. Non parce que j’ai parfois quelques moments d’absence, on dira, mais je suis quand même pas conne et au bout d’un certain temps, je me dis que le mec se fout de ma gueule. Sauf que j’ai un petit peu d’expérience quand même donc je sais très bien leur foutre leur nez dans leur merde. Donc en gros, je les laisse faire, genre, je rentre dans leur jeu et quand ça ne m’amuse plus, je le casse. En gros, je le laisse faire mon apologie puis je m’arrange pour le mettre en position de me faire une proposition indécente genre « ah, si j’étais là, je te ferais ça » et là, je place le « ben, viens ». Evidemment, l’allumeur dira non. Et puis quoi encore ? Donc, je me prends un non, quelle surprise ! Ok, alors, maintenant, explique-moi pourquoi tu te défiles TOUJOURS mon gars. Ce qui est fantastique avec les allumeurs, c’est que le problème vient jamais de vous mais d’eux : « c’est pas toi, c’est moi ». Peur de moi (mouahahahah !), peur de pas plaire, peur de pas être à la hauteur, peur, peur, peur… Ah ben oui, ça, à force de se vanter, il faut assurer. Donc là, je lâche plus, je pousse l’argumentation jusqu’au bout. En gros, je souligne l’absurdité de la situation : tu me veux, tu peux m’avoir mais tu recules, donc tu ne me veux pas vraiment. Et bien, tant pis, je m’en vais, tu as raté ta chance et viens pas pleurer après. Oui parce que l’allumeur, il vous considère un peu comme sa chose : je ne t’aurai pas mais personne ne t’aura. Et ta sœur, elle bat le beurre ? Donc en général, si le monsieur saisit pas sa chance, je l’envoie vite paître car je ne suis pas un jouet, je suis un être humain.

Bon, maintenant que nous avons présenté le cas, essayons d’analyser un peu tout ça. Moi, j’ai une théorie. En fait, j’en ai même deux. Alors, déjà, que personne ne me dise qu’il fait ça par gentillesse, genre « non mais il sait que tu lui plais et ce n’est pas réciproque mais il ne veut pas de blesser ». Non, dans ce cas, la vraie gentillesse serait de dire honnêtement à la demoiselle qu’on ne partage pas ses sentiments plutôt que de la laisser espérer en vain. Là, les allumeurs sont clairement égoïstes. Premier cas : l’allumeur aime avoir ses fans. Une baisse de confiance en soi ? Ah mais, c’est vrai, machine est folle de moi, allons l’allumer un peu pour tester la puissance de son amour. Oups, elle s’emballe, je vais lui dire que je dois partir chez le dentiste. Un salaud ? Ah ouais, carrément. Cas n°2 : on lui plaît mais le souci, c’est qu’on est pas la seule sur le coup et, à la limite, l’allumeur préfère l’autre. Donc le voilà pris entre une femme qui lui plaît et une femme à qui il plaît. Logiquement, il va tenter sa chance avec la première mais s’il se prend un vent, pas de panique ! Miss n°2 est là ! Il faut donc la maintenir à température le temps que les choses se fassent (ou non) avec miss n°1. Salaud ? Oui, aussi.

Suis-je trop dure ? Non, je pense pas. Qu’on ait peur de faire le « grand saut », je le comprends. Ça m’est déjà arrivé aussi. Sauf que sortir des excuses toujours bidon (j’ose même pas vous faire la liste de celles qu’on m’a données), c’est pas net, net… Mais ce qui m’énerve le plus, dans cette histoire, c’est le manque d’honnêteté. A chaque fois, j’ai laissé la porte ouverte au monsieur, je lui ai même dit plusieurs fois de le dire si je lui plaisais pas, histoire de faire gagner du temps à tout le monde. Non parce que je montrais clairement mon intérêt aux messieurs, c’était pas juste un jeu de flirt avec un qui est à fond les ballons et l’autre qui ne comprend pas, pas du tout. Donc, ils savent parfaitement quels sentiment j’ai à leur égard et ils en jouent. Franchement, je préfère un bon râteau qu’à ça. Parce que mine de rien, sur le coup, c’est plaisant ce jeu de séduction mais quand on se rend compte que c’est du vent, non seulement on se sent rejetée mais en plus, on se rend compte qu’on nous prend pour une conne. Idéal pour l’ego, ça, garanti 100% déprime. Et puis en plus, on a tendance à pas voir de suite le jeu de ces vicieux allumeurs… Heureusement, moi, j’ai des amis…

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Le kangourou

Par danger ouioui

Quand un lapin est trop gros, il finit par ressembler a un kangourou !

A une époque lointaine où j’étais célibataire  je travaillais dans une grande entreprise de plusieurs centaines de salariés et une jeune fille m’avait fait forte impression : les cheveux noir et raide un peu asiatique, un visage aux lignes douces, de grands yeux noisette, la taille fine les hanches rondes, bref, parfaite ! …Mes amis l’appelèrent « kangourou » !

AU prix de manœuvres stratégiques ô combien machiavéliques  j’étais parvenu a démêler l’echeveau des copinages à nouer, pour parvenir a entrer en contact avec la belle.

Au bout de quelque mois d’un travail quotidien et acharné, j’avais réussi le pari incroyable de déjeuner une fois par semaine avec elle et ses copines. Il faut noter que dans cette entreprise existait un très fort clivage homme-femme et lorsque je déjeunais a la cantine de l’entreprise seul garçon au milieu de 6 jeunes filles, je passais pour un extraterrestre aux yeux de tous et pas seulement mes collègues.

Donc tout fier de ma petite victoire, je m’enhardis a proposer a la demoiselle une promenade en roller avec d’autres amis car je savais qu’elle aimait cela. Elle accepte, la soirée se passe bien, on « rolle », on boit un coup puis chacun rentre chez soi, en se promettant de remettre ça une prochaine fois.

Alors convaincu que la partie était bien engagée, chaque fois que j’organisais quelque chose susceptible de l’intéresser  je lui proposais. Bien sur souvent elle refusait, mais parfois, elle acceptait. Mais chaque fois qu’elle acceptait, un imprévu de dernière minute l’empêchait de venir, j’ai eu droit a : son petit frère a l’hôpital l’interdiction de sortir de sa mère (elle avait 25 ans), l’anniversaire de son petit frère  l’anniversaire de sa grand-mère… Au deuxième anniversaire de son petit frère j’ai commence a prendre ça vraiment a la rigolade, alors je l’invitais a toutes les occasions, bien sûr mes copains et copines se moquaient bien de moi, et des paris s’engageaient sur l’excuse farfelue qu’elle me servirait pour ne pas venir. Un soir, je fut invité a dîner chez un collègue  c’était mon anniversaire, comme ce collègue connaissait la demoiselle, je me dis que cela la motivera peut être de ne pas être chez des inconnus donc je demande si je peux l’inviter, un autre des futurs convives était là a ce moment là et s’exclame alors : « je te parie mon slip, qu’elle viendra pas ! » , moi bien sûr, parce que je suis joueur, je réponds : « pari tenu ! ».C’est ainsi que je dus, le soir de mon anniversaire, me dessaper et offrir mon boxer a mon hôte  devant les yeux médusés de sa femme que je voyais pour la première fois. Mais je ne suis pas rancunier, et comme la chasse au lapin géant me faisait bien marrer, j’ai continué à inviter cette jolie jeune fille, qui a finit par céder et m’offrir une soirée en tête a tête au restaurant … je crois que je me suis jamais autant ennuyé avec quelqu’un (probablement, elle non-plus), nous n’avions rien en commun, pas le même humour, pas les mêmes centres d’intérêt  plus j’apprenais de chose sur elle plus je la trouvais repoussante.
Pour finir, je lui ai poliment proposé une balade digestive a pied histoire de discuter un peu encore. Elle declina l’offre, et je la ramenais chez sa mère.

Par la suite je ne l’ai plus invité de peur qu’elle accepte.

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