Etes-vous sex friend addict ?

Cette semaine est sorti un nouveau magazine féminin, Grazia, que je ne pouvais qu’acheter pour me faire un avis, je vous le donnerai demain ou après-demain ou plus tard, j’ai pas décidé. Mais oui, vous l’aurez.

Vers la fin du numéro, je découvre un article témoignage, comme il y en a dans la plupart des magazines féminins, le fameux « j’aurais pas cru que ça m’arrive un jour et pourtant », à forte teneur en histoires sexuelles et croustillantes. En temps normal, je zappe un peu ces articles, ne sachant ce qui tient de la réalité ou du fantasme du journaliste chargé de cette rubrique. Mais là, le sujet m’interpelle et de toute façon, étant dans le train à destination de ma ville natale, je n’ai pas grand chose à faire de plus.


Voici donc l’histoire de Charles, un sémillant jeune homme qui s’inscrit sur meetic et tombe dans le piège classique : je peux potentiellement exploser mon tableau de chasse sans lever le petit doigt ou presque. S’ensuivent 18 mois de sexe avec tout un tas de femmes avant de se rendre compte qu’il est totalement drogué à cette fast séduction et que, globalement, aucune fille ou presque n’a de chance de se voir offrir un deuxième rencard.


Fréquentant par intermittence ce genre de site, je prends soudain pleine conscience que si je reste à un petit niveau (non parce que le monsieur peut avoir jusqu’à 4 rendez-vous par jour, moi pas, je bosse), dès que je retombe là-dedans, ça vire au n’importe quoi. En gros ; t’es mignon, on parle sur MSN mais si t’es trop lourd, t’es déjà éliminé. Si tu es supportable, on va s’arranger une soirée partie de jambe en l’air et tu dégages. Ah toi, tu es mignon et intéressant donc on va essayer de se revoir quand même, surtout si tu es bon amant (c’est pas si fréquent)…


On tombe dans un espèce de cercle de malbaise : tu as faim, tu commandes un mec, hop, livrée à domicile, t’es rassasiée sur le coup mais ça ne dure pas, tu as vite la dalle à nouveau et tu recommences… Lui, lui, lui, non, pas lui… Seulement, voilà, au bout d’un moment, le malsexe ne te donne pas une bonne image de toi, au contraire. Les adeptes du malbaise se rencontrent souvent entre eux donc ces mecs ne couchent pas avec toi par attirance pure mais par envie de se vider (même si certains regards restent flatteurs).


Puis arrive le moment où ça devient limite blessant. Car dans le lot, il y a forcément des mecs intéressants et les voir disparaître dès qu’ils ont renfilé leur boxer pour ne plus jamais avoir de nouvelles, aïe. D’un autre côté, je me plains mais il m’arrive aussi d’en faire autant alors… Heureusement pour moi, le ras le bol arrive vite et je finis par tout couper et m’imposer une période d’abstinence choisie, un vrai régime qui me permet de retrouver le plaisir de soirées calmes à trafiquer ou me reposer sans avoir à gérer mon harem sur MSN.

En plus, le harem a tendance à se coucher tard et en période de pic de malbaise, je ne me couche jamais avant 2 ou 3h du matin. Epuisant.

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Les moeurs québécoises

Par Ella Sykes

La semaine prochaine, j’aurai mes premières menstruations québécoises. Expatriée depuis peu, cette constatation m’a fait l’effet d’une espèce d’anniversaire, comme si j’accueillais cette idée avec cet étonnement et ce soulagement étranges d’avoir survécu à un exil, comme si le temps devenait un marchepied rassurant sur lequel s’appuyer. Ma nouvelle ville d’adoption m’a ouvert des bras généreux dans lesquels je me suis vautrée, une poitrine voluptueuse contre laquelle j’ai soupiré, soulagée et un horizon net.

Plusieurs party plus tard, j’apprenais, passablement émêchée que les québécois ne rechignaient pas devant une minette affamée de caresses buccales. « Au contraire ! » affirmaient mes compagnons de boisson sur cette terrasse de maison de banlieue américaine bourgeoise, à la lueur des bougies extérieures, entre deux paroles suavement distillées par Jack Johnson. Ils s’installeraient entre les cuisses de leur amante, tel l’Empereur devant des mets raffinés ; ils laperaient, lécheraient, suçoteraient, enfonceraient, s’attarderaient sur la Chose avec autant de sérieux et de méticulosité qu’un chirurgien en opération délicate, le tout serait exécuté avec tout le savoir et la virtuosité du plus ambitieux des Epicuriens.

Je me rendis compte bientôt que le fossé entre Paris et ce continent américain me paraissait bien plus grand que ce que j’avais envisagé. La démesure embrasse tout, laissant une empreinte en tout et s’immisçant dans les relations entre tous, jusqu’à provoquer en soi, un vertige indéfinissable.

Cheveux au vent dans la voiture japonaise, sillonnant des routes droites infinies, mes narines aspiraient un air différent, mes yeux exploraient un paysage autre, mes mains avaient soif de touchers atypiques et ma bouche avait faim de saveurs nouvelles tandis que mon cerveau ne rêvait que de simplicité absolue.

Tout s’est effondré autour de moi : la discrimination basée sur rien, l’obligation de fournir des preuves de sa bonne foi, la méfiance, la défiance, le jugement, les rapports humaines creux, tout cet amas parisien inutile ne trouve pas sa place ici, car, personne n’a le temps ni l’envie de perdre du temps. Etre efficace est bien le point essentiel.

Du coup, je me suis demandée, assise face à la Tequila rose servie dans ce bar miteux, si être un bon amant était aussi une question d’efficacité. « Pour que la fille n’éprouve que du plaisir, il DOIT lui faire un cunnilingus ! C’est normal ce préliminaire, c’est comme … Un baiser ! » s’est empressée de rajouter la sportive bientôt en doctorat. « Oui et en plus, tous les amants que j’ai eu, furent tous très doués et appliqués ! » a surenchéri la blonde atomique diplômée en Sciences Politiques et œuvrant auprès d’un Député au Parlement. Ah ? Me suis-je contentée de placer, avant de hausser les épaules et d’engloutir d’une gorgée le liquide rose et épais.

« Tu verras Ella, lorsque tu auras ton premier amant québécois ! Ils adorent plaquer toute leur langue bien à plat sur toute la surface entre les petites lèvres ! C’est Tabernacle ! C’est si bon ! En plus, on sent bien la texture de la langue … » J’ai hésité puis finalement j’ai éteint la réflexion désabusée qui brûlait mon palais cyniquement parisien d’une bonne lampée de Jack and Coke.

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Bordel, t’’es où Prince charmant ?

La semaine dernière, j’ai lu le jouissif « Princesses ou amazones » d’Olivia Elkaim, prêté par ma Summer préférée. Je l’ai avalé en deux jours chrono mais faut avouer que mes tribulations sénécéfiques m’ont bien aidées. Non parce que ¾ d’heure pour aller à un entretien (quand tout se passe bien n’est-ce pas), ça veut dire ¾ d’heure pour en revenir (cf remarque précédente) donc plein de temps pour lire. Sans oublier que je suis rentrée chez mes parents donc 6h de train (mais j’ai dormi quasi 4h sur les 6).

Donc, dans ce livre, Oliv’ se demande pourquoi ses amies et elle, trentenaires ou presque, belles et merveilleuses, ne trouvaient pas le only one. Plusieurs explications sont avancées mais une a particulièrement retenu mon attention et mon cerveau s’est mis à chauffer : voilà un bon sujet d’article. En gros, si on trouve pas, c’est qu’on est trop exigeantes. Il faut que the only one soit parfait : bon au pieu, intelligent, beau, une bonne situation donc riche (ben ouais, ça va de pair), viril et sensible, romantique, indépendant mais câlin, intellectuel et sportif, bricoleur, patient, sociable mais pas toujours collé avec sa bande de copains… Bon, la liste est infinie. Sauf que faut se rendre à l’évidence, les filles, il n’existe pas, ce mec là. Prenons l’exemple de Barbara, dans le roman, l’amazone ultime : elle couche avec 4 ou 5 mecs différents pour allier leurs qualités car aucun ne se suffit à lui même. Un n’est pas bon amant, un autre l’agace rapidement, un 3e est marié… Et patati et patata. Mais l’homme parfait n’existe pas (tout comme la femme parfaite, d’ailleurs).

Notre célibat est-il notre faute ? Moi, non, je me fais toujours larguer… Parce qu’à chaque mec que je rencontre, y a toujours un truc qui me gêne dans mon modèle d’homme idéal. Mais je passe outre ce souci, surtout que c’est souvent peu important. Bon, c’est clair qu’il y a des trucs qui feraient chier genre il est nul au pieux (mais si je lui dis ce que je veux et qu’il me dit ce qu’il veut, on pourrait trouver un juste milieu), il n’a pas lu un livre depuis la 6e (mais le plaisir de la lecture, ça s’apprend et il aura droit de m’initier à un truc qui lui plaît), il aime pas les chats (personne ne résiste au charme incontestable de Kenya), il est resté au XIXe siècle et pense que la place d’une femme, c’est à la maison (il est sérieux là ? Bon, là, faut pas déconner non plus), c’est le sosie de David Martin, le mec qui présente le loto et les soupes Liebig ou Knorr et qui a l’air de beaucoup postillonner (eurk !). Bon mais quand même, je suis pas si difficile que ça.
Mais il est vrai que la libération de mœurs nous a permis d’essayer avant de trouver. En gros, on n’a pas encore trouvé le only one, c’pas grave, on va coucher avec d’autres mecs en attendant. Bien entendu, je ne condamnerai pas cette pratique puisque a) j’en fais autant, b) je ne crois pas en la quête du only one quoi qu’il en soit. Mais parfois, les filles qui se lamentent sur leur célibat ou leur lose sentimentales me saoulent. Le classique : elles courent après un mec qui n’en a rien à foutre d’elles et l’idéalisent au maximum et jettent ceux qui veulent d’elles comme des kleenex. Parce que celui qu’on l’a n’a pas (encore ?) n’a pas pu faire preuve de son imperfection. On l’image Jude Lawesque dès le réveil, la sensualité d’un George Clooney, la bestialité d’un Sawyer, le membre de Rocco, la virilité rassurante d’un Brad Pitt, que sais-je encore ? Alors que celui que l’on a, on sait que le matin, il se lève avec son caleçon qui lui arrive à mi-fesses, fesse qu’il s’empresse de gratter avec vigueur de la main gauche tandis que la main droite en fait autant sur sa joue recouverte de barbe et ça fait scratch scratch (moi, j’aime bien la barbe de 3 jours, remarque). On sait que le matin, il a des épis et une haleine pas top fraîche (comme si nous, on sentait le Hollywood dans la bouche au réveil, tiens). Même que quand il va pisser, il rabaisse MEME PAS la lunette des chiottes. Or, en tant que single, nous, on n’est pas habituées à vérifier si la lunette est baissée et on manque de se péter le coccyx en atterrissant violemment DANS la cuvette.
Sauf que, je le répète, l’homme parfait n’existe pas. Même mon papa, il laisse la lunette relevée des fois alors qu’il a vécu 24 ans avec trois femmes. Et qu’il est toujours avec sa chère épouse, d’ailleurs (ma môman). Mon pôpa, qui est un homme qui s’est quand même pas mal impliqué dans notre éducation, faisait la cuisine quand ma mère bossait et est le roi des crèpes, il a des défauts d’hommes genre quand il est plongé dans son Equipe, il en fout plus une même quand sa fille aînée essaie désespérément de sauver le carpaccio de deux fauves affamées (bon, ok, les fauves, c’est Kenya et Clio mais bon…). Que mon papa, quand je regarde dors devant Sex and the city, il zappe sur le foot sans me demander mon avis. Que des fois, il voit pas que ma mère est allée chez le coiffeur. Ni ma sœur ni moi d’ailleurs alors que je suis passée des cheveux longs châtains clair à un carré roux.
N’empêche que j’aurais un mec aussi bien que mon papa, je serais la plus heureuse des princesses.

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Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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De la taille du sexe

Bon, comme y a un lecteur qui me harcèle pour que j’en parle, je m’exécute, même si j’attends toujours qu’il m’envoie la photo en MMS pour illustrer l’article (petit joueur, va !). Samedi soir, je vais chez Gaugau pour une gentille soirée à trois (lefroid étant la troisième). Après avoir mis en fond l’émission abêtissante de la 6, Gauthier nous met Pink, histoire de nous montrer un film porno gay. Mais avant, nous avons droit au petit documentaire sur le pénis. Quel est donc le pénis idéal ?

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Si y a une chose qui est sûre, c’est qu’il n’y a pas deux pénis pareils. Des petits, des longs, des fins, des gros, sans parler de circoncision, bien sûr, il y en a pour tous les goûts. L’émission nous explique d’abord que le pénis sert à uriner, on est content de le savoir. Puis ça part sur des choses plus…hum…sexuelles. Bon rien de très excitant mais c’était marrant, surtout quand ils filent un mètre à des nanas dans la rue pour qu’elles montrent leur taille de pénis idéale. Bon, quand on dit que les femmes sont pas très douées en géométrie, j’aurais tendance
à le croire car les demoiselles dépassaient allègrement le 20 cm, de quoi filer des complexes à cette pauvre gent masculine. Mais enfin, tout le monde n’est pas Rocco. Quant à la largeur, on parlait plus de pénis mais de poignet ! Bon après, y avait une scène marrante dans un sex shop canadien où les femmes s’entraînent à faire des fellations sur des godes. Mouais.

 

C’est fascinant comme le phallus passionne et excite (ok, je l’ai fait exprès, celle-là). Comme les femmes assimilent leur poitrine à leur féminité, les hommes voient en leur petit zizi un signe de virilité. J’avais déjà écrit un article sur le zizi culturel, pas le peine de reparler de ça. Mais ce qui m’épate pas mal, c’est que certains connaissent les mensurations de leurs engins. Il y a toujours eu une question qui nous interpelle, nous, les filles : ils mesurent à partir d’où ? Du pubis ou de la naissance de la verge ? Perso, les centimètres, je m’en fous, je sais jamais à quoi ça correspond. Je me souviens, quand nous sommes allées au sexodrome avec Emma, nous avons maté tous les DVD de Rocco Siffredi pour tenter de voir son objet qui mesure entre 24 et 28 cm selon diverses sources. Parce que nous, 24 à 28 cm, ça nous parle pas beaucoup. On sait que c’est long mais comment exactement ? Du coup, rentrée sur Toulouse, miss Emma est allé vérifié sur un triple décimètre et m’a gentiment informé du résultat par SMS : c’est énorme ! Je me souviens aussi d’un splendide étalon que la rouquine m’avait montré sur un site Internet : 32 cm ! Et bien, M . 32 cm qui met un rouleau de sopalin à côté de sa queue, sache que ça m’attire pas du tout, ce truc. Selon ce que j’ai lu dans je ne sais plus quelle revue féminine, le vagin fait 11 cm… La moyenne française étant de 13 ou 14 cm, le compte est bon.

 

La taille est-elle importante ? Déjà, il me semble que la largeur est bien plus agréable que la longueur. Un spaghetti tout mince, bof. En plus, les plus grosses quéquettes sont les plus susceptibles d’être demi molles… Ceci étant, la taille ne fait pas forcément le bon amant. J’avoue que quand un mec se vante d’être bien équipé avant que je puisse le constater, sur le coup, j’ai tendance à grimacer. Ouais, la taille, c’est bien mais encore faut-il s’en servir, comme on dit. Pourtant, je ne nie pas que l’apparence du pénis est important. Bien sûr, il faut qu’il soit propre mais pas que. L’autre soir, petite soirée chez Gauthier avec Le Froid, il nous met un film porno gay et on commente complaisamment le sexe de ces messieurs, je suis assez traumatisée par un bonhomme avec un énorme engin qui reste à moitié mou malgré les fellations qu’on lui administre. Du coup, on raconte des histoires de pénis. Personnellement, je ne suis jamais
tombée sur une remarquablement petite, j’ai plus souvent croisé des queues XL que l’inverse, paraît que je suis chanceuse. On rigole, on parle des fois où, quand on glisse la main dans le slip, on ne trouve rien, l’angoisse. Sans être obsédée par ça, j’avoue que j’ai toujours une certaine curiosité et peut-être une certaine appréhension au moment des caresses poussées quand il est temps
de découvrir la « bête ». Sur quoi vais-je tomber ? A quoi va-t-elle ressembler ? Pourvu qu’elle ne représente aucune anomalie… Oui parce qu’il y a des phénomènes curieux. Il y a quelques temps, Lucie avait ramené un jeune homme rencontré en soirée et là, le drame : il a un sexe tordu, un « canard WC » comme on dit entre nous. Le rapport fut un calvaire et notre pauvre Lucie est traumatisée, depuis.

Il faut dire que si le pénis n’est pas la seule source de notre plaisir chez l’homme, c’est quand même important. Il faut qu’il soit joli. Oui, bon, il est vrai que ce n’est vraiment pas la partie de l’anatomie masculine la plus sympa à regarder mais y en a qui inspirent plus que d’autres. Perso, j’aime pas quand ils sont trop rouges, ça m’inspire moins. Non parce qu’à l’arrivée, ils sont quand même censés visiter mon intimité et si ça me plaît pas, je risque de bloquer un peu. Gauthier s’amuse à faire partager les photos de queue qui traînent sur les
chats gays et on s’amuse à commenter avec Emma. Oui, bon, hein, vous insurgez pas, je suis sûre qu’il y a des mecs qui auraient du mal avec une chatte qui les inspirent pas.

Si un petit sexe peut être gênant, un grand aussi. Très franchement, il y avait quelques pratiques qui m’effrayaient un peu avec un pénis XL mais finalement, le corps humain est étonnant… Mais ce qui m’emmerde le plus avec un pénis XL, c’est la question de la capote. Outre le fait que j’ai pas toujours de préservatifs à la bonne taille à domicile, le monsieur est obligé de se retirer une fois l’acte consommé pour être sûr de ne pas me laisser un souvenir dans mon intimité et ça, j’aime pas trop. Après le coït, j’aime bien que le mec reste en moi quelques temps.
Physiquement, je ne ressens plus grand-chose à partir du moment où il n’y a plus d’érection mais c’est plus psychologique, en fait. J’aime pas quand le monsieur se retire, ça fait comme un vide et si on peut s’habituer doucement à cette future absence, c’est pas plus mal. Or, la dernière fois qu’un monsieur XL est resté en moi, quand je me suis levée, j’ai embarqué la capote, so glam.
Par ailleurs, vu la taille de ma bouche, c’est pas toujours évident de réaliser une fellation sans ressentir cruellement des tiraillements à la mâchoire. Bon, c’est horrible ce que je vais dire mais avec le temps, le problème est moins aigu mais c’est vrai qu’une crampe à la mâchoire peut casser mon plaisir. Ceci étant, d’un point de vue esthétique, un gros sexe en érection est autrement plus séduisant.

 Bon, revenons à nos pénis. A la question : quel est le pénis idéal, j’ai pas de réponse. A la question quel est mon pénis idéal, je peux pas dire non plus. Parce que finalement, peu importe la taille, c’est la façon dont on s’en sert qui compte.
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L’art de dire non (opposé à celui de ne pas le comprendre)

Comme tu le sais lecteur, il y a un mois, j’ai décidé en mon âme et conscience de m’offrir une nouvelle virginité. Et bien, je m’y tiens, je ne veux point offrir mon corps à n’importe qui, je veux que ma prochaine brouette soit anthologique parce que j’aurai envie de mon partenaire mais pas que de son corps, de lui tout entier. Dans mes contacts MSN, il me reste un plan brouette qui ne possède pas le mot « non », dans son vocabulaire. Plus je refuse, plus il me veut.
 
Souvenons-nous de Laurent : mignon, passionné de plongée, plutôt bon amant (et sacrément équipé pour). A peine rentrée de Bretagne et à peine ai-je décidé de ma nouvelle virginité que le revoilà sur MSN. Il me veut, il a envie de moi mais la réciproque n’est pas vraie. J’ai de bons souvenirs de lui mais plus envie d’une brouette gratuite, si j’ose dire. Donc quand il me propose de folles galipettes, je lui explique que ma libido est au point mort, ce qui était vrai à l’époque. Et là, j’ai découvert à quoi pouvait être près un mec pour juste une brouette et, lui, c’est un champion du monde. Suite à mon refus, il commence à dire qu’il ne me reconnaît plus, ce qui me fait un peu grincer des dents : comment peut-il me reconnaître alors qu’il ne me connaît pas ? Il essaie tout : et si je me contentais de juste le branler ? Oh que c’est romantique ! Juste un petit touche pipi et on arrête là, allez ! Non. Et là, on tombe dans le grandiose : si je veux, on peut faire ça à 3 voire carrément une partouze. Curieusement, là, le refus fut très facile. Alors que je lui raconte ma vie (ô combien passionnante), il me balance : « je pense à tes seins ! ». Pourquoi je ne lui demande pas de m’épouser à celui-là ? Le pire c’est qu’il serait capable d’accepter juste pour me sauter.
 
Il me supplie de penser à lui en se masturbant, ce qu’il fera. Sauf que moi, on m’impose pas mes fantasmes, d’autant que durant ces derniers, je ne vois pas de visages précis. Le lendemain, le revoilà qui réinsiste (genre ma libido est revenue dans la nuit) et il m’explique ce qu’il imaginait me faire pendant sa branlette (c’était ma fête !), il m’explique comment il veut que je lui fasse sa prochaine fellation, je m’ennuie. A un moment, voilà que je lui explique que la seule chose dont j’ai envie à l’heure actuelle, ce sont de longs baisers langoureux : « Je peu te faire ça puis je me branle après ». Alors, là, j’imagine le tableau et je préfère en rire, plutôt qu’en pleurer ! J’arrive à détourner la conversation sur nos noms de famille (je suis un génie quand je m’y mets) et à un moment, silence radio. Bon, je me dis qu’il a compris et là, j’ai droit à « l’au revoir » le plus glamour de ma vie, j’en pleure d’émotion rien qu’en y repensant : « Bon, j’ai joui, bonne nuit ». Voilà que l’autre, il se masturbe pendant que je lui parle de son nom de famille alors que j’ai mis la photo de ma Kenya en avatar.
 
Pendant une semaine, il ne me parle plus : aurait-il compris la leçon ? En fait, non, il était parti en vacances… Et je ne m’en étais même pas rendue compte. Au début, conversation très soft, il essaie de me faire deviner où il était parti en vacances et je trouve très vite… C’est énervant de voir que je m’entends très bien avec ce garçon quand nous avons des conversations normales mais, inévitablement, il en revient au sexe, encore et toujours. Ah ben quand il m’a dit que c’était un obsédé, il ne m’avait pas menti. Cependant, je crois voir dans cette conversation anodine une nouvelle approche, plus subtile. Après tout, en y allant cash, il se prend veste sur veste alors en endormant ma méfiance…
 
Et bien, je surestimais le jeune homme, il me demande à nouveau quand on se voit, quand je suis libre, si ma libido est revenue. Pour le calmer, je lui explique que j’ai trouvé un jeune homme qui me plaît bien, le résultat est totalement inattendu : « super, ça veut dire que ta libido revient ! ». Biiiip, mauvaise réponse ! Enfin, techniquement, elle revient un peu, effectivement, mais pas avec lui.
 
Je gagne quelques jours avec ma gastro mais uniquement parce que je peux facilement le convaincre que je ne suis pas en forme (ce qui est totalement vrai). Mais lui, coucher avec une fille malade et même pas épilée, ça ne le rebute pas. Pourtant, à une époque, ma goutte au nez l’avait profondément dégoûté… Une fois guérie, il attaque : « on se voit demain soir ? » Toujours pas, mon gars ! Comme je lui explique que je pars chez mes parents pour le week-end, il me fout la paix trois jours mais hier, attaque à nouveau : « tu rentres quand ? ». Et là s’ajoute un nouvel élément : l’ordinateur de mes parents est relié à une webcam, le voilà tout émoustillé. Sauf qu’il est au boulot ! Il veut que je me foute à poil devant la webcam alors qu’il bosse, mais je rêve ! Je réponds un poli : « non, je suis en jogging, pas maquillée avec mes lunettes puis suis même pas épilée, d’abord » mais je crois que même avec la varicelle, il n’aurait pas dit non. Donc suivant les conseils de Guillaume, au courant de toute l’histoire, j’ai fini par le bloquer.
 
Suite à cette petite histoire, j’en viens à me demander comment un mec peut être à ce point en manque pour accepter de se prendre trois à quatre non par conversation, tous les jours ou à peu près… C’est peut-être parce que je suis une fille mais un seul non suffit, mon ego ne peut en supporter plus (sauf si c’est un « non, ce soir, je peux pas mais demain ok »). Comment peut-on se vendre à ce point pour une seule brouette ? Comment peut-on avoir envie d’une fille malade et même pas épilée ? Tout ceci me dépasse, quelque part, et me désole. J’aurais aimé partir sur une relation amicale, il est clair que ça ne sera jamais le cas. Ce gars se fout de moi, il ne s’intéresse qu’à mon corps et se passe de toute la politesse (si j’ose dire) que l’on est en droit d’attendre d’un homme. Je ne suis pas un jouet sexuel et même si apparemment, je suis une partenaire très agréable, je pense que quand je dis non, c’est suffisamment clair pour ne pas insister. Après tout, si j’ai envie de le retrouver, je sais très bien où aller, j’ai son nom, son adresse, son numéro de téléphone, son MSN… Non, vraiment, cette insistance me dépasse. Au fond, je suppose que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : il m’a eue (trop) facilement au départ, il ne doit pas comprendre pourquoi il n’en est plus de même aujourd’hui.
 
Ceci étant, cette petite (més)aventure ne m’est pas inutile, je me rends compte à quel point je suis résolue dans mes choix de privilégier la complicité et la tendresse à du sexe pur et dur. Comme Benoît, il finira bien par comprendre que je ne serai plus sa partenaire de brouette, même pas une camarade puisque ça ne l’intéresse pas. Au fond, je ne le regrette pas, cette insistance m’a profondément gonflée et je ne vois pas ce que je pourrais dire à ce garçon, finalement. Puisqu’il ne comprend pas le non, il comprendra peut-être mon silence et mon absence.
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