Game of thrones : une saga bavarde

Quand j’écris, je me pose parfois la question : est-ce que je suis pas en train de trop parler ? Est-ce que cette scène où mes personnages font la révolution en sirotant un café ou débattent des limites de leur activisme, est-ce que vraiment c’est nécessaire ? Oui, ok, c’est le coeur du sujet mais n’est-ce pas too much, là ? Ne serait-je pas victime du syndrome Game of thrones, cette saga bavarde ?

Meera, bran et Benjen Stark dans la saison 6 de Game of thrones

Alors j’ai lu toute la saga, les 5 intégrales et j’attends la 6e de pied ferme, prête à la lire en anglais. Même si ok, j’ai vu la saison 6 donc j’ai été pas mal spoilée mais j’avais déjà deviné pour les deux gros rebondissements de la saison (enfin, ceux sur Jon Snow, pas celui à King’s Landing de l’épisode 9). Mais je dois avouer que la lecture était souvent looooooooongue, presque pénible. Bon, déjà, la version française est agaçante, j’avoue, très ampoulée. Mais surtout, Game of thrones, c’est quoi ? Des gens qui boivent du vin et caressent des putes en parlant de la guerre juste là dehors, de leurs complots et de l’amour. Oui, oui, vous allez me dire que j’exagère, qu’il y a quelques scènes d’action quand même, il se passe des trucs. Oui… entre deux bavardages. Non mais la preuve : qui est le héros de la saga ? Bon ok, y en a plusieurs, je vous parle de Tyrion. Le mec, il fait quoi ? Il parle. C’est tout. Oui, des fois, il baise mais sinon, il parle. On a aussi Arya qui passe son temps à réciter une infinie liste et Daenerys qui a 35 noms qu’elle balance à chaque rencontre. Pia pia pia.

Daenerys et Tyrion, héros d'une saga bavarde

Seulement, faire parler les personnages, ça permet deux choses : balancer tranquillou mémère quelques petites idées et vues sur la société, nos petites opinions l’air de rien (surtout quand tu écris un roman qui a pour base l’activisme) mais aussi donner quelques infos supplémentaires sur ce qu’il se passe, raconter de façon plus dynamique un point de récit, une connaissance qu’un personnage apporte à un autre. Les dialogues ne sont pas nécessairement inutiles mais ils donnent parfois le sentiment de remplissage. Surtout dans Game of thrones où les mecs sont tranquilles à picoler sous une tente pendant leur armée se fait étriller trois mètres plus loin (à peu près).

Activité n°1 de Tyrion : parler en buvant du vin

Et surtout les dialogues cassent parfois le rythme, terriblement. Alors qu’on veut savoir ce qu’il va se passer, que l’action monte et va atteindre son paroxysme… retrouvons Tyrion qui parle de baiser des prostituées en buvant du vin, une scène qui ne servira à rien, jamais. Et c’est peut-être là la clé : pour jauger l’intérêt d’un dialogue, je crois qu’il faut voir si le récit pourrait progresser tout aussi bien sans lui. Est-ce que cette petite brique que tu viens de poser, elle va un jour être utile ou c’est juste parce que tu veux que ta maison soit plus colossale ?

Art work de King's Landing par Charles Lee

Alors vous allez me demander pourquoi je continue à lire si je trouve ça chiant ? Parce que Georges R.R. Martin a été scénariste par le passé et ça se sent dans la construction de son récit et nous entraîne dans une relation quasi perverse : je te donne ce que tu veux, je te le reprends, je te donne, je te reprends… Mais en semant suffisamment d’éléments intéressants pour que tu aies envie d’aller plus loin. On pourrait presque comparer ça à un soap opera où tu as un cliffhanger à chaque fin d’épisode et tu es obligé de revenir le lendemain pour connaître la suite. Si je compare à la saga de l’Epée de Vérité, par exemple, la fin est la fin, on a une histoire majeure par roman et assez peu de “revenez pour la suite, c’est pas fini” (sauf entre le 4 et le 5, pour le coup). G.R.R Martin, c’est le mec qui t’assomme pendant les ¾ du roman pour réveiller ton intérêt à la fin et tu ne veux plus qu’une chose… Lire la suite. En anglais parce que la traduction française arrivera trop tard. Enfin, si l’intégrale 6 vient un jour…

Georges R. R. Martin et la sortie du prochain Game of thrones

Oui bah quitte à être à la bourre, autant en faire un meme

Mais j’en ai pas fini avec Game Of thrones car je trouve cette oeuvre extrêmement intéressante à étudier en tant que “écrivaine”. Même si ma saga à moi en est toujours à la page 2.

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35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac.
35
Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », à 35 ans, c’est plus compliqué. Pourtant, ma vie roule encore mieux qu’à mes 30 ans. Le jour de mes 30 ans, je me suis éveillée pour rejoindre un boulot que je haïssais, passant tout mon temps libre à mailer des CV pour me tirer de là au plus vite. A mes côtés, mon petit ami du moment, un garçon aussi charmant que dysfonctionnel qui n’aurait jamais m’offrir plus que la place de maîtresse officielle bien qu’il n’en ai pas réellement conscience (ou ne veuille pas l’admettre). A 35 ans, je fête mes 7 mois dans cette boîte où tous les espoirs me semblent permis, où je cartonne et où je joue enfin le jeu de l’entreprise, espérant aussi gagner la branche que je vise : les études (oui, je sais, avant, j’avais dit stratège digitale, laissez-moi changer d’avis). Mon chéri est bien plus fonctionnel que celui de l’époque, on vit une relation cool, tendre et épanouissante qui nous fait du bien à tous les 2, tout va bien. Côté amitié, j’ai des piliers solides et je le sais, dans ma famille, tout va bien, ma soeur voyant à nouveau son ventre s’arrondir. Mais je vous en reparlerai. Bref, tout va bien. Alors c’est quoi cette crise ? C’est la crise du sens.
sens-vie
Je ne veux plus perdre de temps en conneries, en fait. Ca s’articule autour de plusieurs axes. Le premier est personnel : je veux savoir qui je suis. Enfin pas tant qui je suis (je le sais) mais ce que je peux faire. Je ne finirai pas ma vie dans le marketing, c’est un acquis pour moi. Parce que si je m’éclate à raconter des histoires, à arriver à répondre à la problématique client en mettant les bonnes pièces dans le bon ordre, ça n’aide personne. Je veux dire si demain, on arrêtait tous de faire du marketing, ça ne léserait pas grand monde in fine, ma contribution à la société étant aujourd’hui résumée à payer mes impôts et à consommer. Ca fait une bien belle jambe à ceux qui ont eu moins de chance que moi dans la vie. Ca tourne depuis janvier, j’arrive toujours pas à trouver mon engagement et j’ai envisagé un temps à finir ma vie marketing pour devenir… instit. Pourquoi pas mais en fait, je me rends compte de deux choses : ce qui me motive avant tout, c’est l’idée de passer le concours et ensuite, les enfants, à part mon neveu, je suis pas sûre d’avoir une grande patience avec eux. Je me suis imaginée masseuse Shiatsu aussi pour aider… les riches. A 60 € le massage, c’est pas le smicard qui va profiter de la détente accordée par mes doigts de fée (au moins). Bref, ça mouline, ça mouline.
Labyrinthe-pelouse
Autre point que je trouve encore plus intéressant : ma volonté de décaper mon entourage, façon Monica. Je m’explique : je veux de la sérénité partout. J’en ai marre des parasites de la vie, ces gens pas forcément méchants en soi mais que t’as pas envie de voir car ils sont toujours négatifs ou qu’ils ont une addiction qui fausse leurs rapports aux autres. En gros, ils ne m’apportent rien. Je ne parle pas de gens qui sont à un moment T dans une situation qui les rend triste et déprimés voire dépressifs, je ne rêve pas de vivre au milieu des Bisounours non plus mais il y a cette catégorie de gens, ceux qui sont toujours bourrés/camés/en chasse en soirée et qui finissent par en être ultra lourd. Ceux qui vont passer le moment où vous allez vous voir à se plaindre, plaindre, plaindre sans même se demander 30 secondes si vous, ça va. Des gens toxiques, quoi. Ca, c’est fini. Je veux des gens qui m’apportent quelque chose : à minima un bon moment (sauf cas où la vie a été pute avec eux, bien sûr, je ne dis pas que je tournerai le dos à mes amis le jour où ils auront un pet de travers), mais aussi des connaissances, qui touchent leur bille dans des univers que je connais pas ou mal.
happy friends in summertime
C’est un peu compliqué à expliquer, ça fait limite amitié intéressée mais c’est vrai que j’ai envie de gens « meilleurs » que moi qui me poussent en avant, m’encouragent à lever le point et avancer vers mes objectifs, qui me nourrissent de leurs savoirs et m’invitent à partager avec eux mes compétences, qu’on s’apportent mutuellement des choses. Ca vient finalement avec le fait que je n’ai plus envie de me bourrer la gueule à en vomir aux soirées, que je préfère une soirée cool à siroter du vin en refaisant le monde que des soirées défonce à dire de la merde dont on se souviendra pas parce qu’on n’était plus en état d’enregistrer.
dites-adieu-a-la-gueule-de-bois-grace-a-cette-nouvelle-pilule-miracle-qui-reduit-le-taux-d-alcool-dans-le-sang
Bref, 35 ans, c’est l’âge de l’intelligence et de la sérénité. Deal with it !

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J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

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Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

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Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

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Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

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2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

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Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

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Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

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Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

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De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

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Une liste épurée de bug

Cette semaine ayant été ponctuée de bugs tout partout, j’ai décrété le samedi 02 juin journée sans bug. Non mais !

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– Au boulot, ça a été un pur cauchemar cette semaine, dans le genre « ah ben tiens, ça marche plus. Ah ben tiens, ça remarche plus. Nina, pourquoi tu pleures ? ». Je vous fais un petit résumé juste pour que vous situiez : sur la plateforme ado, on organise donc des élections des membres selon différentes catégories. Mais des petits malins ont trouvé une faille et s’amusaient à pirater tous les comptes pour voter pour eux-mêmes. Sans compter les multiples comptes. Sans compter que nos amis Tchèques sont parfois très niais genre ils lancent le jeu sur deux formats sur trois (web et wap, l’oml, forme de wap, peut aller se faire foutre). En plus, le jeu est bugué, des tas de gamins non nominés apparaissent, bonjour le bordel. Bon, on a réussi à trouver les failles et à colmater. Sur la plateforme adulte, les serveurs étaient down. Sur un site pour ado, les accents font des leurs : les anciens articles du blog de l’anim avaient des ? à la place de tous les accents sur le web mais pas sur le wap. J’en publie un nouveau et là, c’est l’inverse : nickel sur le web, pourri sur le wap. Sans compter notre messagerie instantanée down mercredi. Sans compter notre messagerie down mercredi aussi (genre j’ai reçu mes mails avec 3h de retard). En vrai, j’ai même pas pleuré.

 

– J’ai un pouvoir amusant, je détraque tout. Exemple : jeudi, je vais à la piscine (pour changer) y avait quasi personne. Peut-être le mauvais temps qui a découragé les gens, je sais pas. Bon, déjà, j’arrive, les chiottes sont en travaux et j’ai pas pensé à évacuer mon thé avant de partir du taf. Je commence à nager à 12h25. C’est parti pour une heure. Au bout d’une demi heure, tout va bien. Au bout de 40 mn, ça va encore. 45 mn, ça va toujours. 45 minutes, ça commence à tirer. 45 minutes, j’ai envie de pipi. 45 minutes, je me rends compte que ça doit faire dix bonnes minutes que j’en suis toujours à 45 minutes et que, non, on fait pas 4 ou 5 longueur de brasse en moins d’une minute. Ah oui, tiens, l’horloge est cassée. Finalement, je sors de l’eau, je regarde ma montre dans mon sac : pile une heure que je nage. Mais bon, l’horloge, elle est cassée.

– Discussion jeudi avec Romain, un collègue que j’aime bien. Donc jeudi, c’est le jour où la plateforme adulte est cassée. « Bon, Nina, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! » « Commence par la mauvaise » « J’ai démissionné ! » « Ahah, trop drôle ! Bon sérieusement ? » « C’est sérieux. On m’a proposé mieux, je pars fin août ». Ben snif alors ! J’arrive, les gens s’en vont mais je le prends pas mal, naaaaaan.

– Le semi Russe me gonfle. Pour info, je l’ai vu qu’une fois, nuit de folie, tout ça. Depuis, rien. Je lui envoie des messages pour qu’on se voit, il répond pas ou alors « oh, zut, je viens de voir ton message, c’est trop tard ». Alors j’ai décidé depuis dimanche de l’envoyer balader. Forte de ma nouvelle résolution, le voilà qui vient de me parler « on se voit cette semaine darling ? ». Hein ? Bon, finalement, je décide de le re-jeter mardi soir « on se voit maintenant ? Ah, zut, c’est tard, alors dans la semaine ! ». Et puis finalement, monsieur est jamais
là donc ça saoule grave (on habite à 5 mn en train l’un de l’autre). Non parce que j’ai l’impression que je suis son surgelé : il vérifie ma date de péremption périodiquement au cas où. Mais y a pas marqué Picard sur ma tronche monsieur. Alors j’exige une dernière nuit pour pouvoir tester son jacuzzi (oui, il en a un, même qu’il est dans sa chambre) et ciao comme on dit pas en Russie
mais je sais pas dire au revoir en russe.

– J’ai black listé madame Bon Point, ça me fait des vacances. Surtout que ça fait quinze jours qu’elle me joue les « adieux, je quitte la plateforme » et elle est toujours là. Donc qu’elle aille se faire foutre avec son chantage. Ca lui fera du bien, en plus, ça la détendra.
 
– Cette semaine, j’ai banni un pédophile, aussi.
 

– Les phrases fétiches de la semaine au bureau : « Mais ils foutent quoi à Prague ? » ou « Putain mais il est con Tchèque4 ou quoi ? » (moi, j’hésite entre con et tire au flanc nous prenant, nous, pour des cons).

 

– J’aime les filles. Toujours pas sexuellement mais mes copines, je les adore. En ce moment, on se la joue un peu Sex and the city avec les miss, on va dans des bars pour boire des cocktails ou du vin en parlant hommes et tout. Même que grâce à Summer et à son Kinder, on dit pas que ce sont tous des connards (malgré les gros dossiers qu’on a).

 

– Il est extrêmement gênant de dire non à quelqu’un qui essaie de vous embrasser et qui est très sympa mais, non, désolée, je le sens pas.

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Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !

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Vous avez dit vacances ?

Par GauthierUne semaine, juste une, alors il faut en profiter !!!

 C’est ce que je me suis dit mardi devant la masse de travail que j’avais à abattre dans la semaine. Alors c’est décidé, je suis en vacances, et tant pis pour tout ce que j’ai à faire. J’aurais bien le temps à Paris de me prendre la gueule sur tous ces soucis que je décide d’ignorer.
 

Oui le travail chez moi c’est un souci ! Un rapport de stage c’est un énorme souci, trouver du travail c’est un souci insurmontable !!!!! De toute façon j’ai besoin de vacances, non mais. Programme de la semaine : je dors, je bouffe, je vois mes amis, je vois mon filleul, je bois. Et un programme, en ces temps de campagne présidentielle, c’est sacré, il faut s’y tenir !

Vendredi soir :

Océane, son homme, et moi même, décidons d’aller manger dans le resto-boite où Océane a travaillé pendant 10 mois. Le repas est plus proche du resto-route que du 4 étoiles, mais on s’en fou, on n’est pas là pour ça. On fini de manger, on boit du vin, de la sangria, on assiste à des scènes anthologiques (l’enterrement de vie de jeune fille d’un thon obèse avec la tête de schwarzie, comme quoi si elle peut se marier, moi aussi !). Et on fini par se prendre une (demi) bouteille de vodka, juste pour faire passer l’ambiance bodega au second plan, juste derrière la moyenne d’age (45 ans). Et au moment où je me demande ce que je fous là, Océane, dans sa grande mansuétude, décide de nous installer ailleurs.

C’est le début de la fin, la (demi) bouteille de vodka commence à faire son œuvre (elle s’ajoute à deux bouteilles de vins, une de sangria, et deux apéros, sachant qu’il est 1h30 à peine). Je suis morte poule, Océane aussi, son mec pas mieux. On comate, râlant d’avoir oublier le poppers, râlant de ne plus avoir de sous, râlant de ne pas pouvoir baiser, enfin surtout moi, parce que les autres ils vont baiser grrrrrr

Quand tout à coup, surgi de nulle part, mon envie de faire ami-ami avec les gens me retrouve. Je me dirige donc de groupe en groupe, papotant, complimentant des tatouages (la population s’est rajeunie passé 1h), taxant des clopes (alors que j’en avais, mais c’est juste pour communiquer), et puis une fois mon petit tour terminé e retourne dans mon coin, le sentiment du devoir accompli en plus.

Océane se penche vers moi, elle ouvre la bouche, elle commence à prononcer la phrase « Bon, on n’a plus rien à boire, on rentre ? ». Mais elle ne peut finir, car elle est arrêtée par une fille qui se met devant moi avec un immense sourire, et une bouteille de whisky à la main :

« Tu la veux ? On s’en va, je te l’offre !
– Ben non, fais-la marquer, tu la boiras la prochaine fois !
– Non, c’est bon, on n’est pas à ça prêt, je te l’offre, ça me fait plaisir !

– Ok c’est gentil, rentre bien…

J’attrape la bouteille, et je reste con. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, la fille avait disparu. La bouteille était pleine ! Pas totalement, elle avait bu deux verres dessus. Et donc elle venait de me faire un cadeau d’une valeur de 100€ !!!!

Océane reste très con aussi devant la scène. On décide donc de ne pas partir de suite. Le seul souci dans l’histoire c’est que je ne bois absolument pas de whisky depuis mes 16 ans (une mauvaise gueule de bois due à cette boisson maudite). Donc me voilà à proposer des verres de whisky à tout le monde, en échange de vodka, rhum, bière, clope, n’importe quoi d’autre en fait…

Dans le quart d’heure qui suit, une fille (une autre), arrive devant moi avec le même sourire, et me tend une bouteille de whisky, une de rhum, une de schweppes lemon, une d’orange et une de pomme. Je commence à penser au complot… Elle me dit qu’elle s’en va et que c’est cadeau, parce que je suis gentil 😉

Océane en tombe du tabouret, son homme décide d’intervenir. Il prend la bouteille de rhum et la donne au premier mec qui passe. Là je dois avouer que j’ai pleuré, parce que le rhum j’en bois, alors que le whisky toujours pas hein ! Le con… Bref Océane planque les autres bouteilles pour qu’ils ne leur arrivent pas le même sort. Sachant que les deux dernières arrivées étaient à moitié pleines (je ne comprends pas les gens, offrir des bouteilles presque pleines, mais jamais j’ai fait ça moi !).

À partir de là, je suis parti un peu en couille, je me souviens avoir croiser un mec que je connaissais du primaire, on s’est raconté nos vies, on a échangé les tel, mais bon personne n’a rappelé… J’ai empêché une fille de se suicider, elle m’a fait pitié la pauvre. J’ai touché le cul de tous les rugbymen qui passaient à proximité. Grand moment de solitude quand j’y repense :

« Bonjour, je fais un sondage !
– Je t’en prie…
Tu aimes les filles ?
Oui.
Tu aimes les garçons ?
Non.
Tant pis, je peux quand même te toucher les fesses ?

Merci, t’es choux toi !!!!!

Et personne ne m’a étranglé… Comme quoi, l’intervention divine ça a du bon ! En partant de la boite, j’avais décidé d’embarquer une des bouteilles, en souvenir… Je passe le bar, le vestiaire, l’entrée, et autant de gens qui travaillent là-bas, avec ma bouteille à la main. J’arrive sur le parking, je m’approche de la voiture, et là le mec du parking (connard !) m’arrête et m’informe que je ne peux pas partir avec la bouteille. Je me mets à l’insulter poliment, en lui précisant que je suis un ami personnel du patron (le patron m’a vu deux fois hein !). Et l’autre ne se démontant pas, m’amène voir le patron. Là grand moment dont j’ai le secret, je lui demande gentiment, il refuse, donc je passe en mode « j’ai deux ans » et je répète à l’infinie « je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille… ». Au bout de quelques minutes, il craque. Et hop je pars avec ma bouteille !!!!!

 
Des fois j’ai honte…
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